Retro-Songteksten: Evergreens, Classics, Old-Time Favourites, Hits Uit Onze Jeugd
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Le Galérien Composer(s): Leo Poll - Maurice Druon Performer(s): Yves Montand and multiple other artists
Je m'souviens, ma mèr' m'aimait Et je suis aux galères Je m'souviens ma mèr' disait Mais je n'ai pas cru ma mère Ne traîn' pas dans les ruisseaux T'bats pas comme un sauvage T'amuses pas comm' les oiseaux Ell' me disait d'être sage
J'ai pas tué, j'ai pas volé J'voulais courir la chance J'ai pas tué, j'ai pas volé J'voulais qu'chaqu' jour soit dimanche Je m'souviens ma mèr' pleurait Dès qu'je passais la porte Je m'souviens comme ell'pleurait Ell' voulait pas que je sorte
Toujours, toujours ell' disait T'en vas pas chez les filles Fais donc pas toujours c'qui t'plait Dans les prisons y a des grilles J'ai pas tué, j'ai pas volé Mais j'ai cru Madeleine J'ai pas tué, j'ai pas volé J'voulais pas lui fair'de peine
Un jour les soldats du roi T'emmen'ront aux galères Tu t'en iras trois par trois Comme ils ont emmn'nés ton père Tu auras la têt' rasée On te mettra des chaînes T'en auras les reins brisés Et moi j'en mourrai de peine
J'ai pas tué, j'ai pas volé Mais j'ai pas cru ma mère Et je m'souviens qu'ell' m'aimait Pendant qu'je rame aux galères
Le Fou Sur La Colline ((Adapted from: The Fool On The Hill (by The Beatles) - 1967)) ((Icelandic Version: Álfur Út Úr Hól (by Björk Guðmundsdóttir) - 1977)) Composer(s): Paul McCartney - John Lennon - Claude Moine Performer(s): Eddy Mitchell - 1968
Jour après jour Seul sur la colline Un homme vit retiré du monde comme s'il s'agissait d'une île Et personne ne vient lui parler On le surnomme le fou Non, personne ne veut s'approcher De ce fou sur la colline Qui regarde les nuages Caresser ses cheveux L'horizon dans les yeux
Jour après jour Seul sur la colline Un homme vit retiré du monde comme s'il s'agissait d'une île Et personne ne vient lui parler On le surnomme le fou Non, personne ne veut s'approcher De ce fou sur la colline Qui regarde les nuages Caresser ses cheveux L'horizon dans les yeux
Même moi qui suis attiré Par celui que l'on nomme fou Je suis toujours intimidé Par ce fou sur la colline Qui contemple les nuages Caresser ses cheveux L'horizon dans les yeux
Personne ne vient lui parler On le surnomme le fou Non, personne ne veut s'approcher De ce fou sur la colline Qui regarde les nuages Caresser ses cheveux L'horizon dans les yeux
Ouais Un vieux fou dans le Colorado Sur son vieux cheval répétait Qu'il fallait dans le Colorado Sur sa guitare toujours danser
Ouais Les cow-boys du Colorado Surnommés les Coloradars Chaque année dans le Colorado Venaient danser pour ce vieillard
Les filles en rang deux par deux Et prenez l'air candide Sachez bien que les hommes sont stupides
Messieurs allez doucement Car ces filles dont timides Au vestiaire laissez vos tourments Et surtout pas d'énervements Ces belles filles ne sont pas des juments Oh non
Le vieux fou du Colorado Toute la nuit jouait de la guitare Les cow-boys du Colorado Grâce à lui se couchaient très tard
Soit Joe tu n'a pas changé À te voir on peux croire Que tu n'as jamais vu de baignoire Vous les veuves sur le retour Qui cherchez une foire Servez donc aux hommes du whisky Et dans la chaleur de la nuit Ils vous trouveront toutes jolies Oh oui
Il laissait du bonheur partout Si même sa guitare sonnait faux Il n'était vraiment pas si fou Le vieux fou du Colorado Il n'était vraiment pas si fou Le vieux fou du Colorado
Hé hé hé hé hé hé hé hé Le vieux fou du Colorado
Hé hé hé hé hé hé hé hé Le vieux fou du Colorado
Hé hé hé hé hé hé hé hé Le vieux fou du Colorado
Hé hé hé hé hé hé hé hé Le vieux fou du Colorado...
