Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Le Vieux Normand Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Depuis que je commence à faire de vieux os Avide de conseils, souvent un jouvenceau Me demande la marche à suivre et s'il est bon D'aller par-ci, par-là, scrupuleux je réponds
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
Et le brave petit blâme ma position M'accuse de danser la valse hésitation Cet âge exècre l'attitude des Normands Les seuls à lui parler en fait honnêtement
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
Facile d'entraîner de jeunes innocents! Puisqu'il est interdit d'interdire à présent Lors, en bonne justice, il est déconseillé De donner des conseils, surtout s'ils sont payés
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
À gauche, à droite, au centre ou alors à l'écart Je ne puis t'indiquer où tu dois aller, car Moi le fil d'Ariane me fait un peu peur Et je ne m'en sers plus que pour couper le beurre
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
Quand tous les rois Pétaud crient "Viv' la république" Que "Mort aux vaches" même est un slogan de flic Que l'on parle de paix le cul sur des canons Bienheureux celui qui s'y retrouve, moi non!
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
La vérité d'ailleurs flotte au gré des saisons Tout fier dans son sillage, on part, on a raison Mais au cours du voyage, elle a viré de bord Elle a changé de cap, on arrive: on a tort
Crosse en l'air ou bien fleur au fusil C'est à toi d'en décider, choisis! À toi seul de trancher s'il vaut mieux Dire "amen" ou "merde à Dieu"
Le Vieux Léon Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1958 Covered by multiple other artists
Y a tout à l'heure Quinze ans d'malheur Mon vieux Léon Que tu es parti Au paradis D'l'accordéon Parti bon train Voir si l'bastringue et la java Avaient gardé Droit de cité Chez Jéhovah Quinze ans bientôt Qu'musique au dos Tu t'en allais Mener le bal À l'amicale Des feux follets En cet asile Par saint' Cécile Pardonne-nous De n'avoir pas Su faire cas De ton biniou
C'est une erreur Mais les joueurs D'accordéon Au grand jamais On ne les met Au Panthéon Mon vieux, tu as dû T'contener du Champ de navets Sans grandes pompes et sans pompons Et sans ave Mais les copains Suivaient l'sapin Le cur serré En rigolant Pour fair' semblant De n'pas pleurer Et dans nos curs Pauvre joueur D'accordéon Il fait ma foi Beaucoup moins froid Qu'au Panthéon
Depuis mon vieux Qu'au fond des cieux Tu as fait ton trou Il a coulé De l'eau sous les Ponts de chez nous Les bons enfants D'la rue de Vanves à la Gaîté L'un comme l'autre au gré des flots Fur'nt emportés Mais aucun d'eux N'a fait fi de Son temps jadis Tous sont restés Du parti des Myosotis Tous ces pierrots Ont le cur gros Mon vieux Léon En entendant Le moindre chant D'accordéon
Quel temps fait-il Chez les gentils De l'au-delà Les musiciens Ont-ils enfin Trouvé le la Et le p'tit bleu Est-c'que ça n'le Rend pas meilleur D'être servi Au sein des vignes du Seigneur Si d'temps en temps Un'dam' d'antan S'laisse embrasser Sûr'ment papa Que tu regrett's pas D'être passé Et si l'bon Dieu Aim' tant soit peu L'accordéon Au firmament Tu t'plais sûr'ment Mon vieux Léon
Le Vieux Fossile Composer(s): Georges Brassens - Marcel Amont Performer(s): Marcel Amont
Quand ell' passe avec ses appas Et qu'on ne la contemple pas On est un mufle un esprit bas Un vieux fossile Mais qu'on la dévore des yeux On est un pourceau malicieux Pour lui complaire, justes cieux C'est difficile
Quand on ne lui fait pas la cour Pas le moindre galant discours On est un mufle sans recours Un vieux fossile Qu'on lui tienn' des propos flatteurs On est un fourbe, un séducteur Pour être juste à sa hauteur C'est difficile
