Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Le Parking Maudit ((Adapted from: Treat Her Right (by Roy Head and The Traits) - 1965)) Composer(s): Roy Head - Gene Kurtz - Eddy Mitchell Performer(s): Eddy Mitchell - 1978
Encore!
Je vous raconte l'histoire Du parking maudit Où venaient rôder tous les soirs Des filles pas très jolies Devenant belles dans le noir À la faveur de la nuit Leurs clients étaient chics En habit en smoking Propres sur eux sentant le fric Et à l'abri du trafic Ils ne demandaient qu'un câlin Très rapide et pratique Moi mon métier c'est flic! Je sais... j'n'ai pas choisi Et je suis chargé de l'enquête De ce parking maudit J'arrive sur les lieux dans le noir Un peu après minuit Et je vois....
Eh! eh! eh! eh! Eh! Vous! Oui, vous! Et j'entends!
Je reconnais les filles De ce parking maudit Elles sont contractuelles le jour Mais gagnent leur vie la nuit Je n'serai jamais commissaire Je n'ai rien vu ! je fuis... Mais j'ai vu... Et j'entends... Et j'entends...
Le Parapluie ((Italian Version: Il Parapioggia (by Beppe Chierici) - 1976)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1956 Covered by multiple other artists
Il pleuvait fort sur la grand-route Ell' cheminait sans parapluie J'en avais un, volé, sans doute Le matin même à un ami Courant alors à sa rescousse Je lui propose un peu d'abri En séchant l'eau de sa frimousse D'un air très doux, ell' m'a dit "oui"
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
Chemin faisant, que ce fut tendre D'ouïr à deux le chant joli Que l'eau du ciel faisait entendre Sur le toit de mon parapluie J'aurais voulu, comme au déluge Voir sans arrêt tomber la pluie Pour la garder, sous mon refuge Quarante jours, quarante nuits
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
Mais bêtement, même en orage Les routes vont vers des pays Bientôt le sien fit un barrage A l'horizon de ma folie Il a fallu qu'elle me quitte Après m'avoir dit grand merci Et je l'ai vue toute petite Partir gaiement vers mon oubli
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
Le Palais De Nos Chimères Composer(s): Charles Aznavour Performer(s): Charles Aznavour
Nous nous sommes mariés par un jour de printemps Sans prêtre, sans mairie, sans amis, ni parents Nous n'avions tout au plus elle et moi que vingt ans Mais un désir d'adulte brûlait nos curs d'enfants
L'amour en une nuit émancipa nos curs Nous étions enlacés tout honteux de bonheur Dans nos yeux agrandis ne passait nulle peur Car la jeunesse rit quand l'enfance se meurt
Le palais de nos chimères Nous l'avions bâti sur l'horizon Et nous ceinturions la terre Elle et moi, comme des vagabonds
Pour s'abreuver à la source De l'amour cet éternel printemps Nous nous partagions la mousse Du château de la rose des vents
À présent je suis seul je marche toujours Mais quand je sentirai venir mon dernier jour Sur la tombe où déjà repose mon amour Heureux j'irai m'étendre et mourir à mon tour
Et sous la même croix nos deux corps dormiront Nos yeux seront cernés par le même horizon Et de la même terre nos bouches s'empliront Quand pour l'éternité nos âmes s'uniront
Le palais de nos chimères A croulé avec mes illusions Et sous le poids de ses pierres Se lézarde un cur de vagabond
Mon passé qui me domine Me pousse à errer par tous les temps Et dormir parmi les ruines Du château de la rose des vents
Tout seul au fond de la Seine Je commence à m'ennuyer En vain je me démène Pour pouvoir me libérer Dis ans dans la même pose Je vous assure que c'est long Depuis que je me décompose Je fais peur au poisson Qui fichent le camps sans rémission
