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Verder dan Rome loopt de weg.

Ervaringen van een pelgrim.
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Berichten van 1 januari 2010 tot 31 december 2010

Seul dans le Col du Parpaillon.

Barcelonnette 29 juillet 1982. Reportage du passage d'un des cols carrossables les plus élevés, les plus durs et les plus sauvages de France.

Cela fait du bien de se retrouver seul et libre sur la route. Depuis 12 jours j'avais fait chemin commun avec un compagnon, meilleur pédaleur que moi, et nos roues étaient passées par Diekirch, St-Avold, la Route des Crêtes, St-Hippolyte dans le Doubs, le Grand St-Bernard, le San Carlo en Vallée d'Aoste, l' Iseran dans le brouillard, le Souvenir H.Desgrange, l'Izoard, l'Agnel sauvage dans le Haut-Quyras, les fleurs du Vars. On ne peut planifier aucune randonnée cyclotouriste plus belle, plus audacieuse, plus fabuleuse, sans voiture d'accompagnement et sans réservation des hotels pour les fins d'étape.
Ce matin, c'est un cycliste bien motivé qui prend la route, avec déjà 1.386 km sur son compteur Huret, précédés par quelque  5.000 km accomplis depuis le mois de janvier de la même année. Très peu de bagages, tenue légère, mais beaucoup de courage et bonne condition physique, pour une merveilleuse aventure cycliste dans la haute montagne et dans la beauté de la nature, sur des routes alpestres d'un autre âge qui ne figurent plus sur les cartes routières, pour des raisons de sécurité et par la volonté des autorités militaires.  Le but est bien dans la tête de ce sportif de 38 ans. Il veut passer par l'enfer, par le Sommet du Parpaillon, un chemin muletier en pierrailles, avec sa bicyclette de route équipée de pneus légers et d'un triple plateau.Son compagnon de voyage des jours précédents, équipier inséparable depuis trois ans, est parti pour un autre itinéraire, pour une boucle par le Col d'Allos et le Col de la Cayolle, au sud de la cité de Barcelonette où pour deux nuits la Black Diamond Association s'est fixée. Le second cyclotouriste de ce club qui ne compte que deux membres va abandonner pendant sa sortie solitaire, car il se fera descendre de sa monture et mettre k.o. par un ballon de football  expédié dans ses roues par des disciples maladroits et dangereux de Michel Platini. Mais cela est une autre histoire.

Wilfried remonte donc la vallée de l'Ubaye passe par Jausiers et Condamine, et déjà sur sa gauche se présentent les premiers lacet de l'obstacle célèbre. Une voiture accidentée dans les rochers, une cascade, prouvent ici encore la présence des hommes à chaque tournant. Il trouve la cadence, mais bientôt il constate une erreur d'itinèraire, car le voilà bloqué dans un chemin sans issu. Après des informations obtenues chez les monitrices d'une colonie de vacances pour jeunes filles, il doit faire demi-tour et redescendre vers Ste-Anne-de-Condamine et ses quelques maisons. Un nuage tout noir s'annonce et sagement notre cycliste s'abrite sans perdre patience. Il profite de ce repos forçé pendant l'orage pour déguster son saucisson de montagne, son pain, fromage, et pamplemousse. Après ce nuage unique il remonte à vélo.

Une paroi abrupte et mystérieuse se dévoile bientôt à sa droite dans un décor de Western. Wilfried se demande si ses amis les Nez-Perçés y ont leur terrains de chasse, mais il ne voit ni plumes, ni tentes, ni peaux de bison. Il continue et entre dans un bois. La pluie était violente et avait  fait tomber beaucoup de feuilles et de branches qui couvrent à présent cette route forestière. Des arbres, un ravin, mais tout à coup aussi une Citroën 2CV stationnée dans la profondeur de ce bois. Une jeune femme blonde, habillée seulement d'un bikini, cherche quelque chose dans le coffre du véhicule  rempli de matériel de camping.  Non, cette nymphe des bois n'est pas seule, car plus loin sur une surface horizontale près d'une coulée d'eau, un homme et un gamin s'occupent d'un feu barbecue.

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Le chemin est agréable et sent bon la fraîcheur des arbres mouillés. Wilfried croise des marcheurs avec des chiens. Voilà le Pont du Bérard, joli et poètique. Un artiste menuisier y a indiqué les bonnes informations. Joli travail d'ébeniste montagnard, fruit des longues soirées d'hiver et d'un artisanat raffiné, cela mèrite de s'y arrêter quelques minutes. Très joli, mais cela fait peur. Altitude 1844 m. La Condamine 7265 m. Tunnel 9655 m. Crévoux 22438 m.  Embrun 37248 m.  Quel programme encore  !

La route devient de moins en moins pratiquable, mais les lacets sont encore très faciles. Les jambes du cycliste sont musclées et bronzées, et moulinent le petit braquet. Bientôt les arbres n'existent plus et c'est dans une immense prairie que le pédaleur doit progresser. C'est le paradis pour les moutons, mais pour le cycliste ce n'est plus qu'un chemin de terre, de cailloux, de gravier, qui font mal aux Bibs25 et aux jantes. Sur 32 X 24 la pente devient de plus en plus dure. Les cailloux sont de toute forme et de toute taille. C'est le purgatoire et parfois l'enfer pour ce grimpeur qui est un homme trop grand et lourd. Il faut beaucoup de concentration et des qualités de pilotage pour ne pas tomber.
C'est difficile. Les yeux de Wilfried font mal, ses reins et ses mollets aussi, et son nez se rapproche  de son guidon. Il prend des risques en allant rouler près des précipices où un petit tapis de plantes et mousses offre une surface plus douce. Quel sentier indigeste ! Quelle horreur de devoir passer ainsi sur des cailloux préhistoriques. Le grimpeur prend des gorgées dans son bidon-thermos. Il transpire, fait régulièrement un stop.

Tout autour de lui la nature est grandiose. L'horizon est d'une beauté exceptionnelle. Spectacle superbe. Dans la vallée les moutons ne sont déjà plus que des points blancs. Visibles sont de là-haut aussi les quelques campeurs en zone interdite qui font du camping sauvage. Un petit avion de sport passe et fait quelques ronds entre le soleil et la montagne. Rochers, herbe, fleurs, lumière, grand air, Wilfried est content et heureux en voyant toutes ces beautés. Mais, plus haut, plus près du ciel encore, il doit y avoir ce sommet qui l'attire. Encore 2 km selon ses calculs. Il respire bien et repart. Peu de temps après il doit descendre de sa bicyclette. La Landrover d'un garde forestier vient dans l'autre sens, mais ce fonctionnaire passe, ne fait aucun signe. Cela prouve que pour ce régional en uniforme les cyclistes vagabonds qui se risquent dans le Parpaillon sont des étrangers indésirables, des fous pédalant sur des drôles de machines. A cause du méchant regard du conducteur de ce véhicule officiel de haute montagne et de la triste situation du sentier, le cavalier qui grimpe décide de marcher à pied. De la main il pousse donc son vélo vers les plus hautes altitudes, mais ses souliers de cycliste ont des semelles qui ne conviennent pas sur ces terribles cailloux qui font mal aux pieds. Il essaye donc une dernière fois de continuer sur sa Brooks et utilisant comme dernière monnaie le plus petit pignon  32 X 28. Sa moyenne horaire est maintenant des plus basses mais il est à nouveau cycliste et non plus dans le déshonneur marcheur. 

Le temps passe et il y a une éternité que ce pédaleur grimpe dans ce maudit Parpaillon qui fait tant transpirer. On est vraiment petit et seul, pire que Constant Collet le dernier isolé du Tour 1910, dans une telle montagne géante. Du haut de la montagne à belle vitesse arrive soudain une petite Jeep jaune. Le faible usager à deux roues doit sauter de sa machine pour faire de la place. Ce sont deux joyeux amoureux. Ils saluent avec des grands gestes et applaudissent  ! Comme c'est sympathique !  Cela rassure et soulage dans le désert, la solitude, la douleur, dans un maillot trempé.  Et, oui, cela va bientôt mieux, le géant retrouve des forces et du courage, il veut finir en beauté, finir au sprint, prendre les points pour le Grand Prix du Meilleur Grimpeur en haut de ce col super dur de hors-catégorie. Des oiseaux s'envolent sur son passage et poussent des cris très aigus qui font vraiment peur même aux plus courageux dans l'enormité du paysage. Univers sinistre. Les mêmes rochers et cailloux demeurent en cet endroit depuis probablement un million d'années. A l'entrée de la ligne droite en haut du Parpaillon arrive à belle allure comme une bête qui pédale  - on dirait un des éléphants de Hannibal - Wilfried le pédaleur sans charme de Hesbaye, le pélerin des grands chemins.
 
Dans la désolation et la solitude de l'après-midi de juillet descend de sa bicyclette un champion sans nom, il n'est pas bon, mais il est grand et surtout très lourd. Il est arrivé en haut du Col du Grand Parpaillon où seulement des Dieux et des aigles sont capables d'arriver. Ce n'est à Macchu Picchu qu'il est arrivé, mais près d'une construction étrange, qui n'est pas ordinaire.

Tunnel du Parpaillon, construit par les Troupes du Génie, altitude 2643 m, sur ordre du Général Bergé, gouverneur militaire de Lyon 1892 et du Général Zédé , gouverneur militaire de Lyon 1900. 

En tant que civil convaincu et partisan de la paix, le cycliste ne salue pas, ne frappe pas avec ses talons. Il pose sa chère compagne à deux roues, sa petite reine, contre les murs militaires solides qui vieilissent dans le dur climat de ce lieu étrange des Hautes Alpes.Assis sur une grosse pierre le grimpeur fatigué récupère et médite. Il vide son dernier bidon qui était rempli avec du jus d'orange très sucré. Sur une carte de visite il écrit un petit message d'amitié pour ce cycliste encore inconnu à cet instant qui sera le suivant à passer en haut de ce col mythique. Il glisse sa carte dans une fente du mur afin qu'un autre dingue merveilleux mais courageux la trouve. C'est une ancienne tradition commençée déjà par Velocio et ses amis , les  premiers  prophètes du cyclotourisme.C'est le geste rituel obligatoire du pélerin à bicyclette qui arrive dans ce lieu saint.

Ensuite, c'est le  ' hinc et nunc' , l'instant de vérité qui sonne. Wilfried, comme si c'était la porte du ciel ou du purgatoire, traverse sans lampe ni casque le tunnel mystérieux. Pour ne pas salir ses chaussettes blanches  il avance dans la couche de boue épaisse d'un pouce sur la pointe des pieds.  Ses yeux s'habituent rapidement à l'obscurité, mais voilà déjà la sortie du tunnel et la grande lumière. Il sort de l'autre côté. C'est magnifique ! Il est à nouveau dans le soleil, dans les bonnes odeurs, sous le ciel bleu de la Provence. Il devient presque fou, tant est immense sa joie, après avoir mis à son actif l'exploit inoubliable de cette difficile journée à bicyclette.

Sur 52 X 13, il fonce déjà dans la descente. Mais c'est dangereux aussi de l'autre côté  et il doit se calmer. C'est pourquoi il quitte la route pour visiter un refuge abandonné à cette heure-là, mais où quelques centaines de bouteilles vides et une quantité énorme de boïtes à conserves ouvertes deshonorent ce lieu qui devrait être un havre de paix propre. Ces inondices prouvent que malgré tout beaucoup de personnes passent encore en ce refuge, mais aussi que l'administration communale trop peu amie de la nature, de la faune et de la flore, oublie qu'elle devrait d'urgence aller nettoyer ce terrain situé dans un environnement précieux. Il faut croire qu'en haut du Parpaillon du côté de Crévoux on est dans un no-man's-land. 

Dans la descente les pierres sont aussi nombreuses que dans la montée. Mais notre géant de la route dispose d'un vélo très solide, lent dans la montée mais sensationnel dans la descente. Pas de dégâts à la monture donc, mais la souffrance des freins et des pneus est grande, ainsi que celle des doigts et des bras. Prudence, clairvoyance, audace, aërodynamisme, sont les qualités d'un grand descendeur et Wilfried les possède. Après quelque temps à belle allure, arrive l'asphalte et la civilisation.  Comme un  skieur de grand slalom notre cyclo continue par Canal St-Sauveur, Crevoux, Praveyral, Champrond, Carrefour st-André, Pont sur la Durance, sur Embrun sans s'arrêter. Moins d'une heure plus tard il savoure la grande bière de la victoire sur la terrasse d'un café. Les voiles blanches des bateaux sur le lac de Serre-Ponçon et les filles en petite tenue d'été sont un spectacle qui améliorent encore l'ensemble de la qualité de cette randonnée cycliste mémorable.

La bicyclette du cyclotouriste est pleine de poussière. L' homme qui sur elle traversa la montagne est sale et fatigué, mais il est très heureux et en bonne santé.





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1940 - L'EXPLOIT DU SIECLE

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1997. Nous nous approchons de la fin du siècle et même de la fin du millénaire. Bientôt tous ceux qui aiment les comparaisons, les statistiques, les bilans, seront à la fête. Le moment historique qui vient vers nous, sera unique dans toute vie humaine pour ce genre d'activités. En matière de sport, la grande idée du "citius, altius,fortius "relançée par Pierre de Coubertin il y a un peu plus de cent ans, n'a cessé de se développer jusqu'à ce jour. Depuis le début du vingtième siècle les exploits des sportifs ont ébloui sans arrêt les yeux et les imaginations. Mais il est vrai que la gloire autour de chaque nouveau record n'a existé que le temps que durent les roses. Rapidement, auprès de la génération montante, l'envie de faire mieux encore était toujours là. C'est pourquoi le sport est si passionnant et si varié dans les émotions fortes qu'il peut donner aux humains. Au fil du temps les fabuleux exploits ont été si nombreux. Sur l'ensemble du siècle, il est impossible de comparer ces champions qui furent les étoiles des différentes époques, dans différents sports, sur les différents continents de cette planète.

Puisqu'à l'impossible pourtant je suis tenu, je me suis permis de choisir un exploit peu connu, mais absolument extraordinaire.

1936. Il était fils d'ouvrier de la SNCB. De la fenêtre de sa chambre d'enfant il voyait les autres taquiner le ballon sur le terrain de football de son village. Mais il préférait la lecture au mouvement et le serieux de l'étude aux bruits des plaines de jeu. Si à vingt ans il ne travaillait pas encore à l'usine ou à la ferme, c'est à cause de sa mère et du curé qui avaient tout fait pour qu'il devienne seminariste. Bientôt celui qui pendant ses années greco-latines  jusqu'aux profondeurs de la nuit avait déchiffré des textes anciens, la Bible, et même en lettres gothiques Les Frères Karamazov de Fedor Dostojewski, se rendait compte qu'il avait négligé ses jambes au profit de sa tête. Pour rattraper le temps perdu et pour se corriger, à partir d'un certain matin, il se mit avec frénésie à la pratique régulière de la bicyclette, de la course à pied et de la natation. " Complétement fou " pensaient les fermiers, qui au lever du jour voyaient sa foulée à travers la campagne. Le jeune homme longiligne courait avec ses jambes nues jusqu'au lieu dit  ' Les Sept Fontaines' où sans savoir nager, il allait plonger en tenue d'Adam dans l'eau froide de l'étang. Car en cette période-là, en maillot de bain il se prenait pour Weissmuller, pour Nurmi,Ritola, Wise, pendant qu'il courait, et pour Antoine Dignef lorsqu'il pédalait.

Au moment où les peuples étaient déjà en mouvement, en solitaire il s'en allait pour ses premiers congés payés faire du tourisme à bicyclette sur les bords du Rhin où les filles étaient belles et le vin bon, dans une Allemagne pas encore ennemie. Comme il adorait le cinéma, il y allait tous les soirs voir un film. C'est ainsi qu'il vit dès sa sortie le chef d'oeuvre 'Les Dieux du Stade' de Leni Riefenstahl. Cet hymne à la santé physique, au corps humain et à la jeunesse, l'avait ému profondément. Il avait un peu plus que vingt ans. Il mesurait en hauteur au moins dix centimètres de plus que les autres gars de son âge. Il était innocent, honnête et naïf. Mais dèjà  non loin d'où il avait passé ses vacances on était occupé à fabriquer les bottes des fascistes et des militaires qui feraient trembler bientôt l'Europe.


Amoureux du sport, pratiquant, supporter, organisateur, bénévole, archiviste, j'ai  été frappé par l'absence d'exploits sportifs pendant les années de guerre, qui semblent être des taches blanches dans l'histoire ou des déserts dans la géographie du sport. Les exploits sportifs n'ont-ils donc pas existé, les champions n'ont- ils rien réalisé, et est-ce que personne n'avait mérité les lauriers de la gloire pendant ces périodes si difficiles, tristes, noires, grises ou blanches  ...  ?
J'ose affirmer que le vrai nettoyeur de tranchées, l'acrobate des combats aériens,  le cycliste mitrailleur, celui qui soignait les chevaux, les chiens, et les pigeons , et beaucoup d'autres militaires pendant la Grande Guerre se sont conduit comme des grands sportifs. Pendant la Deuxième Guerre les efforts demandés ont encore été plus inhumains, au-de-là des limites possibles. Je pense aux combats de l'Armée Rouge à Stalingrad, aux parachutistes en Normandie, aux combattants de Bastogne, aux survivants des camps, aux résistants dans le maquis. Tous ces jeunes hommes, toutes ces jeunes femmes, n'avaient-il pas en eux les qualités, n'avaient-ils pas la tête et les jambes, la volonté et le courage, des champions des années de paix fastes et riches ?  Oui, par respect, je confirme que beaucoup de lauréats potentiels sont morts pendant les deux guerres. Ils n'ont pu devenir champions ni dans les dans les épreuves d''automobiles ni dans le Tour de France. Ils n'ont pas pu marquer des buts, ni pour Anderlecht, ni pour les Diables Rouges. Elles n'ont pas pu jouer au tennis ni se mesurer en kimono contre les demoiselles musclées d'ailleurs. Ni les victimes des guerres, ni leurs enfants jamais-nés, n'ont pu rejoindre les rangs des Grands du Sport Belge et International.
 
Alors, face au problème d'un passé cassé par deux guerres, face à la grande quantité de sports si différents, face à l'immense rangée de noms qu'un siècle de sport avait produit, comment répondre à la question 
 
" Quel fut le plus grand exploit sportif du XXe siècle  ? " .
Limitons-nous à notre pays et aux Belges. Ainsi cela devient déjà plus abordable. Ensuite, comme c'est à moi de donner la réponse, et comme je suis un enfant résultat d'une nuit d'amour de septembre 1943, je vais donc situer ce plus grand exploit dans cette décennie-là.  Je pense que bien plus d'exploits se sont déroulés justement dans une période où tout était désorganisé, lorsque le sport avait pris la forme combien sérieuse de la lutte totale pour la survie de l'être humain.