Quand on néglige de poser Sur sa bouche en cur un baiser On est un mufle renforcé Un vieux fossile Qu'on aille lui sauter au cou On récolte un' moisson de coups Pour faire une chose à son goût C'est difficile
Quand, pétri de bons sentiments On l'aime platoniquement On est un mufle, un garnement Un vieux fossile Qu'on lui manque un peu de respect D'être un faune on devient suspect Avec elle pour être en paix C'est difficile
Quand étant passé sur son corps L'on s'enfuit et l'on court encore On est un mufle de record Un vieux fossile Qu'on veuille vivre à ses côtés Ell' crie: "vive la liberté" Tomber juste à la vérité C'est difficile
Quand elle attente à la vertu Qu'elle nous trompe et qu'on la tue On est un mufle, un être obtus Un vieux fossile Qu'on pardonne, on est à l'instant Plat, vil, cocu, battu, content Pour n'être pas à contretemps C'est difficile
Ceci dit, belles, je vous l'avoue Le chemin qui mène vers vous J' le suivrai toujours tel un fou Digne d'asile En vous faisant toujours crédit Car il est naturel pardi Que le chemin du paradis Soit difficile Que le chemin du paradis Soit difficile
Le Verger Du Roi Louis Composer(s): Théodore de Banville - Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Sur ses larges bras étendus La forêt où s'éveille Flore A des chapelets de pendus Que le matin caresse et dore Ce bois sombre, où le chêne arbore Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le More C'est le verger du roi Louis
Tous ces pauvres gens morfondus Roulant des pensers qu'on ignore Dans des tourbillons éperdus Voltigent, palpitants encore Le soleil levant les dévore Regardez-les, cieux éblouis Danser dans les feux de l'aurore C'est le verger du roi Louis
Ces pendus, du diable entendus Appellent des pendus encore Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus Où semble luire un météore La rosée en l'air s'évapore Un essaim d'oiseaux réjouis Par-dessus leur tête picore C'est le verger du roi Louis
Prince, il est un bois que décore Un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore C'est le verger du toi Louis!
Le Vent N'a Pas De Mémoire Composer(s): Boris Bergman - Hubert Giraud Performer(s): Dalida
Oh jamais non jamais je ne te reverrai Ma plage sous le vent Oh jamais non jamais ne reviendra le temps Le temps où tu disais Tous ces mots que le vent emporta loin d'ici Si loin de ce pays Les a t il effacés Comme il a effacé Nos noms sur la jetée
Il n'a pas de mémoire la, la, la, la Le grand vent qui soufflait sur nos soirs Il n'a pas de mémoire la, la, la, la Qui pourra raconter notre histoire
C'est le vent oui le vent qui chantant sur les vagues Faisait danser la mer C'est le vent le grand vent qui nous porta du sable Sur la plage de pierres A la fin de l'été il a tout emporté Si le vent est voleur Il n'a pu effacer Ce qui était gravé Tout au fond de mon cur
Il n'a pas de mémoire la, la, la, la Le grand vent qui soufflait sur nos soirs Il n'a pas de mémoire la, la, la, la Qui pourra raconter notre histoire La, la, la
Il n'a pas de mémoire la, la, la, la Mais un jour il soufflera vers toi Parle-lui de nos soirs la, la, la, la Ce jour-là Le vent se souviendra
Le Vent Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens; René Aubry; Pierre Nicolas
Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent fripon Prudenc', prends garde à ton jupon Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau
Les jean-foutre et les gens probes Médis'nt du vent furibond Qui rebrouss' les bois, détrouss' les toits, retrouss' les robes Des jean-foutre et des gens probes Le vent, je vous en réponds S'en soucie, et c'est justic', comm' de colin-tampon
Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent fripon Prudenc', prends garde à ton jupon Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau
Bien sûr, si l'on ne se fonde Que sur ce qui saute aux yeux Le vent semble une brut' raffolant de nuire à tout l'monde Mais une attention profonde Prouv' que c'est chez les fâcheux Qu'il préfèr' choisir les victimes de ses petits jeux
Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent fripon Prudenc', prends garde à ton jupon Si, par hasard Sur l'Pont des Arts Tu croises le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau
Le Vénitien De Levallois Composer(s): Didier Barbelivien - Eric Charden Performer(s): Dalida
Il y a vingt ans il passait la frontière Avec une guitare et ses frères
Paris, brouillard, arrivé gare de Lyon Le café français sentait bon
Hôtel des voyageurs ils étaient quelques uns À parler Arabe ou Italien
Vingt ans après quelques choses a changer Dans son cur Méditerranée
Ses trois enfants ont grandi par ici La France est devenu son pays
Quand on dit de lui que c'est un étranger Il dit qu'on est tous des émigrés
C'est un vénitiens de Levallois Un Français de cur comme il y en a Aventurier de l'aventura C'est un baladin comme vous et moi C'est un Portugais de Courbevois Avec le soleil au bout des doigts Et on l'appelle ainsi Pierrot, Piétro qui est pour moi Fils de Joseph et de Santa Maria
D'autres après lui ont brisé la frontière De tous les ghettos de la terre
Ils sont venus d'Afrique ou de Pologne Le ciel n'appartient à personne
Il porte un drapeau couleur de liberté Nouvel homme nouvelle identité
C'est un vénitiens de Levallois Un Français de cur comme il y en a Aventurier de l'aventura C'est un baladin comme vous et moi C'est un Portugais de Courbevois Avec le soleil au bout des doigts Et on l'appelle ainsi Pierrot, Piétro qui est pour moi Fils de Joseph et de Santa Maria
C'est un vénitiens de Levallois Un Français de cur comme il y en a Aventurier de l'aventura C'est un baladin comme vous et moi C'est un Portugais de Courbevois Avec le soleil au bout des doigts Et on l'appelle ainsi Pierrot, Piétro qui est pour moi Fils de Joseph et de Santa Maria
C'est un Portugais de Courbevois Avec le soleil au bout des doigts Et on l'appelle ainsi Pierrot Piétro qui est pour moi Fils de Joseph et de Santa Maria
Le Vagabond Composer(s): Edith Piaf - Carles R. Louiguy Performer(s): Edith Piaf
J'ai l'air comm' ça d'un' fille de rien Mais je suis un' personn' très bien Je suis princesse d'un château Où tout est clair, où tout est beau Un grand jardin rempli de fleurs Dans le ciel bleu, plane mon cur Les fleurs aux arbres s'accrochant Sont toujours blanches comme au printemps
Mais un vagabond Qui est joli garçon Me chante des chansons Qui donnent le frisson Il marche le long des routes En se moquant du temps Il chante pour qui l'écoute Les cheveux dans le vent C'est un vagabond Qui est joli garçon Il chante des chansons La la la la...
Il m'a dit: "Quitte ton château Contre mon cur il fera chaud Je te donnerai de l'amour Et nous nous aimerons toujours" S'il n'était pas prince d'argent Il était mon prince charmant Comm' je suis un' jeune fill' très bien J'peux pas d'venir un' fill' de rien
C'est un vagabond Qui est joli garçon Il chante des chansons Qui donnent le frisson Il marche le long des routes En se moquant du temps Il chante pour qui l'écoute Les cheveux dans le vent C'est un vagabond Qui est joli garçon Il chante des chansons La la la la la la la la!
Mais mon histoire n'est pas vraie Ce n'est qu'un rêve que j'ai fait Et quand je me suis réveillée L'soleil était sur l'oreiller Et chaque soir, quand je m'endors Je cherche en vain mon rêve d'or Cett' fois je quitt'rai mon château Pour suivre mon prince si beau
C'est un vagabond Qui est joli garçon Il chante des chansons Qui donnent le frisson Et je me vois sur la route En me moquant du temps Et c'est mon cur qu'il écoute Notre amour dans le vent Nous somm's vagabonds Nous chantons des chansons Moi j'ai des frissons La la la la la la la la!
