Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Le Cocu Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Comme elle n'aime pas beaucoup la solitude Cependant que je pêche et que je m'ennoblis Ma femme sacrifie à sa vieille habitude De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit
Eh! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête On fait force de trous dans ma lune de miel Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête Quand ell' va faire un tour jusqu'au septième ciel
Au péril de mon cur, la malheureuse écorne Le pacte conjugal et me le déprécie Que je ne sache plus où donner de la corne Semble bien être le cadet de ses soucis
Les galants de tout poil viennent boire en mon verre Je suis la providence des écornifleurs On cueille dans mon dos la tendre primevère Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs
En revenant fourbu de la pêche à la ligne Je les surprends tout nus dans leurs débordements Conseillez-leur le port de la feuille de vigne Ils s'y refuseront avec entêtement
Souiller mon lit nuptial, est-c' que ça les empêche De garder les dehors de la civilité? Qu'on me demande au moins si j'ai fait bonne pêche Qu'on daigne s'enquérir enfin de ma santé
De grâce, un minimum d'attentions délicates Pour ce pauvre mari qu'on couvre de safran Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte On est en fin de compte un peu de ses parents
À l'heure du repas, mes rivaux détestables Ont encor ce toupet de lorgner ma portion Ça leur ferait pas peur de s'asseoir à ma table Cocu, tant qu'on voudra, mais pas amphitryon
Partager sa moitié, est-c' que cela comporte Que l'on partage aussi la chère et la boisson? Je suis presque obligé de les mettre à la porte Et bien content s'ils n'emportent pas mes poissons
Bien content qu'en partant ces mufles ne s'égarent Pas à mettre le comble à leur ignominie En sifflotant "Il est cocu, le chef de gare..." Parc' que, le chef de gar', c'est mon meilleur ami
Le Clocher Composer(s): Marc Aryan Performer(s): Marc Aryan
Quand je reviens chez moi Dans mon village Je deviens chaque fois La proie des souvenirs La ferme abandonnée Déjà me fait rêver À tout ce qu'il y eut Entre nous, entre nous
Les maisons fatiguées Les murs de pierre Semblent me faire soudain Des discours silencieux Ils disent tour à tour L'histoire de notre amour Et tout ce qu'il y eut Entre nous, entre nous
Même le vieux clocher Perdu parmi les toits Ne cesse de parler De me parler de toi....
Même le vieux clocher Perdu parmi les toits Ne cesse de parler De me parler de toi....
J'ai vu des ducs j'ai vu des princes Des barons des comtes des rois Des marquises à la taille mince Qui dansaient au son des hautbois Dans des châteaux pleins de lumière Où les fêtes resplendissaient Où l'on chantait "il pleut bergère" Dans le velours et dans la soie
Mais dans sa chaumière Mais dans sa chaumière Je n'ai pas vu pauvre Martin Pauvre Martin pauvre misère Avec sa femme et ses gamins
J'ai tremblé devant la colère Des va-nu-pieds des paysans Renversant l'ordre millénaire Dans la fureur et dans le sang J'ai vu la terreur apparaître Les châteaux partir en fumée Les délateurs régner en maîtres Dans une France sans pitié
Mais dans sa chaumière Mais dans sa chaumière Je n'ai pas vu pauvre Martin Pauvre Martin pauvre misère Tremblant de froid mourant de faim
J'ai frémi pour ces grandes dames Ces beaux seigneurs si émouvants Qui montraient tant de grandeur d'âme De noblesse de sentiments Avant que leurs têtes grimacent Au bout des piques acérées Agitées par la populace Des sans-culottes avinés
