Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Les Amours Finissent Un Jour Composer(s): Georges Moustaki Performer(s): Georges Moustaki; Cora Vaucaire
Les amours finissent un jour Les amants ne s'aiment qu'un temps À quoi bon te regretter, mon bel amour d'un été? Voici déjà venir l'hiver Bientôt le ciel sera couvert De gros nuages plus lourds Que notre chagrin d'amour
Les amours finissent un jour Les amants ne s'aiment qu'un temps À quoi bon penser à moi? Il y a d'autres que moi Pour dire les mots que tu attends Pour t'offrir de nouveaux printemps Pour oublier le passé Pour le faire recommencer
Les amours finissent un jour Les amants ne s'aiment qu'un temps À quoi bon se déchirer Pourquoi souffrir ou pleurer? Rien de nouveau sous le soleil Tout est tellement, tellement pareil Il vaudra mieux désormais Oublier comme on s'aimait
Les amours finissent un jour Les amants ne s'aiment qu'un temps Mais nous deux, c'était différent On aurait pu s'aimer longtemps, longtemps, longtemps
Les Amours D'antan ((Italian Version: Gli Amori Di Un Tempo (by Nanni Svampa) - 2004)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1962
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette... Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière... Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...
Car le cur à vingt ans se pose où l'il se pose Le premier cotillon venu vous en impose La plus humble bergère est un morceau de roi Ça manquait de marquise, on connut la soubrette Faute de fleur de lys on eut la pâquerette Au printemps Cupidon fait flèche de tout bois...
On rencontrait la belle aux Puces, le dimanche "Je te plais, tu me plais..."et c'était dans la manche Et les grands sentiments n'étaient pas de rigueur "Je te plais, tu me plais. Viens donc beau militaire" Dans un train de banlieue on partait pour Cythère On n'était pas tenu même d'apporter son cur...
Mimi, de prime abord, payait guère de mine Chez son fourreur sans doute on ignorait l'hermine Son habit sortait point de l'atelier d'un dieu... Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette Elle jetait pour vous sa parure simplette C'est Psyché tout entier' qui vous sautait aux yeux
Au second rendez-vous y' avait parfois personne Elle avait fait faux bond, la petite amazone Mais l'on ne courait pas se pendre pour autant... La marguerite commence avec Suzette On finissait de l'effeuiller avec Lisette Et l'amour y trouvait quand même son content
C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du peu Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Musette Margot la blanche caille, et Fanchon, la cousette Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...
Les Amoreux Des Bancs Publics
Composer(s): George Brassens
Performer(s): Georges Brassens
and multiple other artists
Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là, c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du r'gard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des Je t'aime pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques
Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà, doucement
Elle cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du r'gard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des Je t'aime pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques
Quand la sainte famille Machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Elle leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêche que toute la famille
Le père, la mère, la fille, le fils, le Saint-Esprit
Voudrait bien, de temps en temps
Pouvoir s'conduire comme eux
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du r'gard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des Je t'aime pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques
Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Que c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du r'gard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des Je t'aime pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques
Les Amoureux De Papier Composer(s): Charles Aznavour Performer(s): Charles Aznavour; Marcel Amont
Au quatrième étage C'est là que finit l'escalier Au-dessus y a le toit Mais au-dessus du toit Il y a, il y a un nuage Perché sur ce nuage Il y a tout un monde caché Paradis merveilleux Eternellement bleu Pour les enfants sages