Le Trou De Mon Quai Composer(s): Paul Briollet - Jules Combe - Désiré Berniaux Performer(s): Dranem
Je demeure dans une maison tout près d'la Seine Où l'on fait depuis trois s'maines Des fouilles et des travaux Pour faire passer le métro
De ma fenêtre tout en fumant des pipes Je regarde les équipes Dont les hommes sont occupés À faire un trou dans mon quai
Et si vous voulez mon adresse C'est pas difficile à trouver Afin que chacun la connaisse En deux mots j'vais vous renseigner
Y a un quai dans ma rue Y a un trou dans mon quai Vous pourrez donc contempler Le quai de ma rue et le trou de mon quai
L'autre jour j'rencontre un vieil ami d'province J'lui dis tu tombes bien mon prince De ma rue je vais t'montrer Toutes les curiosités
J'voudrais d'abord voir la gal'rie des machines J'lui réponds tu t'imagines Qu'à Paris il n'y a qu'celle là J'en ai une plus chouette que ça
Accepte à dîner je t'en prie Après sans trop nous fatiguer Je te ferai voir une gal'rie Qui certainement va t'épater
Y a un quai dans ma rue Y a un trou dans mon quai Tu pourras sans t'déranger Voir le quai de ma rue et le trou de mon quai
Mais hélas ici bas, la joie n'est qu'un leurre Et l'on m'a dit tout à l'heure Que les travaux d'terrassement Vont s'terminer prochain'ment. C'est pas drôle pour moi qu'en avait l'habitude Et ça va m'paraître rude Quand l'dernier coup d'pelle donné Le trou d'mon quai s'ra bouché
Adieu joies et rêveries nocturnes Adieu journées d'activité Comme autrefois seul dans ma turne J'n'aurai plus hélas qu'à chanter
Y a un quai dans ma rue Mais y a plus d'trou dans mon quai J'nai donc pour me consoler Que la vue du quai de ma rue, j'ai plus d'trou d'mon quai
Le 31 du Mois d'Août Composer(s): Gaston Couté - Marc Robine Performer(s): Marc Ogéret and multiple other artists
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Le trente et un du mois d'août Nous vîmes venir sous l'vent vers nous Le trente et un du mois d'août Nous vîmes venir sous l'vent vers nous Une frégate d'Angleterre Qui fendait l'air et puis les eaux Voguant pour aller à Bordeaux Le capitaine, un grand forban Fait appeler son lieutenant Le capitaine, un grand forban Fait appeler son lieutenant "Lieutenant, te sens-tu capable Dis-moi, te sens-tu z'assez fort Pour prendre l'Anglais à son bord?
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Le lieutenant fier z'et hardi Lui répond: Capitaine, z'oui Le lieutenant fier z'et hardi Lui répond: Capitaine, z'oui Faites branl'bas à l'équipage Je vas z'hisser not'pavillon Qui rest'ra haut, nous le jurons
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Le maître donne un coup d'sifflet Pour faire monter les deux bordées Le maître donne un coup d'sifflet Pour faire monter les deux bordées Tout est paré pour l'abordage Hardis gabiers, fiers matelots Braves canonniers, mousses, petiots
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Vire lof pour lof en bourlinguant Je l'abordions par son avant Vire lof pour lof en bourlinguant Je l'abordions par son avant À coup de haches d'abordage De pique, de sabre, de mousquetons En trois cinq sec, je l'arrimions
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Que dira-t-on du grand rafiot En Angleterre et à Bordeaux Que dira-t-on du grand rafiot En Angleterre et à Bordeaux Qu'a laissé prendre son équipage Par un corsaire de six canons Lui qu'en avait trente et si bons?
Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux Buvons un coup, buvons-en deux À la santé des amoureux À la santé du Roi de France Et... pour le Roi d'Angleterre Qui nous a déclaré la guerre!
