
C'est dans un matin, aujourd'hui très loin,
Et dans les passés qui sont des navires
Sombrés à jamais, et c'est là le pire,
C'est dans un matin, désormais très loin,
Là-bas près du fleuve, que tu es né,
Au bord du quai, dans une maison blanche
Qui souffrait du vent, et c'était dimanche,
Et cloches sonnaient elles, dans l'air gai.
("Les Fleurs Vertes" (1934) Aveux, I, Ortus.)
"De Sint-Paulusstraat" is het titelgedicht van de bundel "Het Lied van de Sint-Paulusstraat". Het is het hoogtepunt van het oeuvre van Max Elskamp. In twaalf hoofdstukken beschrijft hij alle facetten van het leven in zijn geboortestraat rond 1870 en hij doet dat zonder "dichterlijke vrijheden".
Alles wat er geweest is, staat in het gedicht zoals het was, en als het er niet staat, is het er ook niet geweest. Daarom worden bijvoorbeeld "de natiewagens", toch zo kenmerkend voor het havenleven, niet vermeld. Zij denderden immers niet over de kasseien van de Sint-Paulusstraat maar manoeuvreerden verderweg op de Dries en het Falconplein.
La Rue Saint-Paul
I
C'est ta rue Saint-Paul
Celle où tu es né,
Un matin de Mai
A la marée haute,
C'est ta rue Saint-Paul,
Blanche comme un pôle,
Dont le vent est l'hôte
Au long de l'année.
Maritime et tienne
De tout un passé,
Chrétienne et païenne
D'hiver et d'été,
Le fleuve est au bout
Du ciel qu'on y voit,
Faire sur les toits
Noires ses fumées,
De grands vaisseaux roux
De rouille et d'empois,
Y tendent leurs bras
De vergues croisées,
Maritime en tout
L'air que l'on y boit,
Sent avec la mer
Le poisson sauré,
C'est ta rue Saint-Paul
Ta rue bien aimée,
Où le fleuve amer
Monte ses eaux hautes,
C'est ta rue Saint-Paul
Blanche comme un pôle,
Et dont tu fus l'hôte
pendant des années.
II
Paroisse du vent
Et rue de la mer,
Dans le matin clair
D'embruns délavée,
Dévote, marchande,
Trafiquante et gaie
Blanche de servantes
Dès le jour monté,
On y vend l'anchois,
La sole et la raie,
Et la plie au choix
Ou vive, ou fumée;
Puis cloches sonnant
Les messes premières,
A rires dans l'air
Ainsi qu'envolés,
Roses les Jésus,
Blanches les Maries,
Dans leurs niches nues
Ou de fleurs ornées,
C'est vie prenant cours,
Négoce et prières,
Et dit tout d'amour
Le jour commencé.
III
Mais musique alors
De mots qui s'avère,
Parlers étrangers
Du sud et du nord,
Offices, bureaux
Et comptoirs ouverts
Où s'en vont pressés
Commis et clercs d'eau,
Rue qui dit sa vie
Toute de gens pleine,
Dans le vent qui rit,
Qui le suit son lot,
Musiques dans l'air
Des heures qui viennent,
Dites à voix pleine
Par des cloches claires,
C'est au long des mois,
Dans l'an qui s'enchaîne,
A chacun sa joie,
A chacun sa peine,
Et saison qui vient
Dans le temps qui va,
Rue fêtant le Saint
Ou le jour qu'elle a.