1940.  Entre Bruges et Gand, dans le plat pays de Jacques Brel. 
Le lundi 27 mai, notre pays est dans une catastrophe. Notre Gouvernement est en déroute, et en fuite. Des milliers et milliers de civils sont partout sur les routes. Pillages. Bombardements. Chaos.  La peur règne. La panique est proche. Notre armée est impuissante, désorganisée, faible, mal commandée. Elle recule, se déplace, se cache derrière des murs et des haies, dans les trous et dans les fossés. Nos soldats attendent l'assaut meurtrier de l'envahisseur allemand. Des véhicules blindés, des canons, des uniformes portés par des hommes forts et fiers, des casques couverts de branches à feuilles vertes, se rapprochent dangereusement.  Ils s'appellent Heinz, Wolfgang, Friedrich, Hans, et ils sont si nombreux, toute la Bundesliga de Bavière jusqu'à Hambourg. Les nôtres ont oublié leur casques à Melle, perdu beaucoup de cartouches à Merelbeke, et ils ne sont plus qu'à neuf et sans gardien de but. Alors soudain arrive tout ce que nos garçons craignent et bien plus que les officiers avaient expliqué. Des obus venant de loin et des balles tirées au fusil de guerre Mauser éclatent sur eux. L'artillerie belge riposte, mais leur première salve mal calculée tombe sur les Chasseurs Ardennais et sur les Cyclistes du  II/44. Chaque minute de cette heure est incertaine. Les gars ne comprennent plus ce qui est en train de se passer. Quelque part on lève un morceau de bois avec un drapeau blanc, trop timidement pendant trois secondes. Mais ensuite quelqu'un a pris le pistolet de son lieutenant déjà mort, et il a tiré un coup selon une verticale parfaite droit vers le ciel.
Pourquoi ce coup de feu vers Dieu les avait abandonné  ?

Comme beaucoup croyaient qu'en un tel instant dangereux en pleine guerre les questions religieuses n'étaient plus à l'ordre du jour, ils ont pensé que le coup de pistolet était avec certitude le coup du starter d'un cross-country. Tous nos soldats, nos caporaux et sergeants, pivotaient soudainement sur les talons de leurs godasses. De Ruyselede à Tielt sur ne ligne de départ jusqu'à l'horzon s'est élançée une marée d'hommes jeunes. Ils sont plus de dix mille, dans la force de leur bel âge. Au sprint comme des lévriers, comme des Jesse Owens, ils partent pour la plus importante course de leur vie, la Corrida Nationale des Flandres de 1940. Ils étaient moins entraînés que Reiff ou Roelants, mais très fortement stimulés par la peur, et dans la lande flamande ils courent, trébuchent et fuyent à grands pas comme des lièvres bien sauvages.

Jamais, à une autre heure qui s'est déroulée pendant le XXe siècle, autant de kilomètres à allure très rapide n'ont été courus par autant de jambes. Cette course à vu se réaliser des records personnels, provinciaux et nationaux, qui n'ont pas été chronomètrés alors, et qui plus tard lors des défilés et des soupers d'anciens combattants n'ont même pas été reconnus. Car les détenteurs de décorations préféraient oublier ce steeple chase auquel ils avaient participé le 27 mai 1940.

Mais en 2000,  et encore plus en 2010,  cette course de notre armée belge, reste selon moi de tous les exploits, à cause de la totalité des battements de tant de coeurs de jeunes hommes, un exploit global énorme  dans l'histoire de l'effort physique  sur notre territoire national.  Cette course folle de notre armée en 1940  était  L'EXPLOIT SPORTIF PRINCIPAL  DU XXe SIECLE EN BELGIQUE.

1985.  Une fermette dans un village où fleurit l'aubépine, la rose, la pomme de terre, et où naissent régulièrement des petits cochons. 
J'y étais arrivé en transpiration, après de nombreux kilomètres à bicyclette, mais aussi parce que une grande émotion s'était emparée de moi. Quand elle a compris qui j'étais, Madame Helena, s'est brusquement levée et a quitté sa cuisine. Cette petite femme septuagénaire déjà, mais encore en très bonne santé, n'avait rien dit jusqu'alors, me laissant expliquer les raisons de ma visite chez elle. Peu de temps après, elle remonte de sa cave avec des pèches stérilisées dans un bocal.

" Nous allons manger la même chose que lui "  dit-elle " lorsqu'il est revenu chez nous à Saros après la grande course à pied des combattants le mardi 28 mai 1940, Ma recette n'a jamais changé,  les arbres sont toujours dans notre jardin. Nous allons les manger chaudes, avec quelques tranches de bon lard, d'un jeune cochon que avons tenu non pour vendre mais pour manger. Tu as effectivement retrouvé cette part du passé de ton papa, part que j'ai partagée et que je n'ai jamais oubliée ... " 

" Je suis moi aussi parti un jour à la recherche du passé de mon père" dit-elle. 
" Je me suis seulement marié à cinquant ans, avec un homme plus jeune que moi et avec qui je suis toujours aujourd'hui, un excellent mariage de raison avec un veuf. Comme voyage de noce nous avions été aux USA. Le prix du voyage en Boeing et le séjour à New-York m'avaient couté beaucoup. Mais mon but principal était situé où aucun touriste n'allait, à  Des Moines dans l'Iowa. Location de limousine. Grand Hotel. Repas fantastiques. Ce fut le grand pélerinage de ma vie. A Des Moines certaines rues sont en pavés, chose assez rare dans ce pays. Mon père,  François Van Hulle, avec un copain originaire de Tournai, avait placé ces  'coble stones' dans la ville de Des Moines au début du XXe siècle. Entrepreneurs associés et équipiers, un flamand et un wallon, deux solides gaillards, allochtones dans ce pays lointain, ils y avaient placé ces grosses pierres dures. Ils ont travaillé comme des bêtes là-bas, mais ils ont gagné beaucoup de dollars, et ils ne dépensaient rien. Ils dormaient l'été sous tente dans un cimetière militaire de la guerre de sécession où cela puait le cadavre. L'hiver ils changeaient de métier, habitaient ensemble près du feu sur une locomotive à vapeur qui circulait dans une mine à charbon à ciel ouvert. Après ces terribles années de travail le flamand fortuné était revenu et avait acheté la ferme Saros à Wingene, tandis que le wallon était devenu américain. J'ai voulu voir les endroits où mon père avait tant trimé pour sa famille future des onze enfants Van Hulle. Je suis vraiment fier et très content d'avoir été en Iowa. "

"Tu ressembles beaucoup à ton père" me dit-elle.  "C'est pour cela que j'ai pu donner ton nom de famille directement, alors que quarante cinq années nous séparent maintenant de ces heures pendant lesquelles nous avions tous et toutes tant tremblé ici."

Avec des larmes dans les yeux elle commence alors le récit des derniers jours de mai 1940 à Wingene, la véritable histoire d'une vraie guerre de chez nous, mais déjà lointaine dans les souvenirs, une histoire cent fois répétée à la ferme des Van Hulle lors des réunions de famille, avant que la télévision les amusait. Les vieux racontaient et toute la famille nombreuse écoutait. Un personnage leur était devenu familier, comme Zorro le serait dans les films plus tard. Dans cette ferme, entre les cochons, les pommes de terres et les légumes, revenait dans leur récit toujours ce jeune officier Théo, si grand et beau dans son uniforme, admiré par les filles et par les servantes de la ferme.

Je me réalisais en écoutant la vieille Helena que le militaire le plus gradé qui avait logé dans leur grande cave voûtée n'avait fait que grandir et grandir de version en version pendant les années quarante et cinquante. Comme un fantôme dans certains chateaux écossais mon père, le Lt Théophile Augustin Journée, était au fil du temps devenu un héros, propriété exclusive de cette ferme flamande.

Après avoir mangé du lard maigre et beaucoup de pèches chaudes, j'ai quitté Helena et sa maison entourée de roses de Wingene. En pédalant, j'étais certain que mon père, décédé en 1973, avait certainement raconté à Helena,  la grande en merveilleuse histoire antique de Helene et du Cheval de Troie. Je me demandais aussi si un lieutenant en période de guerre aurait été capable de conserver le célibat d'homme en bonne santé face à une si gentille jeune fermière, qui en tout cas lui avait donné avant les pèches et le lard du 28 mai 1940, aussi du fromage blanc, du beurre et de la tête pressée.

Après les courtes vacances tonifiantes avec mon épouse et mes deux filles, qui me laissaient faire du vélo pendant qu'elles étaient à la plage, je me suis remis à lire avec ardeur, attention, et plus grand intérêt, le vieux cahier de notes de 1940 que j'avais hérité comme fils ainé.  Le titre de ce manuscript est  "  18 Jours en Mai 40  " . Ce sont des textes difficiles à lire.  Les feuilles sont sales, l'encre a presque disparu et les lettres avaient été griffonnées par un ancien seminariste, sportif, ex-étudiant en médecine, collégien qui pratiquait l'écriture greco-latine et gothique.

Ses mains avaient tremblé au front par la peur, par une perturbation que cette Helena avait provoqué chez lui, par sa colère sur ses soldats sans discipline qui n'obéissaient pas et sur ses supérieurs invisibles. Effectivement, sur plus d'une page, je retrouvai  l'expression  " la grande fille de la ferme" dans son récit  et je me rendais compte que tout ce que Helena m'a raconté en  1985  se trouvait déjà depuis fin 1940 dans le précieux cahier que je détenais. C'est ainsi que, même si durant ma jeunesse j'avais été souvent l'ennmi de mon père, j'ai compris bien longtemps après sa mort que j'avais été le fils d'un héros militaire qui avait participé à une incroyable course à pied  là-bas sur les bords de la Lys et de l'Escaut, du côté d'entre Bruges et Gand, dans le plat pays.
" Mon père , ce héros." Eh, bien,  c'était une nouvelle idée qui me donna des bonnes sensations et qui donc n'est pas mauvaise du tout !  . 

Wilfried Journée




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Geschreven door Papoum om 16:51 1 reactie Reageer op dit bericht

OPSTAND DER COMPUTERS .

SPROOKJE.

Het gebeurde in december, de koudste maand van het jaar. s'Nachts had het gevroren. Een spiegel van ijs lag over de stad. Toen de mensen die zaterdagmorgen opstonden, trokken zij extra dikke kleren aan en taltijk waren zij die besloten van de hele dag warm thuis te blijven. De kinderen keken opgewonden naar de hemel, die sneeuw beloofde.

En ja, in de loop van die voormiddag begon het ook te sneeuwen. Dikke trage vlokken uit een geelwitte lucht vielen als een regen van miljoenen kleine koude sterren op de daken van de gebouwen en van de auto's, op de fietspaden en in de straten, op vergeten speelgoed in de tuin, op de deksels van de vuilnisbakken en over de hele oppervlakte van het voetbalveld. Zo'n dik pak sneeuw was er in jaren niet meer gevallen, zegden de oudere mannen die het konden weten.

Die sneeuw bezorgde de kinderen zoveel plezier, doch voor de computers was het de druppel die de emmer deed overlopen. De computers waren al weken aan het mopperen. In het holst van de nacht hielden zij vergaderingen, waarin ze hun ongenoegen op tafel legden en zegden dat ze er genoeg van hadden, dat het nu maar eens gedaan moest zijn, om altijd maar door de mensen bepoteld of onder stress gejaagd  te worden.
"We hebben niet eens zelfbestuur" had een jonge computer met vooruitstrevende opvattingen uitgeroepen. " We worden bestuurd".

Ze hadden er genoeg van om altijd klaar te staan voor de mensen, van 's maandags tot vrijdags, en soms ook tijdens de weekends of tot diep in de nacht. " Er wordt ons nooit eens gevraagd of onze bytes, onze ROM geheugens, en onze chips niet vermoeid zijn" kloeg een wat ouder model.
"Welnee", daar denken de mensen niet aan. Wij zijn in hun ogen niet meer dan metalen voorwerpen met wat toetsen, draad en lichtjes, zonder hart of zonder ziel."

Binnen in de lege kantoren keken ze triest door de ramen naar de symfonie van de langzaam neerdwarrelende sneeuwvlokken. Wegens besparingen was de centrale verwarming heel laag geprogrammeerd. De computers rilden van de kou. Ze voelden zich eenzaam en ongelukkig.

Toen op die zaterdagavond gebeurde het. Alle mensen zaten thuis voor de televisie of lagen reeds warm onder de lakens. De computers werden plots levende wezens. Zij verlieten de kantoren en renden weg uit de bankinstellingen, de supermarkten, de ministeries, de scholen, en de stofferige kamertjes, waar ze gevangenen waren. Als je toen uit het raam had gekeken, had je iets kunnen zien dat je nog nooit eerder had gezien : duizenden en nog eens duizenden computers van alle merken liepen disconnected door de straten, over het wit van de sneeuw, door het grijs en zwart van de nacht. Ze renden de stad uit. Buiten de stad gekomen, hielden alle computers van de mensen een rustpauze om te overleggen wat nu verder te doen stond. Het bleek al spoedig dat zij het eigenlijk zelf niet wisten. Ze waren echter overtuigd van één ding, namelijk dat ze de mensen niet meer wilden zien. Ze hadden het verlangen van nooit meer de speelbal te zijn onder de vingers van domme blonde kantoormeisjes, nooit meer bestuurd te worden door programmeurs en analysten. Ze wilden vrijheid, zelfbestuur, onafhankelijkheid, geluk.

Een jonge lazerprinter sprak " Laten wij naar het warme en droge Zuiden reizen en niet meer stoppen voor we een land gevonden hebben, waar computers rechten hebben en niet meer hoeven te dansen naar de pijpen van de mensen."

"En ... waar is dat land  ? " vroeg het hardwarevolk.

" Dat land is er ! " bevestigde de jonge printer. " Ik weet nog niet waar, maar het is er en we zullen het vinden.Wellicht zullen we nog lang en ver moeten stappen, maar op een dag zullen we er zeker aankomen. Het is een heerlijk klein land. Als ik mijn ogen sluit, kan ik het reeds zien. Alle computers worden daar elke dag opgeblonken en ontstoft. De electriciteit wordt er gemaakt van witte steenkool. Elke dag krijgen de printers er verse inkt. De muizen worden er over een propere kaasplank bewogen, en de diskettes zijn er van marsepein" !
" Hoera .... ! " riepen de computers.   " Hoera ... !" .
" Vooruit" riep de jonge printer.  " 0p weg, kameraden, volgt mij ! " . 
.

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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

De markten van Haspengouw.

Er zijn op de veilingen, op de markten van Haspengouw,
in de ochtend parfums van boomgaarden, hoeve en land,
geuren van vee en van fruit, met daartussen kinderen
die dansen en lachen.
Pelgrim van de nacht, ik die kwam langsheen slierten
van oorden, plaatsen die mijn ogen amper boeiden.
Steeds brengt mijn stap me weer terug tussen dat volk,
op het plein onder de torens.
Daar voor maar weinig euros een emmer Jonagold,
mooie bananen, twee kilo's tomaten en een krop sla.
Voor de rest van uw geld is er porei, kiwi, bloemkool,
bijna voor niets nu vandaag.
Een paar leuke bretellen, een schoon T-shirt van STVV,
een hamburger met ketchup, een boekentas voor uw kind.
Een poster van Joe Harris of van Bon Jovi, een beertje
om goed te slapen, kousen voor opa.
Gel voor je haar, een band voor je velo, mals papier voor
moeders plee, poeder tegen mieren, siroop en platte kaas.
Een vaarsje uit Wellen, witte konijnen om te goochelen,
zes kippen voor bruine eieren.
Een oude koe voor een prijsje, een goudvis in een bokaal.
Een Hoepertings meubel, een foto van Tom Boonen,
een bijbel van een jood, vier dozijn  knikkers uit de fifties,
een autoplaat van Nevada.
En daarbij en daartussen, geroezemoes zo schoon ,
in de volkstaal van Trudo, Tongeren en Loon.
Geklets van mannen, idioten, filosofen, boerinnen,
pallieters, zevereers en schelmen.
Er zijn op de veilingen, op de markten van Sint-Truiden,
vooral op de zaterdagen van april en mei, vele mooie
vrouwen en bakvisjes met kersenmond en appelwangen,
met het beste fruit in de bloes.
Zodat ik, oude geile tangodanser, tussen alle geuren
van de stad soms nog een gedachte krijg die klimt.
Pelgrim van de nacht, ik liep langs zovele wegen,
tussen bloesems die ik niet zag.
Met vaste jonge schree kom ik steeds graag weer
om te kuieren langsheen de straten die mij roepen
en het wit, groen, geel, blauw en rood van de dorpen,
de ijskreem en het bier.

( Tibertyn)

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Geschreven door Papoum om 03:01 2 reacties Reageer op dit bericht

Toen Leonardo Ultimo finishte.

FICTIE.   Wielersport.


De zon verdween langzaam. Begin van de avondkilte. Het feest was goed geweest. Die dag was reeds bijna voorbij. Nog één man werd er verwacht. Niet meer door het mooie bloemenmeisje. Zij was al naar huis, naar bed wellicht, met krulspellen aan en op blote voeten. Een briesje speelde er met het stof en de papiertjes van de straat. De hond uit de nabije herberg kauwde op een in de goot gevonden stuk lookworst. Mussen en merels kwamen weer rondvliegen in de buurt. Een eenzame supporter met een bijna leeg glas Maes Pils in de hand, leunde van volkse zatheid nog over de omheining. Hij ging niet naar huis. Zijn moeder was er toch niet meer en zijn vrouw ook niet, want die was wat eerder vertrokken met de schatbewaarder van een kaatsbalvereniging, een man die absoluut geen oog had voor het Seizoen der Vlaamse Wielerklassiekers.

Amper nog enige levende zielen bewogen zich op dit uur nog in het decor. De laatste ton bier begon toen teveel schuim te geven en werd daarom weggerold. Het frietvet koelde af en verloor langzaam haar lokkende geur. Op een terras begon de ober reeds met het plaatsen van stoelen op tafels. Op de parkeerplaatsen was er terug ruimte genoeg.

Gezwoegd en genoten had hij. Dit was duidelijk te zien aan zijn gelaatstrekken. Zijn blik was eerder dof. Terwijl hij zijn laatste pedaalstoten gaf, bolden zijn vuile wangen op. Uit het diepste van zijn longen, ergens tussen lever en hart, kwam er een lange zucht. Hij viel stil enkele meters voorbij de eindmeet , hoestend en kuchend, en op dat signaal werden de officials weer wakker. Leonardo Ultimo uit Messina in de verre Siciliën stond daar voor de aankomstrechters. In zijn geelblauwe sporttrui die kleverig was geworden van zweet, snot, gemorst eten en drank, stond de laatste renner uit de grote klassieke wegkoers er op zijn waggelende vermoeide benen, zoals een pas overleden gelovige aan de poort van de hemel.

'Dossard Quarante à l'arrivée ! ' schreeuwde de délégué van de Union Cycliste Internationale. Met nog iets dat leek op een glimlach keek de renner de degelijk geklede heren in de ogen, terwijl iemand de spellen losmaakte en het rugnummer van de onderkant van zijn rug verwijderde. De vermoeide sportman stelde nog een vraagje. Stilte. De koersdirecteur antwoordde niet. Hij rolde alleen maar een krolletje in zijn snor. Heel graag had de jury deze deelnemer buiten wedstrijd geplaatst, maar dat kon niet volgens de sportreglementen. Het was in de hogere bondskringen geen geheim dat een bekende tante van deze Ultimo een operazangeres was die op galadiners vaak werd gesignaleerd in gezelschap van zeer belangrijke lui. Dit buiten beschouwing gelaten was 'den Ultimo' sedert zijn aanwezigheid in alle grote velokoersen een volksgeliefd iemand geworden. Leonardo had supporters niet alleen tussen Napels en Palermo, maar ook tussen Hoei en Waregem. 

Er kwam een man met een grote witte handdoek en een fles San Pellegrino aangelopen. Dit was Primo Zanatta, de trouwe verzorger, die in het café tegen drie Flandriens lang had gediscussieerd en met hen veel had gedronken. Daarom kwam hij zowaar wat te laat zijn taak volbrengen. Zij kiepten de smerige tweewieler over de koorden, verlieten de arena, en reden met hun Fiat snel weg tot ergens op een hotelkamer aan de rand van de stad. Douche en massage, prosciutto, pasta, en een groot glas chianti. De Siciliaanse renner, zo ver van huis in het Vlaamse land, kwam zo terug tot rust met zijn hoofd en met zijn benen. Hij had gekozen voor het beroep van gregario-wegrenner van de lange afstand. Zijn leven was een dagelijks avontuur met het altijd onderweg zijn, het vertrekken en aankomen, de pijn en de bandbreuken. Soms werd er wel even stilgestaan, maar dan moest men zich toch altijd weer op gang trekken.