Le Train De La Vie Composer(s): Pierre Philippon - Gilbert Bécaud Performer(s): Gilbert Bécaud
Le train de la vie C'est un joli petit train qui te mène du berceau Jusqu'à la fin de la fin Il fait des "youp" des "bravos" des "Hou la la" Des "Pourquoi t'es pas venu" des "comment t'es déjà là"
Chacun le prend Y'en a qui voyagent assis D'autres qui dorment debout C'est ça le train d'la vie, vive la vie Mais si tu manques la marche On n'en parle plus
Le train de la vie C'est un petit train qui va Des montagnes de l'ennui Aux collines de la joie Il fait des "oui" des "peut-être" et puis des "non" Il fait le jour et la nuit Ça dépend de la station "Gare de triage Attention départ" Oh les beaux wagons que voilà Si ça dépendait de moi J'les prends tous à la fois Attention tu vas rester sur le quai J'ai peur de me tromper de voie Chanteur, Pasteur, Avocat Mais le train n'attend pas
Le train de la vie C'est un petit train qui fait des arrêts pipi au lit Des arrêts café au lait Il fait des "tiens" des "comme c'est curieux" des "Ah bon t'en es bien sûr" Des "vraiment je savais pas"
Chacun le prend Y'en a qui voyagent assis D'autres qui dorment debout C'est ça le train d'la vie, vive la vie Mais si tu manques la marche On n'en parle plus
Il fait pousser Des jolis ventres tout ronds Des"Oh le joli bébé... Oh le vilain moribond" Il fait des "oui" des "peut-être" et puis des "non" Il fait le jour, il fait la nuit Ça dépend de la station Terminus. Tout le monde descend Oh vraiment ce train va trop vite C'est une course poursuite À travers les années Attention il faut dégager les quais Les autres voyageurs sont là Ils te bousculent de joie Et le train n'attend pas
Le train de la vie C'est un petit train qui va Des montagnes de l'ennui Aux collines de la joie
Le train de la vie C'est un petit train tout bleu Qui te mène de l'ennui Jusqu'au pays du Bon Dieu
Le Tourbillon Composer(s): Serge Rezvani - Georges Delerue Performer(s): Jeanne Moreau - 1961 Covered by multiple other artists
Elle avait des bagues à chaque doigt Des tas de bracelets autour des poignets Et puis elle chantait avec une voix Qui, sitôt, m'enjôla
Elle avait des yeux, des yeux d'opale Qui me fascinaient, qui me fascinaient Y avait l'ovale de son visage pâle De femme fatale qui m'fut fatale De femme fatale qui m'fut fatale
On s'est connus, on s'est reconnus On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue On s'est retrouvés, on s'est réchauffés Puis on s'est séparés
Chacun pour soi est reparti Dans l'tourbillon de la vie Je l'ai revue un soir, hàie, hàie, hàie Ça fait déjà un fameux bail Ça fait déjà un fameux bail
Au son des banjos je l'ai reconnue Ce curieux sourire qui m'avait tant plu Sa voix si fatale, son beau visage pâle M'émurent plus que jamais
Je me suis soûlé en l'écoutant L'alcool fait oublier le temps Je me suis réveillé en sentant Des baisers sur mon front brûlant Des baisers sur mon front brûlant
On s'est connus, on s'est reconnus On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue On s'est retrouvés, on s'est séparés Dans le tourbillon de la vie
On a continué à toumer Tous les deux enlacés Tous les deux enlacés Puis on s'est réchauffés
Chacun pour soi est reparti Dans l'tourbillon de la vie Je l'ai revue un soir ah là là Elle est retombée dans mes bras
Quand on s'est connus Quand on s'est reconnus Pourquoi se perdre de vue Se reperdre de vue?
Quand on s'est retrouvés Quand on s'est réchauffés Pourquoi se séparer?
