Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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L'effet Que Tu Me Fais Composer(s): Edith Piaf - Marc Heyral Performer(s): Edith Piaf
Y a des gens qui savent exprimer La grandeur de leurs sentiments Moi je n'ai aucune facilité C'est une question d' tempérament
Je n' peux pas dire l'effet qu' tu m' fais Mais vrai: tu m' fais un drôle d'effet Ça commence là, ça passe par là Ça continue, et ça s'en va... Je m'demande où, ça je n' sais pas Mais ça revient, et ça remet ça Il n'y a qu'un remède pour calmer ça C'est quand tu me prends dans tes bras
T'as dans ta main ma ligne de chance Et dans tes yeux, mes jours heureux On peut bien dire que l'existence A des moments si merveilleux Que je m' demande si l' paradis Quoi qu'on en dise, est mieux qu'ici Si j' pouvais dire l'effet qu' tu m' fais Mais vrai : tu m' fais un drôle d'effet
Si tu veux savoir mon impression Notre amour c'est comme un peu d' blanc C'est beau l' blanc, mais c'est salissant Aussi j'y fais très attention
Je n' peux pas dire l'effet qu' tu m' fais Mais vrai : tu m' fais un drôle d'effet Ça commence là, ça passe par là Ça continue, et ça s'en va... Je m' demande où, ça je n' sais pas Mais ça revient, et ça remet ça Il n'y a qu'un remède pour calmer ça C'est quand tu me prends dans tes bras
Crois-tu vraiment qu'on a d' la chance De nous aimer et d'être heureux? Y a tant de gens dans l'existence Qui voudraient bien être amoureux T'as des façons de m' regarder Vraiment, t'as pas besoin d' parler Et si j' te fais l'effet qu' tu m' fais Ben vrai, on s' fait un drôle d'effet ...
Au cur gris de la ville Assis sur un banc Le temps passe tout comme mon jean Mais il passe moins vite Que le temps d'avant Je mariais les villes à mes chemises Moi je parle autant de langue Que j'ai vécu d'années Autant de blé sur que le ciel a d'étoiles J'ai suivi les étoiles Lorsque je voyageais Avec Bobby Mc Gee à mes côtés Liberté veut souvent dire que L'on n'a rien à perdre Autrement, la liberté pour quoi faire? Et sur elle j'ai tout joué comme Tout comme à la Loterie Il n'y avait qu'un cur sur le tapis Quand on jouait moi et Bobby Mc Gee
J'ai dormis dans les bières De tous les bars du Monde Jusqu'à l'heure où les gens refont la vie Je n'en sortais qu'à l'aube Mais le cur au chaud J'allais retrouver Bobby Mc Gee Au cur gris de la ville Je l'ai laissée partir Chercher ce qu'elle cherchait comme une enfance J'échangerai l'avenir Pour un seul jour passé Avec Bobby Mc Gee à mes côtés Liberté veut souvent dire que L'on n'a rien à perdre Autrement, la liberté pour quoi faire? Et sur elle j'ai tout joué, tout joué Tout comme à la Loterie Il n'y avait qu'un cur sur le tapis Quand on jouait moi et Bobby Mc Gee
Léda Léda Composer(s): Michel Fugain - Roger Candy Performer(s): Michel Fugain
Léda Léda Léda Léda dam Léda Léda Léda Léda dam Vous m'avez presque tout donné À moi qui n'ai rien demandé Et vous m'avez dit que vous m'aimiez Léda Léda Léda Léda dam Vous m'aviez presque apprivoisé Mais je veux vivre et je m'en vais
Léda Léda Léda Léda dam Vous demandez pourquoi? Vous ne comprenez pas Ça ne vous dit rien Mais j'ai besoin de lumière Et de liberté Je m'en vais
Léda Léda Léda Léda dam Léda Léda Léda Léda dam Je sais que ce n'est pas gagné Ça coûte cher la liberté Ça n'a pas de prix Mais je paierai
Léda Léda Léda Léda dam La vie m'attend au coin du bois Et bien ce sera elle ou moi Léda Léda Léda Léda dam C'est vrai que j'ai peur Mais je m'en vais