Les amoureux de papier Vivent sur ce nuage Ils ont un air désuet Des amants d'un autre âge Les amoureux de papier Dans leurs marivaudages Echangent des serments Et des curs sur papier d'emballage
Les amoureux de papier N'ont pas l'air à la page Il porte un col empesé Lui donnant l'air trop sage Elle parait plus libertine Car on voit plus que l'on devine Ses seins mignons qui s'amusent À faire baisser les yeux De son timide amoureux
Les amoureux de papier Effeuillent la nature Je t'aime un peu beaucoup Passionnément je jure S'il est parfois malheureux Leurs larmes se rassemblent Pour faire une rivière de diamants Les enchaînant ensemble Les amoureux de papier Un jour sur leur nuage À l'église du ciel bleu Se marient sans tapage
Et vraiment, vraiment c'est dommage Qu'après vingt ans de mariage Les amoureux de papier Ressemblent tout à coup Aux ménages de Dubout
Les Amoureux Composer(s): Charles Aznavour - Frédéric François Performer(s): Frédéric François
Les amoureux Ça se ressemble comme un et un Et parfois ça fait deux Les amoureux Se font un monde de petits riens N'existant que pour eux Un monde pur fleuri de joie Où l'amour les dépose Sur un lit fait pour leurs ébats De pétales de rose Les amoureux Ont des silences tendres et profonds Et dans le fond des yeux Dardent comme un soupçon De l'horizon Si bleu Les amoureux
Les amoureux Ont de l'enfance l'ingénuité Et tout le merveilleux Les amoureux Rêvent ensemble d'éternité Sur terre et dans les cieux D'un toi et moi ils font un nous Par des gestes complices Quand simplement leurs doigts se nouent Et leurs lèvres s'unissent Les amoureux Misent leur vie sur le bonheur En jetant leur aveux Sur la seule couleur Au jeu Les amoureux
Les amoureux C'était nous autres, tu m'as quitté Et je meurs peu à peu Les amoureux parfois ça pleure, j'ai mal d'aimer Je brûle mille feux Que reste-t-il de nous, d'hier Un écho, un murmure Quelques photos et dans ma chair Comme une meurtrissure Les amoureux qu'on devait être et pour toujours N'ont pas rencontré Dieu Ils ont au fil des jours Fait d'un amour Heureux Un amour malheureux Les amoureux
Les Amis De Georges Composer(s): Georges Moustaki Performer(s): Georges Moustaki
Les amis de Georges étaient un peu anars Ils marchaient au gros rouge et grattaient leurs guitares Ils semblaient tous issus de la même famille Timides et paillards et tendres avec les filles Ils avaient vu la guerre ou étaient nés après Et s'étaient retrouvés à Saint-Germain-des-Prés Et s'il leur arrivait parfois de travailler Personne n'aurait perdu sa vie pour la gagner
Les amis de Georges avaient les cheveux longs À l'époque ce n'était pas encore de saison Ils connaissaient Verlaine, Hugo, François Villon Avant qu'on les enferme dans des microsillons Ils juraient, ils sacraient, insultaient les bourgeois Mais savaient offrir des fleurs aux filles de joie Quitte à les braconner dans les jardins publics En jouant à cache-cache avec l'ombre des flics
Les amis de Georges, on les reconnaissait À leur manière de n'être pas trop pressés De rentrer dans le rang pour devenir quelqu'un Ils traversaient la vie comme des arlequins Certains le sont restés, d'autres ont disparu Certains ont même la Légion d'honneur - qui l'eût cru? Mais la plupart d'entre eux n'ont pas bougé d'un poil Ils se baladent encore la tête dans les étoiles
Les amis de Georges n'ont pas beaucoup vieilli À les voir on dirait qu'ils auraient rajeuni Le cheveu est plus long, la guitare toujours là C'est toujours l'ami Georges qui donne le la Mais tout comme lui ils ne savent toujours pas Rejoindre le troupeau ou bien marcher au pas Dans les rues de Paris, sur les routes de province Ils mendient quelquefois avec des airs de prince En chantant des chansons du dénommé Brassens
Les Âmes En Allées Composer(s): Louis Amade - Gilbert Bécaud Performer(s): Gilbert Bécaud
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Où êtes-vous Van Gogh Mozart et Utrillo? As-tu gagné ton ciel Pauvre Verlaine? Et toi ton "bateau ivre" Monsieur Rimbaud?
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Où sont Gérard Philippe St-Ex et son grand vol? Marylin Monroe t'es toujours belle Fernandel et Bourvil Sont-ils avec Pagnol?
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Où es-tu Walt Disney Mickey te cherche en vain Avec Donald, Pluto et Blanche-Neige Que tu fis immortels Le crayon à la main.
