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Berichten van 1 juli 2012 tot 31 juli 2012

HISTOIRE DU TENNIS DE TABLE - FP.

Plus d'une fois il arrive que la mort d'un artiste, d'une sainte, ou d'un champion, d'un homme ou d'une femme extra-ordinaire, se passe en silence et soit à peine remarquée par les jeunes et les adultes d'aujourd'hui. Cela a été le cas également pour la mort d'un certain Paneth Farkas, champion et entraîneur de tennis de table, qui devrait être plus connu par ceux qui pratiquent le noble art de la palette. Son incroyable vie a été racontée dans un livre par Ella Zeller- Constantinescu, ancienne championne qui fut une de ses élèves.

Toute une vie pour le tennis de table : PANETH FARKAS. 

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Une des personnalités très connues en Roumanie par les générations précédentes fut certainement l'arrière-petit-fils de Ezekiel B. J. Paneth, qui en 1823 avait été nommé Grand Rabin de Transylvania. Quatrième enfant d'un simple ouvrier, ce petit apprenait dès ses 11 ans le métier de cordonnier dans une de ces cours intérieures où les artisans juifs exerçaient leurs métiers. Sur la grande table à coudre d'un tailleur on y jouait au pingpong. Dès 1928 le gamin , surnommé Villi,  joue déjà  très bien et c'est en 1932 qu'il débute en compétition à Cluj. A partir d'alors il s'entraîne sur toutes les tables qu'il trouve et il devient champion national des juniors. Déjà il sait se débrouiller car c'est avec un coupon gratuit que le jeune pongiste voyage en train jusqu'à Bucarest où il va gagner. Dans le maillot du club de Cluj  il gagne bientôt la Coupe de Roumanie et il obtient sa place en équipe nationale. Mais célèbre il deviendra à partir de l'année 1936 grâce à son unique record. Dans un match contre Ehrlich aux Championnats du monde à Prague il  avait disputé le plus long échange officiel qui aurait  jamais existé.  Disposant à 19 ans d'une souplesse et d'un condition physique très grande, Paneth refusait d'attaquer et avait joué pour un seul point pendant 2 heures et 12 minutes. Incroyable mais vrai , le score était toujours resté  0/0 . Plus tard sa passion pour le tennis de table l'a amené à des performances élevées dans une carrière d'entraîneur professionnel. Il s'est occupé de plusieures générations qui ont représenté la Roumanie tout au long de la seconde moitié du siècle dernier.
 
Comme il était juif d'origine hongroise, le jeune Paneth avait dû faire face aux horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. Il a été harcelé, effrayé, battu, affamé, déporté. Beaucoup de ceux qu'il aimait ont été exterminés. Lui avait pu s'échapper, grâce à plusieures évasions, sautant comme un chat du train de la mort ou de camions de prisonniers. Avec des fausses identités, l'aide d'autres personnes, mais aussi après de terribles souffrances, il avait survécu à la guerre, alors que pas moins que 65 des 67 personnes présentes à son mariage, avaient été victimes du holocaust.

En possession de papiers d'identité au nom de Lupu Panait, le grand sportif roumain aurait pu cacher ses origines juives. Son père toutefois était contre cette tricherie. C'est ainsi qu'il  fit le choix de coudre  l'étoile jaune de David sur ses vêtements. Déjà pour aller jouer à Prague le jeune champion devait déposer comme caution une grosse somme que ses amis avaient collectée pour lui. En 1939, écarté injustement de l'équipe nationale, il ne peut aller aux  Championnats du Monde disputés en Egypte. Il  ne pratiquera plus son sport pendant quelque temps  et  il épouse Edita Holender, fille d'un tailleur bien connu. Elle quitte la course à pied ( sprint 100 m ) et lui donnera rapidement trois enfants. A Cluj  Paneth  fait son service militaire dans l'artillerie. 