Je suis un noyé assassiné Par un gras qu'en voulait À mon porte-monnaie Je n'avais pas un centime Lui pour cacher son crime Il me jeta dans l'abîme Et depuis je m'abîme Dans cette masse d'eau Je suis un noyé assassiné J'ai au cou un boulet M'empêchant de remonter Parlez d'une aventure Voila dix ans que ça dure Avec ça je vous jure Que pour une cure, c'est une cure Moi qu'ai horreur de l'eau Encore si on m'avait flanqué Dans un tonneau Où au lieu d'eau Il y avait du vin clairet Mais non, mes chairs en deviennent molles Je me désole et je l'étiole La Seine ne charrie pas d'alcool Vous qui m'oyez, plaignez plaignez Tous les noyés assassinés Je vivais dans ma famille J'étais un bon garçon Je courais après les filles Pour trousser leurs jupons Hélas! dans ma retraite Y a rien de folichon Pas une mignonnette Rien que des petits poissons Qui fichent le camp sans rémission Je suis un noyé assassiné Par un gars qu'en voulait À mon porte-monnaie Poussé par cette crapule Dans l'eau qui fait des bulles Et me voilà ridicule Avec mon air crevé Je suis un noyé assassiné J'ai au coup un boulet M'empêchant de remonter Vous parler d'une histoire Dans cette immense baignoire Je n'ai que des déboires Moi qui mangeais sans boire Maintenant je bois sans manger Parfois d'inutile hameçons Croyant pêcher Viennent se loger Dans le fond de mon pantalon Ou bien une herbe un peu trop fine Familièrement, grossièrement Vient se loger dans mes narines Vous qui m'oyez, plaignez plaignez Tous les noyés assassinés
Je suis un noyé assassiné Qui voudrait insérer Dans les annonces couplées Cette petite chose En vers plutôt qu'en prose Je commencerai la chose Simplement par, pour cause Pour cause de départ Je suis un noyé assassiné Qui céderait volontiers À un désespéré Sans une seconde d'attente De reprise exorbitante Une retraite charmante Où il y a l'eau courante Dans un monde bien à part Un coin qui vous fera plaisir Très retiré Où vous serez Vraiment heureux à en mourir Et moi ainsi de mon côté Je pourrai dire Au lieu de mourir Heureux à en ressusciter Si vous m'enviez Venez me remplacer Dans le domaine des noyés Venez
Le Nombril Des Femmes D'agents ((Italian Versions: L'ombelico Della Moglie Di Un Agente (by Beppe Chierici) - 1976; L'ombelico (by Nanni Svampa) - 2004)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1956 Covered by multiple other artists
Voir le nombril d'la femm' d'un flic N'est certain'ment pas un spectacle Qui, du point d'vue de l'esthétiqu' Puiss' vous élever au pinacle Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris Un honnête homme sans malice Brûlant d'contempler le nombril D'la femm' d'un agent de police
"Je me fais vieux, gémissait-il Et, durant le cours de ma vie J'ai vu bon nombre de nombrils De toutes les catégories Nombrils d'femm's de croqu'-morts, nombrils D'femm's de bougnats, d'femm's de jocrisses Mais je n'ai jamais vu celui D'la femm' d'un agent de police"
"Mon père a vu, comm' je vous vois Des nombrils de femm's de gendarmes Mon frère a goûté plus d'une fois D'ceux des femm's d'inspecteurs les charmes Mon fils vit le nombril d'la souris D'un ministre de la Justice Et moi, j'n'ai même pas vu l'nombril D'la femm' d'un agent de police"
Ainsi gémissait en public Cet honnête homme vénérable Quand la légitime d'un flic Tendant son nombril secourable Lui dit: "Je m'en vais mettre fin A votre pénible supplice Vous fair' voir le nombril enfin D'la femm' d'un agent de police"