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Partie Edith Piaf Suivi de Jean Cocteau, Le même jour Jean, avec son étoile Il dit en rigolant: "Je repars à zéro"
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Où sont tous ces savants Dont le génie créa Soit la vie, soit la mort En pêle-mêle Einstein es-tu présent Autour d'Hiroshima?
Les âmes en allées Où s'en vont-elles? Dans les galaxies bleues De l'espace et du temps Parfois la nuit on sent Battre leurs ailes Autour des feux de camps Où dansent les enfants
Les âmes en allées Où s'en vont-elles Depuis le premier jour Jusqu'à la fin des temps? Pierre en nouveau James Dean Et Isabelle La Dame aux Camélias Dans un autre présent?
Les Amants Tristes Composer(s): Jean Ferrat - Maurice Vandair Performer(s): Léo Ferré
Comme une fleur venue d'on ne sait où petit Fané déjà pour moi pour toi dans les vitrines Dans un texte impossible à se carrer au lit Ces fleurs du mal dit-on que tes courbes dessinent
On dit dans ton quartier que tu as froid aux yeux Que t'y mets des fichus de bandes dessinées Et que les gens te lisent un peu comme tu veux Tu leur fais avaler tes monts et tes vallées
Tu es aux carrefours avec le rouge mis On y attend du vert de tes vertes prairies Alors que j'ai fauché ce matin dans ton lit De quoi nourrir l'hiver et ma mélancolie
Mélancolie mélancolie la mer revient Je t'attends sur le quai avec tes bateaux blêmes Tes poissons d'argent bleu tes paniers ton destin Et mes mouettes dans tes cris comme une traîne
Je connais une femme lubrique à Paris Qui mange mes syllabes et me les rend indemnes Avec de la musique autour qui me sourit Demain je lui dirai des hiboux qui s'envolent J'en connais dans ma nuit qui n'ont pas de fourrure Qui crèvent doucement de froid dans l'antarctique De cette négation d'aimer au bout de l'ombre Mes oiseaux font de l'ombre en plein minuit néon Sous les verts plébiscites
Tu connais une femme lubrique à Moscou Qui mange tes syllabes et les met dans ton bortsch Il connaît une femme lubrique à Pékin Qui mange sa muraille et la donne au Parti Demain nous leur dirons des hiboux qui s'envolent J'en connais dans leur nuit qui n'ont plus de jaquette Qui crèvent doucement de froid sous leur casquette Avec leurs beaux yeux d'or mêlés du Palomar là-bas Vers les voix de la nuit des étoiles perdues J'entends des sons lointains qui cherchent des caresses Et dans les faits divers là-bas ça s'exaspère Et ça tue le chagrin comme on tue la flicaille Au coin d'un vieux soleil exténué des glaces
Mélancolie Mélancolie la mer se calme Je vois monter partout des filles et des palmes Avec des fruits huilés dans la fente alanguie Les matelots me font des signes de fortune Ils se noient dans le sang du soleil descendant Vers l'Ouest toujours à l'Ouest Western de carton-pâte Le dentifrice dans la nuit se tient au rose Un néon de misère emprunté à tes yeux
Viens je t'emmènerai là-bas vers les grands astres Dans le désastre du matin ou chez Renault Voir comment l'on fabrique un chef et des autos Voir la pitié grandir sur des croix qui s'enchristent
Je t'aimerai sur la chaussée et son collant Ton goudron j'y prendrai le suc de mes cavales J'aurai l'air d'un roi nègre tu mettras à la moelle Où je glouglouterai repu ton sentiment
Ton sentiment a le goût de gazelle Ton ventre n'est qu'un champ de lavande à midi Et mon couteau qui crisse en y fauchant ma mie Est d'un faucheur distrait qui s'éploie sous ton aile Il est au féminin ton sentiment Il est comme ces demoiselles qui en ont à revendre Et qui le vendent bien