IV
Le consul anglais
Y met son drapeau,
Le consul anglais
Le jour de la Reine,
De gais matelots
Leur couteau au dos,
Y passent farauds
Toute la semaine,
Jean le Hollandais
Quand c'est mai qui vient,
Ses paniers aux mains,
La vendre la fraise,
Jean le Hollandais
Parti de Breda
Avec ses pieds
Les sabots qu'il a;
Puis tout soleil, Août,
Dans le ciel qui pèse,
Odorant la graisse,
La bière et le moût,
Sortis les Géants,
Gens bus et kermesse,
Sur leurs chars roulant
Les dieux qui se dressent:
On voit Antigon,
On voit la Baleine
Et nu Cupidon
Sur son dos assis,
Et gais les Dauphins,
Et la Nave pleine,
De joyeux marins
Qui poussent des cris;
Puis soir advenu
Violons éteints,
Accordéons tus,
Tout sentant le vin,
Lors voix haut montées
Dans la nuit qui pâme,
Musiques ailées
Et dehors les femmes,
Sortis les couteaux
Qu'appelle la chair,
C'est de face ou dos
A la mort qui vient,
Amour matelot,
Amour de marins,
Même en le sang clair
Qui trouve son bien,
Et dans la nuit chaude
Lune qui s'incarne,
Mort ou vie qui rôde
Sans cris et sans larmes.
V
Or qu'il soit de vivre
Comme il plaît à Dieu,
Mais toi qui te livres
Au tabac et veux
Fumer Saint-Omer
Ou Porto-Rico,
Va chez Dame Claire
Qui en a pleins pots.
Puis Roisin aussi
Et mis en paniers
Tabac de Paris
Qu'on fume aux Gambiers
Et Saint-Vincent noir
Qui gratte au gosier,
Cher aux mariniers
Parce qu'il fait boire;
Mais toi qui préfères
Rouler le papier,
Pour ton Maryland
Va chez Dame Claire,
Et choisis le clair,
Et prends le bon temps,
A l'élire blond
Et coupé en long.
VI
Mais lors dans le vent
Rue qui fait commerce,
Tonneaux mis en perce,
Et coffres, s'ouvrant,
Laines d'Astrakan
Ou tapis de Perse,
Choses que l'on vendredi
C'est le cuir qu'il sent.
Or fûts de Bordeaux,
Aimes de Coblence,
Corne sèche et peaux
Crues de La Plata,
Qu'on place aux plateaux
Chaînés des balances
De face ou de dos,
En vrac et en tas,
Monsieur Picalon
Lui dans sa boutique,
Monsieur Picalon
Lui qui vend des clous,
Des scies, des rabots,
La sert sa pratique,
De gais matelots
Qui veulent de tout.
VII
Puis rue qui s'en va
Chercher les bassins,
Bouges, galetas,
Où vont les marins,
Maisons à rideaux
Baissés mais qui bougent,
Filtrant un jour clos
De lumière rouge,
C'est filles anglaises
Occupées à boire,
Vêtant pour aimer
Des maillots de moire,
Dans le jour qui pèse
Dehors et si lourd,
Dans le soir d'été
Qui vendent l'amour.
Mais liqueurs au choix
Lors comme la chair,
Aquavit danois,
Anis grec amer,
Whiskey irlandais,
Rhum américain,
Saké japonais,
Opium indien,
Et glaces mirant
En jaune et en noir,
Les cuivres luisants
Au dos du comptoir,
Femmes et qui causent
Les épaules nues,
Ou bien se reposent
En long étendues,
Bagues à leurs mains,
Rêvant mal ou pire,
Ou trouvant leur bien
Enfin à dormir.
Lors temps qui s'espace
Dit en heures lentes,
Et jour qui se passe
Ici dans l'attente,
Yeux comme une rampe
Les suivant les murs,
Et sur des estampes
Qui s'arrêtent durs:
On voit le Vésuve
En feu qui se pâme,
Ainsi qu'une cuve
D'enfer et de flammes,
Et rouge et carmin
Puis loin appendu,
Le pont de Brooklyn
Dans l'air suspendu.
VIII
Or Août qui apporte
Ici l'étranger,
Orgueil qui fait portes
Blanches, murs chaulés,
Orangers qu'on sort
Verts, sur les terrasses,
Pavillon dehors
De toutes les races,
Gens lors qui s'en vont
Anneaux aux chevilles,
Venus de Luçon
De l'Inde et des îles,
C'est choses qu'on vend,
Indous plumes teintes,
Et soieries éteintes
Juifs et d'Orient.