Le jeune homme écrivait
penché sur l'écritoire
éclairé de la rue par une aurore avarre
et les mots se suivaient comme le fil des ans
sans jamais s'arrêter un instant
le jeune écrivait
penché sur sa mémoire
le visage éclairé d'une lueur d'espoir
et les mots se posaient comme le font les flammands
dans sa tête et sur le papier blanc
et les mots se posaient comme le font les flammands
sans jamais hésité un instant
Et le monde tournait pourtant
et le mondee tournait pourtant
Le bonhomme écrivait
penché sur l'écritoire
le soleil en tombant désséchait l'encre noir
mais les phrases coulaient comme autant de torrents
sans jamais se tarrir un instant
le bonhomme écrivait
penché sur son histoire
ses rêves d'autres vies ses rêves d'autres gloires
et les mots racontaient le fil d'un autre temps
dans sa tête et sur le paier blanc
et les mots racontaient le fil d'un autre temps
sans jamais se tromper d'un instant
Et le monde tournait pourtant
et le monde tournait pourtant
Le vieil homme écoutait
courbé sur son grimoire
le regard fatigué dans la pâleur du soir
mais les mots se taisaient comme le font les tourments
sans jamais disparaître vraiment
puis enfin il dormait
tombé sur l'écritoire
éclairé de la rue par une aurore avarre
et les mots s'envolaient comme le font les flammands
de sa tête et de son papier blanc
et les mots s'envolaient comme le font les flammands
sans qu'ils sachent ni pour qui ni pour quand
Et le monde tournait pourtant
et le monde tournait pourtant
L'éclusier Composer(s): Jacques Brel First release by: Jacques Brel - 1968 Covered by multiple other artists
Versions In Other Languages: 1989 - The Lockman (by Marc Almond) 1998 - De Sluiswacht (by Luc De Vos)
Les mariniers Me voient vieillir Je vois vieillir Les mariniers On joue au jeu Des imbéciles Où l'immobile Est le plus vieux Dans mon métier Même en été Faut voyager Les yeux fermés
Ce n'est pas rien d'être éclusier
Les mariniers Savent ma trogne Ils me plaisantent Et ils ont tort Moitié sorcier Moitié ivrogne Je jette un sort À tout c'qui chante Dans mon métier C'est en automne Qu'on cueille les pommes Et les noyés
Ce n'est pas rien d'être éclusier
Dans son panier Un enfant louche Pour voir la mouche Qui est sur son nez Maman ronronne Le temps soupire Le chou transpire Le feu ronchonne Dans mon métier C'est en hiver Qu'on pense au père Qui s'est noyé
Ce n'est pas rien d'être éclusier
Vers le printemps Les marinières M'font des manières De leur chaland J'aimerais leur jeu Sans cette guerre Qui m'a un peu Trop abimé Dans mon métier C'est au printemps Qu'on prend le temps De se noyer
Je me lève péniblement j'enfile ma paire de vieux jeans quand je me brosse les dents la glace renvoie ma bonne mine je me pince un peu les joues ça manque de vitamines l'éclairage est en d'ssous d'tout faudrait le changer je fais le lit succinctement et un litre de thé de Chine que je vais boire bien brûlant sucré à la saccharine je regarde le paysage toujours couleur naphtaline décidément l'éclairage faudrait le changer
La nuit le jour j'entends au fond de moi un écho o o o Il a ton rire, ta douceur et ta voix cet écho o o o o o Quand il m'ennuie je voudrais l'oublier mais alors o o o Il se fait tendre Et se met à chanter bien plus fort o o o o o
C'est le témoin invisible De tout ce que je fais Et d'une voix impassible Il commente la journée