Ton sentiment me fait gonfler mes voiles d'ange Ton sentiment me fait du bien au sentiment Et les fleurs du pavé poussent des cris étranges Moi qui viens du pavé vers toi et me dressant
Et moi je ne te prends que ce que je te dois Si je n'avais que du sentiment à t'filer Il y a bien longtemps que tu m'aurais banni De ton fief de ton cul de ta loi de tes langes Il y a bien longtemps que tu te serais cassée
Mais tu m'as réveillé Et tu nous as tirés de notre mort quotidienne Et puis toi tu te meurs dans la rue à midi Sous des floppées de soleils mous Et de ces mecs qui te prennent dans les mirettes Et qui te mirent bien dans l'os Des fois que leur labo pourrait leur renvoyer subito Ta dégaine grandeur naturliche A la mesure de leur page Des fois le soir ils te prendraient impunément Ils s'empaquetteraient de toi De ton devoir de grue Comme dans un journal
Au fond t'es un journal
Je te lis je te plie je te froisse et tu cries Quand on froisse la soie la forêt sa copine Lui fait des cris de sur lui fait des cris sublimes La soie du crépuscule a des cris de velours Dans des lits de parade Dans ces feuilles d'automne Des taches de rousseur sur la gueule des bois Je te lis je te plie je te froisse et tu cries
Au fond t'es un journal
Tu t'en prendrais plutôt pour cinq colonnes Chez toi le fait divers sonne comme un outrage Tu es partout chez toi et même aux mots croisés Tu m'y fais deviner les armes de ta voix Je t'aime et verticalement c'est bien Tu croises dans mes eaux quand je suis ton pirate Je te lis je te plie je te froisse et tu cries
Quand je t'aurai bien lue y compris les annonces
J'irai au marché aux poissons Et t'envelopperai de moules vertes
Au fond t'es un journal mouillé
Avec ta robe imprimée en blanc et noir Et tes paroles que personne ne pourra plus lire Tu seras ma dernière nouvelle effacée sur le sable
Tu seras mienne pour la mort je t'aime
Et même avec la fin du monde La fin du monde abstraite où tout n'est que chiffré Avec ces curs d'acier leurs battements trichés Avec ces poumons d'or dans les cages-ascenseurs Où l'on se tient debout où l'on se tient ailleurs Tu vas descendre là pour t'entendre rêver Même le rêve gueule à n'y pouvoir plus rien Le silence est rempli du silence trop plein Quand ça déborde on croit venue la fin des temps De ces temps mesurés sur des machines obscènes Où les minutes ont des cons qui se promènent En se prenant pour l'Éternité Et même avec la fin du monde Je me démerderai pour que t'y voies que dalle Que dalle c'est pas mal ça ne fait que passer Ce rien qui prend ses aises aux week-ends de la mort Quand les ballots y accélèrent leurs victimes Enchâssée enchristée encollée à mon froc Tu partiras là-bas vers des boutiques fantastiques Vers le supermarché où l'on vend la paresse Où l'on vend de la mort aussi quand on s'y laisse Où l'on vend la fumée et le vent en paquet Et l'on paie en sortant avec des sortilèges
L'instant
Au cent millième de seconde Je te regarderai Tu monteras du fond des âges Tu te prosterneras Je te tendrai la main Et tu m'agrippera
L'instant
Il va fondre sur toi comme la foudre Trois cent mille bornes à la seconde Il n'aura plus le temps de s'attarder au feu rouge On grillera les feux d'alarme Et ma pensée qui te devance
Regarde
Ecoute bien le chant de cet enfant maudit Que tu croiras ton mec et qui n'est qu'un mirage Oublié par ma mère au fond d'une poubelle Cette éternelle nuit
Bien se laver le cul c'est donc ça le désordre !