Mais matelots gais,
En chantant qui passent,
Sur leur main posé
Un perroquet blanc,
Ou bien dans leurs bras
Une guenon lasse,
Et désabusée
Qui grince des dents,
Puis Singhalais noirs
Offrant des cauris,
Enfilées, des fruits,
Et des dents d'ivoire,
Rue dans l'air
Qui sent les tropiques,
Et gens qui trafiquent
Sous le soleil clair,
C'est le ciel plus loin
Là-bas qui se mire,
Dans l'eau des bassins
Où sont les navires.
IX
Mais lors en son temps
Brise qui se lève,
Dès le matin blanc
Dans le ciel monté,
Puis dans l'air qui bouge
Sa voix qui s'élève
Quand vient le soir rouge
Où le jour se tait,
Ici sur les toits
C'est le vent qui règne,
Comme sang qui baigne
Cœur ou la vie bat.
Mais lors au clocher
Où temps ne fait grève,
Heures sonnant brèves
Ainsi qu'envolées,
Instant du départ
De nuit advenu
Et vin sur le tard
Alors qu'on a bu,
C'est marins, allés,
Un peu qui chavirent,
Là-bas sur les quais
Chercher leurs navires,
Et dans le silence
Rue alors entrée,
Et pour la partance
Toute pavoisée.
X
Mais odeur ici
D'encens qui revient,
Eglise qui prie
De Dominicains,
Et comme un enfant
Dont les yeux se mouillent,
Le cœur repentant
Et qui s'agenouille,
Rue qui fait le mal,
Rue qui fait le bien,
Et d'une âme égale
Comme les humains,
Puis soudain confuse,
Choses accomplies,
Après s'en excuse
Douce et repentie,
Rue qui se reprend
Blanche comme un lait,
Lavée dans le vent
De tous ses péchés,
Et comme un enfant
Encor qui soupire,
Tantôt repentant,
Qui se met à rire,
Clartés des midis
Alors et qui viennent
Soleil resplendi,
Rue italienne,
A cloches dans l'air
Qui parlent sans fin,
Si net et si clair
Qu'on dirait latin,
Rue qui dit l'été
Et la canicule,
Si chaud le pavé
Qu'on dirait qu'il brûle,
Lors parfum ici
D'encens qui revient,
Eglise qui prie,
De Dominicains,
C'est le porche ouvert
Sur le prieuré,
Dans les lierres verts
Qui dit sa fraîcheur,
Silence, clarté,
Paix douce à la chair,
Eté qui se tait
Comme allé ailleurs.
XI
Or bleu disant l'août
Au commun des jours,
Corneilles qui rouent
En haut sur la tour,
Puis l'heure sonnant
Partent sur leurs ailes,
Quittant les auvents
Crier dans le ciel,
Comme de gros mots
Plus aigres qu'airelles
Dits tout en voyelles
Suivant leur argot,
Corneilles peu sages,
Et même un peu folles,
Vivant en veuvage
Et qui s'en consolent,
Dans le ciel en blond
Sur le prieuré,
A tourner en rond
Autour du clocher,
C'est de choses vues
De les raconter,
Dans le soir venu
Leur rancune allée.
Mais nuit qui se fait
Sur le monde rouge,
Où plus rien ne bouge
Dans le jour allé,
Qu'or dans le ciel nu
En l'air qui voyage,
Lors de commérages
Mégères repues,
C'est corneilles tues,
Au clocher rentrées,
Que le hibou hue
Dans l'ombre montée.
XII
Et maintenant nuit
Qui vient étoilée,
Et lune qui luit
Dans le ciel montée,
C'est dans le sommeil
La vie qui se tait,
Lumières qui veillent
Aux maisons fermées,
Rideaux descendus
Et volets baissés,
Et pavés à nu
Lors tus et muets.
Or silence en l'ombre,
Finie la journée,
C'est le jour allé
Comme nef qui sombre,
Et le fleuve au loin
Là-bas et qui chante
En les heures lentes,
Puis dans l'air marin
Le vent lors aussi
Suivant sa coutume,
Sur les toits qui fument
Qui passe transi.
