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Berichten van 4 februari 2008 tot 10 februari 2008

Baudelaire: Les Fleurs du Mal

Baudelaire: Les Fleurs du Mal

 

Toen Baudelaire in 1855 achttien gedichten uit Les Fleurs du Mal publiceerde in la Revue des Deux Mondes had hij al afkeurende kritieken gekregen. In Le Figaro had men het over ‘Indigence navrante des idées, poésie scrofuleuse, écoeurante, glaciale, de charnier et d’abattoir’.

 

Bij de publicatie in boekvorm twee jaar later op 25 juni 1857, liep het helemaal fout. Op 7 juli ontving de minister van Binnenlandse Zaken het volgende rapport  van de Veiligheidsdienst.

 

Rapport

 

Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale.

Le Reniement de Saint-Pierre,

Abel et Caïn,

Lers Litanies de Satan,

Le Vin de l’assassin

 

Sont un tissu de blasphèmes ;

 

« Race de Caïn, au Ciel monte

« Et sur la terre jette Dieu.

 

« Je m’en moque comme de Dieu,

« Du Diable et de la Sainte Table.

 

« Gloire et louange à toi, Satan, dans les hauteurs

« Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs

« De l’Enfer…..

 

« Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science,

« Près de toi se repose……

 

A côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme et les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante :

 

Les Femmes damnées sont un chant en l’honneur de l’amour honteux des femmes pour les femmes.

Les Métamorphoses du Vampire

Les Bijoux

 

présentent à chaque instant les images les plus licencieuses avec toute la brutalité de l’expression.

En résumé le livre de M. Baudelaire est une de ces publications malsaines, profondément immorales qui sont appelées à un succès de scandale.

Proposition de le déférer au Parquet.

 

Dezelfde dag nog vertrok er een brief van de Veilgheidsdienst naar de procureur-generaal waarin onder meer stond : Plusieurs pièces de ce recueil m’ont paru renfermer le délit d’outrage à la morale publique.

 

Op 17 juli worden alle exemplaren in beslag genomen. Het komt tot een proces en Baudelaire en zijn uitgever worden veroordeeld tot het betalen van een boete. Bovendien moeten zes gedichten uit de bundel worden geschrapt.

 

In 1947 is de zaak opnieuw aanhangig gemaakt. Het vonnis van 1857 wordt verbroken en de veroordeling wordt ongedaan gemaakt of La cour décharge leur mémoire de la condamnation prononcée.

 

 

— Les Litanies de Satan

Ô toi, le plus savant et le plus beau des Anges,
Dieu trahi par le sort et privé de louanges,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Ô Prince de l’exil, à qui l’on a fait tort,
Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines,
Guérisseur familier des angoisses humaines,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui, même aux lépreux, aux parias maudits,
Enseignes par l’amour le goût du Paradis,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Ô toi qui de la Mort, ta vieille et forte amante,
Engendras l’Espérance, — une folle charmante !

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui fais au proscrit ce regard calme et haut
Qui damne tout un peuple autour d’un échafaud,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui sais en quels coins des terres envieuses
Le Dieu jaloux cacha les pierres précieuses,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi dont l’œil clair connaît les profonds arsenaux
Où dort enseveli le peuple des métaux,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi dont la large main cache les précipices
Au somnambule errant au bord des édifices,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui, magiquement, assouplis les vieux os
De l’ivrogne attardé foulé par les chevaux,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui, pour consoler l’homme frêle qui souffre,
Nous appris à mêler le salpêtre et le soufre,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui poses ta marque, ô complice subtil,
Sur le front du Crésus impitoyable et vil,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Toi qui mets dans les yeux et dans le cœur des filles
Le culte de la plaie et l’amour des guenilles,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Bâton des exilés, lampe des inventeurs,
Confesseur des pendus et des conspirateurs,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !

Père adoptif de ceux qu’en sa noire colère
Du paradis terrestre a chassés Dieu le Père,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !


PRIÈRE

Gloire et louage à toi, Satan, dans les hauteurs
Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs
De l’Enfer, où, vaincu, tu rêves en silence !
Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science,
Près de toi se repose, à l’heure où sur ton front
Comme un Temple nouveau ses rameaux s’épandront !

 

 

 

 

A celle qui est trop gaie

Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.

Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.

Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.

Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !

Quelquefois dans un beau jardin
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti, comme une ironie,
Le soleil déchirer mon sein ;

Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.

Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,

Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !

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Geschreven door john om 17:16 Reageer op dit bericht

The Arrest of Oscar Wilde at the Cadogan Hotel

The Arrest of Oscar Wilde at the Cadogan Hotel
by John Betjeman

He sipped at a weak hock and seltzer
As he gazed at the London skies
Through the Nottingham lace of the curtains
Or is it his bees-winged eyes?

To the right and before him Pont Street
Did tower in her new built red,
As hard as the morning gaslight
That shone on his unmade bed.

'I want some more hock in my seltzer,
And Robbie, please give me your hand-
Is this the end or beginning?
How can I understand?

'So you've brought me the latest Yellow Book:
And Buchan has got in it now:
Approval of what is approved of
Is as false as a well-kept vow.

'More hock, Robbie-where is the seltzer?
Dear boy, pull again at the bell!
They are all little better than cretins,
Though this is the Cadogan Hotel.

'One astrakhan coat is at Willis's-
Another one's at the Savoy:
Do fetch my morocco portmanteau,
And bring them on later, dear boy.'

A thump, and a murmur of voices-
('Oh why must they make such a din?')
As the door of the bedroom swung open
And TWO PLAIN CLOTHES POLICEMEN came in:

'Mr Woilde, we'ave come for tew take yew
Where felons and criminals dwell:
We must ask yew tew leave with us quoietly
For this is the Cadogan Hotel.'

He rose, and he put down The Yellow Book.
He staggered-and, terrible-eyed,
He brushed past the palms on the staircase
And was helped to a hansom outside.

 

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Geschreven door john om 11:47 Reageer op dit bericht

Lichtenberg

Lichtenberg

 

Ezels hebben de droevige toestand waarin ze nu moeten leven, wellicht te danken aan de grappige inval van een of andere lichtzinnige mens. Diens schuld is het dat ze het meest verachtelijke dier geworden zijn. En dat zullen ze ook blijven, want veel ezeldrijvers behandelen hun leerlingen zo wreed juist omdat het ezels zijn, en niet omdat het luie en trage dieren zijn.

 

 

De vlieg die niet wil worden doodgemept, gaat het beste op de vliegenmepper zitten.

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Geschreven door john om 11:34 Reageer op dit bericht

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