"Alleluia! fit le bon vieux De mes tourments voici la trêve! Grâces soient rendues au Bon Dieu Je vais réaliser mon rêve!" Il s'engagea, tout attendri Sous les jupons d'sa bienfaitrice Braquer ses yeux sur le nombril D'la femm' d'un agent de police
Mais, hélas ! il était rompu Par les effets de sa hantise Et comme il atteignait le but De cinquante ans de convoitise La mort, la mort, la mort le prit Sur l'abdomen de sa complice Il n'a jamais vu le nombril D'la femm' d'un agent de police
Le Nom Que Tu Portes Composer(s): Jon Bon Jovi - Richie Sambora Performer(s): Johnny Hallyday
Être libre, c'est n'obéir Qu'aux seules lois qu'on s'impose Avoir une raison de vivre De mourir pour quelque chose Alors C'est à toi de choisir Alors Je n'ai rien d'autre à dire Sinon
N'aie jamais honte du nom que tu portes Et sil a colère, un jour, t'emporte Ton âme n'en sera qu'un peu plus forte Si l'expérience n'est pas lettre morte
Être libre, c'est ne jamais Trahir ceux que l'on aime Jamais se trahir soi-même
Accepter qui l'on est Crier Jusqu'à ce qu'on t'entende Crier Vers ces mains qui se tendent Et surtout
N'avoir jamais honte du nom que tu porte Et si la colère, un jour, l'emporte Ton âme n'en sera qu'un peu plus forte Si l'expérience n'est pas lettre morte Du nom que tu portes, ton âme sera forte
Tu es libéré Quelles que soient te s fautes Si tu peux garder Si tu peux garder Le regard franc et la tête haute
N'aie jamais honte du nom que tu portes Et si la colère, un jour, t'emporte Ton âme n'en sera qu'un peu plus forte N'aie jamais honte du nom que tu portes
Si la vie te vole Si la vie te vole Si nul ne t'épaule Si nul ne t'épaule Tant que tu détiens Ce nom qui est celui de tous les tiens
Tu seras riche bien plus que de biens Tu auras l'avenir entre les mains À tes enfants et sans leur mentir Au soir de ta vie, tu pourras leur dire
Qu'ils n'aient jamais honte du nom qu'ils portent Et si la colère, un jour, l'emporte Que leurs âmes n'en soient chaque fois plus fortes Qu'ils n'aient jamais honte du nom qu'ils portent
Le Noceur Composer(s): Francis Cabrel Performer(s): Francis Cabrel
La voiture avançait Dans la pénombre humide L'homme avait choisi son quartier Un carillon sonnait Pour dire que la nuit se termine Mais pour un fêtard Il est trop tôt pour rentrer La nuit a été chaude En alcools, en farines légères Ces gens-là ont tout ce qu'ils veulent Mais lui, il s'était inventé Un jeu supplémentaire Surtout, surtout Ne jamais rentrer seul C'est pas un jeu précis C'est plutôt son envie de plaire Quelque chose comme passer du bon temps C'est pour ça qu'il a choisi Ce quartier ordinaire Cette fin de nuit parmi les pauvres gens Lui, c'est un noceur, un noceur, un noceur Un dandy, un rouleur La première fille qu'il croise Il sait qu'il doit faire vite Alors, il lui sourit pour ne pas qu'elle s'inquiète Une sorte de jazz monte Comme il baisse la vitre Elle n'a même pas tourné la tête... Il reste un bar ouvert Où quelques soûlards se cramponnent Et où la serveuse ne s'étonne de rien Il laisse la voiture devant Il est sûr que ça l'impressionne Mais elle a répondu en retirant sa main Elle a dit: no sir, no sir La vie a fait de toi un dandy, un rouleur T'avances comme au volant d'un cargo, d'un croiseur J'aime pas comme tu claques des doigts Elle a dit: no sir, no sir T'es tombé du côté des nantis, des menteurs Dans ta poitrine j'entends le battement d'un compteur Faut pas que tu comptes sur moi On n'a pas la vie facile Hey, mais on a tout ce qu'il faut On a rangé les évangiles On fera plus de cadeau On voit venir le jour C'est comme la chance qui nous quitte Il faut partir avant que tout ne se complique Dans cette chasse à cour Y a quand même une limite