Le Fou De La Reine Composer(s): Henri Salvador - Françoise Hardy Performer(s): Henri Salvador & Françoise Hardy
De vous à moi Il y a tant de pas Beaucoup trop je crois La nuit tombe déjà Entre rires et larmes J'ai perdu mon âme À vos jeux de dames Et de rois...
J'étais pour vous Un clown voilà tout L'idiot et le fou Tellement fou de vous... Pardon jolie dame De quitter le jeu Je dépose les armes Adieu...
De vous à moi Il ne restera Pas grand chose je crois Vous êtes loin déjà Votre rire, mes larmes Quelques bleus à l'âme Pour un pauvre diable aux abois
Car je n'aurai jamais été pour vous Qu'un clown voilà tout L'idiot et le fou Tellement fou de vous Adieu jolie reine Rendez-le heureux Ce prince qui vous aime Pour deux
Le Fond De L'air Est Frais Composer(s): Jacques Dutronc Performer(s): Jacques Dutronc
Le fond de l'air est frais Laïho, Laïho! Il n'y a plus d'saison Laïho, Laïho! Moi, sous mes pantalons Je porte des cal'çons longs C'est ceux de mon tonton Qu'a du poil au menton Le fond de l'air est frais Laïho, Laïho! Il n'y a plus d'saison Laïho, Laïho!
Lorsque je vins sur terr' Le ciel était couvert Dans mon berceau ouvert Je chantais à mon père "Le fond de l'air est frais Laïho, Laïho! Il n'y a plus d'saison Laïho, Laïho!" J'ai eu pour mes étrenn's Un' pair' de bas de lain' C'est ceux de tant' Germaine Une ancienne cheftaine
Quand j'étais militair' J'avais un brigadier Qui voulait me fair' tair' chaqu' fois que je chantais "Le fond de l'air est frais Laïho! Laiho! Il n'y a plus d'saison Laïho! Laiho!" J'ai une gross' casquett' Qui m'tient chaud à la têt' Ça m'donne un' bell' silhouette Et j'crains plus la tempête
Quand j'invite un' jeun' fill' C'est just' pour jouer aux quill's Si ell' se déshabille, alors je m'égosille "Le fond de l'air est frais Laïho! Laiho! Il n'y a plus d'saison Laïho! Laiho!"
Le Flamenco Composer(s): J. Fernando - A. Miro - J.L. de Pablo - J. Chaumelle Performer(s): Dalida
Si par hasard vous vous surprenez À ne plus savoir que dire Olé La faute en est à n'en pas douter Au flamenco Oh oh Oh oh oh ho Oh oh Oh oh
Si vous rêvez chaque nuit encore D'être embrassé par un matador Ne cherchez pas ce sera la faute Au flamenco Oh oh Oh oh oh Oh oh Oh oooooooh! Ya...
Si vous avez quelques nostalgies De sérénade quand tombe la nuit Vous pourrez dire c'est la faute aussi Au flamenco Oh oh Oh oh oh Oh oh Oh oh
Si pour l'hiver on voit les jeunes filles Sortir le soir vêtues de mantille Ne cherchez pas ce sera la faute Au flamenco Oh oh Oh oh oh Oh oh Oh oh
Mais qui saura vous faire patienter Jusqu'au départ du prochain été Ne cherchez pas vous savez que c'est Le flamenco Oh oh Oh oh oh Oh oh Oh oh Oh oh Oh oh
Le Fils Du Renard Composer(s): Guy Béart Performer(s): Guy Béart
Le renard avait un fils qui voulait prendre un métier - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de cantonnier On lui achète une pioche Il ne sait pas l'employer - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de menuisier On lui achète une varlope Il ne sait pas l'employer Toujours le renard criait qu'il voulait prendre un métier - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de cordonnier On lui achète une alène Il ne sait pas l'employer - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de serrurier On lui achète une serrure Il ne sait pas l'employer Toujours le renard criait qu'il voulait prendre un métier - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de l'horloger On lui achète une pendule Il ne sait pas l'employer - Quel métier veux-tu renard? - Le métier de boulanger On lui achète un pétrin Il ne sait pas l'employer Toujours le renard criait qu'il voulait prendre un métier - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de va-nu-pieds On lui achète une besace Il ne sait pas l'employer - Quel métier veux-tu, renard? - Le métier de volailler On lui achète une volaille Il sut bien la dévorer
Le Fils De Jerry Lee Lewis Composer(s): Claude Moine - Michel Jonasz Performer(s): Eddy Mitchell
M'a parlé de la musique À minuit moins douze Sous une pluie battante C'était un nostalgique Du rhythm and blues Des années soixante Aujourd'hui me disait-il Le rock a perdu son style C'est mou, c'est nul, c'est du toc Elle est loin la grande époque Il avait cassé sa montre-bracelet En applaudissant trop fort Bo Diddley Avait failli mourir en même temps Que Gene Vincent Il avait gardé sous ses doigts Des échardes Provenant d'un clavier en bois De Little Richard Il se prenait pour le fils D'Jerry Lee Lewis Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis
Pour rafraîchir sa mémoire Au lever du jour On s'est retrouvé Devant un dernier verre À l'hôtel des curs brisés M'a joué sur le piano bar "Great balls of fire" M'a parlé du "Killer" Toute la nuit M'a dit: Eddy y a plus d'espoir Et s'il n'en reste qu'un C'est qui dis? Hum?