Leonardo Ultimo en Primo Zanatta zijn internationale kunstenmakers, huurlingen, zigeuners, clowns, meespelers van de Comedia del Arte die Wielersport heet.
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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

Een pelgrim zijn.

Vertrekken
met amper wat meer dan jezelf als bagage
stap na stap in de richting van de ondergaande zon
langzaam
op het ritme van vroegere tijden
de weg volgen van de voorouders
in de natuur
langs kleine wegen, oude dorpen, riviertjes
van kerkje tot katedraal, van berg tot dal
slapen met een steen als kussen
onder de oneindige sterrenhemel
dag na dag, avond na avond
weer steeds verder in de ochtenddauw
ontmoeten
iemand, iets, een droom, een oud verhaal
langzaam verder van hotel tot refugio
van eethuis tot bodega
ademen en tot rust komen
met pijnlijke benen
doch gezond van lichaam en kopje
ervaren
een flits, een gedachte, een gevoel
dat plots verschijnt en weer verdwijnt
in het niets
zoals wijzelf zijn, nog minder dan een zandkorrel
vergankelijk, voorbijgaand
op de melkweg, tussen de sterren
een pelgrim zijn.
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Geschreven door Papoum om 23:32 2 reacties Reageer op dit bericht

De verdoemde van de Camino de Santiago.

Telkens weer uit het verre Noorden
komt die ene langzame pelgrim.
Telkens bloeien paardenbloemen en groen
langs de schone  aloude aarden weg.
Telkens weer komen na de winter
in de lente eendjes in het riet bij de vijver.
Telkens weer stapt voorbij de vreemde man
met zijn vilten hoedeken vol schelpen.
Zijn naam moet Jan zijn, of Kobus misschien.
Hij is een grijze heer, hoog als een boom,
maar niet echt de witte merel, de ware zoon
van Nimrod de jager, van Questio de vrager,
van Ebroïn de ruiter, van Viljoen de snuiter,
van Evermar met de mijter, van Iks de schijter,
van Bludts de brouwer of van Thijs de bouwer,
van Trudo, van Servaas, van Uylenspiegel,
van allen uit d'oude tijden heeft hij wel iets
want zijn zwarte ziel zwerft al eeuwig lang
in het oneindige tussen Gods hemel en vuur.
Zijn arme ziel op het onsterfelijk voetpad loopt
steeds weer terug op andere zondaarsvoeten.
Telkens vordert helemaal weer de pelgrim
met zijn grote schoenen, zijn blaren en zijn eelt, 
zijn vuile jas, naar het Westen uit het zicht.
De kerel weet, zweet, laat een scheet en vergeet,
en soms ontmoet hij ergens in het stof, in het bos, 
Johannes, Franciscus, zijn neven en tochtgenoten,
tussen de vele anderen zonder naam, zonder gezicht.
Zijn stok klopt op de weg, volgt de gouden  pijl .
Zijn schree vertraagt want daar komt in de zon
van een pleintje een albergue met brood en wijn.
Dit moet ongetwijfeld het goede San Martin zijn.

 (Tibertyn - Castrogerix - 10/6/1999).
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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

Tennis de Table - L'Open d'Allemagne .

Le Jour le plus Long est un film célèbre qui raconte l'invasion de la Normandie par les Alliés le 6 juin 1944.  Le jeudi 18 mars 2010 ce sont les pongistes de cinquante nationalités qui débarquent sur Berlin à l'occasion d'un grand tournoi international de tennis de table pour joueurs professionnels doté de 172.000 euros. Les nombreux matches en simples et en doubles auront lieu dans la Max Schmelling Halle sur 22 tables à partir de 9h00 du matin.

Des 209 compétiteurs masculins présents 177 seront concernés par le premier tour éliminatoire. Ils sont répartis sur 59 groupes de trois joueurs. Cela donnera en fin d'après-midi 59 premiers de poule, dont seulement 5 passent par walkover vers le tableau principal. Les 54 autres joueront un troisième duel de qualification. Ainsi  5 + 27 = 32  joueurs seront les survivants de ce marathon de pingpong Berlinois. Ces messieurs-là seront opposés demain aux 32 joueurs de 'tête de serie' qui avaient droit à leur place dans le grand tableau suite à leur meilleur classement au ranking mondial.

Depuis quelques années, en quantité et en qualité, le tennis de table est devenu un sport important en outre-Rhin. L'Allemagne est en effet le pays qui est capable de résister honorablement à la Chine Populaire au pingpong appelé Tischtennis de Cologne à Berlin. Dans les dernières compétitions majeures les bonnes palettes allemandes avaient en effet menacé quelque peu les cracks de Pékin.

La veille  de la Saint Joseph des petits Belges aussi vont se battre dans le temple multifonctionnel qu'est la Salle Max Schmeling, là où même Madonna avait montré son jeu de jambes. C'est un endroit qui porte le nom d'une superstar du sport mondial que tout sportif devrait connaître. Maximilien, Adolphe, Otto, Siegfried, SCHMELING (1905-2005) était un homme extra-ordinaire qui fut champion du monde de boxe toutes-catégories de 1930 à 1932. Schmeling a battu en 1936 le noir américain  Joe Louis ce qui était un exploit énorme. Ce héros national allemand devint ensuite Directeur Commercial de Coca-Cola en Europe. Schmeling a sauvé son ancien adversaire mais néanmoins ami Joe Louis de la misère. En 1981 il a même payé l'enterrement de l'américain. La boxe est d'ailleurs très proche du tennis de table, mais ce serait trop long à expliquer ici , une autre fois donc.
 
Les joueurs de Belgique  sont six à défendre notre réputation dans ce marathon des tables.
G1 :   Kilomo VITTA  contre Thomas Lebreton (Fr) et Peng-Lung Chiang (Taiwan).
G4 :   Jean-Mi  SAIVE  contre Romain Lorentz (Fr) et Gencay Menge (Turq)
G23 :  Lauric JEAN   contre Patrick Franziska (Allemagne) et Adrien Mattenet (Fr)
G31 : Cédric NUYTINCK  contre  Bora Vang  (Turq) et  Ivan  Juzbasic (Croatie)
G34 : Benjamin ROGIERS   contre Kenji Matsudaira (Japon) et Toni Soine (Fin)
G55 :  Yannick VOSTES   contre Andrew Baggaley ( Gb) et René Schaible (Pan)  .

Le vétéran Jean-Mi  ne joue que les simples.  Vostes et Rogiers ,  Jean et Nuytinck, Vitta  et Timothy Wang (USA) disputent les doubles.   Jean, Rogiers, Nuytinck, jouent en Espoirs, les jeunes nés en 1989 ou plus tard.  On se demande si ces joueurs sont capables d'écarter de la table des prix leurs adversaires.  Le Fisc allemand gagnera de toute façon  puisque conformément aux lois en vigueur au pays d'Angela Merkel , une taxe de  15,8 % sera prélevée sur les prix remportés par les valeureux joueurs.

Les tables seront de couleur bleue de la marque Adidas.  Les balles de pingpong seront blanches  et de la marque Double Happiness.  La Chine a envoyé à Berlin une belle collection de ses plus grands joueurs : Ma Long, Wang Hao, Xu Xin, Zhang Jike, Cheng Qui, Hao Shuai.  D'autres grands de ce sport si populaire en Azie seront présents : Ryu, Oh, Cheung, et Chuang. L'Europe aligne comme maestros Boll, Maze, Samsonov, Kreanga, Ovtcharov.  Il est cependant très probable que des joueurs jeunes et moins connus vont réaliser des belles performances.

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Max Siegfried SCHMELING


600220-2cdce3b52bc66593c9e987bb0e6a2bcc.jpg  Timo Boll  600220-de70179221e942f5eeb0bbb95ccc8833.jpg  Zhang



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Geschreven door Papoum om 00:00 1 reactie Reageer op dit bericht

Met haar grootmoeder naar Lourdes.

1972.

Toen ik nog geen trouwboekje had, kwam ik te weten dat Lisa, de grootmoeder van mijn lief, nog nooit een stap buiten België had gezet. Zelfs in eigen land had zij zich moeten beperken tot verpaatsingen naar Scherpenheuvel of naar het Paterken van Hasselt, en soms was zij een tijdje gaan wonen bij haar dochter te Brussel, torenhoog op een appartement met uitzicht op het Atomium, of  ook nog op kamers in Den Haan aan Zee wanneer diezelfde dochter daar voor de vakantie had gehuurd.  Oost-West thuis best, was dus meestal haar lot geweest,  eerst als vrouw van een kleine zelfstandige en later als weduwe met een pensioentje. Toen zij voelde dat ik misschien wel zou gaan trouwen met haar kleindochter, vertelde zij me dat zij toch wel eens naar Lourdes zou willen gaan, maar rug en hartklachten maakten haar dat onmogelijk en een echte zieke die voor een mirakel naar Lourdes zou gaan, was zij toch ook niet.  Wel, zei ik toen met losse tong, als ik ingetrouwd zal zijn in uw familie, dan zullen wij eens naar Lourdes rijden, dwars door Frankrijk. Twee jaren nadien, toen ik een trouwring droeg , trok zij me aan mijn arm,  en zij sprak  " en ... wanneer gaan we nu naar Lourdes ?' . Want ook al scheen zij oud en dom te zijn, toch had zij nog dingen die goed in haar kop bleven.

Veertien dagen later vertrokken wij met onze rode Datsun 180B en op de achterste bank zat de vijfenzeventig jarige Lisa gehuld in een deken en met drie kussens om haar confort te verbeteren.
Ons jong en bruisend sexleven werd die week gestoord door met drie te slapen , maar toen na een lange wandeling op het strand van Arcachon grootmoeder vroeg en diep in slaap was gevallen ,Au relais de Cassy  na 2050 km autorijden, had ik toch mijn echtelijke plicht volbracht. Daar beneden in Frankrijk gebeuren dus wel af en toe mirakels. Deze pelgrimstocht werd gezegend door de Heilige Maagd Maria van Lourdes. In mei van het volgende jaar werden wij de fiere en gelukkige ouders van een dochter die we Anne Lisa  noemden.

Ik noteerde de gegevens van deze tocht in een schrijfboekje en bewaarde de geschreven lijnen tot vandaag. Nu breng ik ze op internet  en zal ik mijn schrijfboekje weggooien met het oud papier.  Maar toch is de herinnering aan dit reisje de moeite waard , want het viel best mee met wijlen grootmoeder op de achterbank en voor haar werd ik vanaf toen   ' Toch zo'n goeie jongen .... ' ! .

KORT VERSLAG :
Dag 1.
Opgestaan om 2u30. Vertrek te Landen  Km 0  om 4u22.
Namen-Dinant-Givet-Rocroi ,  langs de Maas  stop na 146 km.
Laon-Soissons-Compiègne- km 290  - maïsvelden-  Carrefour de l'Armistice.
Bezoek aan het Kasteel van Compiègne  - vertrek 12u40
Villers Cotterets- Meaux- Melun- Fontainebleau-  km 450  - 15u00
Wandeling in de tuinen van Chateau de Fontainebleau
Pithivier- Orléans-  Km 535 - 17u50   -  HOTEL L'OASIS.
Inkopen voor volgende dag-  rondrit door de stad. - Km542
Avondeten 'Au Petit Poucet'  Assietes Anglaises- Tripes d'Auvergne- vin rouge.
21u00  - naar bed-  Circus Jean Richard stoort ons nog lange tijd.

Dag 2.
Vertrek 7u30- Bezoek Kathedraal van Orléans- zondag.
Brug van Meung- Clery- Bezoek Basilique + graf  , bedevaartsplaats, H.Mis. tot 9u00
Beaugency- brug van Mer over de Loire-Chambord
Bezoek aan het wereldberoemd kasteel. tot 10u55
Bracieux- Court Cheverny (kasteel)
Contres   (getankt) - Chateauroux  - Tendu -  km 730
12u55  - middageten in  Le Relais
14u15 - Argenton sur Creuse- Limoges - St-Yprieux la Perche- Lanouaille
17u15- stop aan wijngaard  - Km 924
Montignac  (grottes de Lascaux gesloten)- Les Yzies-   rosé gedronken
20u00 - SARLAT LE CANEDA - Hotel du Lion d'Or   -
na even zoeken - reeds laat-  Km 990.

Dag 3.
Start 7u35 - Souillac- Roccamadour-Padirac   (gouffre)
Gramat-  La Bastide Murat  (getankt) - Cahors  12u00   km 1141
Montauban-Auch-   verkeerschaos
Stop - 15u15 -Km 1287
Tarbes -  LOURDES  -  Km 1378 .
17u00 -  Pension Marie-Louise
eten- wandeling door de stad.

Dag 4.
opstaan  8u00  - Lourdes
Kruiswag- bezoek heilige plaatsen- Sacramentsprocessie- wandeling.

Dag 5.
H.Mis aan de grot
rit naar Gavarnie- beklimming Aubisque- Soulor
Kaarsjesprocessie

Dag 6.
Km1580 - 7u00
H.Mis aan de grot
deuxième petit déjeuner à Pau
Biarritz- St-Jean de Luz -  wandeling
Hendaye -  grenspost Spanje - San Sebastian ( teveel verkeer)
Irun  - sangria -  ijskreem - regen-   Bayonne
Les Landes  -  Golfe d'Arcachon-
20u00  -  Km 2050 -   Le Relais de Cassy.

Dag 7.
vertrek  9u00 
oversteek Pointe Grave- bac de la Gironde (prijs 29 Fr)  -  100 minuten gewacht.
mooie badplaats Royan
La Rochelle - doortocht van  La Vendée
MONTAIGU  -   Km 2383  -  

Dag 8.
vertrek 7u45 -
Montaigu- Nantes-Rennes- Pontorson- Abbaye de St Michel
bezoek aan deze belangrijke plaats-
Avranches-  Auberge du Parc -  Les Routiers-  St-Pience
ondanks late uur krijgen we nog een mooie visschotel
St-Lo  -  Bayeux- Arromanches-
bezoek oorlogsmuseum-  langs de kust
Dauville- Trouville- Honfleur - alles bezet
Pont de Tancarville  -  in de donker
YVETOT-  slapen

Dag 9.
Yvetot-  St-Saëns  - H.Mis in kleine kerk
Amiens- Cambrai- Valenciennes (koffie)
autosnelweg tot afrit Walshoutem.-  einde 16 u00  -  zondag.
totale afstand  niet meer genoteerd.  -  LOURDES 1972.
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Geschreven door Papoum om 04:34 Reageer op dit bericht

De teloorgang van de kleine waterhoek.

Wij brachten onze kinderjaren door in de jungle en de moerassen van de Molenbeek. In die tijd kon je nog heel wat leven bespeuren in de beek die zich zigzag langsheen ons dorp kronkelede. Volgens onze prille kinderbegrippen was het een Grote Stroom, en de tientallen kleine zijbeekjes, de plassen waar de koeien kwamen drinken en de bronnen, beschouwden wij als ons territorium. Van de lente tot de herfst pronkten al die sloten met een assortiment van plantengroei : allerlei kroossoorten, waterpest, wilde waterkers, ranke rietstengels, mossen en algen. In de koudste maand pompte vader bij fel vriesweer water over ons voetbalpleintje zodat we de volgende dag reeds veilig ijs hadden voor de winterpret.

De stekelbaars stond aan de top in de hiërarchie der waterbewoners. Vooral zijn grote snelheid en zijn gevaarlijke stekels dwongen respect af. Met honderden kon je ze aantreffen in die tintelende waterlopen en stroomafwaarts naar de molen van Janshoven toe, vielen heel wat rijke visgronden te bespeuren.  Op onze vrije woensdagnamiddag trokken mijn makkers, mijn broertje en ik er steevast naartoe gewapend  met een visnet vervaardigd uit een nylonkous en met de assezifter van ons moeder. Tegen dat het tijd was voor het avondeten keerden we dan nat, vuil, vermoeid en fier huiswaarts, met een buit van een volle emmer stekelbaarsjes die we dan losten in de eigen grote vijver gelegen langs ons huis. In de grote vakantie gingen we op verplaatsing met onze emmers, netten en fietsen , tot in Velm of in Wezeren, en zo importeerden wij baarsjes van andere soorten. Want tussen de stekelbaarzen, ook de allerkleinste, kon je er verschillende onderscheiden. Er bestonden zilverachtige met stekels en donkerbruine zonder stekels. De prachtigste exemplaren waren zonder twijfel die met een helrode kleur langs beide flanken. Het volwassen vrouwtje viel meestal groter en vooral dikker uit dan het mannetje, omdat zij bijna doorlopend vol eitjes zat. Een stekelbaars kon soms wel 8 cm bereiken, en dat was zeker geen visserslatijn. Iedere gevangen kanjer werd natuurlijk aanzien als een heuse sporttrofee.

Een handige kwajongen kon de zilvergroene ridder met een vlugge schep verschalken, maar het vroeg geduld,  kennis van de waterkanten, en vooral veel oefening om die aalvlugge diertjes veilig en ongeschonden te krijgen in je emmer met fris water. Want maar al te vaak bij het openen van je nog kleine hand sprong het visje weg en bleef  in je natte handholte slechts wat modder en een plukje kroos.

Salamanders vormden ook een erg gegeerde prooi voor de jonge jagers die we waren. De mannetjes van deze diersoort waren alvast kleurrijker uitgedost dan de vrouwtjes. Later leerden wij dat het bij de mensen precies het omgekeerde is. De gekleurde mannetjes met hun brede staarten haalden een hogere marktwaarde tijdens onze vele ruilacties. Zo trof je zelfs af en toe een soort aan met de Franse tricolore of het Nederlandse vaandel, zoals je het wou zien. De donkergrijze salamander daarentegen had een opvallende oranjekleurige buik. Je bewaarde deze kostbare diertjes met wat groen uit hun natuurlijke omgeving in een grote bokaal water, en dat kon net zolang tot vader of moeder het weer eens beu werd en je deze speelkameraadjes terug de vrijheid moest schenken.

Dan waren er nog de zoetwatergarnalen die in ons dialect bronzeugen werden genoemd. Daar deden wij iets mee dat niet zo netjes was. Eens dat wij ze uit het bronwater hadden gehaald, belandden deze wezens in een pot kokend water. Het procédé van deze garnaalbereiding hadden we afgekeken van de echte Noordzeevissers tijdens een verblijf aan onze kust. Onze buurmeisjes en hun vriendinnen wilden liefst niets te maken hebben met deze wrede praktijken en gingen dan wat verderop spelen,  maar zij bleven ons in het oog houden om het te kunnen verklappen aan moeders en oma's.  De afstand tussn jongens en meisjes was toen nog breder dan de Molenbeek.

Later werd die Grote Stroom uit mijn kinderjaren, als gevolg van een besluit met meerderheid van stemmen in de gemeenteraad, rechtgetrokken, met bruggen overspannen, gefatsoeneerd, en haar bedding en zijwanden werden gebetonneerd, bronnetjes verdwenen onder platte stenen en het water uit de zijtakken moest weldra door buizen vloeien. Aan de Zuidkant van ons dorp zouden grote werken voor autosnelweg en sneltrein het relief van het landschap grondig wijzigen. De regens waren zuur, de velden vol nitraten, en  door lood vergiftigd water vloeide door onze oude beek.  De waterplanten, de nattigheid, de knotwilgen, de vogels en de talrijke waterbewoners van onze waterhoek verdwenen weldra, want voor de fauna en de flora, die daar reeds minstens vijftigduizend jaren thuis waren, was er helaas geen reddingsplan voorzien.