Regarde-moi là dans mes yeux regarde il vient l'instant
Comme à l'automne les bandits jaunes Qui font aux arbres des hold-up mordorés Et tu vas t'envahir Et tu vas t'immerger Et te coloniser Tu es seule dans mes pattes
Comme un saxo gueulant des chants désespérés Tes cris sont des violons des rues Des hautbois en plastique Des flûtes de laiton Et tu t'en fous C'est là il est là Entends la mer qui te remonte dans la gueule Et cette marée double au fond de tes yeux-feu Dans le feu de tes yeux mon regard s'est éteint
Crie crie crie
Tu es moi Je c'est toi Comment t'appelles-tu? Tu t'appelles la nuit dans le ventre des filles De ces filles qui roulent au bord de la mort lente Tu t'appelles l'amour Tu es toutes les femmes Tu es Toi tu es Elles Des niagaras vernis me tombent dans la gueule
Crie crie crie
Tu n'es plus là parce que tu es moi Et que je suis ailleurs JE et TOI C'est tout comme Et l'on s'en va mourir au club des nuits cassées
Qui donc réparera l'âme des amants tristes Qui donc réparera l'âme des amants tristes Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Les Amants Merveilleux Composer(s): Robert Gall - Florence Véran Performer(s): Edith Piaf
Dans la petite rue La rue déserte et nue Qui sent le ciel mouillé Le pavé du faubourg J'ai vu deux amoureux Qui m'ont tellement émue Deux amants merveilleux Émerveillés d'amour Ils marchaient lentement Avec les yeux mi-clos Se tenant par la main Et sans dire un seul mot Ils ne m'ont même pas vue En passant près de moi Tant leur nuit était belle Et constellée de joie
Les amants merveilleux L'extase dans les yeux Marchaient comme s'ils portaient en eux Un trésor fabuleux Presque miraculeux Cette immense fortune d'être deux On sentait leur amour Bien plus qu'aucun soleil Qui semblait illuminer le ciel De voir tant de bonheur J'en avais presque peur Je ne croyais pas une chose pareille
Les amants merveilleux L'extase dans les yeux Au plus profond d'eux-mêmes entendaient Entendaient une musique La musique pathétique De leur cur, de leurs curs qui battaient Oh, comme ils s'embrassaient S'embrassaient dans la rue La petite rue déserte et nue Puis ils ont disparu En marchant lentement Dans la nuit, effacés par le vent
Alors, tout éperdue J'ai couru, j'ai couru Vers ton cur et vers tes bras tendus Et, contre toi, blottie Mon amour, j'ai compris Que nous étions aussi... Des amants merveilleux ...
Les Amants D'un Jour ((Italian Version: Albergo A Ore (by Herbert Pagani) - 1969)) Composer(s): Claude Delecluse - Michelle Senlis - Marguerite Monnot First release by: Edith Piaf - 1956 Covered by multiple other artists
Moi j'essuie les verres Au fond du café J'ai bien trop à faire Pour pouvoir rêver Mais dans ce décor Banal à pleurer Il me semble encore Les voir arriver...
Ils sont arrivés Se tenant par la main L'air émerveillé De deux chérubins Portant le soleil Ils ont demandé D'une voix tranquille Un toit pour s'aimer Au cur de la ville Et je me rappelle Qu'ils ont regardé D'un air attendri La chambre d'hôtel Au papier jauni Et quand j'ai fermé La porte sur eux Y avait tant de soleil Au fond de leurs yeux Que ça m'a fait mal Que ça m'a fait mal...
Moi, j'essuie les verres Au fond du café J'ai bien trop à faire Pour pouvoir rêver Mais dans ce décor Banal à pleurer C'est corps contre corps Qu'on les a trouvés...
On les a trouvés Se tenant par la main Les yeux fermés Vers d'autres matins Remplis de soleil On les a couchés Unis et tranquilles Dans un lit creusé Au cur de la ville Et je me rappelle Avoir refermé Dans le petit jour La chambre d'hôtel Des amants d'un jour Mais ils m'ont planté Tout au fond du cur Un goût de leur soleil Et tant de couleurs Que ça m'a fait mal Que ça m'a fait mal...
Moi j'essuie les verres Au fond du café J'ai bien trop à faire Pour pouvoir rêver Mais dans ce décor Banal à pleurer Y a toujours dehors... ... La chambre à louer ...
Les Amants De Venise Composer(s): Jacques Plante - Marguerite Monnot Performer(s): Edith Piaf
Elle lui disait: "On se croirait à Venise Où les ruisseaux débordaient d'une eau grise..." Comme il pleuvait... Comme il pleuvait... Elle lui disait: "On se croirait en gondole J'entends ton cur qui joue sa barcarolle" Comme il pleuvait... Comme il pleuvait...