Mais dans sa chaumière Mais dans sa chaumière Je n'ai pas vu pauvre Martin Pauvre Martin pauvre misère Creusant la terre de ses mains
Deux siècles après quatre-vingt-neuf Il fallait oser l'inventer A la télé on fait du neuf En acquittant la royauté Deux siècles après quatre-vingt-neuf D'autres seigneurs veillent au grain Et toi qui vivais comme un boeuf Ce sont tes maîtres que l'on plaint
A six pieds sous terre Ton bicentenaire Ils l'ont enterré bel et bien Pauvre Martin pauvre misère C'est toujours le peuple qu'on craint Pauvre Martin pauvre misère C'est toujours le peuple qu'on craint
Le Claqueur De Doigts Composer(s): Serge Gainsbourg Performer(s): Serge Gainsbourg
Juke Box Juke Box J'suis claqueur de doigts devant les Juke Box! Juke Box Juke Box Je claqu' des doigts devant les Juke Box
Quand ils n's'baladent pas sur toi Je n'sais qu'faire de mes dix doigts Je n'sais qu'faire de mes dix doigts Alors j'les claque claque claque claque devant les Juke Box Juke Box J'suis claqueur de doigts devant les Juke Box Juke Box Juke Box Je claqu' des doigts devant les Juke Box
J'ai encore pour la machine D'la mitraille dans mes blue jeans D'la mitraille dans mes blue jeans Faut que j'la claque claque claque claque dedans les Juke Box Juke Box J'suis claqueur de doigts devant les Juke Box Juke Box Juke Box Je claqu' des doigts devant les Juke Box
Oh Sylvie regarde-moi Qui est c'type qui t'fait du plat Qui est c'type qui t'fait du plat J'en ai ma claque claque claque claque de ce gars Juke Box Juke Box Si jamais il s'approche du Juke Box Juke Box Juke Box J'lui claquerai la gueule devant le Juk' Box!
Notre langue française s'abîme Comme un vieux livre de cuisine Sur les quais et sous la pluie Au pied de l'Académie Bibliothèque Mazarine Le brouillard sur les vitrines Le chagrin et les autos Le pont des Arts en travaux
Il pleut Le temps passe Comme il peut Le regard des curieux A des flaques dans les yeux
Il pleut Tu es seule dans le flot Au volant d'une auto Tu écoutes la radio
Il pleut Le temps passe comme il peut En terrasse les curieux Ont des femmes plein les yeux
Il pleut Tu es seule Dans le flot Au volant d'une auto Tu écoutes la radio
Give me give me give me your love Give me give me give me your love Give me give me give me your love
Il pleut Le temps passe comme il peut Les voitures des furieux M'éclaboussent de leur mieux
Il pleut Tu es seule Dans le flot Au volant d'une auto Tu écoutes la radio
Le Clan Mongol Composer(s): Bernard Lavilliers Performer(s): Bernard Lavilliers
Je n'ai pas une minute à perdre J'écris Il est cinq heures et je précède La nuit Mon feutre noir sur le papier Va vite Pendant que ma lucidité Me quitte
J'écris c'que j'ai vu Diagramme des détresses Le collier, la laisse Je n'supporte plus Vinyl de la rue Fantôme de la vitesse Tous ceux que je blesse Je n'm'en souviens plus
J'ai atteint la date limite Pour le suicide idéal La date que j'avais inscrite À quinze ans dans mon journal
Je croyais, la vie passe vite Je croyais, je n'crois plus en rien
Es-tu prêt à mourir demain? Es-tu prêt à partir si vite? Les yeux baissés tu ne dis rien J'ai atteint la date limite
Je ne suis plus de votre race Je suis du clan Mongol Je n'ai jamais suivi vos traces Vos habitudes molles J'ai forgé mon corps pour la casse J'ai cassé ma voix pour le cri Un autre est là qui prend ma place Un autre dicte et moi j'écris
L'autre Je suis l'autre
Venez entendre la fissure Le cri De la sensibilité pure Celui Qui se dédouble et qui s'affronte La nuit Celui du sang et de la honte Folie