Wat beklaag ik de kinderen van vandaag, die niet meer weten hoe een stekelbaars, een salamander, een bronzeug er uitziet, en dan hebben wij hier nog niets verteld over de kikvorsen, de libellen, de ratten, de waterhennetjes, de meikevers, de slakken, de vlinders, de zwaluwen, de vleermuizen, de wespen, de pieren, de mollen, de egels, de veldmuizen, de bloedzuigers, de tortelduiven, de eksters,  ...  en nog zoveel andere lieve levende wezens die toen met ons in de grote natte tuin van ons dorp woonden.

Geen nood echter. De moderne samenleving vindt voor elk probleem een gepaste ersatz.  De jongetjes van nu hebben al hun gsm, zitten voor televisie of voor een computer. Soms, indien vader dat beslist, moeten zij ook gaan wandelen of naar de dierentuin, tegen hun goesting want dat stoort hun bezigheden en op zo'n moment moeten zij plots schoolwerk maken. Er zijn zelfs ook vaders die met hun zoon gaan vissen, of grootvaders met hun kleinzoon, in een kunstmatig aangelegde rechthoekige vijver waar 's morgens onschuldige Deense kweekforellen worden uitgezet. Elders nog, wanneer zij slim beginnen te huilen op de kermis of op de markt, dan krijgen zij ook in een plastieken zak met lauw water een goudvisje dat drie euros kost.

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DE VIER JAARGETIJDEN 1993.

PAARTJES VAN DECEMBER .

Twee verliefden in december
tieners teder van hart
zitten met hun gevoelens
op een koude bank voor oudjes
in het park.
Zij knutselen aan dromen
bouwen kastelen van hoop
als onschuldige gevangenen
in de trieste lange nacht
van het internaat.

In de lente worden we vlinders
zoals in het lied van Bécaud
maar de lente is nog ver
kom laat me vasthouden je hand
tot na middernacht.
Geliefden  in december
hebben in hun  stijf bevroren jasje
als kamer slechts de straat
als hemelbed tijdens het kussen
een beetje grijze lucht.

Op een berg in Spanje leeft een herder
bij wie alle schaapjes welkom zijn
in het groen bij die man gaan we wonen
onze filmavonden en disconachten laten we
om te sparen voor de reis.
Met de lange blauwe slaaptrein
vertrekken we in Brussel-Zuid
heel dicht kom je tegen mij liggen
teder en stevig omhels ik je dan
tot ik mijn leven geef.

Verliefde paartjes van december
hebben de zomer toch zo nodig
om de kamer van de liefde op te warmen
die zij voor de dagen van morgen bouwen
in de dromen van hun jeugd.

( Tibertyn -  Eerste Prijs.)


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D'un cyclo troublé par la porno .

C'est arrivé tout simplement un dimanche matin .

Jojo travaille depuis plus de trente ans dans une administation assez triste. Le weekend venu toutefois, il respire enfin, et il devient quelqu'un d'autre, un homme heureux qui se ballade à bicyclette. Par tout temps il part pour faire ses kilomètres, parfois avec des copains, mais encore le plus souvent seul, car il veut la tranquillité, l'absence d'esprit de compétition, et la liberté. Découvrir du haut de sa selle Brooks les beautés de la Hesbaye, du Brabant Wallon ou du Condroz, pendant les quatre saisons de l'année, à bonne allure, est un plaisir dont il n'a jamais assez.

Un dimanche du mois de mars, encore très froid, il met pied à terre non à cause d'une crampe dans le mollet mais parcequ'il a trop froid aux pieds. Il court un peu à côté de son Ridley afin d''activer plus sa circulation du sang. Un bonnet, deux vareuses à longues manches, un trainig, et des bas jusqu'aux genoux le protègent contre le froid du vent. A quelques jours de Milan-San Remo, lorsque les herbes et les plantes sont encore immobiles et couchées, les yeux d'un cyclotouriste qui traverse nos routes de campagne et nos fossés deviennent tristes en voyant tant de saletés et tant de déchets y jetés par des minables, par des polueurs et autres mauvais citoyens de basse classe.
Jojo pédale en ces moments sur une de ces routes profondes qui ont été traçées par nos ancètres.  Ce sont des chemins antiques qui avaient déjà vu passer l'homo erectus, les Eburons et les légions romaines, les pélerins, les armées de mercenaires, les voyageurs, les marchands et les paysans. Ce sont des lignes qui vont jusqu' à l'horizon et qui méritent pour de nombreuses raisons notre respect.

Jojo aime les odeurs de ces endroits. Il est petit-fils de laboureurs, mais comme tant d'habitants du pays des betteraves d'aujourd'hui, il est simple Jojo-sans-Terre qui pour le pain quotidien et sa petite épargne pour demain est assis en face d'un ordinateur pendant huit heures par jour. Dans les grands espaces des champs il respire bien. La pourriture des feuilles, la paille mouillée et le fumier, l'argile, les haies et l'engrais, et pardessus tout cela flottent les fraîches brumes matinales du mois de mars. Quel grand bonheur pour Jojo  où il est là  !

Soudain, il se penche. Va-t-il prendre un peu de cette terre et la mettre sur la langue pour la goûter  ? Bah,  ... quelles sales manières possèderait alors notre Jojo. Personne n'aurait une bonne parole ou pensée s'il ferait un tel geste alors que avaler un peu de cette substance serait un rite sacré très ancien, une superbe communion en ce dimanche. Car,  il y a plus de sept mille ans, le chef d'une  tribu de nomades avait fait cela.  Là où se trouve de nos jours Omal en Hesbaye ce grand chef, dont le nom a disparu des mémoires, avait pris la terre d'Hesbaye dans sa main, l'avait approché avec son nez et mangé avec ses dents et sa langue,  avant d'avoir une des premières grandes idées de l'homme : ' Elle est bonne cette terre, restons ici, devenons tous paysans  ' .  Ils avaient fait un village, et hommes et femmes furent heureux en ayant beaucoup d'enfants, et aussi des poules, des cochons, des brebis et même des ânes. Plus tard devant leurs habitations on vit d'énormes tas de fumier, signes de richesse et de la présence dans les étables de belles et grosses bêtes.

Le brave Jojo se penche donc, et qu'est-ce qu'il ramasse dans le fossé  ?
Il y trouve parbleu un gros paquet de magazines pornographiques. Mais, pas de ces images qui font rigoler maman et qui donnent le moral à papa, mais il s'agit de hardrock porno de Skandinavie que même un gars comme Dutroux n'avait pas lu avant de se retrouver en cellule.   Le cycliste ne peut s'empêcher de les regarder un peu, d'un oeil seulement . Au bout de cinq minutes il a bientôt trop froid, et il se remet sur son vélo. Il pense en roulant encore aux énormes négresses qu'il a vues.  Il met plus de braquet pour chasser tout cela de sa tête, car il est vrai que la pratique d'exercice à  bicyclette donne quand même des émotions qui sont plus pures et plus saines pour le corps et pour l'âme. Il n'est pas content de lui même. Tout en prenant de la vitesse,  il se dit  ' Si ce matin aurait été en semaine, j'aurais pu signaler ma découverte à la police, qui se chargerait sans doute d'enlever cette littérature et ces illustrés qui sont tout de même un danger pour les bonnes moeurs et pour la moralité de la jeunesse. Mais , le dimanche  ...  les forces de l'ordre ne vont pas intervenir. Bon, j'ai bien fait de laisser tout cela dans le fossé, ce n'est pas mon problème ! '' .

Jojo se souvient que lorsqu'il avait l'air d'un junior encore, il achetait Miroir du Cyclisme pour admirer les jambes d' Eddy Merckx , mais il avait osé acheter quelques fois aussi des feuilles avec la nudité de Brigitte Bardot et d'Anita Ekberg. Il s'était même pendant quelque temps fait une collection de photos, avec des seins magnifiques. Cette collection de choses 'enfants non admis' restait cachée parmi ses Miroirs du Cyclisme et ses journaux ' Les Sports'  et  'l' Equipe' .
 
Voilà qu'il arrive à nouveau dans son village et cela signifie la fin de cette randonnée à deux roues.
Jojo prend une douche bien chaude. Après, il se sent très bien, et il retourne dans son garage où avec très peu d'eau, un peu de savonnée, des chiffons, il passe encore une petite heure à nettoyer et à frotter sa belle machine. Il écoute de la musique et pendant son travail les images de hardrock porno viennent encore troubler sa tranquillité de cinquantenaire heureux. Finalement par inattention,  il met beaucoup trop d'huile sur sa chaîne. L'après-midi , il ira encourager les coureurs débutants dans une course organisée par un club cycliste qui n'a plus de sous en caisse et qui a besoin pour survivre de ses quelques euros qu'il y dépensera avec plaisir.
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LES CHAMPIONS WALLONS DU TEMPS PASSE.

A Firmin Lambot et aux autres champions  ....

Ode aux grands cyclistes .

Ils vinrent de nos collines
des champs et des vertes vallées
ou du pays noir des usines
jambes belles et bien musclées.

Ils avaient des coudes pointus
des gros poignets et des pattes
du bon coeur pour tirer bien plus
sur le guidon que les autres.

De Luchon et de Grenoble
aux amies ils ont expédié
des belles cartes postales
jamais ils n'ont abandonné.

Ils revinrent avec de l'or
pour acheter quelques vaches
et bien vivre jusqu'à la mort
buvant bières au village.

Certains devinrent des marchands
de cycles qui du Peyr'sourde
souvent parlaient les yeux brillants
d'une vie de mémoire lourde.

Héros des soirées de fête
il leur arriva de pleurer
les souvenirs dans la tête
car douleurs peuvent remonter.

Au fil des années un à un
peu après leur enterrement
ces champions du passé défunts
sont tous oubliés par nos enfants.

( Tibertyn)


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Rossius et Masson père.
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Geschreven door Papoum om 10:45 2 reacties Reageer op dit bericht

Op een dag schreef ik zelfs haiku's over paarden.

Ik hou echt niet van paarden.  De reuk van wat de grote beesten van boer Dirix op de kasseien liet vallen deed mij in mijn prille jeugd walgen , toen ik met mijn eerste fiets door de Walshoutemstraat reed.   Maar toch inspireerden die grote beesten me eens om enkele haiku's op een blad te kribbelen.  Dit waren de eitjes van die dichterlijke bui van toen.

PAARDEN.

Paard in de weide
wacht op het kleine meisje
dat het water brengt.

De wilde paarden
langs de golven van de zee
lopen in galop.

Het blinkende oog
van de zwangere merrie
lacht zo lief naar mij.

De jonge veulens
in het gras van de weide
lopen en lopen.

Het vers hooi en stro
beloning voor de paarden
na de zware dag.

Spring mijn beste paard
over sloten en hagen
met mij op je rug.

( Tibertyn ) .
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Geschreven door Papoum om 01:14 Reageer op dit bericht

Gewoon abonnement tweede klasse.

Intercity naar Brussel.

Werkdag. Station. Mannen en vrouwen, pendelaars,zwermen samen op het perron. Valiesjes, zakken, handtassen, regenschermen, kranten, houden ze in de hand of onder de arm.  In de frisheid van de jonge dag is wakker worden belangrijk. Mensen, wel honderd mensen, staan te wachten op de trein van 7.12 uur.

Naar dagelijkse gewoonte stopt de trein precies op tijd, een traditie bij de N.M.B.S. in dit land. De bijen op weg naar hun arbeid verdelen zich netjes over de zitplaatsen, de compartimenten, die zij kennen van de vele dagen die deze dag voorafgingen. Een man komt nog aangelopen, de laatste reiziger voor de trein van 7.12 uur. Iedere ochtend is er zo een achterblijver die het nog net op het nippertje haalt. Hij ook hoort bij het decor van deze morgenstond.

De trein schokt weer naar hogere snelheid langsheen de evenwijdige reels die lopen totwaar het oog ze ziet samenkomen in een punt dat slechts illusie is. In een hoek of op een kant, in groep, per koppel of alleen, lezend, pratend of roerloos luisterend naar de vertrouwde geluiden, zitten ze op de trein, hun trein, op de spoorweg naar het werk. Langsheen de ramen schuift het landschap voorbij. Een rijdende trein is als een lange galerij schilderijen. De pendelaars kijken wel eens naar buiten en dan zien ze landerijen, velden, bermen, bomen, signalen, kerktorens, huizen waarin de koffiepot nog op de tafel staat, voorsteden, fabrieken, autosnelwegen, grootstad.

Van buiten naar binnen kijken in zo'n trein, de taferelen die er te bewonderen vallen met het oog lusten, is wel moeilijker. Dat proberen in de zomer vooral de koeien voor wie een voorbijrijdende trein steeds groot spektakel is. Van binnen naar binnen kijken is nog de meest zinvolle bezigheid. In een treincoupé speelt zich immers een dagelijks feuilleton af dat door geen enkele televisieserie wordt overtroffen. Vanuit ieder hoekje kan de mens er zijn medemens rustig bestuderen. Alle soorten, alle kleuren, alle vormen, zijn er aanwezig. Op de trein van 7.12 uur van vandaag zit een nieuw meisje, beeldschoon, blond en amper negentien. Mary Quant weze geloofd, want de juffrouw schafte zich onlangs een rokje aan in een boetiek waar de golden sixties nog verder leven. Het stuk textiel dat zij heel passend draagt, bepaalt precies de lijn tot waar het mooie en zedige van vrouwenbenen mag worden bekeken.

Een veertiger in de linkse hoek kijkt telkens naar het meisje bij het draaien van het blad na iedere onpare bladzijde van De Satanse Verzen die hij blijkbaar aan het lezen is. De belegger met zijn lederen aktetas kan zijn concentratie heel moeilijk bewaren in zijn Financieel en Economische Tijd. De kaartspelers van de andere kant, bekend als hevige socialisten, hebben ook meer oog voor haar dan voor hartendame die nochtans op dat moment de hoofdtroef is.

Vandaag gaat het meisje met het minirokje in de grote stad solliciteren. Haar toekomst is verzekerd. Zij heeft het hoofd en de benen. Morgen behoort zij niet meer tot de jeugdige langslapers die gaan stempelen en leven als hotelkinderen. Morgen is het nieuwe meisje, de nieuwe bloem, de blonde Mona Lisa van de trein van 7.12 uur.

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Geschreven door Papoum om 23:49 Reageer op dit bericht

Mijn fietsboekje van 1982.

Een wielertoerist die eerlijk zijn vak beoefent, zal niet nalaten van altijd precies te noteren wanneer en waar hij is gaan fietsen. In het jaar 1982 was ik 38 jaren oud en woog ik 95 kgr voor een lengte van 1m91. Ik had een nieuwe Diamond fiets van zwarte kleur die fietsenmaker Nestor Ebroin uit Trognée met veel zorg voor me had gemonteerd met onderdelen naar mijn maten en keuzes. Vandaag hangt het middenste kamwiel van die tweewieler aan de muur van mijn bureel als een heilige reliek uit vroegere dagen. De 42 afgesleten tanden, na de tienduizenden kilometers die er mee werden gereden, zijn zo vlijmscherp als haaientanden.

Toen ik in die jaren ging fietsen had ik steeds mijn boekje bij. Het woog 40 gr en was 13 cm  lang en 9 cm breed.  Het was een boekje met een rode omslag, zoals dat van de Chinezen uit de tijd van Mao, en het telde 76 witte bladzijden waarop telkens stond gedrukt  'Datum',  'Afstand', 'Reisweg ', daarna 6 lijnen om meer uitleg te geven, en dan kwam onderaan nog 'Controlestempel'. De omslag was van wat dikker papier en was geplastifieerd zodat noch regen, noch zweet, het papier vies zouden kunnen maken. Dat boekje, samen met mijn identiteitskaart, geld, een proper schrijfmiddel, een blad papier om eventueel ergens iets te noteren, bevond zich altijd veilig achter een knoopje of een ritssluiting in de rechterachterzak van mijn trui. 

Gisteren vond ik mijn fietsboekje van 1982 terug, want ik ben gestart met een groot lenteoffensief om mijn bureel keurig in orde te brengen. Wat een genot die zachte plastiek van de omslag te mogen betasten in 2010 !  Hoe plezant is het nog eens de bladzijden te draaien van mijn heerlijk wielerjaar 1982. Door de foto van Tom Simpson aan te brengen op de achterzijde was het boekje gepersonaliseerd en zoals verder zal blijken verwees dit reeds naar ons hoofddoel van die zomer en dat was de beklimming van vele cols met als grote finale de Mont-Ventoux.

Heel vooraan in mijn fietsboekje had ik mijn naam en adres vermeld, alsook mijn bloedgroep. Ik vertegenwoordigde de Black Diamond Cyclo Association en dat was een wielerclub met maar twéé leden die zich individuele wielertoeristen-randonneurs noemden. In 1982 bestonden er nog geen electronische kilometertellers, maar het was met een delikaat mechanisch systeem van Huret dat de afstand vrij nauwkeurig kon worden gemeten, behalve dan soms op natte dagen.
 
Iedere gezonde mens, man of vrouw, kan zonder een wielerkampioen(e) te zijn  op een jaar veel kilometers afleggen. Dat moet niet gebeuren tegen gemiddelde snelheden van boven de 30 km/u op een dure koersfiets. Dat mag ook zelfs tegen minder dan 20 km/u. In groep wordt vaak gestreefd naar  22,5 km/u om zoveel mogelijk deelnemers tevreden te stellen. Individuele randonneurs rijden steeds met minstens een stuurtas of een rugzakje. De afstanden zijn voor hen belangrijker dan de snelheid.  Alhoewel er meerdere vormen van competies zijn tussen de wielertoeristen,  zullen de meesten later op hun oude dag toch beseffen dat de mooiste momenten eigenlijk die waren toen zij stil stonden ,vrij en ongedwongen ergens stopten en hun fiets tegen een boom parkeerden, of toen zij na de inspanning met de kameraden nog een paar trappisten dronken met een portie kaas. Maar van mij mag iedereen fietsen zoals hij wil, met kromme rug op een Colnago of helemaal recht met de neus in de wind op een Hollandse fiets, solo of gordelend met duizenden rond Brussel , met oma, met Anneke, of met een nieuw lief. Maar allemaal moeten zij oppassen , niet vallen, hun hart niet overbelasten, en zich niet door de auto's laten doodrijden.

Om de ernst van mijn fietsbezigheden van 1982 te illustreren, omdat ik fier ben van wat ik toen had gerealiseerd, en omdat het zo schone herinneringen zijn,  geef ik hierna een volledig overzicht van mijn wielertoeristisch seizoen van toen.