Or comme il en est
Lors des choses dites,
En l'oubli qui naît
Des heures allées,
Dans le temps donné
Que la vie nous quitte,
En la rue tacite,
C'est la nuit qui paît,
Dans ta rue Saint-Paul,
Celle où tu es né,
Un matin de Mai
A la marée haute,
Dans la rue Saint-Paul,
Blanche comme un pôle,
Et dont tu fus l'hôte,
Pendant des années.
De Sint-Paulusstraat
I
Zo is jouw Sint-Paulusstraat,
Die waar jij geboren werd,
Op een ochtend in mei
Bij hoge tij. (1)
Zo is jouw Sint-Paulusstraat,
Wit als bij sneeuw,
Waar bij alle tij de wind
Te gast is uit zee.
Van de zee en van jou,
Met heel een verleden,
Christen en heidens
Mee met het weder.
De stroom ligt aan het straat-end
En de lucht die men er ziet,
Zendt zwart over de daken
De rook langs de vliet.
Zeereuzen rossig
Van roest en van vetten
Strekken er hun armen
Verstrengeld in netten, (2)
Maritiem in alles,
De lucht die je doordringt
Is er zout als de zee
En de vis die er stinkt.
Zo is jouw Sint-Paulusstraat,
Die jij zo bemint
En die de ziltige stroom
In zijn hoogtij bespringt. (3)
Zo is jouw Sint-Paulusstraat,
Wit (3bis) als bij sneeuw,
En waar jij te gast was
In een vorige eeuw.
(1) In 2012: 150 jaar geleden: Max Elskamp werd geboren in de Sint-Paulusstraat nr 30, op 5 mei 1862. Volgens Marie Gevers, in haar "hommage" op 5 mei 1962, was het toen hoogtij om 8.06 uur.
(2) In het verlengde van de Sint-Paulusstraat lag de nog niet gedempte Sint-Pietersvliet, de Middeleeuwse binnenhaven. (zie foto: de foto is genomen met de rug naar de Schelde. We zien de vliet met in de linkerbovenhoek de Sint-Paulusstraat die verder de stad inloopt.)
(3) Omdat de Schelde nog niet in het keurslijf van de kaaimuren geprangd lag, waren de getijden nog hoorbaar,
(3bis) De witgeschilderde gevels van de 19e eeuwse nieuwbouw (arch. De Proost) maakten van de Sint-Paulusstraat een "witte straat".
II
Wijk van de wind
En straat van de zee
Bleek in de morgen
Na het wijken der nevels,
Devoot, vol handel
En gepingel welgezind,
Wit van de dienstmeiden
Zodra de dag begint,
Men verkoopt er tong,
Rog en schol,
En sprot ook
zoals hij is of gerookt;
Dan het luiden der klokken
Voor de eerste mis,
Gelach in de lucht,
Dat zo weggegalmd is,
Bleke Maria’s liefkozen
Kindekes Jezus die blozen
In hun nissen alleen
of met bloemen er omheen,
Zo komt er leven
In negotie, devotie
En ieder krijgt zin
In de dag zijn begin.
III
Maar klanken dan
Die zwellen tot woorden,
Vreemd spreken
Uit allerlei streken,
Loketten, bureaus,
En comptoirs zwaaien open
Voor waterklerken
En jongens die lopen.
Straat die zich uitleeft
Met mensen gevuld,
In de wind die lachend
Hun wensen vervult.
Klanken in de lucht,
Bij elk uur dat komt,
Met luide stem gemeld
Door de heldere klok.
Zo krijgt het hele jaar
Door maand na maand,
Ieder zijn lach,
Ieder zijn traan,
En seizoen dat komt,
In de tijd die gaat,
De straat viert de heilige
Waar de dag voor staat.
IV
De Engelse consul
Hijst er zijn vlag,
De Engelse consul,
Op koninginnedag.
Lustige matrozen,
Het mes op de rug,
Passeren vol branie
En keren terug.