Il avait cassé sa montre-bracelet En applaudissant trop fort Bo Diddley Avait failli mourir en même temps Que Gene Vincent Il avait gardé sous ses doigts Des échardes Provenant d'un clavier en bois De Little Richard Il se prenait pour le fils D'Jerry Lee Lewis Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis Jerry, Jerry Lee, Jerry, Jerry Lee Lewis
Le Fidèle Absolu Composer(s): Georges Brassens Performer(s): Jean-Claude Blahat
Le seul arbre qu'il connaissait Sous sa fenêtre florissait C'était le rustique absolu L'homme d'un seul jardin, pas plus
Et les globe-trotters Et les explorateurs Coureurs de forêts vierges Regardaient, étonnés Ce bonhomme enchaîné À sa tige d'asperge
Bonhomme sais-tu pas Qu'il existe là-bas Des forêts luxuriantes Des forêts de Bondy Des forêts de Gastine et de Brocéliande?
Et l'homme répondit "Je le sais bien, pardi Mais le diable m'emporte Si je m'en vais chercher Au diable ce que j'ai Juste devant ma porte"
Je n'ai vu qu'un seul arbre, un seul, mais je l'ai vu Et je connais par cur sa ramure touffue Et ce tout petit bout de branche me suffit Pour connaître une feuille, il faut toute une vie Si l'envie vous prenait de vous pendre haut et court Soyez gentil, ne vous pendez pas à mon arbre!
Il n'avait jamais voyagé Plus loin que l'ombre du clocher C'était l'autochtone absolu L'homme d'un seul pays, pas plus
Et les globe-trotters Et les explorateurs Tous les gens du voyage Regardaient étonnés Cet être cantonné Dans son petit village
Bonhomme sais-tu pas Qu'il existe là-bas Derrière tes montagnes Des pays merveilleux Des pays de cocagne
Et l'homme répondit "Je le sais bien, pardi Mais le diable m'emporte Si je m'en vais chercher Au diable ce que j'ai Juste devant ma porte"
Je n'ai vu qu'un village, un seul, mais je l'ai vu Et ses quatre maisons ont su combler ma vue Et ce tout petit bout de monde me suffit Pour connaître une rue, il faut toute une vie Si l'envie vous prenait de tirer le canon Soyez gentil, ne tirez pas sur mon village
Il n'avait jamais embrassé Personne que sa fiancée C'était le fidèle absolu L'homme d'un seul amour, pas plus
Et les globe-trotters Et les explorateurs Friands de bagatelle Regardaient étonnés Ce bonhomme enchaîné À son bout de dentelle
Bonhomme sais-tu pas Qu'il existe là-bas Des beautés par séquelles Et qu'on peut sans ennui Connaître mille nuits De noces avec elles?