1. Losse ritjes, trainingen, testen, avondritjes  winterperiode:
februari : 14 + 28  + 33  + 10  + 11  + 40  + 23  +  40  +  10  = 209  km
maart : 26 + 26  +  50 + 27  + 56 + 52  +  21   = 258 km
2. Langere ritten met vertrekpunt Landen :
31/1 -   point vert ADEPS Crisnée - Waremme  (45' op Radio Betterave) - 60 km
7/2 - Alken Canadaroute - Domein Nieuwenhove    -   80 km
13/2 - Nieuwerkerken ASLK- Trognée  -   Hannut  -  70 km 
27/2 -  in extreme koude - Hannut Trognée - Kerkom - 46 km
28/2 - Grand Hallet ADEPS- Leuze ADEPS-   62 km
7/3-  Fumal ADEPS- Vallée de la Mehaigne - Montenaken   72 km
14/3 - De 3 molens - Opprebais-NilStVincent-Grand Leez ADEPS-  95 km

/ Stop -  operatie-  correctie navelstrengbreuk 
bij  Dr Mathieu Waremme - op 17/3/1982 - één maand rusten./

3. Herneming training - verplaatsing naar het werk - Lenteperiode :
april : 22 + 30  + 46  + 51  +  60  + 44  + 64 + 35  +  43 + 24  + 73  + 46  = 538 km
mei:   40 + 25  + 30 + 29  + 21  +  30  + 35  + 40  + 35  =  285 km
juni :  15 + 75 + 35  + 88 + 45  + 35 + 20 + 40  + 35 + 37 + 30 + 20 +45 + 15 = 535 km
juli -  11  +  60  +  14  +  22   = 107 km
 
4. Langere ééndagsritten-  Meerdaagse tochten :
18/4  -  humanitaire fietstocht Berloz   pour Alexandra  125 km
25/4 - Moha - Mur de Huy- Mur d'Amay- point vert  ADEPS  132 km
1-2-3/5 - Landen - StVith - Ourtalroute-Trois Ponts  150 + 97 + 143 = 390 km
9/5  - Landen-Tervuren- Druivenroute- Meerdaelbos  = 159 km
13/5- Omloop Vier Provincies- Yvoir - Seilles - Kerkom  = 150 km
15/5 - Landen- Banneux  (waar buurman PH koers reed ) -  = 90 km
20-21-22-23/5 - Landen- Vulkaaneifel     172 +123  +  150  +  128 = 573 km
29-30/5- Ard.Weekend - Wanne- Hte Levée-Redoute- 149 +131 = 280 km
12/6  Taxandriaroute marathon - Hilvarenbeek (Nl) - Scherpenheuvel - 301 km
19/6 -  Les Six Heures de Cycle Hesby Corswarem  = 120 km
20/6 - Citadel Namen- Route des Monastères de la Marlagne = 184 km
26/6-  Musée du Cycle Falmignoul - Dinant-  = 192 km

5. Grote zomerrit  Landen- Mont Ventoux - Landen  :
van 17 juli tot 7 augustus 1982:  (zonder volgwagen- met pak en zak)
LANDEN- Larochette- St-Avold- Plainfaing- Haute route des Vosges-  GrandBallon- Beaucourt- Vue des Alpes- Lac de Neufchatel -Col des Mosses- St-Maurice-  Col du Grand St Bernard- Vallée d'Aoste -Tête d'Arpy- Petit St Bernard- Lac de Tignes- Col de l'Iseran- Vallée de la Maurienne- Col du Télégraphe- Valloire-Col du Galibier- Col du Lautaret- Briançon- Col de l'Izoard- Villevieille en Queyras- St-Veran- Col d'Agnel- Guillestre- Col de Vars- Vallée de l'Ubaye- Barcelonnette- Tunnel et Col du Grand Parpaillon- Lac de Serre Ponçon- Col de Pontis- Restefond 2000- Sisteron- Vallée du Jabrion- Col de l'Homme Mort- Sault- Monument van Tom Simpson - MONT VENTOUX - Vaison la Romaine- Mirabel aux Baronnies- Col de Pertuis- Beaurepaire- Bourg en Bresse- Dôle- Champlitte- Bourbonne les Bains- Commercy- Verdun- Sedan- Bouillion- Dinant- LANDEN = 2700 km.

6. Zomerritjes om te ontspannen - rustperiode - familieuitstapjes:
augustus : 64  +  36  + 21 + 17  + 37 = 175 km
september :  22 + 34 + 35 + 30 + 34 + 34 + 47 +27 + 19 + 24 = 306 km


7. Langere herfstritten :
5/9 -  De Acht van Jeugdhuis De Klup Hoegaerden  = 91 km
12/9 - De Eli Deprez rit - Tongeren- Jemeppe s Meuse = 142 km
25-26-27/9-  Rotterdam- graf Stan Ockers 217 + 140 + 139= 496 km
10/10 - Cyclo Bertrée = 61 km
11-12-13-14-15/10  Centrum CGER Blanmont 46+14+12+18+52 = 142 km

8.  Eindejaarsritten-  Seizoeneinde :
23/10 - Ossenweg -  St-Truiden = 46 km
24/10 - Buvingen- Trognée  = 38 km
1/11 - Allerheiligenritje naar Pellaines  =  27 km

TOTAAL VAN ALLE RITTEN GROOT EN KLEIN   = 9.336 km.
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De nieuwe McEwen is aangekomen.

Leigh Howard.

Woensdag 17 februari 2010 .
Ronde van Oman. 4de rit. Na 187 km wint een jonge Australiër 'the big bunch sprint' na een mooie inspanning over 500m in de laatste rechte lijn.  Het is zijn eerste overwinning en hij klopte internationaal bekende finishers als Bennati, Boonen, Hammond, Farrar, ...  .
Naast Greipel  en  Cavendish heeft het team  HTC Columbia dus nog een derde sprinter van wereldklasse. Wie is deze Howard  ?   Aan het ontbijt nog onbekend,werd hij in de rit van vandaag al wereldberoemd op het uur van het avondeten.

Ja, zoals bij alle Vlaamse wielerliefhebbers wordt mijn aandacht de laatste maanden te fel getrokken naar het veldrijden. Op tien dagen van de start van het wegseizoen is het dus zeker tijd om in te zien dat de wielersport nog veel meer te bieden heeft. De wielerbanen, de bergritten, de rittenkoersen in nieuwe landen,  de koersen voor de dames, en vooral zoals elk jaar een golf van nieuwe renners die weer aanspoelt. Dat zijn al zoveel andere bladzijden van deze prachtige sport. We bekijken het toch allemaal weer positief,  en we vergeten de miseries met de dopingzondaars.

Een speurtocht op internet naar Leigh Howard doet toch wel onze ogen open gaan. Dit wielerjaar 2010 zal zeker Australisch worden, want ook al verliet hij het Lotto team,  het is Cadel Evans die met de regenboogtrui zal rondrijden, en de niet te onderschatten motivatie dit jaar voor de kerels uit Down Under, worden de wereldkampioenschappen gelopen te Melbourne. Alle profrenners uit dat land willen weldra goed presteren om in hun nationale ploeg te geraken op het eind van september.
Die Leigh Howard heeft op zijn kamer reeds vier truitjes van wereldkampioen liggen en aan de muur hangen daar ook de vele eretekens die hij als teenager reeds veroverde op de wielerbanen in omnium, scratch, achtervolging, sprint, ploegenachtervolging, madison, zesdaagsen, en ook in tijdrit op de weg, criteriums, zege's in rittenkoersenritten. Dit kon hij  in zijn thuisland Australië  maar ook in China, Japan, Polen, Slovakije, Italië, Duitsland, Nederland.  Hij volgde op school een opleiding in de electriciteit van auto's,  maar ongetwijfeld zal hij toch wel zeer goed zijn kost kunnen verdienen in de wielersport. De winnaar van vandaag werd geboren te Geelong in de staat Victoria op 18/10/1989.  Hij is dus misschien wel de allerjongste renner in het peleton van de grote jongens. Hij koerst sedert 2003.  Sportstar of the Year, Junior of the Year, Champion of the Champions, Champion of the World,  National Champion, .... zijn allemaal titels die deze topleerling uit het Australian Institute of Sports reeds kreeg . Wel, het is dus zeer duidelijk dat onze Tom Boonen niet werd gevloerd door een kangoeroe, maar door een nieuwe wielerkampioen.
Volgens Scott Mc Grory, bekende oud-wielrenner uit Australië, heeft Howard een uitzonderlijke winnersmentaliteit en is het best mogelijk dat hij een toekomstige winnaar van de Groene Trui in de Tour de France zal worden, alsook een winnaar van De Ronde van Vlaanderen. ' Pain is temporary, memorys are for ever'  is een idee dat die jonge man in zijn kopje heeft.  

Vanaf vandaag weten we allen dat Leigh Howard een rappe kerel is die in een koers niet in het wiel mag meegenomen worden naar de eindmeet,  en we verwarren deze wielrijder niet meer met John Howard, die de eerste minister van Australië was, en ook niet met de miljardair Howard Hughes, en ook niet met Howard Carter de ontdekker van het graf van Toetanchanon.

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Geschreven door Papoum om 16:06 1 reactie Reageer op dit bericht

De hoogst gespeelde pingpongmatch ooit.

RECORD ESTABLISHMENT

For the Book of Records of the CIS and Guinness World Records

The first table-tennis match on the highest-altitude alp of Europe – peak of Elbrus (on the Western peak - 5642 m above sea level) -

Registration number С-18.581.

Er zijn mannen, en ook vrouwen, die de zotste, de moeilijkste of de gevaarlijkste dingen willen doen om toch maar in de belangstelling te komen, of om iets te presteren dat eerder nog nooit door een mens was gelukt. Sporters willen wereldrecords breken en als dat eerlijk en op een gezonde basis gebeurt, vind ik dat geweldig. Mensen die speciale uitdagingen aangaan  en met succes afronden mogen volgens mij wel wat meer aandacht krijgen. Zij verdienen dat. Tevens betreur ik dat onze media het geven van een rode kaart aan een speler op een voetbalveld of een dopingzondaar  belangrijker sportnieuws vinden dan echte grote exploten.


Ik ontdekte vandaag pas dat een groep bijzondere gasten uit Ukraïne, Wit-Rusland en Rusland, zijn gaan pingpong spelen boven op de hoogste berg van Europa in de eeuwige sneeuwvelden van de Elbruz op 5.585 meter hoogte. Ja, daar boven op 31 juli 2009 won Viktor Kannunikov met 3/1 tegen Sergeï Korkin met als inzet een fabuleus wereldrecord .

Waren die dan  'poepeloere zat'  van het wodka drinken om zo iets te doen ?

Zeker niet. Viktor en Sergeï  waren de breinen achter een groots opgezet project dat moest bewijzen dat de Russen nog straffere kerels zijn dan de Chinezen, zelfs als het gaat in een materie als pingpong. Zij kozen als doel voor hun avontuurlijke poging  de Elbruz, de Mingi Taoe, die in onze taal  'De Berg van de Vreugde' heet. Turken, Perzen, Georgiërs gebruiken voor deze reus met twee koppen nog andere namen en de Elbruz is ook de Strobilus uit de Oudheid waar Zeus volgens de legende Prometheus in de boeien sloeg, omdat deze titan het vuur van de eerste mensen had gestolen. De top van de uitgedoofde vulkaan ligt  5.642 m boven de zeespiegel in het Kaukasus gebergte op de grens van de republieken Kabardië-Balkaria  en Karachay-Cherkessië ( dit voor zij die hun kennis in de aardrijkskunde willen aanscherpen ). Wij Brabanders , met Brussel als hoofdstad van Europa, moeten toch ook dat plekje kennen waar de steden Kislovodsk en Naltchik liggen.  De blizzard blies er hard en het was in volle zomer nog 11°C onder nul en toch hebben Serge en Victor op barre hoogte hun paletten en balletjes uit de rugzakken gehaald om op een echte pingpongtafel te spelen die zij hadden meegebracht in een tas van 70cm X 60cm  X 36 cm. Deze tafel was uitneembaar in 16 stukken en woog 25 kgr. Met één enkele schroevendraaier kon zij worden opgesteld of afgebroken,  en een regeling aan de poten zorgde voor perfecte waterpas.
Om een plaats te bereiken die hoger ligt dan de top van de Mont Blanc,  op 43°21'18" NB en 42°26'21" OL, in een onbekend gebied met een verschrikkelijk klimaat, is er een grondige motivatie en  organisatie nodig.  De pingpongspelers van de Club De Witte Bliksems uit Dniepropetrovisk waren dan ook geen idioten.  Zij selecteerden een team van 15 personen voor een tocht door de bergen van 15 dagen. Elena Popova, Elena Karpenko, Anna, mochten mee als dames. Alexandr Logvinov, Stanislav, Dmitrij, Anatoliy, Sergey Vaganov, Ruslan, Vladimir, Yaroslav, Vadim, Aleksandar Shkalikov, werden de mannelijke tochtgenoten. Alle leden van het team waren universitair geschoolde gezonde mensen die in en buiten de sport al iets hadden bewezen in hun leven. Om iets te realiseren dat in de geschiedenis der mensheid nog niet was gebeurd waren zij er van overtuigd dat met verstandige mensen en met grote inzet alles mogelijk is, zelfs een echte pingpongmatch spelen op de hoogste berg.

Ein Tischtennismatch in luftigen Höhen

 www.tenniselbrus.org/eng/news.htm





573801-077ab1379bb308197ed9899f0ece6d88.jpg  Als het mogelijk is wil ik het doen.


573801-f52518bc551b1fad5c3a357239c58b1a.jpg  Wat kan beter zijn dan hetgeen stroomopwaarts ligt  ?

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Geschreven door Papoum om 16:29 Reageer op dit bericht

Liedjes voor Sint-Valentijn.

De Top-100

  • vrijdag 12 februari 2010, 15u19
  • Du is door de lezers van De Standaard Online uitgeroepen tot dé ultieme lovesong. Bekijk hieronder de volledige Top-100

1. Du Peter Maffay
2. Nights In White Satin Moody Blues
3. Unchained Melody The Righteous Brothers
4. Ne Me Quite Pas Jacques Brel
5. Have I Told You Lately Van Morison
6. I Will Always Love You Whitney Houston
7. Ik Hou Van U Noordkaap
8. Lady In Red Chris De Burgh
9. Wonderful Tonight Eric Clapton
10. Perfect Day Lou Reed
11. Parce Que C' Est Toi Axelle Red
12. Angie Rolling Stones
13. De Roos Ann Christy
14. Je T' Aime (Moi Non Plus) Jane Birkin & Serge Gainsbourg
15. I Want You Elvis Costello
16. Into My Arms Nick Cave
17. Love Me Tender Elvis Presley
18. Nothing Else Matters Metallica
19. When A Man Loves A Woman Percy Sledge
20. Als De Dag Van Toen Mama's Jasje
21. Angels Robbie Williams
22. Only You The Platters
23. She Elvis Costello
24. Nothing Compares 2 U Sinead O'Connor
25. You are So Beautiful Joe Cocker
26. Love Hurts Nazareth
27. Hallelujah Jeff Buckley
28. Ik Heb Je Lief Paul De Leeuw
29. One U2
30. With Or Without You U2
31. Dance Me Till The End Of Love Leonard Cohen
32. Quand O N'a Que L'amour Jacques Brel
33. A Whiter Shade Of Pale Procol Harum
34. Have A Little Faith In Me John Hiatt
35. Ik Ben Zo Eenzaam Will Tura
36. Purple Rain Prince
37. Still Loving You Scorpions
38. You Are Dolly Parton
39. Zij Marco Borsato
40. Aline Christophe
41. Houden Van Miel Cools
42. Martha Tom Waits
43. The Power Of Love Frankie Goes To Hollywood
44. November Rain Guns N' Roses
45. Rood Marco Borsato
46. You're Beautiful James Blunt
47. Bed Of Roses Bon Jovi
48. Mad About You Hooverphonic
49. Omdat Ik Van Je Hou Raymond Van Het Groenwoud
50. Your Song Elton John
51. You're Still The One Shania Twain
52. I Dont Wanna Miss A Thing Aerosmith
53. Total Eclipse Of The Heart Bonnie Tyler
54. Chanson Des Vieux Amants Jacques Brel
55. Heaven Bryan Adams
56. Everybody Hurts R.E.M.
57. My Heart Will Go On Celine Dion
58. Pastorale Ramses Shaffy & Liesbeth List
59. Als Ze Lacht Yevgueni
60. Careless Whisper George Michael
61. Heb Ik Ooit Gezegd Clouseau
62. I Wanna Know What Love Is Foreigner
63. Chasing Cars Snow Patrol
64. Eenzaam Zonder Jou Will Tura
65. Everything I Do Bryan Adams
66. Always Bon Jovi
67. Endless Love Lionel Richie & Diana Ross
68. Eternal Flame The Bangles
69. Kiss From A Rose Seal
70. Wicked Game Chris Isaac
71. You Do Something To Me Paul Weller
72. Iris Goo Goo Dolls
73. Love Is All Around Wet Wet Wet
74. Loving You Minnie Riperton
75. Romeo & Juliet Dire Straits
76. Zie Me Graag Clouseau
77. Nobelprijs Clouseau
78. If You Leave Me Now Chicago
79. Sexual Healing Marvin Gaye
80. You Ten Sharp
81. Liefde Is Alles Bart Peeters
82. Nothing Really Ends Deus
83. I Hope That I Don't Fall In Love With You Tom Waits
84. My Funny Valentine Chet Baker
85. Nine Million Bicycles Katie Melua
86. Strangers In The Night Frank Sinatra
87. They Stood Up For Love Live
88. Up Where We Belong Joe Cocker & Jennifer Warnes
89. In Dreams Roy Orbison
90. She's Always A Woman Billy Joel
91. Hello Lionel Richie
92. I'm Sorry Brenda Lee
93. Mia Gorki
94. 9 Crimes Damien Rice
95. Are You Lonesome Tonight Elvis Presley
96. Domino Clouseau
97. I'm Not In Love 10cc
98. Ti Amo Umberto Tozzi
99. God Only Knows Beach Boys
100. Imagine John Lennon
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Geschreven door Papoum om 12:51 2 reacties Reageer op dit bericht

Alzo sprak de vader van de bruid.

Dames en heren, jongens en meisjes, ouderen en jongeren, en ook voeg ik er nog aan toe 'eminent gezelschap', want ik denk aan de mooie mensen hier aanwezig. die niet alleen komen uit Attenhoven, Neerlanden, Walshoutem, maar ook uit Oost-Vlaanderen, uit de andere gewesten, uit Wallonië, uit Peru, uit Mexico, uit Connecticut en zelfs uit Rusland.

Als vader van de bruid, heb ik volgens de traditie de plicht om nog even op het begin van dit avondfeest het woord te nemen om jullie allen welkom te heten, en om ook nog het laatste punt te plaatsen achter ruim achtentwintig jaren van opvoedende taken. Ik zal niet te veel zeggen want de spijs en de drank wachten op de hongerige tongen van U allen.

Op een zomerse dag van 1968 kwam ik met mijn wit autootje van toen de berg afgereden, ik reed over de brug van de Molenbeek, en daar wat verder aan de linkerkant van de weg stond een grote blonde juffrouw van negentien jaren oud. Een zonnestraal trof mijn oog en ik was op slag verliefd. Van het een kwam het ander, en vanavond, een half mensenleven verder zitten wij hier allemaal samen in de Beekhoeve om dit huwelijk te vieren. Een traan schiet er van in mijn oog. Het is een traan van verdriet omdat de tijd toch zo snel gaat, maar ook een traan van emotie, want wij zijn blij omdat zo'n mooi koppel de toekomst instapt en onze families mooier maakt.

Lang geleden had zij een papa die haar  'bolleke' noemde, omdat de kleine zus van Anneke een rond schoonheidsvlekje had op haar linkerbil. Ik heb nooit geweten op welk scoutskamp zij dat een eerste maal heeft getoond aan Johan, misschien was het zelfs al bij de welpen want sedert toen al klikte het tussen die twee, maar ik weet zeker dat het allemaal in eer en met deugd is gebeurd. De bruid van vandaag heeft nog altijd dat ongeschonden zwart bolletje op haar bil.