Jan van uit Holland,
Als de meimaand er is,
De mand in de hand,
Vol aardbeien fris,
Jan van uit Holland,
Vertrok in Breda,
Met aan zijn voeten
De klompen die hij had;
Dan in augustus, volle zon
Onder loodzware lucht,
Geur van braadvet,
Mout en bier uit de ton,
De reuzen gaan uit,
Op kermisdag en braspartij,
Rollen de goden
Op karren voorbij: (4)
Daar is Antigoon
En ook de walvis,
Met op zijn rug cupido,
Zo naakt als een vis.
En dartele dolfijnen
Trekken de sloep, vol
Brallend scheepsvolk,
Onder gelach en geroep.
Dan in de avond,
Violen verstommen,
Accordeons dempen
In walmen van wijn.
Stemmen klinken op
In de uitzinnige nacht,
En na de muziek
Gaan de vrouwen publiek,
De messen ontbloot,
Mannen op drift,
Frontaal of dorsaal
Komt de dood in zicht,
Matrozenliefde,
Zeemansliefde,
Zelfs bebloed
Doet seks nog goed,
En in de nacht zo heet
Bij wassende maan,
Paren dood en dolend leven
Zonder kreet, zonder traan.
(4) De karren van de "Ommegang" stonden gestald in de stadsmagazijnen in de Keistraat vlakbij. Dat was dan tevens het vertrekpunt.
V
Het best zou zijn te leven
Zoals het God behaagt,
Maar jij die verslaafd bent
Aan tabak en het waagt
Te roken Saint-Omer
Of Porto-Rico,
Ga bij Madame Claire
Die verkoopt ze zo,
Zij heeft Roisin ook,
Die ligt er in manden,
En Parijse tabak die men
Rookt in bepaalde panden.
En zwarte Sint-Vincent,
Die prikkelt de borst,
En geeft pruimende zeelui
Eeuwige dorst.
Maar als je liever
Rolt met de hand,
Koop bij Madame Claire
Je portie Maryland.
En kies de lichte,
Neem je tijd,
En zoek er de blonde uit
Die men in de lengte snijdt.
VI
Maar als dan in de wind
De straatmarkt begint
Met vaten steken
En kisten openbreken,
Liggen spullen in alle weer
Die ruiken naar leer,
Astrakanwol, Perzisch
Tapijt opengespreid,
Tonnen uit Bordeaux,
Fusten uit Koblenz,
Gedroogde hoorn,
Ruwe huiden uit La Plata
Op bascules gelegd,
Kop aan kop,
Ruggelings getast
Los en verpakt,
En Meneer Picalon
Hij staat in zijn winkel
Meneer Picalon
Verkoopt nagels,
Zagen en schaven,
Dat is zijn waar,
De lustige matrozen
Vragen er naar.
VII
Dan de straat uit,
In de richting der dokken, (5)
Daar hokken de grieten,
Die doen zeelui genieten
In huizen beloken
Achter gordijnen gesloten
Maar die toch bewegen,
Rood licht houdt de dag dicht.
Hier zitten
Engelse meisjes te drinken
Gekleed voor het vrijen
In maillootjes die blinken,
In de dag daar buiten
Die weegt zo zwaar,
In de zomeravond
Is liefde hun handelswaar,
En bij elke likeur
Serveren zij lichaamsgeur:
Deense aquavit,
Bittere Griekse anijs,
Ierse Whisky,
Amerikaanse Rum,
Sake uit Japan,
Indische Opium,
En spiegels weerkaatsen
In geel en zwart glas,
Het blinkend koperwerk,
Achter de kas,
Er zijn vrouwen die praten
Gekleed in négligé
Er zijn vrouwen die rusten
Languit op de canapé,
Met ringen aan elke hand
In dagdromen of gekwel
Tot de slaap hen overmant
Ten laatste hun beste gezel.