Celle de rentrer avant que ne s'éteigne l'éclairage public Il revient vers chez lui Le portail électrique Et les allées de graviers entre les massifs de fleurs Faire un peu de café Mettre un peu de musique Oublier ce que cette fille lui disait tout à l'heure... Quand elle parlait d'un noceur... d'un noceur Et puis elle a parlé de dandy, de rouleur Et aussi de cargo, de croiseur De gens qui claquent des doigts Elle a dit: no sir, no sir T'es tombé du côté des nantis, des menteurs Dans ta poitrine j'entends le battement d'un compteur Il faut pas que tu comptes sur moi Elle a dit: no sir, no sir La vie a fait de toi un dandy, un rouleur T'avances comme au volant d'un cargo, d'un croiseur J'aime pas comme tu claques des doigts Hey, elle a dit: no sir
Le Nez ((Dutch Version: De Neus (Herman van Veen) - 1968)) Composer(s): Charles Aznavour First release by: Marcel Amont - 1965
Il y a des nez de toutes sortes Des nez de toutes dimensions Et selon celui que l'on porte Ou bien il a de l'intuition Ou bien il ne sert à rien d'autre Qu'à se fourrer dans des mouchoirs Pourtant lorsqu'il s'agit du nôtre C'est un nez qu'est fait pour tout voir Oui car le nez de la police Celui que l'on trouve partout N'est pas un vulgaire appendice Fait pour respirer et c'est tout Non, c'est le nez d'un chien de race Vigilant et très fin limier Qui lorsqu'il s'en va à la chasse Sait très bien trouver son gibier
Le nez, radar de notre intelligence Gouvernail de nos intuitions Par le chemin de l'évidence Nous fait trouver des solutions Le nez est vraiment la chose idéal Que l'homme ait jamais porté Et gloire à nos fosses nasales Car nous ne serions rien sans nez Nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez Nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez
En remontant le cours des âges On tombe toujours sur des nez Qui nous révèlent des visages Jusqu'au fond de l'antiquité Parlerait-on de Cléopâtre Que serait sans lui Cyrano De l'histoire jusqu'au théâtre Le nez est un porte-flambeau Et les obscurs et les sans grades Les nez qui au prix du devoir Sont tombés dans les embuscades De revolvers ou de poignards Le nez subtil de la Mondaine Dont ne savent que se moquer Les gens qui malgré mille peines Ne voient pas plus loin que leur nez
Le nez, radar de notre intelligence Gouvernail de nos intuitions Par le chemin de l'évidence Nous fait trouver des solutions Le nez est vraiment la chose idéal Que l'homme ait jamais porté Et gloire à nos fosses nasales Car nous ne serions rien sans nez Nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez, nez
Le Néon Composer(s): Salvatore Adamo Performer(s): Salvatore Adamo
Le néon, le néon Le nez en l'air L'air d'un... Qu'on se le dise Entre pantins Gare à la crise Gare à l'instinct Car plus ça monte Et plus j'ai honte Plus je me rends compte Que je ne suis pas grand Pas grand, pas grand Et ça m'énerve J'perds mon latin J'perds ma verve Et je m'éteins Le néon, le néon Le nez en l'air L'air d'un ... Centième étage Centième cage Centième orage Je serre les dents Enfin sur terre Et solitaire Dans les rues j'erre Au gré du vent Je cherche une âme Au coeur du soir Je ne réclame Qu'un peu d'espoir Le néon, le néon Le nez en l'air L'air d'un... Broadway la blonde Dans la nuit gronde Et c'est la ronde Des morts vivants Dans ce dédale Je perds la foi Et un vandale S'éveille en moi Le bruit me saoule Je suis sans fond Les murs s'écroulent Sur ma prison Amérique À mes risques À mes disques Je te devais J'ai pris le risque Tant pis pour toi Car dans mes disques Tu resteras Le néon .... le néon........