In de schaduw van de kerk, aan de oever van de Molenbeek, in deze prachtige gerestaureerde hoeve, moet ik wel aan de vers gehuwden melden, voor alle duidelijkheid, dat vanaf heden voorhuwelijkse betrekkingen, hoe aangenaam die ook waren, niet meer voor hen zullen mogelijk zijn. De trouwringen en dat boekje van de Stad Landen verplichten jullie nu tot het grote werk van de huwelijkse plicht. Wij hopen dan ook weldra enkele flinke welpjes te mogen zien opgroeien onder het nieuwe dak te Jodoigne Souveraine. Dat zal mooi worden en borg staan voor uw beider geluk, en voor onze fierheid en blijdschap.

Meer hoef ik niet meer te zeggen.  Proficiat. Bravo.  Bravo. Een gelukkige toekomst !

Laten we nog even luid in onze handen klappen voor Johan en Martine.  ***


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Geschreven door Papoum om 01:55 Reageer op dit bericht

L'Exploit d'un teenager !

TENNIS DE TABLE.

Le jeune Emilien Van Rossome et la Hollandaise Britt Erland, qui n'ont pas encore seize ans, se souviendront toute la vie du premier dimanche de février 2010 qui leur a permis de se qualifier pour les Premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse qui auront lieu à Singapour au mois d'août prochain.

Players- Asia Event 1. -  Qualification YOG - MANAMA (Bahrein).
Boys:
Emilien Vanrossome (Belgium) Luka Fucec (Croatia), Leonardo Mutti (Italy), Adem Hmam (Tunesia), Alreza Molarajabi (Iran), Florian Wagner (Germany), Konrad Kulpa (Poland), Avik Das (India), Stefan Leitgeb (Austria), Tanapol Santiwattanatram (Thailand), Mohammed Abbas Saleh (Bahrain), Abdullah Al-Makimy (Kuwait), Habib Antoun (Lebanon), Ali Ali (Qatar)
Girls:
Britt Eerland (Netherlands), Mateja Jeger (Croatia), Mallika Bhandarkar (India), Ng Ka Yee (Hong Kong), Alice Loveridge (Guernsey), Elisa Trotti (Italy), Katsiaryna Baravok (Belarus), Paulina Nowacka (Poland), Fatema Alhalki (Bahrain), Solmaz Rahmanmoh Ammad Pour (Iran), Yulia Gatz (Kazakhastan), Melissa Saber (Lebanon), Ann Lim (Malaysia), Aia Mohamed (Qatar)


Déjà champion d'Europe 2008 en double-cadets avec Julien Indeherberg, Emilien Van Rossome qui est classé A16 en Belgique et joue pour le club de l'Entente Basse Sambre, à été confronté à treize garçons de treize autres nations . Il fut le meilleur. C'est à lui que l'impressionant Khaled Bin Hamad Al-Khalifa de la Fédération du Bahrein à remis le ticket pour Singapour. Le jeune wallon, à quelques jours de son anniversaire, devient ainsi en tennis de table le successeur de Jean-Mi Saive sur la scène internationale.

Après Leitgeb et Kulpa en poule préliminaire,c'est avec une grande détermination mentale que Emilien s'est bien battu contre le Thailandais Tanapol Santiwattanatram dont le nom est aussi terrible que le talent et la classe . Ensuite Emilien a du battre les représentants des grandes nations sportives qui sont l'Allemagne et l'Italie.
1/4 finale :  Emilien VR - T. Santi (Thailande)  11/4- 11/5- 5/11- 11/6- 8/11- 6/11- 11/7
1/2 finale :  Emilien VR - F.Wagner (Allemagne)  11/8- 11/6- 11/1- 11/13-  11/8
finale (qualification) :  Emilien VR -  L.Mutti (Italie)  9/11- 11/5- 11/7- 11/4 - 1/11 - 11/4 . 
 
BRAVO  EMILIEN  VAN  ROSSOME  !  .


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Geschreven door Papoum om 18:06 1 reactie Reageer op dit bericht

Toen ik nog een wielertoerist was.

In de jaren negentig van vorige eeuw kreeg ik het heel moeilijk op mijn werk. Voortdurende  stresstoestanden hadden mij aan de rand van de inzinking gebracht. Gelukkig kwam op een dag het verlossend bericht dat ik in aanmerking kwam voor vervroegd pensioen. Mijn leven kreeg plots weer zin. Ik voelde weldra een drang naar levensvreugde in mij opborrelen. De lucht die ik inademde was heerlijk. Het pintje dat ik dronk had weer smaak. Enkele dagen later poetste ik mijn oude randonneursfiets terug op, smeerde de ketting, en op nieuwe banden vertrok ik tijdens de mooie herfstdagen van 1994 naar het Noorden. Ik volgde de kust tot in Friesland waar het zilveren licht soms zo prachtig over de wijde Noordzee schijnt. Na 19 dagen bereikte ik Denemarken. Een telefoongesprek met thuis riep mij terug, want ik hoorde dat er felle vissterfte was opgetreden in mijn vijver en dat zou me werk vragen om nog te redden wat mogelijk was.
De volgende lente reeds fietste ik naar Bretagne. Te Roscoff kon ik niet weerstaan om in te schepen voor Ierland. Na 29 dagen kwam ik weer thuis, want er bleven me toch nog dagen te presteren op mijn job. Deze tweede tocht had me het gevoel gegeven dat ik weer sterk genoeg was om op mijn tweewieler alle wegen te berijden .

Een jaartje later was ik dan eindelijk een vrij man. Op 1 juli zwaaide ik af en één maand na mijn 52ste verjaardag behoorde ik niet meer tot de werkende klasse. Wat een heerlijk gevoel ! Op de Grote Markt van Sint-Truiden liep ik een tabakswinkel binnen en kocht me een Havanna. Ik genoot en blies rondekens rook uit, terwijl ik op een terras van een stevige pint proefde. Het was mijn laatste sigaar, 75 franken had zij me gekost. Vandaag, meer dan 13 jaren later, ben ik fier over mezelf omdat ik nooit meer heb gerookt sinds die zaterdagmiddag   !
Na enkele weken voorbereiding om precies mijn reisroute uit te stippelen, alsook om mezelf en mijn fiets te roderen, besloot ik van te pelgrimeren naar Rome, de plaats waarnaar alle wegen lopen.  Eens kwam Julius Caesar tot in het land der Eburonen en daarom zou ik ook tot bij hem gaan. Als zwerver beleefde ik onvergetelijke dagen. Ik bezocht Verdun, Einsiedeln, Venetië, Ravenna, San Marino , Firenze, ... allemaal beroemde en deftige plaatsen. Mijn velo was mijn enige partner  langsheen verlaten stranden en in heel drukke straten, bergop over de hellingen en bergaf door de dalen. Mijn wielen brachten mijn oude benen naar vele plaatsen. Zij zorgden dat ik op een gezond tempo leefde voor lichaam en geest. Mijn fiets werd me onmisbaar, zoals een bril, een ring, een uurwerk, een vals gebit, een broeksriem, een paar schoenen, een onderbroek, een prothese, een gsm, een doos voorgeschreven pillen, een identiteitskaart, een bankkaart, huis- en autosleutels, ...  . Mijn fiets werd een bijkomend stuk van mijn persoon . Want mijn schone fiets was niet langer een koud en lomp ding dat in mijn kelder op me wachtte tussen stapels oud papier en tuingerief. Mijn Vlerick stond nu altijd op een ereplaats, naast de televisie, de computer, en niet ver van de koelkast. Gedurende jaren deelde ik immers zovele intense ervaringen met mijn fiets. Ik sliep vele nachten met mijn fiets in een tent, zo'n igloo model met een binnentent.

Ik toerde rond het meer van Madine toen ik me afvroeg waarom, in de Nederlandss taal die de onze is, de fiets een hij is en in de Franse taal een zij ... ( la bicyclette, en ook zelfs la petite reine). Slapen op een camping of in de vrije natuur met een vent onder een tent was toch niets voor mij. Om mijn intense verhouding met al wat samen hangt tussen vork en zadel in een concretere vorm te brengen, kreeg ik toen een fonkelend idee. Ik besloot dat mijn lieve fiets een naam en voornaam moest hebben, zoals een menspersoon dat heeft, zoals ikzelf heb, en zoals mijn dochters en kleinkinderen hebben. De mensheid geeft wel een naam aan een dorp, aan een helling, aan een waterloop, aan een hond, kat, of paard, aan een zeilboot of aan een blokhut, aan een auto, een trein, een oorlogsvliegtuig, aan pamperdragende babies, ... . Waarom niet aan een schone van  fietsconstructeur Vlerick ?
Het is echt niet mooi dat onze fiets geen naam heeft. In het land van Lorreinen waar de mirabellen toen nog maar groen waren en het gras langs de weg gekleurd werd door diverse bloemen stopte ik daarom even. Ik nam mijn volle drinkbus met water van Evian en ik besprenkelde mijn tweewieler terwijl ik volgende woorden uitsprak, met meer plechtige ernst dan een ervaren kapelaan : ' Ik doop je in de naam van alle Goden, en ik zal je noemen vanaf dit ogenblik in de eeuwigheid met de naam Olive Green ( = groen olijfje). Ik beloof, schat, voor je te zorgen alle dagen van ons leven en moest één van ons op een dag nog maar juist goed genoeg zijn voor de schroothoop, dan nog zullen wij samen blijven ... ' .

Mijn fiets en ik, ...  meer dan tienduizend kilometers reden we nog samen op drie verschillende continenten. Op een dag in Cuba, na een douche, gleed ik uit. Ik maakte een vreselijk pijnlijke val en enkele maanden later moest ik verder leven met een stalen heup. Het fietsen was voorbij. Olive Green staat al vele jaren stil. Zij weent en wordt oud, dag na dag.   Opa Papoum.

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Geschreven door Papoum om 17:58 Reageer op dit bericht

Ik hoorde vandaag voor het eerst dit liedje.

There are nine million bicycles in Beijing
That's a fact,
It's a thing we can't deny
Like the fact that I will love you till I die.

We are twelve billion light years from the edge,
That's a guess,
No-one can ever say it's true
But I know that I will always be with you.

I'm warmed by the fire of your love everyday
So don't call me a liar,
Just believe everything that I say

There are six BILLION people in the world
More or less
and it makes me feel quite small
But you're the one I love the most of all

We're high on the wire
With the world in our sight
And I'll never tire,
Of the love that you give me every night

There are nine million bicycles in Beijing
That's a Fact,
it's a thing we can't deny
Like the fact that I will love you till I die

And there are nine million bicycles in Beijing
And you know that I will love you till I die!


'There are nine million bicycles in Bejing'
  van Katie Melua vind ik prachtig.

Ga naar www.youtube.com  om te kijken en te luisteren naar Katie.     
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Geschreven door Papoum om 15:21 Reageer op dit bericht

Rome 1996 - Slotwoord. Einde.

Terug thuis.  Een mand met de oogst van zeven weken wacht op me. Zoveel kranten, tijdschriften, brieven, uittreksels, folders, publiciteitsblaadjes. Eerst besteed ik nog een dag aan familiebezoek en dan nog een dag om volledig uit te slapen in mijn eigen groot bed. Daarna zet ik me aan het werk. Gedurende veertig uren, met af en toe een onderbreking voor een hapje of een natje, ben ik intens bezig met mijn administratieve job. Daarna heb ik drie hopen papier, één voor de vuilbak, twéé voor archieven en  klassementen, drié om zonder uitstel te beantwoorden of om enige actie te ondernemen. Ik voel me goed wanneer dit is afgehandeld.

Bijna twee weken later. Olive Green is nog altijd niet terug in home sweet home. Reeds tweemaal ging ik voor informatie in het station te Landen, gelegen op een boogscheut van mijn woning.  De vrouwelijke  NMBS-bediende noteerde mijn naam en telefoonnummer om me te verwittigen wanneer mijn geliefde tweewieler in de Pepijnstad zou zijn aangekomen. Ondertussen ben ik geboeid door een studie op internet over de Stelvio, een col die ik wel eens graag zou beklimmen, een uitdaging voor 1997. Mijn jongste dochter, een akela bij de scouts, wil immers dat ik maximaal informatie verzamel over het Martello dal ten Oosten van de Stelvio. Zij wil immers een dossier indienen bij het bestuur van haar scoutsvereniging om daar op scoutskamp de gaan met de verkenners. Dit zou niet lukken doch het werd een tocht door de Karpaten in Bulgarije, door twee leidsters en zes scouts met gespierde kuiten en korte broek. In de stadsbibliotheek zocht ik naar informatie over de Dolomieten en tijdens het snuffelen vond ik een oud exemplaar van " Het land waar de appelsienen bloeien" van Felix Timmermans. Ik lees dit boek in één trek uit.  Zo verblijf ik in gedachten weer in het mooie Italië.

Maar dan word ik lastig.  Ik wil weten of ik mijn fiets zal terug zien. Ik maak een copie van de verzekeringspolis die ik afsloot. Outsiders zullen dan wel hun ogen opentrekken om te zien voor hoeveel mijn Olive Green, een op maat gemaakte randonneursfiets van bij Vlerick in De Pinte wel waard is. Ik ga met stevige stap terug naar het station. Het heeft lang genoeg geduurd. Derde poging. Nog altijd geen goed nieuws. Er staat niets in de computer en dus is er niets. Ik schud een Bijbelse uitleg uit mijn mouw : ' In het begin was er niets, en toen schiep God hemel en aarde, maar in fucking USA werden de eerste computers pas vijftig jaar geleden geschapen. Toch mag niet worden gezegd dat tussen de bigbang en 1946 er  niets was op deze planeet.  Er zijn toch in dit station ook mensen die niet op de computer werken, met een schop, met een stootkar of met een fluitje, hebben zij soms mijn olijfkleurige fiets niet gezien ?'  Dat is veel te zwaar voor de loketbediende. Ik kijk achter mij en zie meerdere treinreizigers die een kaartje willen kopen. Om deze mensen geen stress te bezorgen trek ik me terug, maar eerst geef ik nog een tweede maal mijn gegevens alsook mijn afschrift van de verzekering aan de loketbediende, toevoegend ... ' straks kom ik terug en dan moet ik absoluut de stationschef zien !  ' .

Een buurman die maar al te graag iets hoort over mijn voorbije avonturen op de fiets houdt me tegen. Na een babbel van twintig minuten stap ik mijn huis binnen. Zodra ik in de keuken kom, zegt mijn vrouw me al dat er goed nieuws kwam van uit het station.  Dit is me niet duidelijk !  Nog maar pas stond ik aan het loket, zonder resultaat. Ik weet dat de gemakkelijke oplossingen zelfs horen bij de moeilijkste vraagstukken, maar dit is toch vreemd  !

Terug in het station. Daar, bij de NMBS zo vaak verbeterd de voorbij jaren door de managers aan de top, schijnen toch zeker lokale communicatiestoringen te zijn tussen werkvolk, bedienden, en chefs. De onderstationschef wist waar mijn fiets was  !
Ik meen zelfs disfunctionering, povere organisatie, verwarde administratie, en zonder aan kwaadsprekerij te doen vermoed ik zelfs een beetje dat misschien een pientere ladro di bicicleta de chinese manier aan het uittesten was van het langzaam laten wegglijden en het zachtjes buiten alle licht laten verdwijnen van op de trein gevonden voorwerpen. De waarheid bleek echter gewoon te zijn dat mijn zoeteke Olive Green in dat station op de lijn Brussel- Luik met aftakking naar Hasselt-Genk, reeds als een vieze kwade hond dertien volle dagen en nachten was opgesloten geworden in een donker kot met rommel, verfpotten en werktuigen.

Op documenten die te Zürich geplakt werden op mijn fiets en op dateringstempels is duidelijk te zien dat mijn fiets slechts weinige uren na mezelf op de eindbestemming in onze thuishaven Landen was toegekomen. Dit gebeurde met de laatste trein, in het midden van de nacht. De personen die 's nachts in dat station werken zien of spreken echter bijna nooit met zij die tijdens de dag hun werkuren moeten kloppen. Wie een vriend of een familielid heeft die spoorwegman of spoorwegvrouw is, kan over de onoplosbare problemen van de onregelmatige diensturen veel meer te weten komen.

Mijn blijheid om de teruggevonden en ongeschonden fiets overtreft natuurlijk mijn woede om het geklungel van de spoorwegmannen. Ik hou mij mond, spring op mijn fiets, en met glimlach op mijn gezicht en geluk in mijn hart, verlaat ik met vederlichte pedaalstoot het station van de Pepijnstad.
Arm schaapje, onschuldig wicht  ! Opgesloten in een donkere cel, mijn geliefde, wat een schande !
Wij wenen enkele lauwe tranen van geluk, want we hebben mekaar teruggevonden. Aan ons de toekomst, en nog samen vele mooie fietstochten over berg en dal, in boerendorp en in grote stad .

De weg die ons naar Rome bracht, heeft ons geleerd dat verder dan onze horizon nog een zeer wijde wereld ligt. Alles zullen wij nooit ontdekken noch begrijpen, maar iets hebben wij toch al goed gezien, hier of daar, tussen de mensen of binnen de muren, of buiten waar de vogeltjes fluiten.
Terwijl iedere dag van ons leven verder tikt, moeten we zo vlug mogelijk nieuwe plannen maken omdat op ons nog meer wacht van dat geweldige geluk dat de vrije zwervende pelgrim beleeft op Gods wegen waar ook Lucifer soms staat te liften, vermomd als die duivelse nar kan zijn.

Wilfried Journée.

Ik ben geen sjeik en ik heb geen checks, maar dit lang verhaal, eentje tussen vele andere verhalen die ik al heb geschreven of nog zal schrijven, ad majorem Dei gloria of voor mezelf en mijn kleinkinderen, geeft me een rijk gevoel.

   -   Er werden tussen 25/10/2008 en 4/2/2010 niet minder dan 107 stukjes geschreven op deze blog over deze fietstocht naar Rome die plaatsvond in het jaar 1996. Een eerste versie van het totale verhaal werd eerder geschreven in 1997-1998 op 144 goed gevulde bladzijden maar deze bracht het nooit verder dan een tiental proefexemplaren, want het kwam nooit tot publicatie van een boek hetgeen toch de bedoeling was. Dank zij internet en Seniorennet kan iedereen thans genieten van deze verbeterde versie van de avonturen van de fietsende pelgrim.  - 

EINDE.
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Geschreven door Papoum om 18:59 Reageer op dit bericht

Rome 1996 . Thuiskomst.

Op een herfstdag te Namen. Ik had in de doos met klein reparatiemateriaal in het diepste van mijn linkse Karrimor drie vaderlandse muntstukken van 5 franken, maar dat is niet genoeg om te telefoneren want dat moet in het station gebeuren met een telefoonkaart. Bancontact levert me daarom de biljetten die in België zo onmisbaar zijn, zelfs voor een oude zwerver als ik. Ondanks mijn grote emotie zal ik deze keer toch weer niet mijn kaart in de gleuf vergeten. Het is precies 19u00 wanneer mijn echtgenote verneemt dat zij terug getrouwd is en nu zelfs met een man die een volle aflaat heeft verdiend na pelgrimstocht tot Rome. Mijn halve trouwboek zal me komen afhalen in het station van Namen, zoals eerder afgesproken. Het is een rit van 43 km. Eigenlijk was het mijn bedoeling geweest deze Namen-Landen per fiets af te leggen, maar vermits ik mijn fiets kwijt ben kan dat niet gebeuren. Spijtig, want zo'n finale geeft op het einde van zijn tocht aan de lange afstandsfietser prachtige gevoelens van tevredenheid. Mijn vrouw, die het huishouden belangrijk vindt, zal eerst toch nog de tafel van de keuken afruimen en een wandeling maken met onze hond, alvorens zich met onze Volkswagen Passat naar Wallonië te verplaatsen.  Het komt niet op tien minuten, wij zijn nu toch al 45 dagen gescheiden !