Folie que j'ai vue À l'angle des stress Dans la jungle épaisse Des mots inconnus Je vois ou j'ai vu Hôpital silence Tout ce que je pense Je n'm'en souviens plus
J'ai dépassé la limite Du scénar original Rien à voir avec le mythe Etalé dans le journal
Tu croyais, la vie passe vite Tu croyais, tu n'crois plus en rien
Je suis prêt à mourir demain Je suis prêt à partir très vite Regard d'acier je ne dis rien J'ai dépassé la limite
Je ne suis plus de votre race Je suis du clan Mongol Je n'ai jamais suivi vos traces Vos habitudes molles J'ai forgé mon corps pour la casse J'ai cassé ma voix pour le cri Un autre est là qui prend ma place Un autre dicte et moi j'écris
Le Cirque d'Antony Composer(s): Salvatore Adamo Performer(s): Salvatore Adamo
Le bateau d'Antony est un bateau bizarre Des chats et des souris se relaient à sa barre C'est d'un vieux parapluie qu'il s'est fait une voile Et d'une poignée de billes qu'il s'offre des étoiles
Mais dis-moi pourquoi embarques-tu toujours sans moi J'suis pas lourd tu sais j'suis bien plus p'tit que tu n'le crois J'aimerais voir aussi tous ces pays qu'je connais pas Allons sois gentil fais une p'tite place à ton papa
Le cirque d'Antony est un cirque bizarre Tenu par un lion gris qui fume le cigare Un pingouin anobli dirige la fanfare Un vieil ours abruti y joue les clowns ignares
Mais dis-moi pourquoi commences-tu toujours sans moi J'ai toujours pas vu la pieuvre qui compte sur ses doigts A chaque fois qu'tes éléphants se couchent devant toi J'ai le dos tourné et je n'vois qu'le noir que je broie
Le petit Antony est un petit bizarre Qui prétend que la pluie joue bien de la guitare Le soir il fait son lit au milieu d'une gare Où arrivent pour lui les choses le plus rares
Mais dis-moi pourquoi ces trains ne roulent que pour toi Mais dis-moi pourquoi j'suis jamais là quand tu reçois Tous tes p'tits amis qui viennent des cadeaux plein les bras J'veux les voir aussi présente leur donc ton p'tit papa
Mais dis-moi pourquoi vois-tu toujours tout ça sans moi Mais dis-moi pourquoi pourquoi
Le Cirque Composer(s): Yves Duteil Performer(s): Yves Duteil
Un petit cirque a installé sa toile Au cur de la cité Le magicien comme un maître de bal Commence à répéter
Lance la Terre au milieu des étoiles Dresse la chapiteau Trouve un soleil en fouillant dans ses malles Ajuste son chapeau...
J'ai l'honneur, l'avantage De vous présenter Quelques scènes à peine imaginées Les décors, les costumes Sont un peu passés Mais ça pourrait bien vous arriver
Des bateaux venus de Chine Nous ont apporté Quelques tonneaux d'encre et du papier Les Pierrots les Colombines Et même un Arlequin Sont venus d'eux-mêmes et jouent pour rien
Un orage a prêté ses plus beaux éclairs Pour illuminer la ville entière Pour un bal sans égal Dans la nuit des temps Où sont invités les habitants
Si le temps nous accompagne Comme il l'a promis Nous verrons les clés du Paradis Rapportées en taxi De la Galaxie A mille années lumières d'ici...
Une aurore boréale, décor idéal Pour une aquarelle originale Jaillira du chapeau de Monsieur Loyal Au moment le plus sentimental
Tous les anges et Lucifer Prévus au dessert Apportent un gâteau d'anniversaire Qu'on verra de la Terre Comme une étincelle Arriver de l'autre bout du ciel
Carnival sans rival La réalité Le hasard et la fatalité Nous préparent dans le noir Une éternité Qu'il vaut mieux ne pas imaginer
J'ai l'honneur, l'avantage De vous inviter Dans un univers à mon idée Rien n'est vrai rien n'est faux Tout est inventé Si vous voulez bien m'accompagner...