Alors tous deux on est repartis Dans le tourbillon de la vie On à continué à tourner Tous les deux enlacés Tous les deux enlacés
Le Torrent Composer(s): Pierre Delanoë - P. Havet - L. Carmi - P. Caliman Performer(s): Dalida
Comme un torrent qui vient tout droit de la montagne Et qui s'enfuit en bondissant parmi les champs Découvrant dans la campagne toutes les fleurs du printemps Mon cur tout neuf est descendu parmi la ville Gonflé d'amour et de bonheur à partager Mais mon âme est moins tranquille Depuis que j'ai tout quittés
Là haut tout est lumière En bas tout est chimère
Mais le torrent oubli bien vite sa montagne Et comme lui suivant mon destin je descends Et de colline en campagne J'ai perdu mon cur d'enfant Mes yeux tout neufs t'ont rencontré parmi la ville Et sans savoir ils t'ont donné leur liberté La rivière s'en va tranquille Mais moi j'ai voulu rester
Pourtant souvent je pense Au ciel de mon enfance
Ce soir tu vois je me retrouve la vie douce Vivre avec toi dans la clarté de mes vingt ans Et remonte vers la source d'où jaillisse les printemps Dans le silence Des sapins blanc Tu connaîtras près du torrent Mon cur d'enfant
Le Toréador Composer(s): Charles Aznavour Performer(s): Charles Aznavour; Gloria Lasso
Tu gis les yeux perdus Livide et pitoyable Le corps à demi nu Recouvert d'un drap blanc Ton habit de lumière Est jeté lamentable Avili de poussière Et maculé de sang
La course continue Tandis que tu rends l'âme Tant pis pour le vaincu Il mérite son sort Et le nom du vainqueur Que l'assistance acclame Bien plus que la douleur Te transperce le corps le corps
Tu ne reverras plus Les courses ennivrantes Sous un soleil de plomb À te crever les yeux Tu ne reverras plus Les filles ravissantes Debout sur les gradins T'acclamant comme un dieu
Tu n'éprouveras plus Ce sentiment étrange Fait d'un curieux mélange De peur et de fierté Quand dans l'arène en feu Tu marchais d'un pas noble Tandis qu'un passo doble Ponctuait ton entrée
La bête a eu raison De ta fière prestance Elle a sali ton nom Elle a ruiné ta vie Ta merveilleuse allure Et ta fière arrogance Sont tombés dans la sciure Et le sable rougi
Tes ongles sont plantés Dans le bois de ta couche Et seul, abandonné Tu vois venir la mort Cette fille d'amour Qui te colle à la bouche Pour mieux voler tes jours En possédant ton corps
Tu ne reverras plus La chaude Andalousie Quand la terre glacée Va se jeter sur toi Tu ne reverras plus Ces danseuses en folie Ces chanteurs de flamenque Aux pathétiques voix
Une idole se meurt Une autre prend sa place Tu as perdu la face Et soldé ton destin Car la gloire est frivole Et quand on la croit nôtre Elle s'offre à un autre Et il ne reste rien...
Le Tiers Chant Composer(s): Jean Ferrat - Louis Aragon Performer(s): Jean Ferrat & Louis Aragon
Te prendre à Dieu contre moi-même Étreindre étreindre ce qu'on aime Tout le reste est jouer aux dés Suivre ton bras toucher ta bouche Etre toi par où je te touche Et tout le reste est des idées
Je suis la croix où tu t'endors Le chemin creux qui pluie implore Je suis ton ombre lapidée Je suis ta nuit et ton silence Oublié dans ma souvenance Ton rendez-vous contremandé
Te prendre à Dieu contre moi-même Etreindre étreindre ce qu'on aime Tout le reste est jouer aux dés Suivre ton bras toucher ta bouche Etre toi par où je te touche Et tout le reste est des idées
Le mendiant devant ta porte Qui se morfond que tu ne sortes Et peut mourir s'il est tardé Et je demeure comme meurt À ton oreille une rumeur Le miroir de toi défardé
Te prendre à Dieu contre moi-même Étreindre étreindre ce qu'on aime Tout le reste est jouer aux dés Suivre ton bras toucher ta bouche Etre toi par où je te touche Et tout le reste est des idées
Le Testament ((Italian Versions: Testamento (by Beppe Chierici) - 1969; Il Testamento (by Nanni Svampa) - 2004)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1956 Covered by multiple other artists
Je serai triste comme un saule Quand le Dieu qui partout me suit Me dira, la main sur l'épaule "Va-t'en voir là-haut si j'y suis" Alors, du ciel et de la terre Il me faudra faire mon deuil Est-il encor debout le chêne Ou le sapin de mon cercueil