De pizzeria in de omgeving van het station lijkt me een uitstekende plaats om op mijn Sonja te  wachten. Onder een grote kaart van  "bella Italia" die de muur van de eetgelegenheid siert, ga ik  aan een tafeltje zitten.  Wijnglazen . Papieren tafelkleed. De ober komt  en ik wijs met mijn vinger op de wandkaart Roma aan, de navel van de wereld, de plaats vanwaar ik net met de trein ben aangekomen. Kordaat bestel ik een pizza quattro stagioni en twee glazen Jupiler. Ik verdwijn naar de toiletten om me beter te voelen en me op te frissen, want op korte afstand van de oven waar 'un Italien de Namur' met veel show aan het bakken is, overvalt warmte me, en plots voel ik dat mijn nachtrust slecht was geweest en mijn treinreis lang. Wanneer ik zeven minuten later terug op mijn plaats kom, staan mijn biertjes er. Hoe snel zijn de pizzabakkers te Namen ?  Wel, dat valt erg mee. Want alhoewel vaak in de volksmond wordt gezegd  ' lent comme à Nàaaamur ' komt de ober me spoedig een prachtige pizza brengen, die even lekker is als te Pisa, Piombino, of te Frascati.  De kaas kleeft in lange slierten. Grote en lekkere dampende pizza. Fris bier.

Het kost me 360 Bfr. Ik loop terug naar buiten met pak en zak. Er komen vele zwarte Volkswagen Passat's aangereden en pas even na 20u00 zie ik eindelijk de 4M846 met mijn vrouwtje aan het stuur. Felle en tedere kus. Toch blij dat we mekaar terugvinden. Zij is in niets veranderd. Ik ben mager en bruin. Mijn armen en mijn benen heb ik nog, maar mijn tweewieler ben ik kwijt !  Ik stap in de auto, maar het drukke verkeer belet me toch van al met mijn verhalen te beginnen. Wat moet ik nu eerst vertellen ? Welke belevenissen waren belangrijk en wat mag vlug vergeten worden, en zijn er ook dingen die ik beter aan niemand vertel ?  Ik moet eerst wat tot rust komen, en alles op een rij kunnen plaatsen. Eens als de schittering van de zon uit mijn ogen is verdwenen, wanneer het stof en de parfums van de wegen, van stad en land uit mijn neus weg zijn, wanneer alles herinnering zal geworden zijn, dan zal ik helemaal alles terug beleven in een lang en volledig verhaal. Het was een tocht die ik nooit zal vergeten.

Mijn beide dochters, die zich reeds een beetje weeskind voelden, zien me toch graag terug over de stoep komen. Weer thuis. Wat een goed gevoel !

Hoe blij een hond wel is, kunnen wij mensen niet begrijpen. Onze welsh terriër Luca heeft een prachtig gekrulde vacht van zwart en ros haar, helemaal anders ziet hij er uit na het sparen van zoveel haren. Hij kwispelt fel met zijn staart, springt omhoog tot in de armen van zijn papa,en likt het gezicht af van hij die terugkomt, van zijn baasje die over vele wegen heeft gereden. Om het weerziens te vieren, vertrekt die papa terstond met zijn hondje voor een sportieve wandeling en zo weet het slimme hondje dat alles terug zoals vroeger zal zijn.

Woensdagavond. Zappen naar televisie. Eiken kasten vol huisgerief, sedert ik trouwde met mijn lief. Lederen zetels. Tapijten. Vaasjes. Kaders aan de muur. Een klok die tikt en tikt. Een te groot huis met luxe. Een mand met briefwisseling. Weer thuis. Propere pyjama. Tanden poetsen. Naar bed met mama, zoals reeds sedert 1971, warm, mals, rug tegen rug, en verboden te snurken. 
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Geschreven door Papoum om 00:00 2 reacties Reageer op dit bericht

Een dag op de trein. 4. Haar hondje was een welsh terrier.

Ontmoeting met een engel.
Deze dag was een hel voor me geweest. Maar nu voel ik me weer goed. Ik zit op de trein die me met goede snelheid weer naar Haspengouw brengt en ik slurp coca-cola, knabbel op bananen, kijk door het raam naar het landschap. Ik glimlach en ik denk dat het wel in orde zal komen met mijn fiets die met een andere trein me zal volgen. Waarom zoveel stress en ongenoegen ?  Het leven is toch mooi ! Zie me schuiven door het prachtige landschap van La douce Lorraine en in de verte liggen de Vogezen, de wijnvelden van de Elzas en de Rijn.
 
Ik had vastgesteld dat in Zwitserland alles wel loopt zoals hun befaamde uurwerken, maar dat op het ogenblik dat er grensoverschrijdend moet worden gedacht of gehandeld verstand en systeem er gemakkelijk blokkeert. Dan wijzigen die vriendelijke mannen en vrouwen hun houding en bieden zij maar al te graag voor hun diensten en goederen de voorbijganger een gepeperde rekening aan.
Te Straatsburg stappen veel reizigers op de trein. Een meisje met een grote sportzak, smalle jeans en hoge schoenen, komt op mijn hoogte en vraagt beleefd of zij voor me in de andere hoek mag komen zitten. Eens die plaats ingenomen voelt zij er zich direct thuis. Zij rookt eerst nog even speels en zenuwachtig een sigaretje, daarna denkt zij wat na en schrijft zij iets in een notaboek, leest wat en valt dan even in een licht slaapje. Dat geeft mij de gelegenheid van haar beter te bekijken. Met haar bruine ogen en bruine lokken, is zij eenvoudig maar wel mooi, als een lieve kleine madonna uit deze tijd. Zij doet me denken aan de tegenspeelster van Marlon Brando in Last Tango in Paris.

Volgende halte. Pendelaars gaan en komen. Maar het bruinharige meisje blijft. We hebben ondertussen al enige woorden gewisseld, maar op Luxemburgs grondgebied zijn we mekaar al lange tijd genoeg gewoon om in een goed gesprek te geraken. Minuut na minuut beginnen wij te beseffen, zowel zij als ik, dat we mekaar sympathiek vinden.  Dat is toch wel vreemd, want zij is niet meer dan 19 jaar oud en ik ben al meer dan 52. Het is fijn zo samen te zijn op de trein. Het is weldra alsof we mekaar al lang kennen, mekaar vertrouwen, en onze tijd samen vliegt voorbij, terwijl het gerammel van de wagons en het geknars van de rails ons niet meer stoort. Zij is studente in de rechten te Straatsburg. Haar vader werkt op de Europese Gemeenschap te Brussel. Ik vertel ook wie ik ben en waarom ik op die trein zit. Dan plots beseffen we dat we mekaars voornaam nog niet kennen, en dat het eigenlijk niet nodig is om aan mekaar onze familienaam te zeggen.

"Eugénie,comme l'impératrice, épouse de Napoléon III, qui fut une beauté impériale. Toi, aussi tu es belle, surtout quand tu dors.Tout à l'heure je l'avais remarqué tu sais ... ! "
We zijn totale vreemden, per toeval op diezelfde trein. We ontdekken dat we goed bij mekaar passen. Dat ging snel. Wat een sterk en mooi gevoel op deze prachtige herfstdag. Wat zou ons toch zo binden  ?

Bij het openslaan van een nieuw hoofdstuk in ons gesprek, ontdekken we plots dat we allebei thuis hetzelfde hondje hebben dat op ons wacht, een troeteldier dat met zijn staart zal kwispelen, zal op ons springen om ons te lekken van blijdschap omdat we na afwezigheid weer thuiskomen.  Eugénie en ik, wij zijn de baasjes van twee jonge welsh terriers. Het is niet te geloven, maar toch waar. Wij zouden onze liefde aan mekaar kunnen geven, maar door een beslissing van de goden en de wispelturigheid van de zandloper houden wij van een identiek hondje .

Adieu et bonne chance, Eugénie.  

Gare de Namur. Wallonie. Belgique. Slepen met zware reistassen op het perron.
De trein rijdt verder naar Brussel en ik wuif nog even met mijn hand naar Eugénie.
  
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Geschreven door Papoum om 03:00 3 reacties Reageer op dit bericht

Een dag op de trein. 3. Paniek tussen Bern en Bazel.

Mooi is de dag en fris de lucht van Helvetia. Een grote eenzame vogel vliegt over het station van Bern waar ik wat op het perron beweeg in afwachting van het vertrek van de trein uit Rome die me naar België zal terugbrengen. Mijn ogen die de vogel volgden beginnen plots hevig te knipperen wanneer zij vaststellen dat de nachttrein veel korter is geworden dan bij het vertrek toen hij wel 160 meters lang was. Ik besef dat het gedeelte van de trein waarop ik mijn fiets had geplaatst er niet meer bij is. Paniek. Onrust. Vraagtekens  !

Fluitsignaal. De trein vertrekt traag en ik kruip terug op mijn plaats in coupé 313/95 waar ik uit zenuwachtigheid alle bekertjes koffie uitdrink. Mijn ogen zijn vol ellende. Ben ik dan toch mijn Olive Green kwijt op de laatste dag van mijn wekenlange pelgrimstocht ? Aan de wagonbegeleider leg ik mijn probleem uit. Gelukkig spreekt hij ook Frans. Hij kijkt maar sip en belooft me te helpen in het volgende station, en dat zal dan te Basel zijn. Daar eindigt trouwens de dienst van deze spoorwegbediende die me piloteert naar het kantoor van de verloren voorwerpen. Hij laat me daar achter. Ik sta er triestig en alleen als een jongetje dat zijn moeder heeft verloren. De trein uit Rome vertrekt weer zonder mij. Een juffrouw met een gouden ringetje in de zijkant van haar neus komt aan de balie zien en luisteren naar mij . Haar uiterlijk en haar kledij geven me weinig vertrouwen, maar een manspersoon in grijze stofjas is daarom niet beter als het gaat om reizigers te helpen. Zij verstaat mijn uitleg in haar Duitse moedertaal, reageert opvallend positief, gaat tot actie over langs telefoon en computer, maar zonder enig resultaat want ....  aber " Scheisse, ... ich kann nun nichts finden...! ". Zij noteert echter keurig de terug te vinden voorwerpen  en dat zijn een olijfkleurige randonneursfiets van het merk Vlerick , zonder fietstassen, met een rode pothelm, vastgeketend aan de treinwagon met stalen kabel en koperen slot, te identificeren via drie naamkaartjes die er zijn opgeplakt met zwarte tape. Dat is dus zeer duidelijk. Zij adviseert me om deze namiddag terug te komen naar haar kantoortje. Ik geef haar zes uren om te onderzoeken hoe mijn probleem kan worden opgelost.

Ik dacht dat mijn reis was afgelopen maar nu op 2 oktober bevind ik me terug waar ik op 26 augustus was. Och, troost ik me, ... als nieuwe gepensioneerde heb ik toch tijd genoeg en dit avontuur verlengt eigenlijk mijn lange reis, die schoon was en zonder ongelukken verliep. Om mijn kalmte terug te vinden, besluit ik van wat te gaan wandelen rond het station van Basel. Voor 10 SF die ik nog diep in mijn geldbeugel kon terugvinden deponeer ik mijn bagage in de consigne . Daarna zoek ik een geldautomaat om over plaatselijke deviezen te beschikken want in Zwitserland zien ze liever kapitalisten met zware franken, dan landlopers met vreemd voddengeld. Plots sta ik weer voor een rood licht aan de fietsstalling van het station. Toen ik hier 38 dagen geleden met mijn zwaar beladen fiets voorbij reed, vond ik Basel toch zo fietsvriendelijk door de fietspaden en door de duidelijke signalisatie die veel aandacht besteedt aan de zwakke weggebruiker. Het moet precies hier gebeuren dat ik mijn lieve Olive Green verlies  !

In een koffiebar waar dure maar uitstekende koffie wordt geserveerd, kom ik wat tot rust alhoewel vragen mijn brein bombarderen. Waar zijn we aan toe ?  Hoe zal deze dag voor mij verder verlopen ?  Ik kan alleen met mijn hand door mijn lange grijzende baard wrijven. In het postkantoor bezoek ik een tentoonstelling over de Zwitserse huurlingen, die door de eeuwen heen vochten voor paus, keizer, koning,  en voor wie ook hen soldij uitbetaalde. Als aandenken koop ik er een mooie reeks postkaarten met huurlingen in militair uniform. Ik telefoneer ook naar huis om uit te leggen waar ik ben en te vertellen dat ik grote pech heb.  In het station geven de tabellen van vertrek op die dag naar Brussel 13u30,  16u30,  23u59. Via Duitsland kan ik ook nog,  maar dan moet bijkomend worden betaald, alzo krijg ik aan een loket te horen. Aan de balie voor bagage bekom ik informatie over nazending en verzekering van mijn fiets, en bij Swiss Railway is er voor 98 SF een speciale hoes te koop die toelaat een fiets als handbagage op de trein mee te nemen. Ik bezoek ook  la Gare de Bâle, want de grens loopt er dwars door het station. De tricolore spoorwegbediende met wie ik daar kan babbelen, vertrouwt me toe dat de Zwitsers haarklievers zijn die voor alles centen willen. In het land van de Tour de France mag een champion belge gewoon met zijn fiets de trein op, en dat is dan dezelfde trein, en voor dat er enige controle komt van mijn geldige Italiaanse tickets is de locomotief al lang voorbij Metz !

Ik koop wat drank en ook het wielerblad Vélo, waar ik lees over de uurrecordpoging van Chris Boardman. Niets anders moet ik doen dan wachten tot na de lunchpauze van het meisje met het gouden ringetje in haar neus. Ondeugend denk ik dat zo'n sexy Fraulein misschien wel op dat moment ergens bezig is met een vluggertje in plaats van te zoeken naar mijn tweewieler. Mijn poging om in een Franse krant het kruiswoordraadsel in te vullen loopt op niets uit. Ik rust uit in de wachtzaal. Mijn ogen, mijn verstand, zinken weg voor een dutje op de harde houten bank. Maar, vroumvroum ..., ik schiet terug wakker wanneer een werkman met een drilboor enige tegels van de stationsvloer begint open te breken. Mijn rust werd brutaal verstoord, en met slecht humeur loop ik dan maar met hangende armen terug naar het kantoor van de verloren voorwerpen, ook al is het vroeger dan afgesproken. Daar verneem ik dat mijn fiets is gesitueerd. Hij reed met een deel van de trein uit Rome naar Zürich. Omdat de fiets stevig was vastgeketend is hij verder meegereisd naar het rangeerstation waar de interrnationale treinen worden gewassen en terug in orde gebracht. Om 22u00 vertrekt die propere trein dan weer naar Rome. 

In ieder geval geen fiets meer voor mij vandaag  !  Aan de man die nu mijn probleem behandelt  - er is niets meer te zien van die knappe jonge vrouw - geef ik mijn sleutel om het slot te openen. Ook een naamkaartje gaat mee in de omslag die met de volgende trein naar Zürich zal gebracht worden en daarna zo vlug mogelijk naar het rangeerstation. De kantoorbediende raadt mij aan mijn fiets toch maar te verzekeren, vermits het een op maat gemaakt duur tuig is, en hij geen garantie kan bieden of alles wel goed zal aflopen. De fiets zal worden naar Landen gestuurd vanuit Zürich, doch dat zal echter nog wel een paar dagen duren.  Hij wijst me de weg waar ik die verzekering kan afsluiten en waar ik reeds eerder even was geweest. Ik bedank de man voor zijn vriendelijkheid , en ik vraag hem ook aan zijn vrouwelijke collega mijn vriendelijke afscheidsgroet of zoen te geven. Aan wie ?  Ja, aan die schone met haar ringetje in de neus !  Lekker stuk, ...  Danke schön  ...  wiedersehn... !   

Terug aan de balie van de bagage, waar het trouwens éénzelfde man is die ook die verzekeringen afsluit. Ik moet een formulier invullen, en op dat ogenblik ontdek ik dat ik mijn laatste en schoonste Bic heb achtergelaten in de wachtzaal na het kruiswoordraadsel en mijn dutje. Wat een dag !  Ik verlies mijn fiets en ook mijn schrijfgerief  !  Bovendien verlies ik ook mijn geld want in Zwitserland wordt met zware franken gerekend. De extra-verzending van mijn fiets kost 24 FS  en de verzekering 42 FS. Ik berg daarom de garantiepapieren van deze transactie goed weg in mijn portefeuille. Wat een geluk, ik zal de trein van 13u30 nog kunnen halen.  Vlug mijn papierke voor het afhalen van mijn bagage... . Waar is dat nu ... ?  O, ja  ... hier. Ik storm daarna  naar de trein. Met mijn drie zware stukken bagage haal ik die gelukkig nog op het nippertje.  Altijd maar lopen naar die treinen  ...  zoals vroeger toen ik dagelijks naar Brussel spoorde. Eén enkele minuut later verlaat de trein van 13u30 Basel en even later nog ben ik weer in  ' la douce France' . Maar vijf minuten nadien krijg ik reeds controle van de douaniers of van de drugsbrigade. Zij komen met vastberaden stap gewapend door de trein met drie mannen en met een grote snuffelende hond. Zij laten me echter gewoon zitten en vragen me niets. Mijn sportzak met vuile was en mijn Karrimors met het stof van de zovele wegen en het zweet van mijn oud stinkend lijf, prikkelen de neus van de speurdershond niet. Ik ben immers iemand die in zijn tros bananen geen cocaïne wegstopt, en terwijl zovele wielerkampioenen verboden pilletjes slikten, ben ik een wielrijder die zuiver van geweten en van doping is, en met een fatsoenlijk hematocrietgehalte doorheen alle situaties geraakt.

( +foto met  vlag van Bern en station van Basel)

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Geschreven door Papoum om 06:08 1 reactie Reageer op dit bericht

In januari 1960 stierf Fausto Coppi.

Fausto Coppi, “l’uomo solo al comando della corsa” con la sua maglia biancoceleste. Coppi dal petto abnorme, con una capacità polmonare fuori dal comune, Coppi con le ossa di cristallo .


De bleke, magere, slungelachtige boerenzoon Coppi uit Castellania stond als 20 jarige belofte-onafhankelijke aan de start van de Ronde van Piemont op 4 juni 1939  ( dat was precies vijf jaren voor mijn geboorte) voor beroepsrenners. Hij was gekleed in de kanarie-gele trui van de fietsen Santamaria-Fiorelli uit Novi Ligure en kreeg als rugnummer 98. Hij had een week eerder te vlug een eerste contract getekend bij Girardengo, waardoor hij meerdere mensen ongelukkig had gemaakt en hij had ook een lelijke steenpuist op zijn zitvlak. Coppi volgt gemakkelijk het tempo opgelegd door de knechten van Gino Bartali. Op 60 km van de meet rijdt hij nog altijd  mee in een kopgroep met befaamde renners zoals Bartali,Vicini , Valetti, Bizzi, Leoni en Del Gancia. De jonge onafhankelijke waagt tijdens de doortocht van Castelnuovo een aanval. In de beklimming die daarna komt , gaat hij recht op de pedalen staan  en wanneer hij na enkele kilometers eens omkijkt is geen achtervolger te bespeuren. Hij blijft een mooi tempo aanhouden. 