Zo verglijdt de tijd
In steeds trager getij
En passeert de dag
Terwijl men op hem wacht,
De ogen tastend als phares
Langs de muren
Halt houdend
Bij de gravuren:
Men ziet de Vesuvius
Brakend zijn hel,
In een beek van vuur
Een vlammend spel,
En in rood en karmijn
Is hoger opgehangen,
De brug van Brooklyn
In de lucht gespannen. (6)
(5) Deze beschrijving slaat op de Schipperskapelstraat, een zijstraat rechts op de Sint-Pietersvliet en bevat geen enkel fictief element. De beschrijving komt woordelijk overeen met prozabeschrijvingen van franstalige stadsgenoten. Het betreft hier dus niet de luidruchtige Spuistraat met zijn danszalen en gore bordelen.
(6) De prenten met "de brug van Brooklyn" en "De vesuvius" moeten er echt gehangen hebben. Mogelijks kwamen ze in bezit van Max Elskamp en liggen ze tussen de 470.000 objecten in het Mas. (het Antwerps Museum aan de Stroom").
VIII
In Augustus komen
De vreemden van boord,
Trots worden muren gekalkt,
En gewit elke poort
Groene oranjeboompjes
Op de terrassen
Met aan een koord
Vlaggetjes van alle rassen,
Dan stappen types voorbij
Met enkelbanden
Afkomstig uit Luçon
En verdere landen,
Indische zijde gebleekt
Is handelswaar die spreekt,
En helle pluimen sieren
Joden en Arabieren.
Matrozen in de wind
Maken zingend een draai
Met op hun vinger
Een witte papegaai,
Of in hun armen
Een tamme marteko
Die het zeulen beu
De tanden toont.
Zwarte Singalezen
Prijzen luid,
Schelpen aan koordjes
Fruit en gele ivoortjes,
De lucht in de straat
Ruikt naar de tropen
En er wordt gesjacherd
Om te verkopen,
En verderop in het gewemel
Spiegelt zich de hemel,
In het water van de vliet
Waar men de schepen ziet.
IX
Maar als te zijner tijd
De bries opsteekt,
Van in de bleke morgen
In de rijzende dag,
Dan in de bewogen hemel,
Verheft hij zijn stem
En in het avondrood
Als de dag is monddood.
Is het de wind die regeert
Op de daken die beven
Zoals bloed dat injecteert
Het hart dat klopt van leven.
Als dan op de toren
De klok de kleine uren
Laat horen die zó
Weg gegalmd zijn
En er een afvaart
Gepland is bij nacht,
Met op de valreep
Gedronken wijn,
Dan ziet men zeelui,
Halvelings zwalpend
Over de kade ginds,
Op zoek naar hun schip,
En daarna ligt de straat
Weer verstild,
En voor het vertrek
Helemaal bevlagd.
X
Maar wierook hier
Die ons tegenwaait
Langs de biddende ramen
Bij de dominicanen (7)
En zoals een kind
Met betraand gezicht
En berouw in het hart
Op de knieën valt,
Straat die ondeugend
En deugdzaam is,
Zoals de ziel zelf
Van de mensen is,
In plots geharrewar,
Voldongen het feit,
Met pardon achteraf
Gepreveld in spijt,
Straat die oplicht
In melkwitte schijn,
Wind die bleekt,
Wolk die verdwijnt
En zoals een kind
Nog wat nasnikt,
En van in tranen
Schiet in een lach,
Zo komen tegen de middag
Opklaringen doorgaans,
De verblindende zon
Maakt de straat Italiaans,
Met de klokken erbij
Babbelend zonder eind,
Zo hel en zo fijn
Als was het Latijn,
In de zonnige straat
In het heetste uur,
Lijken de kasseien
Klinkers van vuur,
Dan wierook hier
In een geur die sliert,
Langs de biddende ramen
Bij de dominicanen,
Door de poort opzij
Open op de priorij,
Onder groene klimop
hangt koelte volop,
Stilte, sereniteit,
Vrede des harten,
Niet één zomers geluid,
Als was hij uit.