Ils étaient là, blottis dans leur roulotte Avec la nuit et l'orage à la porte
Elle lui disait: "On se croirait à Venise" Il répondait: "Mais on est à Venise!" Comme ils s'aimaient... Comme ils s'aimaient... Voici les feux scintillant par centaines La jolie nuit bariolée de lanternes Ferme les yeux... Tu verras mieux...
Mais on ne voyait qu'un pauvre réverbère Qui n'éclairait même pas leur misère Et tout là-bas, au coin de la rue Une petite plaque d'un bleu pâli Où l'on voyait, écrit dessus "Porte d'Italie"...
Les Amants de Téruel Composer(s): Jacques Plante - Mikis Théodorakis Performer(s): Edith Piaf; Raquel Bitton
L'un près de l'autre Se tiennent, les amants Qui se sont retrouvés Pour cheminer côte à côte Retrouvés dans la mort Puisque la vie n'a pas su les comprendre Retrouvés dans l'amour La haine n'ayant pas pu les atteindre Les feuilles, les feuilles tombent Sur leur lit de noces Que la terre soit douce Soit douce aux amants de Téruel Enfin réunis dans l'ombre...
L'un près de l'autre Ils dorment maintenant Ils dorment, délivrés De l'appréhension de l'aube Se tenant par la main Dans l'immobilité de la prière Renouant leur serment Dans la tranquille éternité des pierres La nuit leur ouvre ses portes Tout rentre dans l'ordre Leur étreinte demeure Demeure à jamais suspendue Ainsi qu'une note d'orgue ...
Les Amants De Paris Composer(s): Léo Ferré - Eddy Marnay Performer(s): Edith Piaf
Les amants de Paris couchent sur ma chanson À Paris, les amants s'aiment à leur façon Les refrains que je leur dis C'est plus beau que les beaux jours Ça fait des tas d'printemps et l'printemps fait l'amour Mon couplet s'est perdu Sur les bords d'un jardin On ne me l'a jamais rendu Et pourtant, je sais bien Que les amants de Paris m'ont volé mes chansons À Paris, les amants ont de drôles de façons...
Les amants de Paris se font à Robinson Quand on marque des points à coups d'accordéon Les amants de Paris vont changer de saison En traînant par la main mon p'tit brin de chanson 'y a plein d'or, plein de lilas Et des yeux pour les voir D'habitude c'est comme ça Que commencement les histoires Les amants de Paris se font à Robinson À Paris, les amants ont de drôles de façons
J'ai la chaîne d'amour au bout de mes deux mains 'y a des millions d'amants et je n'ai qu'un refrain On y voit tout autour les gars du monde entier Qui donneraient bien l'printemps pour venir s'aligner Pour eux c'est pas beaucoup Car des beaux mois de mai J'en ai collé partout Dans leurs calendriers... Les amants de Paris ont usé mes chansons À Paris, les amants s'aiment à leur façon
Donnez-moi des chansons Pour qu'on s'aime à Paris ...
Les Amants De Demain Composer(s): Henri Contet - Marguerite Monnot Performer(s): Edith Piaf
Les amants de demain Le cur ensoleillé Les yeux émerveillés Iront main dans la main Les amants de demain Les bras chargés d'amour S'aimeront à leur tour Dès demain...
Les amants de demain S'aimeront d'un cur pur Bénissant leurs blessures Éperdus de s'aimer Ils iront vers le feu Qui dévore les yeux Et réchauffe leurs mains Les amants de demain...
Ils se rencontreront Autour d'une chanson Qui les aura vus naître Ils seront les plus beaux Et, sans dire un seul mot Sauront se reconnaître...
Les amants de demain Le cur ensoleillé Les yeux émerveillés Iront main dans la main Les amants de demain Enfermés dans un cur Bâtiront leur bonheur Dès demain...
Les amants de demain S'aimeront sans raison Déchirés d'être heureux Enchaînés deux par deux Ils iront vers le ciel En cortège éternel Par le même chemin Les amants de demain ...