Tu vois ce nuage noir il va sûrement pleuvoir o o o Tout va s'arranger puisqu'on se retrouve ce soir o o o o o Si ce garçon en dansant te pose des problèmes o o o Je t'en supplie n'oublies pas N'oublies pas que je t'aime o o o o o
Lorsque la journée s'achève Je pense à notre bonheur Et j'entends encore en rêve Mon écho au fond du cur
La nuit le jour j'entends au fond de moi un écho o o o Il a ton rire, ta douceur et ta voix cet écho o o o o o Quand il m'ennuie je voudrais l'oublier mais alors o o o Il se fait tendre Et se met à chanter bien plus fort o o o o o
La nuit le jour j'entends au fond de moi un écho o o o
Lèche-Cocu Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Comme il chouchoutait les maris Qu'il les couvrait de flatteries Quand il en pinçait pour leurs femmes Qu'il avait des cornes au cul On l'appelait lèche-cocu Oyez tous son histoire infâme
Si l'mari faisait du bateau Il lui parlait de tirant d'eau De voiles, de mâts de misaine De yacht, de brick et de steamer Lui, qui souffrait du mal de mer En passant les ponts de la Seine
Si l'homme était un peu bigot Lui qui sentait fort le fagot Criblait le ciel de patenôtres Communiait à grand fracas Retirant même en certains cas L'pain bénit d'la bouche d'un autre
Si l'homme était sergent de ville En sautoir - mon Dieu, que c'est vil - Il portait un flic en peluche Lui qui, sans ménager sa voix Criait: "Mort aux vaches" autrefois Même atteint de la coqueluche
Si l'homme était un militant Il prenait sa carte à l'instant Pour bien se mettre dans sa manche Biffant ses propres graffiti Du vendredi, le samedi Ceux du samedi, le dimanche
Et si l'homme était dans l'armée Il entonnait pour le charmer "Sambre-et-Meuse" et tout le folklore Lui, le pacifiste bêlant Qui fabriquait des cerfs-volants Avec le drapeau tricolore
Lèche-Bottes Blues Composer(s): Boris Bergman - Pierre Papadiamandis Performer(s): Eddy Mitchell
J'aime les impôts, leur clairvoyance Leurs multitalents, leur polyvalence Oh! oui, j'les aime, j'les aime J'aime, j'aime, j'aime J'aime les visites des huissiers Etes-vous sûr de n'avoir rien oublié? Oh oui j'les aime, j'les aime J'aime, j'aime, j'aime J'aime aussi ma maison d'disques L'attachée de presse, la standardiste Je les aime, oh oui, je les aime Sans oublier ma petite Sacem Qui sait, ô combien, combien je l'aime
J'en rajoute pas, j'en fais pas des tonnes Mais j'espère surtout que je n'oublie personne Lèche-bottes blues Je fais le lèche-bottes blues Lèche-bottes blues
Je remercie aux césars Toute l'équipe sans qui je n's'rais pas star Oh! oui, j'les aime, j'les aime C'est fou c'que j'aime J'aime tous les hommes politiques Ils sont si sincères et si sympathiques Oh! oui j'les aime j'les aime J'aime, j'aime, j'aime
J'aime la police et l'armée Tous ces beaux garçons si bien habillés Je les aime, oh, oui, j'les aime J'aime, j'aime, j'aime Vive le show-biz et la charité Il n'y a que la Six qu'on n'a pas pu sauver
Oh, à la prochaine libération Je serai tondu, mais j'demand'rai pardon
À force de lécher Ma langue est râpée Mais j'aime le lèche-bottes blues
Blues Indigo Composer(s): Julien Clerc; David McNeil Performer(s): Julien Clerc
Persans, gouttières ou mistigris Si la nuit tous les chats sont gris Les hommes aussi sont tous égaux Quand tombe cette chappe indigo Ciment de poussière et d'ennui Qui descend autour de minuit Sur les pavés, les quais de gare Les arrivées, les cases-départ Des jeux de l'oie perdus d'avance Quand les dés roulent sans qu'on les lance... Sans quand les lance...