...Le petit cirque a fermé ses lumières Plié son chapiteau Il a laissé ses images en arrière Dans nos curs bien au chaud
La caravane a repris le chemin Des rêves et des chagrins Tout est rangé dans les malles en rotin Du petit magicien
Le Cimetière Des Éléphants Composer(s): Pierre Papadiamandis Performer(s): Eddy Mitchell
C'est pas perdu puisque tu m'aimes Un peu moins fort, quand même J'suis ta sotution sans problème Gadget évident Mais toi maintenant Tu veux plus jouer
Y faut m'garder Et m'emporter J'suis pas périssable J'suis bon à consommer Te presses pas tu as tout l'temps D'm'emmener au cimetière des éléphants
Y faut m'garder Et m'emporter J'prendrai pas trop d'place Promis, craché, juré Quand j'serai vieux J'te f'rai le plan D'chercher le cimetière des éléphants
Y a des souvenirs quand on les jette Qui r'viennent sans faute dans les maux d'tête Faut pas qu'je pleure pour qu'tu m'regrettes Côté setiment J'suis pas pire qu'avant Solvable à mi-temps Mais faut m'garder Et m'emporter
Je sais qu'j'ai plus l'droit au crédit renouvelé J'suis dans l'safari partant Mourir au cimetière des éléphants
Les fossoyeurs jouent au bowling Têtes de turcs, têtes de kings "Vous avez fait d'assez vieux os place aux jeunes" Crient les morts nouveaux
Crâne roule et tourneboule Qui es-tu revenant de terre? Tes yeux vides sont pleins de mystère Avant la pelle, avant la pioche À quoi ressemblais-tu caboche? Crâne qui roule et tourneboule Quel chapeau te couvrait la tête Une calotte? Une casquette? Que vendais-tu à la sauvette Du Jésus ou de la courbette?
Crâne qui roule et tourneboule Quand tu avais, de ton vivant Une langue derrière tes dents Etais-tu poète ou menteur Politiqueur ou bien chanteur Qui es-tu revenant de terre Tes yeux vides sont pleins de mystère Quand ils pouvaient rire ou pleurer As-tu aimé? As-tu aimé?
Le Ciel Est Fermé Composer(s): Henri Contet - Marguerite Monnot Performer(s): Edith Piaf
Fatigué des gens de la terre Le Bon Dieu, qui est surmené Réfléchit entre deux mystères Et décida de démissionner Il éteignit quelques étoiles Ferma le ciel de haut en bas Et d'un nuage, fit une voile Qui prit le vent et qui l'emporta
Et voilà le soleil de travers... Tous les hommes qui marchent la tête en bas... Et la terre qui s'enroule à l'envers... Et la mer qui s'embête et s'en va... Mais les prières... Les prières continuent à monter Car tous les hommes... Tous les hommes continuent à prier...
Et c'est là qu'elles sont embêtées Les prières qui n'ont rien demandé... Et c'est là qu'on les voit faire la queue Les prières qui attendent le Bon Dieu... Alors, comme elles n'ont rien à faire Les prières Elles se font des confidences Vous venez pourquoi, vous? Moi, je viens de la part d'un dénommé Roméo, et d'une certaine Juliette... Qu'est-ce qu'on leur fait comme ennuis, sur cette terre? On veut pas les laisser s'aimer tranquilles? Pas commode d'arranger leur histoire... Et vous? Moi, pour un gars qu'a de gros ennuis avec son percepteur... J' vois d'ailleurs pas ce que j' peux faire pour lui! Mpfff!... Enfin... Et vous? Moi, secret professionnel! Et vous, là-bas? Moi, Hah! Je viens de la part d'un fou! Enfin, d'un poète... C'est la même chose! D'abord, ce qu'il demande avec la terre, c'est impossible! Et puis, prêcher la bonté, ça fait démodé... Racontez-nous! C'est peut-être drôle?! Si vous voulez! De toutes façons, ça changera jamais rien! Alors, voilà
"Je sais bien que je vous dérange Mais voilà: j'ai besoin de vous! S'il vous plaît, prêtez-moi des anges! Il en faudrait un petit peu partout... Pour le soleil... un par personne! Et pour l'amour... Oh! S'il vous plaît! Tout plein d'amour aux mains des hommes Pour qu'ils en fassent de grand bouquets..."
Et voilà le Bon Dieu revenu Le tonnerre a perdu son emploi Le soleil est passé par-dessus Et voilà que la terre marche droit Ouvre les portes Que l'on porte Le soleil dans les blés Que la terre Toute la terre Tourne enfin sans trembler Et l'amour a poussé dans les champs Et les hommes le cueillaient en chantant Les amants ne mourraient plus jamais C'est pour ça que tout le monde s'aimait...
Quel dommage pour les filles, les garçons Que tout ça ne soit qu'une chanson...