Les Amants De Coeur Composer(s): Jacques Brel - Rod McKuen Performer(s): Jacques Brel
Ils s'aiment s'aiment en riant Ils s'aiment s'aiment pour toujours Ils s'aiment tout au long du jour Ils s'aiment s'aiment s'aiment tant Qu'on dirait des anges d'amour Des anges fous se protégeant Quand se retrouvent en courant Les amants Les amants de cur Les amants
Ils s'aiment s'aiment à la folie S'effeuillant à l'ombre des feux Se découvrant comme deux fruits Puis se trouvant n'être plus deux Se dénouant comme velours Se reprenant au petit jour Et s'endormant les plus heureux Les amants Les amants de cur Les amants
Ils s'aiment s'aiment en tremblant Le cur mouillé le cur battant Chaque seconde est une peur Qui croque le cur entre ses dents Ils savent trop de rendez-vous Où ne vinrent que des facteurs Pour n'avoir pas peur du loup Les amants Les amants de cur Les amants
Ils s'aiment s'aiment en pleurant Chaque jour un peu moins amants Quand ils ont bu tout leur mystère Deviennent comme sur et frère Brûlent leurs ailes d'inquiétude Redeviennent deux habitudes Alors changent de partenaire Les amants Les amants de cur Les amants
Qui s'aiment s'aiment en riant Qui s'aiment s'aiment pour toujours Qui s'aiment tout au long du jour Qui s'aiment s'aiment s'aiment tant Qu'on dirait des anges d'amour Des anges fous se protégeant Quand ils se retrouvent en courant Les amants Les amants de cur Les amants
Les Amants Composer(s): Edith Piaf - Charles Dumont Performer(s): Edith Piaf & Charles Dumont
Quand les amants entendront cette chanson C'est sûr, ma belle, c'est sûr qu'ils pleureront...
Ils écouteront Les mots d'amour Que tu disais Ils entendront Ta voix d'amour Quand tu m'aimais Quand tu croyais que tu m'aimais Que je t'aimais, que l'on s'aimait...
Quand les amants entendront cette chanson C'est sûr, ma belle, c'est sûr qu'ils pleureront...
J'entends toujours... j'entends ton rire Quand quelquefois je te disais "Si un jour... ...tu ne m'aimais plus Si un jour... ...on ne s'aimait plus..." Tu répondais: "C'est impossible!" Et tu riais... tu riais... Eh bien, tu vois, tu n'aurais pas dû rire...
Quand les amants entendront cette chanson C'est sûr, ma belle, c'est sûr qu'ils pleureront...
Ils écouteront Les mots d'amour Que tu disais Ils entendront Ta voix d'amour Quand tu m'aimais Quand tu croyais que tu m'aimais Que je t'aimais, que l'on s'aimait...
Quand les amants entendront cette chanson C'est sûr, ma belle, c'est sûr qu'ils pleureront ...
Les Alizés Composer(s): Claude Lemesle - Michel Fugain Performer(s): Michel Fugain
Être un jour loin des Champs, loin des Champs Élysées Une boisson fraîche à la main, jaune et anisée Sur un sable blanc longtemps idéalisé Étendu sous les alizés
Dans le soleil couchant suivre une vahiné Paréo sur les hanches, là où la vie naît La vahiné dit qu'elle se fie à ma mine et Vient doucement me câliner
Les poissons volent et aussi Les noix de coco qui tombent sur un popah qui lit L'Express paru à Paris Y a un mois et demi Qui dit qu'là-bas, tout là-bas, tout est gris
Être un jour loin des Champs, loin des Champs Élysées Une boisson fraîche à la main, jaune et anisée Sur un sable blanc longtemps idéalisé Étendu sous les alizés
Roucoulez Yukulele Sous les baisers Des alizés
Une heure sur le lagon pour pêcher mon dîner La raie ou l'espadon que fera mariner une jolie Marina dont le mari n'est pas un pêcheur amariné Passe un nuage et aussi Un requin chagrin qui Se requinque par ici J'ai Marina dans mon lit Et son mari n'y Verra que du feu après l'incendie Être un jour loin des Champs, loin des Champs Élysées Une boisson fraîche à la main, jaune et anisée Sur un sable blanc longtemps idéalisé Étendu sous les alizés Roucoulez Yukulele Sous les baisers Des alizés
Les Accidents D'amour Composer(s): Michel Berger Performer(s): France Gall
Je veux la foudre et la neige Comme un feu qui me dévore Je veux le ciel et l'eau Pour me caresser le corps Je veux tout puisque j'ai si peu de temps Je veux tout et je le veux maintenant
De nos jours Y a des accidents d'amour De nos jours Y a des passions qui tournent court J'ai pas le temps d'attendre J'ai pas le temps de comprendre Je veux le bonheur maintenant
De nos jours Y a des incidents de parcours De nos jours Y a des fantômes même en plein jour J'ai pas le temps d'apprendre J'ai pas le temps de comprendre Je veux le bonheur maintenant
Je veux le rayon vert Et la nuit polaire des cent jours Et me nourrir du monde Et qu'il me dévore à son tour Je veux tout Puisque j'ai si peu de temps Je veux tout et je le veux maintenant
Les Acadiens Composer(s): Maurice Vidalin - Michel Fugain Performer(s): Michel Fugain
Y a dans le sud de la Louisiane Et dans un coin du Canada Des tas de gars, des tas de femmes Qui chantent dans la même langue que toi Mais quand ils font de la musique C'est celle de Rufus Thibodeaux Ils rêvent encore de l'Amérique Qu'avait rêvée leur grand-papa Qui pensait peu, qui pensait pas
Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes Vont chanter, vont danser sur le violon Sont Américains, elles sont Américaines La faute à qui donc? La faute à Napoléon
Le coton c'est doux, c'est blanc, c'est chouette Pour s'mettre de la crème sur les joues Mais ceux qui en font la cueillette Finissent la journée sur les genoux Et puis s'en vont faire d'la musique Comme celle de Rufus Thibodeaux Pour oublier que l'Amérique C'est plus celle de leur grand-papa C'est bien changé depuis c'temps-là
Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes Vont chanter, vont danser sur le violon Sont Américains, elles sont Américaines La faute à qui donc? La faute à Napoléon
Quand ils ont bossé six jours de suite Pour une poignée d'dollars dévalués Ils montent dans la vieille Oldsmobile Et foncent dans la ville d'à côté Pour écouter de la musique Celle du grand Rufus Thibodeaux Et pour repeupler l'Amérique À la manière de grand-papa Y a plus qu'ça qui ne change pas
Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes Vont chanter, vont danser sur le violon Sont Américains, elles sont Américaines La faute à qui donc? La faute à Napoléon
Les Abeilles Composer(s): André Bourvil - André Michel - Étienne Lorin - Gaby Wagenheim - M. François - Roland Bailly Performer(s): André Bourvil
L'essaim se gonfle et s'abandonne À la caresse du printemps Et, dans la ruche, tourbillonnent Prêtes à prendre leur élan
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz... les abeilles!
Se posant par cent et par mille Sur les fleurs qui s'ouvrent à peine Elles butinent leur pistil Pour en extraire le pollen
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz... les abeilles!
Ces gentilles petites bestioles Fabriquent d'abord de la cire Elles y font des alvéoles Doux petits nids pour bien dormir
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz... les abeilles!
Mais gare à celui qui s'égare Au milieu d'elles, par hasard Il aura beau s'enfuir dare-dare Il sera piqué par le dard
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz... les abeilles!
Quand vient le grand jour de la ponte La reine doit faire de son corps don Et dans l'azur elle monte, monte Poursuivie par tous les bourdons
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz, ça va être sa fête!
C'est celui qui la rattrapera Qui sera le bourdon papa Mais, tout de suite après, il mourra Pour avoir donné tout ce qu'il a
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz, vaches d'abeilles!
Si tous les hommes ici-bas Devaient mourir à ce moment-là J'en connais plus d'un, croyez-moi Qui y regardrait à deux fois
Bzz, bzz, bzz Bzz, bzz, bzz, à d'autres!
Heureusement que c'est pas demain la veille Que les femmes deviendront abeilles Dans ce cas, je dors sur mes deux oreilles Et je dis miel aux petites abeilles
Pensez bien, moi quand j'suis avec ma fiancée J'me fiche pas mal des abeilles... Les abeilles... J'me demande un peu... Enfin, allez, à la ruche... À la ruche...