On fouille aussi dans les poubelles Des souvenirs, on se rappelle Des princesses et des cendrillons Des éphémères, des papillons Qui tournaient dans les abat-jours De nos palais de rois d'un jour On se bat dans les terrains vagues Eux font leurs griffes, on fait des tags Et des marelles, mais pas de chance La boîte tombe pas où on la lance Où on la lance Où on la lance...
Chat des palaces, voleurs, voyous Des favelas ou du bayou Qu'on soit Mozart ou John Coltrane C'est toujours le même blues qu'on traîne
Faudrait, sur la carte du Tendre Des Touaregs pour nous attendre Quelques repères et des sherpas Des guides, des boussoles, des compas Ou des Livingstone dans nos jungles Moins de foin, un peu plus d'épingles Des camions entiers d'amoureuses De mygales, de mante-religieuses Que nos appels aux ambulances Elles les entendent quand on les lance Quand on les lance Quand on les lance...
L'eau Vive Composer(s): Guy Béart First release by: Guy Béart - 1958
Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive Elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent Courez, courez vite si vous le pouvez Jamais, jamais vous ne la rattraperez
Lorsque chantent les pipeaux, lorsque danse l'eau vive Elle mene les troupeaux, au pays des olives Venez, venez, mes chevreaux, mes agnelets Dans le laurier, le thym et le serpolet
Un jour que, sous les roseaux, sommeillait mon eau vive Vinrent les gars du hameau pour l'emmener captive Fermez, fermez votre cage à double cle Entre vos doigts, l'eau vive s'envolera
Comme les petits bateaux, emportes par l'eau vive Dans ses yeux les jouvenceaux voguent à la derive Voguez, voguez demain vous accosterez L'eau vive n'est pas encore à marier
Pourtant un matin nouveau à l'aube, mon eau vive Viendra battre son trousseau, aux cailloux de la rive Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé Le ruisselet, au large, s'en est allé
L'eau À La Bouche Composer(s): Serge Gainsbourg - Alain Goraguer First release by: Serge Gainsbourg - 1960 Covered by multiple other artists
Écoute ma voix écoute ma prière Écoute mon cur qui bat laisse-toi faire Je t'en pris ne sois pas farouche Quand me viens l'eau à la bouche
Je te veux confiante je te sens captive Je te veux docile je te sens craintive Je t'en prie ne sois pas farouche Quand me viens l'eau à la bouche
Laisse toi au gré du courant Porter dans le lit du torrent Et dans le mien Si tu veux bien Quittons la rive Partons à la dérive Je te prendrais doucement et sans contrainte De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte
Je t'en prie ne sois pas farouche Quand me viens l'eau à la bouche
Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre Oui je serai calme je saurai t'attendre Et pour que tu ne t'effarouches Vois je ne prend que ta bouche
Le Chef De La Bande ((Adapted from: Leader Of The Pack (by The Shangri-Las) - 1964)) Composer(s): Phil Spector - Jeff Barry - Ellie Greenwich - Georges Aber Performer(s): Frank Alamo - 1965
Figurez-vous qu'elle était fiancée à Jimmy La bague qu'elle a au doigt Je suis sûre que c'est lui qui lui a donnée Tous les soirs à la sortie du lycée Il allait la chercher avec sa moto Et tu sais, il conduisait... comme un fou!
Elle l'a rencontré au drugstore Il s'est retourné, lui a souri Elle l'a aimé, lui le Chef de la Bande
Son père, sa mère ne l'aimaient pas, non, non Ils ne voulaient pas qu'ils nous voient Ils disaient "Ce garçon là n'est vraiment pas pour toi Et bien parce que: c'est le Chef de la Bande"
Un jour son père lui a interdit De revoir Jimmy et lui dit que tout était fini Jimmy a demandé pourquoi? Elle a dit "je ne sais pas" Elle a dû le peiner, lui le Chef de la Bande"
Il a souri, l'a embrassée, puis il lui a dit "Adieu" Il paraît qu'il avait des larmes dans les yeux Quand il a démarré dans la minute il... Elle lui a dit de ralentir, mais... Est-ce qu'il l'a entendue lorsqu'elle a crié "Attention! Arrête! Attention ....! Ah !!!!!!!!"