Quand tu partis, quand Tu levas le camp Pour suivre les pas De ton vieux nabab De peur qu' je n' sois triste Tu allas chez l' fleuriste Quérir un' fleur bleue Un petit bouquet d'adieu Bouquet d'artifice Un myosotis En disant tout bas Ne m'oubliez pas
Afin d'avoir l'heur' De parler de toi J'appris à la fleur Le langag' françois Sitôt qu'elles causent Paraît que les roses Murmurent toujours Trois ou quatre mots d'amour Les myosotis Eux autres vous dis'nt Vous disent tout bas Ne m'oubliez pas
Les temps ont passé D'autres fiancées Parole d'honneur M'offrir'nt le bonheur Dès qu'une bergère Me devenait chère Sortant de son pot Se dressant sur ses ergots Le myosotis Braillait comme dix Pour dire "Hé là-bas Ne m'oubliez pas"
Un jour Dieu sait quand Je lèv'rai le camp Je m'envol'rai vers Le ciel ou l'enfer Que mes légataires Mes testamentaires Aient l'extrême bonté Sur mon ventre de planter Ce sera justic' Le myosotis Qui dira tout bas Ne m'oubliez pas
Si tu vis encor' Petite pécor' Un d' ces quat' jeudis Viens si l'cur t'en dit Au dernier asile De cet imbécile Qui a gâché son cur Au nom d'une simple fleur Y a neuf chanc's sur dix Qu' le myosotis Te dise tout bas Ne m'oubliez pas
Le Musée De L'armée Composer(s): Charles Aznavour Performer(s): J.J. Debout
Quand j'étais écolier Souvent j'allais traîner Mon enfance fragile Au musée de l'Armée Ou je pouvais rêver Tout seul et bien tranquille Les canons en retraite Par les gueules rouillées Me parlaient de conquêtes De leurs voix enrouées Le passé prenait forme Dans ma tête d'enfant Et tous les uniformes Semblaient se mettre en rang Je quittais le présent Pour aller vivre au temps De l'héroïque histoire Sur le sol déchiré Les morts et les blessés Gisaient couvert de gloire Et docile jusqu'au soir Loin des bruits de la ville Je rêvais de gloire Mes idées changeaient vite Et j'étais tour à tour Colonel, grenadier, mousquetaire ou tambour Je chérissais la reine et je servais le roi J'étais blessé en Prusse ou vainqueur des Anglois
Quand j'étais écolier Souvent j'allais traîner Mon enfance fragile Au musée de l'Armée Ou je pouvais rêver Tout seul et bien tranquille Étendards et bannières Me disaient tristement Nous étions beau naguère Quand nous flottions au vent Loin de ces aventures Voués à l'inaction Les armes et les armures Trouvaient le temps bien long J'avais le sentiment Sortie de ma mémoire Venait guider mes pas Prenant bien soin de moi Parce que j'aimais l'histoire Et docile, chaque fois Par les rues de la ville Me ramenait chez moi Quand j'étais écolier Souvent j'allais traîner Mon enfance Au musée de l'Armée Au musée de l'Armée Au musée de l'Armée
Le Mur De La Prison D'en Face Composer(s): Yves Duteil Performer(s): Yves Duteil
En regardant le mur De la prison d'en face J'entends tous les ragots Et les bruits des autos Boulevard Arago Qui passent Sur les toits des maisons Qui servent d'horizon Un bout de la tour Mont-Parnasse
L'hiver on voit les gens Dans les maisons d'en face L'été les marronniers Les cachent aux prisonniers Et les bruits du quartier S'effacent Quand l'école a fermé Combien ont dû penser Au jour de la rentrée Des classes
En regardant le mur J'imagine à sa place Les grillages ouvragés D'un parc abandonné Explosant de rosier D'espace Les grillages ouvragés D'un parc abandonné Où les arbres emmêlés S'enlacent
En regardant le mur De la prison d'en face Le cur un peu serré D'être du bon côté Du côté des autos Je passe Et du toit des maisons Qui ferment l'horizon Un morceau de la Tour Dépasse
Le Mur Composer(s): Maurice Vidalin - Gilbert Bécaud Performer(s): Gilbert Bécaud and multiple other artists
Y a toujours un côté du mur à l'ombre Mais jamais nous n'y dormirons ensemble Faut s'aimer au soleil Nus comme innocents Se moquant des saintes âmes qui grondent nos vingt ans
Un matin Nous partirons sans bagages Tous les deux Sur une petite plage Ecrasés de soleil Nus débarrassés De ce mur Qui nous volait nos voyages insensés
Amoureux jolis vagabonds de l'ombre N'allez plus jamais vous cacher dans les coins sombres Courez vite au soleil Nus tout exaucés Vous aimer à la barbe de ce monde Indignés Inondés De clarté
Le Mur Composer(s): Michel Vaucaire - Charles Dumont Performer(s): Barbra Streisand
Ils ont construit Un grand mur gris Couleur dennui Couleur malheur Un mur de gêne Un mur de peine Un mur de haine Un mur de peur Et ils ont fait Ce qui devait À tout jamais Nous séparer Ils ont perdu Ils n'ont pas pu Nous empêcher De nous aimer Ils ont construit Un grand mur gris Couleur de pluie Couleur dhiver Pour nous cacher Nous baionnettes Nous étouffer Nous faire à Terre Ils ont perdu Ils nont pas pu Nous empêcher De nous aimer Ils nont pas pu Nous empêcher De leur crier Un monde entier Nous empêcher De nous aimer De leur crier Au monde entier...
