HUY
HUY
Bonne ville du Pays de Liège, jouissant de privilèges depuis 1066, Huy utilisa sous l’Ancien Régime comme sceau d’abord une fontaine monumentale surmontée d’un perron, la croix sommée d’un coq, le tout accosté de 2 chênes (dès le XIIIè siècle), puis un château fort muni de 3 tourelles surmontées chacune d’une bannière. Les armoiries octroyées à Huy en 1980 après la fusion avec Ben-Ahin et Tihange ont repris ce château fort avec les lettres H et V accostant le château sur un sceau du XVIIè siècle.
Par tradition, Huy a toujours arboré les couleurs liégeoises rouge et jaune, qui sont également celles de ses armoiries.
De gueules au château fort d’or, ouvert d’azur, formé d’un quadrilatère de murailles, vu en perspective, muni à chacun des 3 angles visibles d’une tour ronde à toit conique sommé d’une girouette, celle de dextre contournée, la tour du centre à 2 étages, ouverte d’azur et accostée de lettres en majuscules H et V. Le château posé sur une terrasse de sinople.
HERVE
HERVE
Dès la fin du XIIIè siècle, la franche ville de Herve utilisait un sceau à un lion couronné, la queue fourchée et passée en sautoir, l’écu du Limbourg.
Un sceau de la Régence de la ville de Herve appendu à un acte de 1778 présente saint Jean-Baptiste, accompagné d’un agneau, tenant une bannière de la main droite et ayant devant lui, un écu à un lion, l’écu du duché de Limbourg. Les armoiries octroyées à Herve en 1842 s’inspirèrent de ce sceau. Celles reconnues à la nouvelle commune en 1980 furent identiques, à ceci près que l’écu n’est plus timbré d’une couronne d’or.
D’'azur à un Saint Jean-Baptiste, posé sur un tertre, accompagné à senestre d’un agneau, le tout d’or, le Saint tenant de la dextre une bannière du même et de la senestre un écu aux armes de l’ancien duché de Limbourg, à savoir d’argent au lion de gueules, la queue fourchue en sautoir, armé et couronné d’or, lampassé d’azur.
Herstal - jumelage
HERSTAL
HERSTAL
L’'origine du nom désignerait le campement (stal) du seigneur (her)
Berceau de la famille des Pépinides, la localité et son château (construit probablement par Charles Martel) leur servirent de résidence à diverses reprises dès le VIIIè siècle.
Le domaine passa aux ducs de Basse-Lotharingie, puis aux ducs de Brabant, enfin aux rois d’Espagne, alors que les droits seigneuriaux relevaient de la branche cadette des ducs de Brabant (celle dite de Louvain) puis de la famille de Hornes.
Les armoiries, évoquant l’origine carolingienne de la localité, furent concédées à Herstal en 1958 et maintenues sans changement.
D'’azur à l’empereur Charlemagne, couronné et à cheval, brandissant de la dextre un glaive et tenant de la senestre un globe crucifère, le tout d’or.
HANNUT
HANNUT
La nouvelle ville fait usage des armoiries qui lui avaient été accordées en 1844 sur base d’un ancien sceau de 1360. Hannut dépendait du duché de Brabant jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
De gueules à une enceinte hexagonale crénelée d’or, la porte ogivale ouverte, herse levée, renfermant un donjon carré et crénelé du même, chargé d’un écusson écartelé aux 1 et 4 de sable au lion d’or armé et lampassé de gueules (Brabant),
Aux 2 et 3 d’argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’or, la queue fourchée et passée en sautoir (Limbourg)
GRÂCE-HOLLOGNE
GRÂCE-HOLLOGNE
L’aspect général de ce nouveau blason évoque, par ses 5 burèles, le fait que l’entité actuelle résulte de la fusion de 5 anciennes communes. Le lion constitue un rappel des armes, non attestées mais probables, d’un avoué du XIIIè siècle, Jehan de Luxembourg, issu des comtes de Luxembourg. Les Luxembourg furent seigneurs et avoués d’Hollogne-aux-Pierres jusqu’en 1664.
D’'argent à 5 burèles d’azur, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’'or brochant sur le tout.
FLERON
FLERON
C’est le chapitre de la collégiale Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle qui exerçait les droits seigneuriaux à Fléron, mais il y était représenté par un avoué, le seigneur de la Rochette. Lorsqu’en 1618, la collégiale vendit ses droits à Charles de Longueval, un conflit ne tarda pas à éclater entre celui-ci et l’avoué, qui lui contestait les prérogatives seigneuriales. De guerre lasse, Longueval céda ses droits sur Fléron à l’évêque de Liège.
De 1688 à la fin de l’Ancien Régime, les seigneurs de la Rochette, avoués de Fléron, furent les d’Arberg-Valengin.
