Zeker lezen.
Vandaag in de Franstalige pers: Hoera, een tripartite op komst! La Libre Belgique steelt werkelijk de show. Op de voorpagina een grote foto van Bart De Wever met daaronder de tekst: De Wever est (quasi) isolé. Dat blijkt dan een conclusie te zijn uit televisiedebatten, waarin vicepremier Steven Vanackere (CD&V) zijn best deed in het denigreren van de N-VA. Maar is dat iets nieuws? Redacteur Martin Buxant schreef een stuk met als titel: "Une tripartite classigue dans l'air". Men kan zich daarbij afvragen of de krant wel beseft dat zo'n tripartite aan Vlaamse kant geen meerderheid heeft. Het editoriaal (van Vincent Slits), onder de titel "Lassitude" rekent eerst ook nog even af met Alexander De Croo. Maar de Franstaligen mogen geen akkoord sluiten tot elke prijs. Was er dan een teken dat ze dat wilden doen? Zaten die niet in de loopgraven van Moureaux?
Lassitude
semaine, cela fera donc un an que le gouvernement Leterme tombait victime d'un Alexander De Croo qui croyait alors pouvoir se faire un prénom en jouant les gros bras de la cause flamande. Un an, des élections et plusieurs formules royales de chargés de mission en "eurs plus tard, le pays reste dans l'impasse politique la plus totale. Le fossé entre le nord et le sud du pays est toujours immense. Au point d'en être encore au stade où les "négociateurs (?) ne parlent que de "philosophie de la future réforme de l'Etat, dernier écran de fumée pour ne pas oser dire ouvertement que rien ne fait consensus aujourd'hui. Rien. Ni sur Bruxelles, ni sur l'ampleur des transferts de compétences, ni sur les mécanismes de financement ou sur le degré de responsabilisation des entités fédérées. Rien, on vous le dit. La population, elle, a décroché. Quant à la N-VA, (quasi) isolée sur la scène flamande, elle s'enferme dans sa posture favorite en se disant prête à débrancher la prise quitte à plonger le pays dans un scénario de "no man's land, démonstration par l'absurde de sa théorie sur l'"ingouvernabilité de la Belgique. Trop divisé et les yeux rivés sur les communales de 2012, le CD&V n'a, lui, jusqu'ici pas eu le courage de s'émanciper clairement d'un Bart De Wever, maître du jeu et des sondages. Cette lassitude ne peut cependant justifier la conclusion d'un accord à n'importe quel prix sur le dos des francophones. Ce serait créer à terme les conditions de l'éclatement du pays. Rien de moins. Lassés, nous sommes donc condamnés à le rester : il n'y a pas d'autre issue que de continuer à négocier. A essayer en tout cas.
Vincent Slits, La Libre Belgique, 18 april 2011. Bron : Doorbraak.