Le Chiffon Rouge Composer(s): Maurice Vidalin - Michel Fugain Performer(s): Michel Fugain
Accroche à ton cur un morceau de chiffon rouge Une fleur couleur de sang Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge Lève-toi car il est temps
Allons droit devant vers la lumière En levant le poing et en serrant les dents Nous réveillerons la terre entière Et demain, nos matins chanteront
Compagnon de colère, compagnon de combat Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas Tu vas pouvoir enfin le porter Le chiffon rouge de la liberté Car le monde sera ce que tu le feras Plein d'amour de justice et de joie
Accroche à ton cur un morceau de chiffon rouge Une fleur couleur de sang Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge Lève-toi car il est temps
Tu crevais de faim dans ta misère Tu vendais tes bras pour un morceau de pain Mais ne crains plus rien, le jour se lève Il fera bon vivre demain
Compagnon de colère, compagnon de combat Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas Tu vas pouvoir enfin le porter Le chiffon rouge de la liberté Car le monde sera ce que tu le feras Plein d'amour de justice et de joie
Le Chien Composer(s): Léo Ferré Performer(s): Léo Ferré; Jef Lee Johnson
À mes oiseaux piaillant debout Chinés sous les becs de la nuit Avec leur crêpe de coutil Et leur fourreau fleuri de trous À mes compaings du pain rassis À mes frangins de l'entre bise À ceux qui gerçaient leur chemise Au givre des pernods-minuit
À l'Araignée la toile au vent À Biftec baron du homard Et sa technique du caviar Qui ressemblait à du hareng À Bec d'Azur du pif comptant Qui créchait côté de Sancerre Sur les Midnight à moitié verre Chez un bistre de ses clients
Aux spécialistes d'la scoumoune Qui se sapaient de courants d'air Et qui prenaient pour un steamer La compagnie Blondit and Clowns Aux pannes qui la langue au pas En plein hiver mangeaient des nèfles A ceux pour qui deux sous de trèfle Ça valait une Craven A
À ceux-là je laisse la fleur De mon désespoir en allé Maintenant que je suis paré Et que je vais chez le coiffeur Pauvre mec mon pauvre Pierrot Vois la lune qui te cafarde Cette Américaine moucharde Qu'ils ont vidée de ton pipeau
Ils t'ont pelé comme un mouton Avec un ciseau à surtaxe Progressivement contumax Tu bêle à tout va la chanson Et tu n'achètes plus que du vent Encore que la nuit venue Y a ta cavale dans la rue Qui hennnit en te klaxonnant
Le Droit la Loi la Foi et Toi Et une éponge de vin sur Ton Beaujolais qui fait le mur Et ta Pépée qui fait le toit Et si vraiment Dieu existait Comme le disait Bakounine Ce Camarade Vitamine Il faudrait s'en débarrasser
Tu traînes ton croco ridé Cinquante berges dans les flancs Et tes chiens qui mordent dedans Le pot-au-rif de l'amitié Un poète ça sent des pieds On lave pas la poésie Ça se défenestre et ça crie Aux gens perdus des mots Feries
Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde Des mots venus de l'autre côté clé la rive Des mots tranquilles comme mon chien qui dort Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des constellations de mots Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens particuliers aussi Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses Littéromanes
Il Importe Que Le Mot Amour soit rempli de mystère et non de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus dans le salace Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées Et nous lancerons à la tête des gens des mots Sans Culotte Sans Bande A Cul Sans rien qui puisse jamais remettre en question La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du qu'en diront-ils Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous prétexte qu'on m'a béni Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies Alors Que Ces Enfants Sont Tout Seuls Dans Les Rues Et S'inventent La Vraie Galaxie De L'amour Instantané Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront Alors que cela est indéniable Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité Je Parle Pour Dans Dix Siecles et je prends date On peut me mettre en cabane On peut me rire au nez ça dépend de quel rire Je Provoque-À L'amour Et À L'insurrection Yes! I Am Un Immense Provocateur Je vous l'ai dit
Des armes et des mots c'est pareil Ça tue pareil II faut tuer l'intelligence des mots anciens Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras
Il Faut Mettre Euclide Dans Une Poubelle
Mettez-vous le bien dans la courbure C'est râpé vos trucs et manigances Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec une fille Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence C'est râpé Messieurs de la Romance Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que couic Nous Sommes Des Chiens et les chiens, quand ils sentent la compagnie Ils se dérangent et on leur fout la paix Nous voulons la Paix des Chiens Nous sommes des chiens de "bonne volonté" El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous
Nous aboyons avec des armes dans la gueule Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs Noirs Comme La Terreur Que Vous Assumerez Blancs Comme La Virginité Que Nous Assumons Nous Sommes Des Chiens et les chiens, quand ils sentent la compagnie II se dérangent, ils se décolliérisent Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque chose d'urgent à faire
Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre sur la margoulette Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l Je Cause et Je Gueule comme un chien
Le Chevalier Des Causes Perdues Composer(s): Maurice Vidalin - Michel Fugain Performer(s): Michel Fugain
Le chevalier des causes perdues S'est arrêté un jour dans ma rue Il était fait de larmes et de sang Ce géant, sur un grand cheval blanc
Le chevalier des causes perdues Nous a parlé d'un monde inconnu Qu'il connaissait et qu'il appelait L'amitié
Il nous a expliqué Qu'il suffit d'un petit grain de sable Pour dérégler la machine implacable Et moi je rêvais d'être ce grain de sable Qui enfanterait un monde formidable...