C'’est le blason des d’Arberg-Valangin que Fleron a choisi de perpétuer. Leur descendance s’éteignit en 1986 en la personne de Mme Robert Iweins de Wavrans, née Marthe de Neuchâtel.
De gueules au pal d’or chargé de 3 chevrons de sable.
FLEMALLE 2
FLEMALLE 1
FLEMALLE
Flemalle a choisi des armoiries nouvelles.
La barre ondée d’argent des armoiries de la nouvelle entité symbolise la Meuse, qui baigne Flémalle et constitue l’axe de l’entité. Le pic d’alunier rappelle l’ancienne activité minière locale. Le bon métier des houilleurs était un des plus importants bons métiers liégeois. On peut d’ailleurs souligner que le mot « houille » provient du liégeois « hoye », attesté dès le XIIIè siècle et qui transformé en « oille » au XVIè siècle pour se répandre ensuite avec la marchandise vers l’ouest et le sud.
Les 6 besants évoquent les 6 communes fusionnées de même que les raisons des vignobles d’autrefois.
EUPEN
EUPEN 1
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EUPEN
Eupen, seigneurie hautaine du duché de Limbourg, devrait son nom au néerlandais «open », terre libre.
Un Jean d’Eupen (van ou von Oijpen), fait prisonnier à Baesweiler, portait en 1374 une croix engrêlée et un lambel brochant et c’est probablement ce qui motiva l’arrêté de 1864 de Guillaume 1er, roi de Prusse, autorisant Eupen à porter des armoiries semblables, sommées d’une couronne murale à l’aigle issante.
Cette aigle fut supprimée en 1920. Depuis lors, la ville d’Eupen a continué à faire usage de l’écu d’or à la croix engrêlée de gueules, sommé d’une couronne murale à 3 tours.
ESNEUX
ESNEUX
En 1898, Esneux avait été autorisé à faire usage d’un sceau semblable, à celui de l’ancienne cour échevinale de cette localité appendu à une charte du 2.11.1363. On a reconnu à la nouvelle entité des armoiries basées sur celui-ci et aux émaux de la famille d’Argenteau, qui posséda les lieux dès le XIVè siècle.
D’azur à un donjon à 3 tours d’or, ouvert de gueules
DISON
DISON
Ces armoiries évoquent l’activité lainière de la cité et sont utilisées officieusement depuis 1880 avec {les couleurs traditionnelles de la commune le bleu et le jaune}.
« D’azur » à 3 navettes de tisserand, 2 en sautoir, la 3ème brochant en pal sur les 2 autres, auxquelles est suspendue par une chaîne tissée, une toison, le tout d’or
CHÊNEE
CHAUDFONTAINE 2
CHAUDFONTAINE 1
BRAIVES
BEYNE-HEUSAY
BEYNE-HEUSAY
Beyne-Heusay comme Bellaire et Queue-du-bois se trouvaient, sous l’Ancien Régime, au Quartier d’Amercoeur et les droits seigneuriaux y étaient exercés directement par le prince-évêque de Liège. Le dernier seigneur de Bellaire et Queue-du-Bois fut le chevalier Albert de Grady, conseiller à la Cour féodale de Liège ( 1748 - 1835).
Le village de Beyne fut pour sa part engagé en 1754 au chanoine de Stembier en garantie d’un prêt consenti au prince-évêque; cette engagère passa aux Villenfagne par mariage.
Les armoiries choisies par la nouvelle entité écartèlent celles des 2 dernières familles seigneuriales locales, les Villenfragne et les Grady.
La breloque de Beyne -Heusay, ne reproduit pas ses armoiries mais l'’insigne de la police communale.
Cet insigne de police était composé de:
* une branche de chêne (symbole du pouvoir judiciaire- voire les druides),
* une branche d'olivier (symbole du pouvoir administratif),
* la couronne (…. sous l'autorité du roi)
* une épée levée (qui symbolise que l'application des règles établies par le pouvoir judiciaire et administratifs, pourraient être imposées par "l'épée" ( par la force donc)
le tout sur un fond bleu royal.
BASSENGE
BASSENGE
La moitié du village de Bassenge y compris probablement Rodenge, fut donnée au début du XIIè siècle par un certain Witikind à l’abbaye de Saint-Jacques, qui avait été fondée à Liège un siècle auparavant par l’évêque Baldéric, comte de Looz. Une charte de ce monastère, datée du 4 octobre 1385, portait un sceau de l’échevinage local que la commune de Rocklenge-sur-Geer obtint d’utiliser par un A.R. de 1955. Rocklenge faisait alors encore partie de la province de Limbourg ( arr. de Tongres) et ce n’est qu’en 1963 que Rocklenge comme Bassenge furent rattachées à la province de Liège.
**La breloque ne représente pas le blason de Bassenge