Le Moyenâgeux Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Le seul reproche, au demeurant Qu'aient pu mériter mes parents C'est d'avoir pas joué plus tôt Le jeu de la bête à deux dos Je suis né, même pas bâtard Avec cinq siècles de retard Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux
Ah! que n'ai-je vécu, bon sang! Entre quatorze et quinze cent J'aurais retrouvé mes copains Au Trou de la pomme de pin Tous les beaux parleurs de jargon Tous les promis de Montfaucon Les plus illustres seigneuries Du royaum' de truanderie
Après une franche repue J'eusse aimé, toute honte bue Aller courir le cotillon Sur les pas de François Villon Troussant la gueuse et la forçant Au cimetièr' des Innocents Mes amours de ce siècle-ci N'en aient aucune jalousie...
J'eusse aimé le corps féminin Des nonnettes et des nonnains Qui, dans ces jolis tamps bénis Ne disaient pas toujours "nenni" Qui faisaient le mur du couvent Qui, Dieu leur pardonne! souvent Comptaient les baisers, s'il vous plaît Avec des grains de chapelet
Ces p'tit's surs, trouvant qu'à leur goût Quatre Evangil's c'est pas beaucoup Sacrifiaient à un de plus L'évangile selon Vénus Témoin: l'abbesse de Pourras Qui fut, qui reste et restera La plus glorieuse putain De moines du quartier Latin
À la fin, les anges du guet M'auraient conduit sur le gibet Je serais mort, jambes en l'air Sur la veuve patibulaire En arrosant la mandragore L'herbe aux pendus qui revigore En bénissant avec les pieds Les ribaudes apitoyées
Hélas! tout ça, c'est des chansons Il faut se faire une raison Les choux-fleurs poussent à présent Sur le charnier des Innocents Le Trou de la pomme de pin N'est plus qu'un bar américain Y a quelque chose de pourri Au royaum' de truanderie
Je mourrai pas à Montfaucon Mais dans un lit, comme un vrai con Je mourrai, pas même pendard Avec cinq siècles de retard Ma dernière parole soit Quelques vers de Maître François Et que j'emporte entre les dents Un flocon des neiges d'antan...