S'il faut aller au cimetière J'prendrai le chemin le plus long J'ferai la tombe buissonnière J'quitterai la vie à reculons Tant pis si les croqu'-morts me grondent Tant pis s'ils me croient fou à lier Je veux partir pour l'autre monde Par le chemin des écoliers
Avant d'aller conter fleurette Aux belles âmes des damnées Je rêv' d'encore une amourette Je rêv' d'encor m'enjuponner Encore un' fois dire: "Je t'aime" Encore un' fois perdre le nord En effeuillant le chrysanthème Qui est la marguerite des morts
Dieu veuill' que ma veuve s'alarme En enterrant son compagnon Et qu'pour lui fair' verser des larmes Il n'y ait pas besoin d'oignon Qu'elle prenne en secondes noces Un époux de mon acabit Il pourra profiter d'mes bottes Et d'mes pantoufl's et d'mes habits
Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme Qu'il fum' ma pipe et mon tabac Mais que jamais - mort de mon âme Jamais il ne fouette mes chats Quoique je n'aie pas un atome Une ombre de méchanceté S'il fouett' mes chats, y a un fantôme Qui viendra le persécuter
Ici-gît une feuille morte Ici finit mon testament On a marque dessus ma porte "Fermé pour caus' d'enterrement" J'ai quitté la vie sans rancune J'aurai plus jamais mal aux dents Me v'là dans la fosse commune La fosse commune du temps
Le Temps S'en Allait Composer(s): Francis Cabrel Performer(s): Francis Cabrel
Ce matin j'ai joué aux billes J'ai couru les filles Et j'ai pris tout mon temps J'ai accroché mon cur Aux épines des fleurs Et j'ai gagné souvent Ce soir, je pousse de ma canne Les feuilles des platanes Sous les bancs de ciment Dans les odeurs de cigare Et le bruit des guitares De mes petits enfants Je courais, je courais, je courais, je courais Et le temps s'en allait Je courais, je courais, je courais... Et tout le temps que je passe Assis à la même place Juste à bouger les yeux Avec mes vieilles rengaines Et mon écharpe de laine Même quand le ciel est tout bleu Toujours la voix qui s'embrume La crainte du rhume Ou le bruit des avions Et dans le froid qui s'approche J'ai peur que les cloches Chantent bientôt mon prénom Je courais, je courais, je courais, je courais Et le temps s'en allait Je courais, je courais, je courais... Toi, mon enfant que j'aime, Toi qui a tant de peine Assieds toi un moment Quels que soient ceux qui te quittent Dis-toi que le temps passe vite Et que la poussière t'attend Tu vois ces bras de misère Ont fait le tour de la terre Pour une fille de chez nous Ils ont fait sauter les tables Et des plages de sable Et des hordes de loups On était tellement bien On était tellement loin Qu'on était presque perdus On était tellement haut Et tellement beaux Qu'on ne se reconnaît plus On courait, on courait, on courait, on courait Et le temps s'en allait... On courait, on courait, on courait... Ce matin j'ai joué aux bille J'ai couru les filles Et j'ai pris tout mon temps J'ai accroché mon cur Aux épines des fleurs Et j'ai gagné souvent Ce soir, j'ai plus de problèmes Tout le monde m'aime Mais c'est pas pareil qu'avant... Parce qu'il y a le bout de ma canne Les feuilles des platanes Et c'est l'automne tout le temps Parce qu'il y a le bout de ma canne Les feuilles des platanes Et c'est l'automne tout le temps Toi mon enfant que j'aime...
Blue Note Dans L'univers Composer(s): Pierre Rapsat Performer(s): Pierre Rapsat
Changer tous les systèmes Assez de ces droites extrèmes Du dieu dollar qui empèche Que les gens s'aiment C'est notre histoire C'est notre mémoire
Pas gai le monde, pas gai le monde Taguer le monde en bleu C'est c'qui lui va le mieux Pas gai le monde, pas gai le monde Taguer le monde Tout c'que j'veux C'est qu'la planète soit bleu d'outremer, mediterranéenne Blue note dans l'univers
On a le paradis Pourquoi en faire un enfer? Arrêtez de violer Notre mère terre C'est notre histoire C'est notre mémoire
Pas gai le monde, pas gai le monde Taguer le monde en bleu C'est c'qui lui va le mieux Pas gai le monde pas gai le monde Taguer le monde Tout c'que j'veux C'est qu'la planète soit C'est qu'la planète soit C'est qu'la planète soit bleu d'outremer, mediterranéenne Blue note dans l'univers
Changer tous les systèmes Blue note dans l'univers Blue note dans l'univers