Et l'homme répondit "Je le sais bien, pardi Mais le diable m'emporte Si je m'en vais chercher Loin d'ici ce que j'ai Juste devant ma porte"
Je n'ai vu qu'un amour, un seul, mais je l'ai vu Et ce grain de beauté a su combler ma vue Et ce tout petit bout de Vénus me suffit Pour connaître une femme, il faut toute une vie Si l'envie vous prenait de courir les jupons Soyez gentil, ne courez pas après ma belle
Le Feutre Taupé Composer(s): Charles Aznavour - Pierre Roche Performer(s): Charles Aznavour and multiple other artists
Il portait un feutre taupé Il parlait des onomatopées Il buvait des cafés frappés Avec des pailles Il était très dégingandé Il fumait des camels parfumées Il marchait à pas combinés Boul' vard Raspail
Il suivait des inconnues Chaque soir le long des rues Pour leur dire l'air ingénu Doubi, doubi, doubi, douba
Il portait un feutre taupé Il parlait des onomatopées Il buvait des cafés frappés Avec des pailles
Il était très imprudent Car il risquait de se faire écraser tout l'temps Il fuyait en s'excusant Tandis que les gens disaient en s'éloignant
Il portait un feutre taupé Il parlait des onomatopées Il buvait des cafés frappés Avec des pailles Il était très dégingandé Il fumait des camels parfumées Il marchait à pas combinés Boul'vard Raspail
Il suivait une inconnue Lui parlait d'un air ému Et voici c'que j'ai r'tenu Doubi, doubi, doubi, douba
Elle était très intéressée Se laissa très très vite inviter A prendre un bon café frappé Avec des pailles
Elle lui plaisait fortement Quand ell' parlait il n'osait plus faire un mouv'ment Elle riait de son étonn'ment Mais se laissa courtiser car justement ...
Elle aimait son feutre taupé Son parlé par onomatopées Et aussi les cafés frappés Avec des pailles
Elle était blonde platine Elle était fortement parfumée Et prenait un air détaché Un air canaille
Quand il lui disait chérie Vous êtes la femme de ma vie Ajoutant ces mots gentils Doubi, doubi, doubi, douba
Plus tard ils se sont mariés Cela fit un ménag' de cinglés Qui s'balade à pas combinés Boul'vard Raspail
Il faut les voir dans un café Sur le comptoir buvant frappés Des cafés, des cafés frappés Avec des pailles
Le Fermier Composer(s): Boris Bergman - Randy Edelman Performer(s): Dalida
Il quitte la ferme quand rougit l'aurore Un manteau de laine dans les mains de l'or L'or c'est une fourche qui charge le foin C'est aussi la bouche qui chante le grain
Puis l'homme le chasse hors de son jardin Il faut bien que passe Les hommes et le trains
Ah, ah, ah...
Il quitte la ferme en laissant les clefs Son manteau de laine il n'est plus fermier Il quitte la vigne en chantant le vin Il croit que la ville lui prendra la main
Mais l'homme des villes N'a pas de jardin Là-bas ce qui brille N'est pas l'or du grain Ah, ah, ah...
Pour presque rien, une peccadille Ils m'ont arraché mon amant Pour le placer derrière des grilles Ou il est depuis bien longtemps Comme s'il avait commis un crime Comme un bandit de grand chemin Ils ont jugé, à quoi ça rime Que vingt ans lui feraient du bien Que vingt ans lui feraient du bien
C'était un peintre formidable Plein de talent, de qualités Et qui voulant m'être agréable Fabriqua quelques faux billets Des billets de cent, des billets de mille Si vous saviez comme c'était beau Il étais devenu si habile Qu'à côté les vrais semblaient faux Qu'à côté les vrais semblaient faux Pourtant il n'a pas eu de chance Il n'en étais qu'à huit millions Lorsqu'un jour la Banque de France A eu vent des contrefaçons Comme le ministre des Finances N'acceptait pas l'association Ils ont brisé la concurrence En jetant mon homme en prison En jetant mon homme en prison
Des agents vinrent et raflèrent Ses chefs-d'oeuvre pour les détruire Et méchamment me refusèrent Un petit million en souvenir Ceci prouve qu'à notre époque Y'a pas de justice et c'est navrant De voir que les plus grands se moquent Du destin du petit artisan Du destin du petit artisan
Le Fataliste Composer(s): Yves Duteil Performer(s): Yves Duteil
Je suis devenu fataliste Le jour où je l'ai rencontrée Elle avait le regard bien triste Et plus rien ne l'intéressait Qui des deux a consolé l'autre Et lequel était le plus fou? Qui des deux était bon apôtre? Il s'en fallait pas de beaucoup J'ai chanté quelques chansons tendres Composées au temps du bonheur Et ses larmes m'ont fait comprendre Que j'touchais le fond de son cur J'aurais pu ne plaire à personne Ou ne rien lui chanter du tout Aujourd'hui serait monotone Il s'en fallait pas de beaucoup