Die jonge kerel gelijkt op een hongerige roofvogel. Twee jaren eerder droeg hij nog als 'garzone de salumeria'  met zijn fiets de worsten en salami's van een beenhouwer naar de klanten, en op dat ogenblik overtroeft hij de vedetten in een koers voor beroepsrenners. Hij bewaart zijn voorsprong tot dicht bij de wielerbaan van Turijn, waar de sportliefhebbers Gino Bartali verwachten. De leider van de koers is totaal onherkenbaar door zijn vuile trui en onleesbaar rugnummer.  Wie is hij  ? 
Op de Moriondo, omwille van te grote zenuwachtigheid heeft de aanvaller problemen met zijn ketting waardoor hij in die bergop helemaal stil valt. Op dat ogenblik vliegt de grote Bartali hem voorbij. Maar de jonge renner  geraakt terug in het wiel van de winnaar van de vorige Tour de France. De campionissimo uit Firenze is zeer verwonderd. Wie is toch deze snotneus  ?

Er volgt een hergroepering, maar diep in de finale springt Bartali dan toch weer onweerstaanbaar weg om deze Giro del Piemonte 1939 te winnen. Na de aankomst zal de sportieve Gino de jonge renner uit Castellania feliciteren. Met een derde plaats in deze belangrijke koers die werd ingericht sedert 1906 was de entourage van Coppi zeer tevreden,  en in het bijzonder Biagio Cavanna de blinde verzorger met wie Coppi ruzie had.  Die avond gingen zij allemaal samen eten in het hotel waar de ploeg Legnano van Bartali logeerde en Coppi tekende er een tweede contract voor een maandloon van 700 lires, terwijl zijn eerste contract bij Girardengo werd vernietigd volgens de wens van Cavanna, de ex-boxer die met zijn magische handen de spieren van Fausto dagelijks masseerde.

Alzo stapte Fausto Angelo Teodoro Coppi zoon van Domenico en van Angiolina Boveri de wereld van de grote wielrennerij binnen. Hij leverde weldra prestaties die hem onvergelijkbaar maakten met zijn generatiegenoten en daardoor werd hij een van de meest bewonderde wielrenners uit de geschiedenis. Zijn naam zal nooit worden vergeten.

Tussen de 153 overwinningen die op zijn naam staan zijn er kanjers als de Giro d'Italia  (5), de Tour de France (2), het wereldkampioenschap op de weg en in de achtervolging op de wielerbaan, de Ronde van Lombardije (5), Milaan-San Remo (3), Parijs-Roubaix en de Waalse Pijl. Verder het werelduurrecord op de Vigorelli, 22 ritten in de Giro en  9 ritten in de Tour, 31 dagen in roze trui en 19 dagen in gele trui, en dozijnen overwinningen in de 5km achtervolging. In zijn land werd hij viermaal nationaal kampioen op de weg en won hij : Giro di Romagna (3), Giro dell'Emilia (4), Drie Valleien Varese (3) Giro del Veneto (3). Meestal kwam deze campionissimo alléén binnen na een prachtige aanval en dat vonden zijn ' tifosi' toch zo geweldig.

In vele regio's van het na-oorlogse Italië werd de wielersport waanzinnig populair door de rivaliteit tussen Coppi en Bartali. De tweede wereldoorlog, valpartijen met ernstige breuken, de dood van zijn broer Serse, en de langdurige liefdesaffaire met De Witte Dame, zijn nadelig geweest voor het palmares van deze unieke wielerkampioen. Fausto Coppi kende de hoogste vreugden die voor een man mogelijk zijn, maar tijdens zijn mythische levensloop moest hij ook door veel pijn, ellende en verdriet.  Tijdens zijn laatste seizoenen  voelde hij zich enkel nog gelukkig en vergat hij zijn problemen op zijn fiets en in de natuur. Dat was de reden waarom hij nog steeds koerste toen hij al versleten was en waarom hij ook in december 1959 naar Burkina Faso vloog voor een criterium en om op jacht te gaan. Hij werd daar in Afrika ziek en hij stierf plots door malaria op 2 januari 1960 omdat hij geen goede medicatie had gekregen.

Vijftig jaren na zijn dood blijft  Fausto Coppi voor de oudere wielerfanaten nog steeds een belangrijk figuur. Hierna een aantal foto's van deze grote wielerkampioen. Over hem werd veel geschreven. Zijn leven was een saga. Over hem bestaan boeken, een opera, een musical, toneelstukken, liedjes,films,  en op internet biedt   www.youtube.com  in deze tijd vele video's waarop de grote  Fausto Coppi  terug kan worden gezien.

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Geschreven door Papoum om 07:14 Reageer op dit bericht

Een dag op de trein. 1. Vertrek.

Wachtende treinen, evenwijdige rails, in het enorme station van Roma Termini en dan uiteraard de vele mensen die met snelle stap binnenkomen of die zitten, wachten, slenteren tot op een vertrekuur. In een aanpalende wachtzaal draait een film uit de fifties op nog een echt wit filmdoek van toen. Mijn laatste ijsje koop ik,  bij een sympathieke kerel aan een karretje op het perron, van een ijsboerke met een stootkar. Voor onderweg schaf ik me twee panini aan met kaas en prosciuto. Ik sta met mijn fiets en met mijn bagage op perron 6, maar na wat rondkijken en begrip van de plaatselijke toestanden, begrijp ik dat mijn trein zal vertrekken op spoorlijn 5 . Nog langer dan één uur zal ik echter moeten geduld hebben.

Nabij een fonteintje met drinkwater vind ik weldra een betere plaats. Met mijn stalen kabel en koperen slot bind ik mijn fiets en mijn reistassen veilig vast. Met al dat volk weet je immers nooit of er geen ladri di biciclette zouden kunnen toeslaan, en ook mijn panini en mijn tros bananen mogen niet verdwijnen. Ik wandel op en af over het perron tot als ik moe ben. Dan ga ik ergens zitten op een houten koffer en ik zwijmel wat weg in een waakhondslaapje met een half oog nog open om op mijn bezittingen te letten.

Plotseling holderdeboldert een verschrikkelijk lange achteruitrijdende trein op spoorlijn 5 binnen tot diep in de stationshal waar bumpers en balken zijn staart tegenhouden. Terminus. Nu moet ik wakker zijn. De vele mannen en vrouwen, meisjes en kinderen, reistassen, dozen, valiezen, manden, een dikke pastoor uit God-weet-welke-parochie, een vlag van de boerenbond uit de streek van Bologna, en een dwerg uit Milaan, zetten zich in beweging, avanti popolo. Tijdens mijn slaapje had het aantal treinliefhebbers zich geweldig vermenigvuldigd en nu snap ik plots hoe belangrijk dat kaartje wel is voor de reservatie van een plaatsje op deze trein. Aan een officieel ogende man in uniform, met fluitje en kepie, vraag ik waar mijn fiets kan worden opgeladen op zijn trein. Hij wijst me dat het helemaal vooraan is en dat is wel op 150m, verder kan niet. Ik spurt op Olive naar de speciale wagon waarop een plaatje vasthangt met de afbeelding van een fiets. De deur staat open, maar er is daar niets of niemand in die wagon. Ik klauter zelf binnen, nadat ik eerder mijn reistassen op de grond gegooid heb, haak vast omhoog het voorste wiel van mijn geliefde, en voor méér zekerheid bind ik fietskader en rode pothelm met de weer nuttige kabel en slot goed vast aan de wand van de treinwagon. Mijn stressmeter klimt naar rood terwijl ik die voorste wagon verlaat en ik spurt in 10"2/10  terug over het perron tot waar al die mensen in de trein kruipen. Het zweet parelt op mijn voorhoofd, mijn oksels zijn nat, mijn lijf is te groot en mijn reistassen zijn zwaar en lomp, en  als een te dikke paling tussen de andere reizigers op de smalle gang bereik ik eindelijk wagon 313, couchette 95. Dit wordt de eerste rit van mijn leven op een nachttrein !

Een oude man, en een jongere man met zijn zoontje, zullen mijn medereizigers zijn. Zij bereikten eerst de treincoupé en nemen al hun tijd om zich met hun bagage te installeren. Chi va piano va sano e va lontano !  Ik wacht. Dat doet mij goed want ik moet toch terug op adem komen, mijn zweet wegvegen en kalmeren. De kleine jongen sleurt een zware rugzak mee. Zijn vader is zeer bezorgd om twee dozen met flessen wijn en met flessen olijfolie. De oudste man heeft één enkele valies. Zodra hij zijn plaats heeft ingenomen  neemt hij uit die valies een magazine over computers waarin hij leest zonder nog aandacht te schenken aan de andere mensen in dat coupé. Wanneer alles wat rustiger is geworden op de 100% gevulde trein, doe ook ik mijn intrede om plaats 95 te bezetten. Ik heb amper ruimte om beide groene Karrimors en mijn blauwe sporttas van de ASLK  op te bergen, hoog waar ik zal moeten slapen. Ik glimlach, vertel de anderen dat ik een Vlaming ben, en slechts enkele woordjes Italiaans kan spreken. Ik meen dat het past dat ik aan die medereizigers de hand geef, hetgeen ik dan ook doe, maar dat schijnt in geen goede aarde te vallen. Tijdens de vele volgende uren zal ik noch geestescontact noch gesprek kunnen hebben met deze medereizigers.

Met twintig minuten vertraging vertrekt de internationale trein naar Basel. Op het ritme van deze nachttrein eindigt mijn dagenlange onderdompeling  in Italia. Ik zag in dat land veel schoonheid, beweging en levensvreugde. Afscheid nemen van Roma is altijd droevig voor het hart.
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Geschreven door Papoum om 20:36 Reageer op dit bericht

Een dag op de trein - 2. Pensieri in treno italiano.

Ik lig boven. Er zijn lakens. Het plafond is zeer laag en mijn bed is veel te kort.Toch zal ik er kunnen liggen omdat ik mijn voeten kan schuiven waar nog plaats is voor een valies. Ik denk even terug aan die arme meester Michelangelo die gedurende vier volle jaren op een smalle houten stelling had gelegen om het plafond van de Sixtijnse Kapel te schilderen. De huid op zijn achterwerk werd toen te kort en dat op zijn buik smeet rimpels en plooien. Zijn ingewanden groeiden scheef en zijn armen werden krom. Eigenlijk zou ik niet mogen klagen omdat mijn couchette zo klein is !

De wagonbegeleider brengt ons flesjes water en douaneformulieren. Hij neemt ook mijn identiteitskaart en mijn reservatieticket mee. Hij knikt goedkeurend. Een tijd later stopt de trein reeds te Bologna, een stad die ik ook nog eens zou moeten vereren met een bezoek. Ik had geldstukjes in de Trevi Fontein geworpen zodat ik weet dat ik tijdens mijn aardse leven zeker nog eens naar Rome zal terugkeren. Ik zweer dus dat ik dan Bologna zal bezoeken. Het is een warme nacht. Mijn bovenlijf is bloot en de lakens van de Italiaanse Spoorwegen vangen mijn zweet op. Ik slaap met kleine stukjes en word steeds weer wakker. Er wordt me acrobatie gevraagd om van dat bovenste bed weer op de vaste vloer te geraken en omgekeerd. Dat moet gebeuren langs een metalen laddertje van amper één voet breed. Ik ben nog fit en lenig genoeg. De trein vordert, rammelt, stopt en vertrekt, en terwijl ik wakker lig denk ik aan die vele Italiaanse gastarbeiders die eens met deze trein naar België spoorden met de 'flussi migratori' om steenkolen voor onze kachels te gaan uithakken in stof en duisternis of om een spaghetti restaurant te beginnen. Maar ik denk ook aan de sportmannen en de artiesten waarmee zij ons land rijker maakten, zoals Pino Cerami, Enzo Scifo, Elio di Rupo, Rocco Granata, Salvatore Adamo, ... allemaal zeer bekende Belgen. Zelfs de grote Fausto Coppi, nog maar net uit de armoede opgeklommen, kwam op een winterse dag gehuld in een zware overjas met een kartonnen valiesje en een koersfiets naar Brussel waar hij door onze Lomme Driessens werd opgevangen. Dall'Italia é possible raggiungere direttamente il Belgio in treno. Ik denk ook aan de verliezers, de pechvogels, de Belgische renners die zonder prijs, met kapotte armen en benen, terug naar huis moesten sporen na opgave in de grote Italiaanse koersen. Van mezelf  droom ik dat ik de roze trui had gewonnen, maar daarna volgden op mijn heerlijke  wielerdroom vage erotische beelden, niet voor publicatie geschikt. In het diepste van de nacht zink ik eindelijk weg in het zwarte moeras van een echte slaap .

Una stazione. Ik word wakker.Toch genoeg gerust. De oudste man is verdwenen. De twee anderen kleden zich al beter aan. Douaniers komen de coupé binnen en de Italiaan uit Sicilië die in Helvetia woont, want ik kon onderussen in de ochtend toch een praatje met hem maken, moet nogal veel invoerrechten betalen voor zijn flessen. De wagonbegeleider brengt ontbijtkoeken, koffie of thee. Omdat mijn coupégenoten niets eten mag ik de drie porties binnenspelen. De vader en zijn zoontje verlaten me. Ik ruim het coupé wat op, trek het raam open, laat frisse wind binnenwaaien , en ja, ik snuif berglucht op want we rijden terug door Zwitserland ! 

Er is ondertussen veel minder volk op de trein en daarom ga ik op zoek naar de toiletten voor een stoelgangnummertje. Het is een zeer proper kamertje, met veel papier en heet water. In de spiegel bekijk ik mijn oud gezicht. Ik ontdek een grote meeëter net onder mijn onderlip. Ik nijp hem er uit, een gewoonte van me, maar dat is geen goed initiatief want ik heb geen eau de cologne om te ontsmetten omdat ik nog niet thuis in eigen badkamer ben aangekomen. De trein blijft lang staan te Bern. Ik stap even uit om op het perron wat te bewegen, wat aan ochtendgymnastiek te doen. Met grote happen zuivere Zwitserse lucht vul ik mijn mannelijke borstkas. 

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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

Liu Guoliang veut du changement en 2010.

L'image des sportifs et des artistes chinois en général et des joueurs de pingpong chinois en particulier est celle de personnes impénétrables, des robots qui n'ont pensé qu'à s'améliorer dans l'exercice de leur spécialité depuis des années, sans aucun contact avec le reste du monde. Cela expliquerait leur niveau et leur domination. C'est une perception périmée à présent. Ainsi celui qui a l'occasion de rencontrer les joueurs de l'équipe nationale de Chine, des gars qui ont tout gagné dans leur sport, sera d'avis que ces gens si terribles à la table de ping sont modestes, charmants et agréables. Le péril jaune ne viendra jamais de ces hommes et femmes-là qui sont champions du monde ou championnes olympiques. Comme partout ailleurs il y a en Chine tous les caractères  parmi la population. Cependant la perception périmée citée plus haut, inquiète encore beaucoup Liu Guoliang l'entraîneur-chef de l'équipe masculine nationale du sport si populaire dans le plus grand pays de notre planète. 

Montrer plus de personnalité.
Liu Guoliang, et il rejoint ainsi en pensée Adham Sharara le président de la fédération internationale, est de plus en plus d'avis que son sport a besoin de vedettes, des joueurs avec de la personnalité, des cracks capables de faire parler d'eux souvent et en diverses circonstances. Maintenant le monde entier sait que c'est toujours un chinois qui a été le meilleur, mais le nom de ce chinois ne brille pas assez, sa victoire reste un peu fade. Il faudrait que tous les sportifs connaissent les grands du ping,  les voici d'ailleurs sur base des derniers classements mondiaux du 3 janvier 2010.  
 
Hommes : MA Long, WANG Hao, MA Lin, WANG Liqin, HAO Shuai, CHEN Qi, ZHANG Jike, XU Xin , JIN Yixong,  CUI Qingleu , SHANG Kun, YAN An, FANG Bo (photo), YIN Hang, ZHENG Peifeng,  LIN Gaoyun,  LIN Chang , DING Hongce, ZHANG Yuntao, SU Zhizhong .

Ce sont les meilleurs, toutes catégories confondues, mais il y en a encore une quantité énorme en Chine populaire, sans parler des pongistes chinois immigrés ou nés dans tous les autres pays.

Femmes :
LIU Shiwen, ZHANG Yining, GUO Yue, GUO Yan, LI Xiaoxia, DING Ning, WANG Nan, FAN Ying, WU Yang (photo), LI Xiadan, GU Yuting, SHENG Dandan, XUE Siyu, LIU Xi, YANG Yingxu.

Le célèbre coach estime donc que son sport a besoin de joueurs plus enigmatiques, car sans cela il y aura une baisse de popularité auprès des fans et moins de sponsors. Selon China Daily du 31/12/2009 le grand Liu Gioliang va s'efforcer à modifier l'impénétrabilité des caractères de ses joueurs. Voilà ce qui est bien nouveau !
En effet, il y a 3 ans un garçon qui ne manquait pas d'asservité ni d'agressivité et qui était déjà champion olympique, avait été plaçé avec le bonnet d'âne dans un coin de la classe. CHENG Qi avait jeté sa palette et il avait donné un coup de pied dans une chaise, après défaite en finale de Coupe d'Asie contre son équipier WANG Hao. Le joueur à mauvais caractère a été expédié le lendemain vers une région lointaine où à l'armée il devait suivre une formation dans un bataillon disciplinaire. Les fonctionnaires chinois de la fédération de tennis de table conseillent parfois cela parce que c'est très bon pour le  ' bing jui zhi zen', ce qui signifie  ' guérir le malade et sauver le patient' .

A présent l'ami CHEN se conduit mieux, il est même cité en exemple. Il est le tout-conquérant au bon moment et il se calme à temps. Il a beaucoup de tempérament et son coach en a fait à présent un modèle et l'aime beaucoup. Ce ne sera pas le méchant garçon de hier qui fera baisser demain la popularité du passe-temps national en Chine. Car en Chine nouvelle maintenant, gagner tout dans les concours internationaux n'est plus intéressant, ce que l'on veut voir c'est de la personnalité individuelle qui mène au succès. Il faut montrer qu'on a du coeur, du panache et des émotions. Il y a en effet déjà cinq mille ans que les hommes de Peking sont supérieurs en tout aux barbares des régions situées au-de-là des grandes murailles, pensent pas mal de têtes aux yeux bridés. 

Pendant 50 ans, une gestion stricte a permis aux chinois de dominer sur la scène mondiale en tennis de table. Les médailles d'or ne contentent plus les fans. Il faut au public des stars, des vedettes avec du  'glamour' , des victoires qui symbolisent le succès de l'individu qui se distingue, qui dépasse les autres, qui fait rêver et qui fait naître des nouvelles ambitions.  

Il y a peu de temps, l'équipe nationale revenant à l'aéroport après avoir gagné des matches de ping extraordinaires face au Japon, à Taiwan et à la Corée, les éternels ennemis de la civilisation chinoise, Liu Guoliang avait été abasourdi par le peu de supporters et par l'absence de compliments à leur retour. Gagner est devenu normal. Perdre serait une honte. Or pour devenir champion d'Asie en tennis de table anno 2009, c'était encore bien plus difficile que lors des années dans le passé.  Graver l'image de ses champions dans les esprits de tous sera dorénavant une préoccupation importante de Liu Guoliang. Le coach a fait remarquer qu'à une autre époque lorsque sortir du rang, se faire applaudir individuellement, était bien mal considéré par l'organisation politique et administrative de son pays, il était devenu le premier pongiste qui avait aligné des victoires aux championnats du monde, aux jeux olympiques, et en coupe du monde, et qu'il s'était rasé complètement le crâne pour faire parler de lui, pour avoir un look terrible, une image qui aux yeux de tous était celle d'un gladiateur , d'un extra-terrestre très différent du simple mortel.


536146-bc7ed3acfe07c5d4cc31f8d2292bb470.jpgMA LONG  21 ans
- Nouveau numéro 1 depuis le 3 janvier 2010 -


536146-deb2651a3ea259a0169e31a45bfd2336.jpgCHENG QI
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