(7) We bevinden ons nu in de kloostertuin, aan de noordkant van het hoogkoor. De wierookgeur verliet de Sint-Pauluskerk langs "le porche ouvert sur le prieuré": dat is de door Walter Pompe (1703-1777) gebeeldhouwde poort die naast het hoogaltaar toegang naar buiten verschafte. Sinds 1912 is die poort geen buitendeur meer: er werden toen hulpgebouwen aangebouwd tegen de noorderflank van het hoogkoor. Omdat Max Elskamp niet katholiek was, nam hij de wierookgeur enkel waar buiten de kerk. Een katholiek dichter zou aan "een wierookgeurtje" op straat geen aandacht schenken.
XI
In het blauw van augustus
Vliegen de kraaien
De ganse dag in de hoogte
Rondjes rond de toren, (8)
Als het uur slaat (9)
Vliegen zij op,
Weg van de daken,
En krijsen als zot,
Gemene woorden,
Scherper dan bramen,
Enkel maar klanken,
In dieventaal,
Kraaien zijn stom,
En niet wel wijs,
Als oude wijven die
Zich beklagen doen ze niets,
Dan in de hemel
Boven het klooster
Rondtoeren
In de goudgele lucht,
En alles gezien,
En uitgekraamd,
Tegen de avond
Is alle opwinding weg.
En als de nacht zich
Over de bloedrode wereld legt,
En er niets meer beweegt
In de dag die verdween,
Alleen wat goud aan de
Hemel en wolkjes die drijven,
Dan zijn de kraaien
Als uitgeroddelde klappeien,
Zwijgend in de toren
Weergekeerd,
En het is de uil die krast
In het opgekomen duister.
(8) De hier beschreven kraaien zijn de thans uitgestorven soort "corvus corone corone". Ze leefden in familieverband, niet in grote zwermen. Hoewel ze meestal in bomen nestelden, huisden ze ook wel in kerktorens zoals hier in de Sint-Paulustoren en daar hadden zij hun redenen voor: De kraaien stonden hoog in aanzien voor het opruimen van slachtafval, iets wat in deze buurt niet ontbrak. Ze aten verder alles wat lekker is: spinnen, insekten, ratten maar ook mosselen en vis. De met riet begroeide nog glooiende Scheldeoevers voorzagen hen dus van de heerlijkste maaltijden. De nabijgelegen "Kraaiwijk" zou niet naar hen genoemd zijn maar teruggaan op een verloren gegane aardrijkskundige term: "een halvsvormige inham aan de Koolvliet".
(9) De resten van dit torenuurwerk, zonder wijzerplaat, zijn nog in de Toren aanwezig.
XII
En nu wordt de nacht
Met sterren bezaaid,
En gaat de maan blinkend
Aan de hemel staan.
Al wat leeft zwijgt
En slaapt,
Alleen het lichtje waakt
Bij de gesloten poort,
Gordijnen neer,
En luiken dicht,
Leeg is de straat
Waar geen voet meer gaat. (10)
Stilte in duisternis,
De dag is gedaan,
De dag is als een schip
In het donker vergaan.
En de stroom ginder
Ver zingt zijn lied
In steeds trager getijden,
En de lucht uit zee
Draagt de wind met zich mee,
Zoals vaker gehoord
Stommelt hij in de rook
Over de daken voort.
En zoals het nu is
Nu alles gezegd is,
En het beeld verflauwt
Van wat weg is,
In de toegemeten tijd
Die het leven ons laat,
In de nietszeggende straat,
Is het de nacht die herkauwt,
In jouw Sint-Paulusstraat,
Waar jij geboren werd
Op een ochtend in mei
Bij hoog getij,
In de Sint-Paulusstraat,
Wit als bij sneeuw,
En waar jij te gast was (11)
In een vorige eeuw.
(10) Eens de maritieme kantoren gesloten waren, werd de Sint-Paulusstraat een stille straat. Het nachtgewoel liet De Sint-Paulusstraat links liggen en concentreerde zich op de bordelen en danszalen in de Spuistraat of in de herbergen voor schippers in de Oudemansstraat.
(11) Max Elskamp bedoelt dat hij als kind op de zondagen te gast was wij zijn ouders in zijn geboortehuis in de Sint-Paulusstraat. Dat maakte de "zondagen" voor hem zo bijzonder.