Je suis devenu fataliste Le jour où je l'ai rencontrée Elle avait le regard bien triste Et plus rien ne m'intéressait Qui des deux a consolé l'autre? Moi, j'avoue que je n'en sais rien Quelquefois le malheur des autres Fait aussi le bonheur des uns Et pardon si rien ne m'étonne Chaque jour me rend amoureux Les chagrins que la vie nous donne Le bonheur les divise en deux Quelquefois la vie n'est pas belle L'avenir a l'air incertain Le bonheur est une étincelle Qui n'est belle que quand elle s'éteint
Je suis devenu fataliste Le jour oh je l'ai rencontrée Elle avait le regard si triste Et jamais je n'aurais pensé... J'aurais pu prendre une autre route Être ailleurs, passer mon chemin Le bonheur s'en irait sans doute Attiré vers d'autres destins J'aurais pu prendre une autre route Être ailleurs, passer mon chemin Le plus drôle, c'est sans aucun doute Qu'aujourd'hui je n'en saurais rien
Quand ils commencèrent La chasse aux sorcières J'étais jeune apparition Sans grande expérience Leurs cris de démence Me glaçaient jusqu'au trognon À longueur d'antenne J'agitais mes chaînes Sans faire la moindre impression Maint'nant on m'respecte Je suis un vieux spectre Bien connu dans la maison
Je suis l'âme en peine Qui secoue ses chaînes Au studio des Buttes-Chaumont L'onde est mon royaume Je suis le fantôme De la télévision
Je fais des chatouilles À ceux qui magouillent Dans le sondage bidon Je fais des gratouilles À ceux qui glandouillent Dans le débat-mironton Je fous les chocottes À ceux qui fayottent Dans la désinformation Je fous la panique À ceux qui forniquent La liberté d'expression
Je suis l'âme en peine Qui secoue ses chaînes Au studio des Buttes-Chaumont L'onde est mon royaume Je suis le fantôme De la télévision
En vingt ans de dur labeur J'ai connu vingt directeurs Qui partirent à ma chasse Mais avant qu'ils ne m'attrapent lls passaient tous à la trappe Moi je suis toujours en place
Y'en a qui m'envient De passer ma vie À côtoyer les Zitrons Les grands publicistes Tous ceux qui insistent Pour vous lessiver l'oignon Les gens qui surnagent Grâce au matraquage Des ritournelles à la con Les brosses à reluire Des princes-sans-rire Qui vous forment une opinion
Mais tout n'est pas drôle Quand on joue le rôle Le rôle d'apparition L'onde est mon royaume Plaignez le fantôme De la télévision
Ici y'a des dingues Qui prennent leurs flingues Pour trouer mon courant d'air De sombres figures Quand je dis culture Qui sortent leurs révolvers Sitôt que je bouge Y'en a qui voient rouge Faut qu'ils se fassent une raison Y'a pas qu'en Ecosse Que mon p'tit négoce Fait partie des traditions
Y'a tant d'âmes en peine Qui secouent leurs chaînes Au studio des Buttes-Chaumont L'onde est un royaume Rempli de fantômes À la télévision
Le Fantôme ((Italian Version: Il Fantasma (by Nanni Svampa) - 2004)) Composer(s): Georges Brassens First release by: Georges Brassens - 1966
C'était tremblant, c'était troublant C'était vêtu d'un drap tout blanc Ça présentait tous les symptômes Tous les dehors de la vision Les faux airs de l'apparition En un mot, c'était un fantôme!
À sa manière d'avancer À sa façon de balancer Les hanches quelque peu convexes Je compris que j'avais affaire À quelqu'un du genr' que j'prefère À un fantôme du beau sexe
"Je suis un p'tit poucet perdu Me dit-ell', d'un' voix morfondue Un pauvre fantôme en déroute Plus de trace des feux follets Plus de trace des osselets Dont j'avais jalonné ma route!"
"Des poèt's sans inspiration Auront pris - quelle aberration! - Mes feux follets pour des étoiles De pauvres chiens de commissaire Auront croqué - quelle misère! - Mes oss'lets bien garnis de moelle"
"À l'heure où le coq chantera J'aurai bonn' mine avec mon drap Hein de faux plis et de coutures! Et dans ce siècle profane où Les gens ne croient plus guère à nous On va crier à l'imposture"
Moi, qu'un chat perdu fait pleurer Pensez si j'eus le cur serré Devant l'embarras du fantôme "Venez, dis-je en prenant sa main Que je vous montre le chemin Que je vous reconduise at home"
L'histoire finirait ici Mais la brise, et je l'en r'mercie Troussa le drap d'ma cavalière... Dame, il manquait quelques oss'lets Mais le reste, loin d'être laid Etait d'un' grâce singulière
Mon Cupidon, qui avait la Flèche facile en ce temps-là Fit mouche et, le feu sur les tempes Je conviai, sournoisement La belle à venir un moment Voir mes icônes, mes estampes...