Elle pense à lui presque tout le temps Elle se souvient de leurs bons moments Ses amis lui disent toujours De ne plus pleurer leur grand amour Elle ne l'oubliera pas, lui le Chef de la Bande
Le Chef de la Bande qu'elle a aimé Le Chef de la Bande qu'elle a aimé Le Chef de la Bande qu'elle a aimé
Le voleur de pervenches Il est encore en prison Il a volé deux pervenches Pour en faire deux chansons Il a fait la première Pour le beaux yeux de Sylvie La deuxième pour sa mère Les deux femmes de sa vie
Bienheureux le voleur Quand il vole des fleurs Pour l'amour et le cur La, la, la, la . . . .
Le voleur de pervenches A le cur en liberté Les prisons sans dimanche N'empêchent pas d'aimer Et pour sa récompense Un miracle est arrivé Car il pleut des pervenches La prison s'est écrasée
Bienheureux prisonnier Ton amour t'a payé D'un printemps tout entier La, la, la, la . . . .
Le voleur de pervenches S'est enfuit de sa prison Il a des fleurs dans les manches Et l'printemps aux talons Toutes ces fleurs pour sa mère Pour Sylvie et ses beaux yeux Il a fleurit toute la terre Les printemps sont toujours bleus La, la, la, la . . . .
Le Visage De L'amour Composer(s): Charles Trenet Performer(s): Charles Trenet; Dalida
Vous êtes mes amis et nous aimons nous voir souvent Vous êtes mes amis d'aujourd'hui, d'hier et d'avant Au fil des années pas de fleurs fanées Et si le temps marche à grands pas vous, vous ne changez pas Vous avez le visage de l'amour Vous avez le visage des beaux jours Du soleil au printemps qui revient tout content D'apporter à chacun le sourire du destin Vous avez la fraîcheur des souvenirs Et le cur plein de joie et de désir Car vous êtes la campagne et la ville et le faubourg Vous avez le visage, vous le vrai visage Vous avez le visage de l'amour Pourtant bien d'entre nous n'ont pas toujours été heureux Pourtant bien d'entre nous n'ont pas eu le ciel toujours bleu Mais les choses méchantes s'envolent quand on chante Et les grimaces de la vie ensemble on les oublie Vous avez le visage de l'amour Vous avez le visage des beaux jours Du soleil au printemps qui revient tout content Dapporter à chacun le sourire du destin Vous avez la fraîcheur des souvenirs Et le cur plein de joie et de désir Car vous êtes la campagne et la ville et le faubourg Vous avez le visage, vous le vrai visage Vous avez le visage de l'amour "Oui, vous avez le visage de l'amour C'est curieux comme le visage de l'amour ça ne change jamais Parce que l'amour hein! C'est éternel l'amour, c'est beau l'amour Et puis l'amour c'estfidèle n'est ce pas!" Vous avez la fraîcheur des souvenirs Et le cur plein de joie et de désir Car vous êtes la campagne et la ville et le faubourg Vous avez le visage, vous avez le vrai visage Vous avez le visage de l'amour De l'amour, de l'amour, de l'amour
Le Vingt-Deux Septembre Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1964 Covered by multiple other artists
Versions In Other Languages: 1985 - To Anne, September Fifteenth (by Graeme Allwright) 2004 - Il 21 Settembre (by Nanni Svampa)
Un vingt et deux septembre au diable vous partites Et, depuis, chaque année, à la date susdite Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre Plus une seule larme à me mettre aux paupières Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Que le brave Prévert et ses escargots veuillent Bien se passer de moi et pour enterrer les feuilles Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle Et me rompais les os en souvenir de vous... Le complexe d'Icare à présent m'abandonne L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous
Pieusement nous d'un bout de vos dentelles J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous... Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe Les regrets éternels à présent me dépassent Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous
Désormais, le petit bout de cur qui me reste Ne traversera plus l'équinoxe funeste En battant la breloque en souvenir de vous... Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous
Le Vin Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Avant de chanter Ma vie, de fair' des Harangues Dans ma gueul' de bois J'ai tourné sept fois Ma langue J'suis issu de gens Qui étaient pas du genre sobre On conte que j'eus La tétée au jus D'octobre...