La ville entière s'était rassemblée Pour le faire taire et pour le chasser Ce trouble-fête ce sale étranger Ce fumier qui chantait l'amitié
Je suis allé lui tendre les mains J'en avais fait mon meilleur copain Je lui ai dit toi qui parles bien Parle encore.
Toi qui nous a montré Qu'il suffit d'un petit grain de sable Pour dérégler la machine implacable Laisse pas tomber tu es ce grain de sable Qui va enfanter un monde formidable...
Le chevalier des causes perdues A disparu au coin de la rue Si par malheur il ne revient plus C'est foutu
Le Chevalier De Paris Composer(s): Angèle Vannier - Philippe Gérard First release by: Edith Piaf - 1950 Covered by multiple other artists
Versions In Other Languages: 1953 - When The World Was Young (Peggy Lee) 1962 - Die Welt War Jung (Marlene Dietrich)
Le grand chevalier du cur de Paris Se rappelait plus du goût des prairies Il faisait la guerre avec ses amis Dedans la fumée Dedans les métros Dedans les pavés Dedans les bistrots Il ne savait pas qu'il en était saoûl Il ne savait pas qu'il dormait debout Paris le tenait par la peau du cou
Ah! Les pommiers doux Rondes et ritournelles J'ai pas peur des loups Chantonnait la belle Ils ne sont pas méchants Avec les enfants Qu'ont le cur fidèle Et les genoux blancs...
Sous un pommier doux, il l'a retrouvée Croisant le soleil avec la rosée Vivent les chansons pour les Bien-aimées Je me souviens d'elle au sang de velours Elle avait des mains qui parlaient d'amour Et tressait l'argile avec les nuages Et pressait le vent contre son visage Pour en exprimer l'huile des voyages
Ah! Les pommiers doux Rondes et ritournelles J'ai pas peur des loups Chantonnait la belle Ils ne sont pas méchants Avec les enfants Qu'ont le cur fidèle Et les genoux blancs...
"Adieu mon Paris", dit le chevalier "J'ai dormi cent ans, debout sans manger Les pommes d'argent de mes doux pommiers" Alors le village a crié si fort Que toutes les filles ont couru dehors Mais le chevalier n'a salué qu'elle Au sang de velours, au cur tant fidèle Chevalier fera la guerre en dentelles
Ah! Les pommiers doux Rondes et ritournelles J'ai pas peur des loups Chantonnait la belle Ils ne sont pas méchants Avec les enfants Qu'ont le cur fidèle Et les genoux blancs...
Il est venu des plaines du soleil, de vent Balayant la prairie Cheyenne Comme une ... de vin Mais quand j'ai eu à préparer Une route vers l'océan Qui peut lire dans sa fumée Que rien n'arrête là-dedans
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suit sa course d'ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne voit rien
Il fait jaïr des flammes Sur son chemin d'acier De ces flammes montent des nuages Ils crachent la fumée Il a chassé le bison sauvage Faisait des mines, rasé les terres Semait les villes sur son passage Ou s'arrêtera l'enfer
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suit sa course d'ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne voit rien
Le cheval de fer, cheval de feu Qui suit sa course d'ici pour loin Cheval de feu cheval de fer Qui passe et ne voit rien