"Mon cher, dit-ell', vous êtes fou! J'ai deux mille ans de plus que vous..." Le temps, madam', que nous importe! Mettant le fantôm' sous mon bras Bien enveloppé dans son drap Vers mes pénates je l'emporte!
Eh bien, messieurs, qu'on se le dis' Ces belles dames de jadis Sont de satanées polissonnes Plus expertes dans le déduit Que certain's dames d'aujourd'hui Et je ne veux nommer personne!
Au p'tit jour on m'a réveillé On secouait mon oreiller Avec un' fougu' plein' de promesses Mais, foin des dédic's de Capoue! C'était mon père criant: "Debout! Vains dieux, tu vas manquer la messe!"
Le Fanion De La Légion Composer(s): Raymond Asso - Marguerite Monnot First release by: Edith Piaf - 1938
Tout en bas, c'est le Bled immense Que domine un petit fortin Sur la plaine, c'est le silence Et là-haut, dans le clair matin Une silhouette aux quatre vents jette Les notes aiguës d'un clairon Mais, un coup de feu lui répond
Ah la la la, la belle histoire Y a trente gars dans le bastion Torse nu, rêvant de bagarres Ils ont du vin dans leurs bidons Des vivres et des munitions Ah la la la, la belle histoire Là-haut sur les murs du bastion Dans le soleil plane la gloire Et dans le vent claque un fanion C'est le fanion de la légion!
Les "salopards" tiennent la plaine Là-haut, dans le petit fortin Depuis une longue semaine La mort en prend chaque matin La soif et la fièvre Dessèchent les lèvres À tous les appels de clairon C'est la mitraille qui répond
Ah la la la, la belle histoire Ils restent vingt dans le bastion Le torse nu, couverts de gloire Ils n'ont plus d'eau dans leurs bidons Et presque plus de munitions Ah la la la, la belle histoire Claquant au vent sur le bastion Et troué comme une écumoire Il y a toujours le fanion Le beau fanion de la légion!
Comme la nuit couvre la plaine Les "salopards", vers le fortin Se sont glissés comme des hyènes Ils ont lutté jusqu'au matin Hurlements de rage Corps à corps sauvages Les chiens ont eu peur des lions Ils n'ont pas pris la position
Ah la la la, la belle histoire Ils restent trois dans le bastion Le torse nu, couverts de gloire Sanglants, meurtris et en haillons Sans eau ni pain, ni munitions Ah la la la, la belle histoire Ils ont toujours dans le bastion Mais ne peuvent crier victoire On leur a volé le fanion Le beau fanion de la légion!
Mais tout à coup, le canon tonne Des renforts arrivent enfin À l'horizon, une colonne Se profile dans le matin Et l'echo répète l'appel des trompettes Qui monte vers le mamelon Un cri de là-haut lui répond
Ah la la la, la belle histoire Les trois qui sont dans le bastion Sur leurs poitrines toutes noires Avec du sang crénom de nom Ont dessiné de beaux fanions Ah la la la, la belle histoire Ils peuvent redresser leurs fronts Et vers le ciel crier victoire Au garde-a-vous sur le bastion Ils gueulent "présent la légion"
Le Facteur Composer(s): Georges Moustaki - Manos Hadjidakis Performer(s): Georges Moustaki
Le jeune facteur est mort Il n'avait que dix-sept ans
L'amour ne peut plus voyager Il a perdu son messager
C'est lui qui venait chaque jour Les bras chargés de tous mes mots d'amour C'est lui qui tenait dans ses mains La fleur d'amour cueillie dans ton jardin
Il est parti dans le ciel bleu Comme un oiseau enfin libre et heureux Et quand son âme l'a quitté Un rossignol quelque part a chanté
Je t'aime autant que je t'aimais Mais je ne peux le dire désormais
Il a emporté avec lui Les derniers mots que je t'avais écrit
Il n'ira plus sur les chemins Fleuris de roses et de jasmins Qui mènent jusqu'à ta maison L'amour ne peut plus voyager Il a perdu son messager Et mon cur est comme en prison
Il est parti l'adolescent Qui t'apportait mes joies et mes tourments L'hiver a tué le printemps Tout est fini pour nous deux maintenant