Mes parents on dû M'trouver au pied d'une souche Et non dans un chou Comm' ces gens plus ou Moins louches En guise de sang (O noblesse sans Pareille!) Il coule en mon cur La chaude liqueur D'la treille...
Quand on est un sage, et qu'on a du savoir-boire On se garde à vue En cas de soif, une poire Une poire ou deux Mais en forme de Bonbonne Au ventre replet Rempli du bon lait D'l'automne...
Jadis, aux Enfers Cert's, il a souffert Tantale Quand l'eau refusa D'arroser ses amygdales Etre assoiffé d'eau C'est triste, mais faut Bien dire Que, l'être de vin C'est encore vingt Fois pire...
Hélas! il ne pleut Jamais du gros bleu Qui tache Qu'ell's donnent du vin J'irai traire enfin Les vaches Que vienne le temps Du vin coulant dans La Seine! Les gens, par milliers Courront y noyer Leur peine...
Le Village Endormi Composer(s): Yves Duteil Performer(s): Yves Duteil
Loin, sous la mer des nuages Est un village endormi Où sont les gens? Où sont les gens? Ils sont partis depuis longtemps Ici plus rien ne les attend
Dans les maisons chaque pierre Porte un visage, un prénom Des pas gravés, Sur les pavés Le lourd fardeau du temps posé Par des fantômes oubliés
Tous les secrets du village Restent enfermés dans les curs Pourtant ce soir Sans rien savoir Je sens revivre autour de moi Comme une empreinte d'autrefois
Quand la lumière du silence Prend les couleurs du couchant Le seul trésor Qu'on trouve encore N'est pas toujours celui qu'on croit Mais l'on est riche au fond de soi
Loin, sous la mer des nuages Est un village endormi Où sont les gens? Où sont les gens? Ils sont partis depuis longtemps Ici plus rien ne nous attend...
Le Vieux Piano Composer(s): Henri Contet - Claude Léveillée Performer(s): Edith Piaf; Christine Albert
Un piano est mort Et celle-là l'aimait... Quand elle était jeune et quand elle venait se saoûler l' dedans de pathétique En se frottant au piano nostalgique Qu'il était beau, le piano, bon piano, vieux piano des copains À l'époque des copains Chez Bianco l'argentier Vers trois heures du matin Quand elle buvait son demi d'oubli... Et seule, maintenant Elle pense au vivant De ce vieux piano mort Elle voit, elle entend Les messes de ses vingt ans Tomber d'un accord... Au bar, quand elle boit C'est vrai qu'elle revoit Des mains sur l'ivoire blanc, Les mains de Bianco, Des mains qui lui font cadeau D'un peu du vieux temps Mais dans son jean Un fantôme en blue jean Un deuxième et puis vingt Qui discutent en copains D'un bistrot démodé D'un piano démodé Elle a crié: "Moi je sais! Moi je sais!" Elle va raconter L'histoire enfermée Dans le vieux piano mort Et c'est l'aventure Qui bat la mesure De plus en plus fort Au clair de la vie Les mains des amis Les yeux des lendemains La vie devant nous L'amour, et puis tout Et tout, et plus rien... Ils sont tous morts Au milieu d'un accord Ils sont morts dans Ravel Dans un drôle d'arc-en-ciel Un soldat est entré... Un soldat est entré... Un piano est mort, et celle-là l'aimait Quand elle était jeune et quand elle venait se saoûler l' dedans de pathétique En se frottant au piano nostalgique...