Ma dernière parole soit Quelques vers de Maître François... Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux
Le Mouton De Panurge Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Georges Brassens
Elle n'a pas encor de plumes La flèch' qui doit percer son flanc Et dans son cur rien ne s'allume Quand elle cède à ses galants Elle se rit bien des gondoles Des fleurs bleues, des galants discours Des Vénus de la vieille école Cell's qui font l'amour par amour
N'allez pas croire davantage Que le démon brûle son corps Il s'arrête au premier étage Son septième ciel, et encor Elle n'est jamais langoureuse Passée par le pont des soupirs Et voit comm' des bêtes curieuses Cell's qui font l'amour par plaisir
Croyez pas qu'elle soit à vendre Quand on l'a mise sur le dos On n'est pas tenu de se fendre D'un somptueux petit cadeau Avant d'aller en bacchanale Ell' présente pas un devis Ell' n'a rien de ces bell's vénales Cell's qui font l'amour par profit
Mais alors, pourquoi cède-t-elle Sans cur, sans lucre, sans plaisir Si l'amour vaut pas la chandelle Pourquoi le joue-t-elle à loisir Si quiconque peut, sans ambages L'aider à dégrafer sa rob' C'est parc' qu'ell' veut être à la page Que c'est la mode et qu'elle est snob
Mais changent coutumes et filles Un jour, peut-être, en son sein nu Va se planter pour tout' la vie Une petite flèch' perdue On n'verra plus qu'elle en gondole Elle ira jouer, à son tour Les Vénus de la vieille école Cell's qui font l'amour par amour
Le Monsieur Et Le Jeune Homme Performer(s): Guy Béart
Un monsieur aimait un jeune homme Surtout, ne nous affolons pas regardons autour de nous comme chaque amour va son propre pas Le berger soit suivre ses chèvres le chasseur la biche aux abois et le dévot pose ses lèvres sur de simples morceaux de bois
Un monsieur aimait un jeune homme Cela n'a rien que de banal Les habitués des hippodromes font des folies pour un cheval Ai-je dit qu'ils vivaient ensemble ensemble une même maison? C'était plus commode, il me semble Si c'est vrai, ils avaient raison
Un monsieur aimait un jeune homme Méprisant toute précaution ils allaient dans les vélodromes le vélo'c'était leur passion Ces spectacles font d'habitude moins de victimes que l'alcool Combien poussent la turpitude jusqu'à hanter les music-hall?
Un monsieur aimait un jeune homme il lui payait tous ses cahiers Le monsieur était économe le jeune était écolier Il lui payait aussi ses livres lui donnait parfois quelque argent Il en faut bien un peu pour vivre laissons vivre les jeunes gens!
Un monsieur aimait un jeune homme ils marchaient la main dans la main Ils s'en allèrent jusqu'à Rome par les détours et les chemins Et là, presqu'aux yeux de Saint Pierre en visitant le Colisée allons, n'en faisons plus mystère ils échangèrent un baiser
Où croyez-vous que nous en sommes? Jusqu'où nous conduisent nos pas? Un monsieur aimait un jeune homme Il est si doux d'être papa!
Le Monologue D'Émilie Composer(s): Michel Berger Performer(s): France Gall
Émilie du vent, de l'air Répétait déjà mon père Émilie du vent de l'eau Tes rêves c'est du vent, des mots
Moi Émilie je voulais Juste un peu d'amour vrai Mais ne le trouvait jamais Et j'aurais vendu mon âme Juste pour un regard en coin Pour qu'on ranime la flamme Qui dormait entre mes mains Moi Émilie je croyais Que l'amour vrai existait Mais ne le trouvait jamais
Et mes surs Riaient de mes malheurs Mes deux surs N'ont pas de cur
{C'est pas qu'on a pas de cur Mais l'amour nous amuse Et les peines de cur aussi C'est pas qu'on a pas de cur Mais la vie nous amuse Les rêves d'Émilie aussi}
Émilie du vent, de l'air Tu as bien des choses à faire Émilie du vent de l'eau Recommence tout à zéro Ton idée d'homme idéal Tu l'as vue dans le journal Mais il n'existera jamais
Moi Émilie je voudrais Juste un peu d'amour vrai Est-ce que je ne le trouverai jamais?
Le Monde Est Sous Nos Pas Composer(s): Charles Aznavour - Maurice Jarre Performer(s): Charles Aznavour
À chacun ses jours de joie, de misère Chacun son chemin de crois sur la terre Mais tant que la vie est là on espère Pouvoir changer le destin dès demain
Sous la cendre de l'ennui l'amour veille Réchauffant une autre vie qui s'éveille Et donne à nos coeur meurtris de merveilles Qui raniment à chaque instant nos printemps
Tant que l'étoile nous guide Le monde est sous nos pas Et même s'il gronde et court au suicide Le monde est sous nos pas
À travers nos jours sans gloire et nos peines Au delà du désespoir et la haine Luit cette lueur d'espoir qui entraîne Nos coeurs vers la liberté de rêver
Tant que l'étoile nous guide Le monde est sous nos pas Même s'il gronde et court au suicide Le monde est sous nos pas
Malgré notre vérité, notre histoire Malgré nos jours dévastés, nos déboires Quand la vie semble sombrer on veut croire Que le monde restera sous nos pas