Quand il veut à nouveau jouer au tennis de table, il constate que les joueurs juifs, autrefois si nombreux et si bons, sont devenus 'personae non grata'  dans les salles, caves et greniers où sont montées des tables de pingpong.  Leurs situations se dégradent de mois en mois. En 1942, Paneth est envoyé dans un camp de travail . En Ukraine il répare avec du gravier les routes qui mènent au front de l'Est. Ensuite il doit travailler pour les Nazis à Cracovie dans une usine de roulements à billes  jusqu'à sa déportation vers Auchwitz. Toutefois, il saute du train, parvient à rentrer à la maison en juin 1944.
Mais là, terrible constatation, il découvre que toute la communauté juive n'existe plus. De la prison de Cluj  où pour 16.148 détenus il n'y avait  que deux latrines,  il est envoyé à nouveau vers Auchwitz. Juste avant le départ par une fenêtre il s'échappe. A Presov en Hongrie, sous le nom de Josef Szilac, il se cache pendant un mois, avant d'aller à Bratislava en Slovaquie à la recherche des siens.  Sans résultat, car il se retrouve bientôt une troisième fois sur le train à bestiaux vers Auchwitz. Arrivé au camp de la mort,  un officier SS au nom de Dietrich, un sportif, va l'aider en faisant de lui son ordonnance. Grâce à cet officier il pourra aller à Bratislava à la recherche de sa famille. Hélas,  ils sont partis vers Budapest !  Quand il arrive lui-même au getto hongrois il est capturé, mis en prison, et à nouveau inscrit pour le voyage vers Auchwitz.
 
Raoul Wallenberg de l'ambassade de Suède le sauve. Ainsi le voilà avec une nouvelle identité de Arpad Sos. La guerre se termine et le juif fugitif, avec sa santé de fer et sa  force mentale hors du commun , rentre à Cluj.  Il apprend qu"effectivement  tous les juifs sont morts ou disparus. Sa femme avait été abbatue par les S.S.. Le survivant de la Shoah a besoin d'aide psychologique pour oublier les énormes traumatismes subis. Il trouve un médicament formdidable : il va rejouer au tennis de table pendant des heures et des heures. En 1947, il gagne la première Coupe de Roumanie d'après-guerre. A partir de 1949  il est entraîneur national de Roumanie, fonction qu'il occupera jusqu'en 1986, année du décès de sa seconde épouse.

De retour dans sa ville natale de Cluj, située dans le nord-ouest de la Roumanie, lorsque sa santé était à nouveau en ordre, quand ses cauchemars n'existaient plus, Farkas Paneth devenait un expert dans une grande usine de sa ville, mais parallèlement à cela, la passion pour son sport  l'amenait à créer l'un des principaux centres pour le tennis de table. Car Paneth était vraiment très habile pour organiser des bons entraînements et pour découvrir des joueurs talentueux.

Plus qu'un joueur vétéran, Lupu Farkas, prouvait rapidement qu'il était surtout capable de pousser vers les victoires  les joueurs et les joueuses qui l'acceptaient comme conseiller.
Le premier grand succès d'Angélique Rozeanu et de  l'équipe féminine aux Championnats du monde à Budapest 1950  avaient donné un nouvel élan à son sport en Roumanie. Bientôt Paneth, qui parlait cinq langues, était invité à des camps d'entraînement  hors de son pays. ( même en Belgique). 
Paneth s'occupait beaucoup de la formation  des jeunes. Toujours à la recherche de nouvelles tactiques et méthodes, il avait fait d'Ella Zeller la partenaire d'Angélique Rozeanu.

Angelique Rozeanu , l'etoile des étoiles, cette joueuse qui est encore maintenant considérée comme la meilleure de tous les temps, a été une création sublime de ce grand artiste de la balle de pingpong et de la palette.  Paneth a préparé les jeunes ambitieux, surtout en vue des grands championnats. L
'entraîneur-chef était sévère et difficile,  mais en même temps il était un père, un ami , et un gentleman, qui avait le don de trouver et 'accepter des solutions pour le bénéfice de tous. Paneth Farkas a gagné avec ses joueurs et ses joueuses 16 championnats du monde, 33 championnats d'Europe, 130 titres nationaux et régionaux, ainsi que 5 Coupe d'Europe des clubs.

Finalement, las de se retrouver si souvent sous des ciels lointains, 
Paneth décidait de lancer près de chez lui une nouvelle génération de pongistes à Cluj et ce jusqu'en 1987. Ce fut la génération de R. Negulescu et d'autres, qui ont  aussi remporté des succès internationaux, preuve de la qualité et de la durée de  l'école roumaine Paneth Farkas en tennis de table.

A plusieures reprises Farkas ( 1917-2009) a vécu dans sa vie de l'extase à l'agonie. 
Dans ses vieux jours, avec sa troisième femme Julia,  la photographe, il a connu la faim, refusant de quitter son pays ruiné à nouveau par les changements politiques. Pour manger et pour se chauffer, même la vente de coupes en argent et en cristal, preuves d'anciens grands exploits sportifs avait été nécessaire. Mais l'irrésistible joueur de poussette, l'entraîneur, le coordinateur, le coach, le parain du pingpong roumain, revenait à la surface avec le livre  ' