Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Le Jour Du Retour ((aka Le Public Aime Ça (by Eddy Mitchell) - 1984)) ((Adapted from: San Antonio Rose - 1938/1939 (aka New San Antonio Rose - 1940)) ((Danish Version: Der Gror Ikke Mos På Rullesten (by Gustav Winckler) - 1977)) Composer(s): Bob Wills - Georges Aber - R. Revil Performer(s): Dalida - 1963
Qu'ils sont longs, longs, longs les jours Jusqu'à ton retour Depuis que tu m'as quitté Je ne pense plus Qu'au bonheur perdu Car je voudrais me marier
Mais j'espère enfin Que le printemps prochain J'aurai la joie de rêver Dans tes bras Si tu reviens Finis tous mes chagrins L'amour reprendra tous ses droits
Je lis dans ta lettre Chérie, attends-moi, parle-moi aussi de toi A bientôt peut-être? Et quand ce jour viendra Mon cur sera fou de joie
Car je ne dirai plus jamais Oui lorsque tu reviendras Qu'ils sont longs, longs, longs les jours Jusqu'à ton retour Car nous allons nous marier
Car je ne dirai plus jamais Oui lorsque tu reviendras Qu'ils sont longs, longs, longs les jours Jusqu'à ton retour Car nous allons nous marier Nous marier, nous marier!
Le Jour De Mes 4 Saisons Composer(s): Marcel Amont - Jacques Revaux Performer(s): Marcel Amont
Le jour de mes seize printemps Tandis qu'au loin battait la fête Nous volions sur nos bicyclettes Et nous riions à pleines dents Le jour de mes seize printemps Je n'étais guère entreprenant Mais prenais l'allure distraite Quand je fumais les cigarettes Des veinards qui avaient vingt ans L'air faraud je faisais semblant De cacher des passes secrètes Quand je taquinais Marinette Le jour de mes seize printemps
Le jour de mes trente-cinq étés Ma fille souffla mes chandelles Ma mère souriait auprès d'elle Ma femme éclatait de beauté Le jour de mes trente-cinq étés Je voyais au fond de leurs yeux Tant d'amour et de joie tranquille Que les tumultes de la vie Me berçaient comme un chant heureux J'avais les tempes argentées Il se dessinait quelques rides Mais le ciel était tout limpide Le jour de mes trente-cinq étés
Le jour de mes soixante automnes Je me disais mon vieux gamin T'as fait les trois quart du chemin C'est l'heure des souvenirs qui sonne Le jour de mes soixante automnes Le poids de deux fois trente années Me rendra-t-il sexagénaire Aurai-je l'art d'être grand-père Saurai-je parler au passé Le temps fuit et n'oublie personne Mes vingt printemps c'était hier Le temps reflue comme une mer Le jour de mes soixante automnes J'essaierai d'oublier l'hiver!
Le Jouet Extraordinaire (Zip! Bap! Brrr!) ((Adapted from: The Marvelous Toy (by Tom Paxton) - 1962)) Composer(s): Tom Paxton - Vline Buggy - Claude François Performer(s): Claude François - 1966 and multiple other artists
Quand j'étais un petit garçon, plein de vie et de joie Un jour que j'étais très gentil, mon père me rapporta Un jouet extraordinaire, avec de gros yeux verts Je l'ai pris dans mes bras mais quand je l'ai posé par terre
Il faisait "Zip" quand il roulait "Bap" quand il tournait "Brrr" quand il marchait Je ne sais pas ce que c'était Et je crois que je ne le saurai jamais
Tout étonné la première fois, quand je l'ai retourné J'ai vu qu'il avait sur le ventre deux gros boutons dorés J'ai poussé l'un et l'autre après, puis les ai tirés tous les deux Mais quand je l'ai reposé par terre, j'ai ouvert de grands yeux
Il marcha comme un militaire, tout à coup il s'assit Il passa sous une chaise et puis, soudain disparut sous le lit J'ai pleuré tandis que mon père, lui, riait aux éclats Car en me retournant, je vis le jouet qui était derrière moi
Les années ont passé trop vite, et justement hier Dans le grenier j'ai retrouvé ce jouet extraordinaire J'ai appelé mon petit garçon, et le lui ai offert Il était vieux et tout rouillé, mais quand on l'a posé par terre
Il faisait "Zip" quand il roulait "Bap" quand il tournait "Brrr" quand il marchait Je ne sais pas ce que c'était Et je crois que je ne le saurai jamais
Le Jazz Est Revenu Composer(s): Charles Aznavour Performer(s): Charles Aznavour
Un certain temps aux oubliettes Sauf pour quelques fanas têtus Le voilà parti bille en tête Le jazz est revenu
Il avait bâti son histoire Sans publicité superflue Pour revivre ses jours de gloire Le jazz est revenu
Soudain les sceptiques s'inquiètent Il n'est donc pas échec et mat Puisque aussi les jeunes se mettent Au scat
Bien des musicos réapprennent A jouer cool et détendu C'est comme un nouveau phénomène Le jazz est revenu
Bousculé par la concurrence On pensait son temps révolu Quand sortant de l'indifférence Le jazz est revenu
Il a connu les controverses Ses détracteurs sont confondus Car les déserts ça se traverse Le jazz est revenu
Chérie suis moi pour un voyage Tout prés de la gare du Nord Ou ça bastonne et déménage A mort
Allez viens ne sois pas bégueule Tu sortiras convaincue On va en prendre plein la gueule Le jazz est revenu
Fini les galères et l'exode Fini les disques invendus Dans le vent, de toutes les modes Le jazz est revenu
Et voilà qu'on le catéchise On le sanctifie doux Jésus Dans les sacro-sainte églises Le jazz est revenu
C'est la musique qui m'inspire De Frank à Ray d'Ella à Bing Et combien d'autres dont j'admire Le swing
Sur tout les coins de la planète Parés de toute les vertus Il prend part à toutes les fêtes Il anime même la rue Connu et reconnu Le jazz Le jazz est revenu
Le Jardin Du Luxembourg Composer(s): Claude Lemesle - Vito Pallavicini Performer(s): Joe Dassin - Dominique Poulain - Julian Dash
Le jardin du Luxembourg Ça fait longtemps que je n'y étais pas venu Il y a des enfants qui courent et des feuilles qui tombent Il y a des étudiants qui rêvent qu'ils ont fini leurs études Et des professeurs qui rêvent qu'ils les commencent Il y a des amoureux qui remontent discrètement Le tapis roux que l'automne a deroulé devant eux Et puis il y a moi, je suis seul, j'ai un peu froid
Encore un jour sans amour Encore un jour de ma vie Le Luxembourg a vieilli Est-ce que c'est lui? Est-ce que c'est moi? Je ne sais pas
Encore un jour sans soleil Encore un jour qui s'enfuit Vers le sommeil, vers l'oubli Une étincelle évanouie
Là où cet enfant passe, je suis passé Il suit un peu la trace que j'ai laissée Mes bateaux jouent encore sur le bassin Si les années sont mortes Les souvenirs se portent bien
Encore un jour sans amour Encore un jour de la vie Un jour de pluie qui s'en va Un jour de pluie loin de toi
Tu me disais que tu m'aimais Je te croyais, tu me mentais C'était trop beau pour être bien Je suis partie chercher plus loin
Je te disais que je t'aimais Et j'y croyais et c'était vrai Tu étais tout, tout est fini Tu es partie, tu es partout
Moi, je suis presque bien Ma vie continue Je vais comme elle vient Mais si tu m'appelais Tu verrais comme rien ne change
Moi, je suis presque bien La vie continue Je vais comme elle vient Mais si tu m'appelais Tu verrais comme rien ne change
Moins loin dans l'avenir Y a-t-il un chemin pour nous reunir?
Viens, viens n'importe quand Je t'attends ma dernière chance
Je voulais réussir dans ma vie Et j'ai tout réussi, sauf ma vie J'avais en moi un grain de folie Qui n'a pas poussé, qui n'a pas pris Dis-moi, c'que j'ai fait de ma vie Dis-moi, c'que j'ai fait de ta vie
Je voulais que tu vives ma vie Et toi, tu voulais vivre ta vie J'avais en moi un grain de beauté Que j'ai laissé germer à côté Dis-moi, c'que j'ai fait de ta vie Dis-moi, c'que j'ai fait de ma vie
Encore un jour sans amour Encore un jour de la vie Un jour de pluie qui s'en va Un jour de pluie loin de toi
Toute une vie pour ta vie L'éternité pour un jour Je donne tout pour un rien Pour te revoir faire un détour Par le jardin du Luxembourg
Toute une vie pour ta vie L'éternité pour un jour Pour un sourire, un regard Pour le délire d'un espoir
Je vais creuser la tombe de mon passé Je vais courir le monde pour te trouver Je vais briser la glace qui nous sépare Voir le bonheur en face dans ton miroir
La vie ne vaut la peine qu'à travers toi Tous mes chemins me mènent où tu iras Tous les chemins du monde vont vers ta vie Vers la lumière de ta vie ...
Le Jardin Composer(s): Jacques Prévert - Joseph Kosma Performer(s): Yves Montand; Simone Signoret
Des milliers et de milliers d'années Ne sauraient suffire Pour dire La petite seconde d'éternité Où tu m'as embrassé Où je t'ai embrassé Un matin dans la lumière de l'hiver Au parc Montsouris à Paris À Paris Sur la terre La terre qui est un astre
Le Groupe Composer(s): Guy Béart Performer(s): Guy Béart
J'étais naïf, j'allais mon chemin quand un ami m'a pris par la main Pour me sauver de moi il m'a mis dans le groupe, groupe, groupe dans le groupe, groupe, groupe J'étais content, je faisais comme eux On discutait tous à qui mieux mieux Ah, ce qu'on était heureux en groupe, groupe, groupe! Quand un ami m'a dit: "Halte là! Ce petit groupe n'est qu'un éclat n'est qu'un groupuscule qui est compris dans un groupe, groupe, groupe dans un groupe, groupe, groupe qui le contient et qui est plus grand Il vaudrait mieux rentrer dans le rang" convaincu je rejoignis mon groupe, groupe, groupe Mais un penseur qui vint à penser m'apprend que nous étions dépassés par le présent comme l'avenir C'est un groupe, groupe, groupe C'est un groupe, groupe, groupe qui se dessine à notre horizon Je me mets vite à son diapason Ah! ce qu'on sera heureux en groupe, groupe, groupe! De mutuelle en association et d'amicale en congrégation de famille en ruche l'on s'allie entre groupes, groupes, groupes entre groupes, groupes, groupes et d'alliance en fédération de comité en coalition nous serons bientôt le plus grand groupe, groupe, groupe Lorsqu'un ancien me dit: "Pas d'accord! Ils sont fragiles, ces grands dinosaures Venez vite avec nous, vive les petits les petits groupes, groupes, groupes les petits groupes, groupes, groupes Il est certain que les minorités sont aujourd'hui les plus écoutés Essayons de faire le plus petit groupe, groupe, groupe Pour m'achever un barbu me clame qu'il est temps de penser à son âme en m'inscrivant pour le paradis Sacré groupe, groupe, groupe! Sacré groupe, groupe, groupe! Mais un Hercule me dit encore que l'âme n'était rien sans le corps Ah! que c'était boin, l'exercice en groupe, groupe, groupe Enfin, je crus que la vérité c'est d'aller seul afin d'ausculter pour le bien du monde son nombril loin des groupes, groupes, groupes loin des groupes, groupes, groupes Sans caste, sans numéro, sans liste en braves indivualistes qu'on est fier de vivre seul sans groupe, groupe, groupe Mais, j'aimerais bien trouver cette fois quelques amis qui sont comme moi de grands solitaires garantis anti-groupe, groupe, groupe anti-groupe, groupe, groupe J'unirai ces compagnons perdus pour la défense de l'individu Tiens, v'là le grand groupe des sans groupe, groupe, groupe Tiens, v'là le grand groupe des sans groupe, groupe, groupe
Le Grand Voyage Du Pauvre Nègre Composer(s): Raymond Asso - René Cloërec Performer(s): Edith Piaf
Soleil de feu sur la mer Rouge Pas une vague, rien ne bouge Dessus la mer, un vieux cargo Qui s'en va jusqu'à Bornéo Et, dans la soute, pleure un nègre Un pauvre nègre, un nègre maigre Un nègre maigre dont les os Semblent vouloir trouer la peau
"Oh yo... Oh yo... Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil Moi pas vouloir quitter pays Moi vouloir voir le grand bateau Qui crach' du feu et march' sur l'eau Et, sur le pont, moi j'ai dormi Alors bateau il est parti Et capitaine a dit comm' ça "Nègre au charbon il travaill'ra" Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil Moi pas vouloir quitter pays Oh yo... Oh yo..."
Toujours plus loin autour du monde Le vieux cargo poursuit sa ronde Le monde est grand... Toujours des ports... Toujours plus loin... Encore des ports... Et, dans la soute, pleure un nègre Un pauvre nègre, un nègre maigre Un nègre maigre dont les os Semblent vouloir trouer la peau
"Oh yo... Oh yo... Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil Y'en a maint'nant perdu pays Pays à moi, très loin sur l'eau Et moi travaille au fond bateau Toujours ici comm' dans l'enfer Jamais plus voir danser la mer Jamais plus voir grand ciel tout bleu Et pauvre nègre malheureux Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil Moi pas vouloir quitter pays Oh yo... Oh yo..."
Au bout du ciel, sur la mer calme Dans la nuit claire, il voit des palmes Alors il crie: "C'est mon pays!" Et dans la mer il a bondi Et dans la vague chante un nègre Un pauvre nègre, un nègre maigre Un nègre maigre dont les os Semblent vouloir trouer la peau
Oh yo... Oh yo... Monsieur Bon Dieu, toi bien gentil Ramener moi dans mon pays Mais viens Bon Dieu... Viens mon secours Moi pas pouvoir nager toujours Pays trop loin pour arriver Et pauvre nègre fatigué Ça y est... Fini!... Monsieur Bon Dieu!... Adieu pays... Tout l'monde adieu... Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil Moi pas vouloir quitter pays Oh yo... Oh yo...
Le Grand Parking ((Adapted from: Big Yellow Taxi (by Joni Mitchell) - 1970)) ((Italian Version: Taxi Giallo (by Mia Martini) - 1983)) Composer(s): Joni Mitchell - Claude Lemesle Performer(s): Joe Dassin - 1970
Ils ont tout pavé pour faire le grand parking On peut se garer, des quais de Quimper jusqu'en Chine C'est toujours la même histoire On ne sait ce qu'on a que quand il est trop tard Ils ont tout pavé pour faire le grand parking
Ils ont pris tous les arbres, ils les ont mis dans un musée Pour te mettre au vert, fais la queue et achète ton billet C'est toujours la même histoire On ne sait ce qu'on a que quand il est trop tard Ils ont tout pavé pour faire le grand parking
Fermier mon ami, il faut ranger ton DBT Laisse voler les oiseaux et tant pis si mes pommes sont piquées C'est toujours la même histoire On ne sait ce qu'on a que quand il est trop tard Ils ont tout pavé pour faire le grand parking
J'étais dans mes rêves quand j'ai entendu la porte claquer Dans un grand taxi j'ai vu ma p'tite bonne femme s'en aller C'est toujours la même histoire On ne sait ce qu'on a que quand il est trop tard Ils ont tout pavé pour faire le grand parking
C'est toujours la même histoire On ne sait ce qu'on a que quand il est trop tard Ils ont tout pavé pour faire le grand parking Ils ont tout pavé pour faire le grand parking Ils ont tout pavé pour faire le grand parking
Le Grand Pan Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1965
Du temps que régnait le Grand Pan Les dieux protégaient les ivrognes Des tas de génies titubants Au nez rouge, à la rouge trogne Dès qu'un homme vidait les cruchons Qu'un sac à vin faisait carousse Ils venaient en bande à ses trousses Compter les bouchons La plus humble piquette était alors bénie Distillée par Noé, Silène, et compagnie Le vin donnait un lustre au pire des minus Et le moindre pochard avait tout de Bacchus
Mais en se touchant le crâne, en criant "J'ai trouvé" La bande au professeur Nimbus est arrivée Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement Chasser les Dieux du Firmament
Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort
Quand deux imbéciles heureux S'amusaient à des bagatelles Un tas de génies amoureux
Venaient leur tenir la chandelle Du fin fond du champs élysées Dès qu'ils entendaient un "Je t'aime" Ils accouraient à l'instant même Compter les baisers La plus humble amourette Etait alors bénie Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie L'amour donnait un lustre au pire des minus Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus
Mais en se touchant le crâne, en criant "J'ai trouvé" La bande au professeur Nimbus est arrivée Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement Chasser les Dieux du Firmament
Aujourd'hui ça et là, les curs battent encore Et la règle du jeu de l'amour est la même Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est mort
Et quand fatale sonnait l'heure De prendre un linceul pour costume Un tas de génies l'il en pleurs Vous offraient des honneurs posthumes Et pour aller au céleste empire Dans leur barque ils venaient vous prendre C'était presque un plaisir de rendre Le dernier soupir La plus humble dépouille était alors bénie Embarquée par Caron, Pluton et compagnie Au pire des minus, l'âme était accordée Et le moindre mortel avait l'éternité
Mais en se touchant le crâne, en criant "J'ai trouvé" La bande au professeur Nimbus est arrivée Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement Chasser les Dieux du Firmament
Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore Mais la tombe est hélas la dernière demeure Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent La mort est naturelle, et le grand Pan est mort
Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même Un beau jour on va voir le Christ Descendre du calvaire en disant dans sa lippe "Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste"
Le Grand Chêne Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Il vivait en dehors des chemins forestiers Ce n'était nullement un arbre de métier Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron Ce grand chêne fier sur son tronc
Il eût connu des jours filés d'or et de soie Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient Des roseaux mal pensant, pas même des bambous S'amusant à le mettre à bout
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons Lui tournant tout autour chantaient, in extenso L'histoire du chêne et du roseau
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant La fable ne le laissait pas indifférent Il advint que lassé d'être en but aux lazzi Il se résolu à l'exi(l)
À grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou Et partit sans se retourner ni peu ni prou Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit De quitter l'ingrate patrie
À l'orée des forêts, le chêne ténébreux A lié connaissance avec deux amoureux "Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms..." Le grand chêne n'as pas dit non
Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs Le chêne contant ses malheurs
"Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet Tu feras dans nos murs un aimable séjour Arrosé quatre fois par jour"
Cela dit, tous les trois se mettent en chemin Chaque amoureux tenant une racine en main Comme il semblait content! Comme il semblait heureux! Le chêne entre ses amoureux
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter Ce fut alors qu'il commença de déchanter Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie Des chiens levant la patt' sur lui
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons Avec sa belle écorce on a fait des bouchons Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu C'est lui qui héritait du pendu
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants Il vieillit prématurément
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu Le passa par la hache et le mit dans le feu Comme du bois de caisse, amère destinée! Il périt dans la cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit Qu'y a pas de chêne en paradis? Qu'y a pas de chêne en paradis?
Je veux fêter mon retour sur terre Ouais, comme au temps lointain des romains Je veux qu'on dresse une table en pierre Ce soir je veux qu'on fasse un festin
Je veux qu'on s'en mette plein la panse Je veux qu'on bouffe comme des porcs gros zélés Je veux qu'on chante je veux qu'on danse Je vous invite au grand banquet
Des bufs entier cuisent sur des feux On roule des tonneaux de vins vieux Les hommes ont affûtés leurs stilets Pour le grand banquet
Les femmes depuis le levé du jour Ont mélangés des potions d'amour Avec les fruits du diable en secret Pour le grand banquet
La graisse tendre que les dents déchirent Comme un combat comme à la bataille La graisse coule sur l'acier le cuir Ça crie ça saoule ça sue et ça faille
Je veux qu'on s'en mette plein la tête Y a plus de rois de lois ni de gibets Y a qu'un seul dieu il s'appelle fête Je vous invite au grand banquet
Des bufs entier cuisent sur des feux On roule des tonneaux de vins vieux Les hommes ont affûtés leurs stilets Pour le grand banquet
Les femmes depuis le levé du jour Ont mélangés des potions d'amour Avec les fruits du diable en secret Pour le grand banquet
Des bufs entier cuisent sur des feux On roule des tonneaux de vins vieux Les hommes ont affûtés leur stilets Pour le grand banquet
Les femmes depuis le levé du jour Ont mélangés des potions d'amour Avec les fruits du diable en secret Pour le grand banquet
Le Gorille ((Italian Version: Il Gorilla (by Fabrizio De André) - 1968)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1952 Covered by multiple other artists
C'est à travers de larges grilles Que les femelles du canton Contemplaient un puissant gorille Sans souci du qu'en-dira-t-on Avec impudeur, ces commères Lorgnaient même un endroit précis Que, rigoureusement ma mère M'a défendu de nommer ici... Gare au gorille!...
Un jour la porte de la prison bien close Où vivait le bel animal S'ouvre, on n'sait pourquoi Je suppose Qu'on avait du la fermer mal Le singe, en sortant de sa cage Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds!" Il parlait de son pucelage Vous aviez deviné, j'espère! Gare au gorille!...
L'patron de la ménagerie Criait, éperdu: "Nom de nom! C'est assommant car le gorille N'a jamais connu de guenon!" Dès que la féminine engeance Sut que le singe était puceau Au lieu de profiter de la chance Elle fit feu des deux fuseaux! Gare au gorille!...
Celles là même qui, naguère Le couvaient d'un il décidé Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère De la suite dans les idées D'autant plus vaine était leur crainte Que le gorille est un luron Supérieur à l'homme dans l'étreinte Bien des femmes vous le diront! Gare au gorille!...
Tout le monde se précipite Hors d'atteinte du singe en rut Sauf une vielle décrépite Et un jeune juge en bois brut Voyant que toutes se dérobent Le quadrumane accéléra Son dandinement vers les robes De la vieille et du magistrat! Gare au gorille!...
"Bah ! soupirait la centenaire Qu'on puisse encore me désirer Ce serait extraordinaire Et, pour tout dire, inespéré!" Le juge pensait, impassible "Qu'on me prenne pour une guenon C'est complètement impossible..." La suite lui prouva que non! Gare au gorille!...
Supposez que l'un de vous puisse être Comme le singe, obligé de Violer un juge ou une ancêtre Lequel choisirait-il des deux? Qu'une alternative pareille Un de ces quatres jours, m'échoie C'est, j'en suis convaincu, la vieille Qui sera l'objet de mon choix! Gare au gorille!...
Mais, par malheur, si le gorille Aux jeux de l'amour vaut son prix On sait qu'en revanche il ne brille Ni par le goût, ni par l'esprit Lors, au lieu d'opter pour la vieille Comme l'aurait fait n'importe qui Il saisit le juge à l'oreille Et l'entraîna dans un maquis! Gare au gorille!...
La suite serait délectable Malheureusement, je ne peux Pas la dire, et c'est regrettable Ça nous aurait fait rire un peu Car le juge, au moment suprême Criait: "Maman!", pleurait beaucoup Comme l'homme auquel, le jour même Il avait fait trancher le cou Gare au gorille!...
Le Gitan Et La Fille Composer(s): Georges Moustaki Performer(s): Edith Piaf
Le gitan dit à la fille
"Qu'importe le prix de l'amour Pour toi, j'irai finir mes jours Derrière les grilles J'irai piller les gens de la ville Pour t'offrir une robe de satin Tu n'diras plus que j'suis un vaurien Un inutile... Mes mains, tout à l'heure si fortes Seront plus douces que le bois De la guitare qui joue pour toi Devant ta porte..."
Le gitan dit à la fille
"Qu'importe le prix de l'amour Pour toi, j'irai finir mes jours Derrière le grilles J'irai tuer ceux qui te regardent Quand le doux soleil du matin Se glisse dans le creux de tes reins Et s'y attarde... Et là, je te dirai "Je t'aime" Comme on dit le nom de Jésus Je le crierai dans la rue Comme un blasphème..."
Le gitan a dit à la fille
"Qu'importe le prix de l'amour Pour toi, j'irai finir mes jours Derrière les grilles Autour de toi, je ferai l'ombre Pour être le seul à te voir Pour être seul sous ton regard Et m'y confondre... Et quand la mort viendra défaire Les chaînes forgées par l'amour Pour toi, j'irai finir mes jours Au fond de la terre..."
Le Ghetto Composer(s): Jacques Revaux Performer(s): Johnny Hallyday
Pour moi le monde est un ghetto Une prison dès le berceau Où les hommes comme des chiens Se tuent pour des mots, pour du pain L'enfer est sûrement plus beau Que le ruisseau d'un ghetto D'un ghetto
Du ghetto un jour je le sais Du ghetto je m'évaderai Et j'oublierai les barreaux Du ghetto
Si mon visage n'est pas d'ici Tout est privé ou interdit Les barbelés sont le décors De mes amours et de ma mort L'enfer est sûrement plus beau Que les buildings bien trop haut du ghetto
Du ghetto un jour je le sais Du ghetto je m'évaderai Et j'oublierai les barreaux Du ghetto
Du ghetto moi je vous le dis Du ghetto avec mes amis Nous sauverons notre peau Du ghetto
Le Général A Dit Composer(s): Claude Lemesle Performer(s): Joe Dassin
Le géniral a dit: "Fermier Toi qui n'as pas de quoi manger Prends ta machette, viens, suis moi" Et je le suis depuis des mois
Chante l'ami plus fort que moi Sois plus ivre si tu peux Danse l'ami, ne pense pas Cette nuit on est heureux Viens me parler de ton pays De ta femme et de ton champ Chante l'ami, car tout s'oublie En chantant
Le général a dit qu'il faut Prendre la ville de Tampico Quand viendra l'aube elle brûlera Et j'ai mon père qui vit là-bas
Chante l'ami plus fort que moi Sois plus ivre si tu peux Danse l'ami, ne pense pas Cette nuit on est heureux Viens me parler de ton pays De ta femme et de ton champ Chante l'ami, car tout s'oublie En chantant
Vous, mes parents, vous m'attendez Dans la maison où je suis né Mais je n'ai plus de ville natale C'est ce que dit le général
Chante l'ami plus fort que moi Sois plus ivre si tu peux Danse l'ami, ne pense pas Cette nuit on est heureux Viens me parler de ton pays De ta femme et de ton champ Chante l'ami, car tout s'oublie En chantant
Si j'ai tué, si j'ai volé J'en ai encore le cur serré Tu me pardonneras le mal C'est ce que dit le général
Chante l'ami plus fort que moi Sois plus ivre si tu peux Danse l'ami, ne pense pas Cette nuit on est heureux Viens me parler de ton pays De ta femme et de ton champ Chante l'ami, car tout s'oublie En chantant
Le général nous a promis De l'argent et du pain blanc Et des troupeaux et l'eau des pluies Et la terre aux paysans Et dans les rues de Mexico On nous fera un carnaval Chante l'ami, danse l'ami Et longue vie au général
Le Gaz Composer(s): Gérard Jouannest - Jacques Brel Performer(s): Jacques Brel
Tu habites rue de la Madone Une maison qui se déhanche Une maison qui se tire-bouchone Et qui pleure à grosses planches L'escalier colimaçone C'est pas grand non Mais y a d'la place
Tu habites rue de la Madone Et moi je viens pour le gaz Tu as un boudoir plein de boudhas Les bougies dansent dans leurs bougeoirs Ça sent bon c'est sans histoire Ça ruiselle de tafetas C'est rempli de photos d'toi Qui sommeillent devant la glace Tu as un boudoir plein d'boudhas Et moi et moi et moi Je viens pour le gaz
Tu as un vrai divan de roi Un vrai divan de diva Du porto qu'tu rapportas De la Porte des Lilas T'as un p'tit chien et un grand chat Un phono qui joue du jazz Tu as un vrai divan de roi Et moi et moi et moi Je viens pour le gaz
Tu as des seins comme des soleils Comme des fruits comme des reposoirs Tu as des seins comme des miroirs Comme des fruits comme du miel Tu les recouvres tout devient noir Tu les découvres et je deviens Pégase Tu as des seins comme des trottoirs Et moi et moi et moi Je viens pour le gaz
Et puis chez toi ya l'plombier Et y l'bedeauet y a l'facteur Le docteur qui fait le café Le notaire qui sert les liqueurs Ya la moitié d'un artilleur Y a un poète de Carpentras Il y a quelques flics oui Et puis y a même ma sur Et tout ça est là pour le gaz
Allez allez-y donc tous rue de la Madone C'est pas grand non Mais y a d'la place Allez allez-y donc tous rue de la Madone Et dites bien que c'est pour le gaz
Le Garçon Que J'aimais Composer(s): André Popp - Eddy Marnay Performer(s): Ann Christy
Le garçon que j'aimais Ne reviendra plus jamais Et ses lèvres jamais plus n'auront les mots que j'ai connu
Le garçon que j'aimais On aurait cru quand il parlait Que du fond de sa jeunesse Des siècles de tendresse Vous arrivaient dessus
Le garçon que j'aimais Avait l'air quand il marchait En regardant devant lui D'ouvrir les portes de la vie Mais voilà je ne le verrai plus Voilà je n'entendrai plus chanter son coeur Car un jour on m'a volé
Le garçon que j'aimais On l'a pris au mois de mai Et sans qu'il n'aie rien compri On lui a donné un fusil Pas besoin de vous raconter Je sais que vous comprendrez pourquoi je dis Que je ne le reverrai jamais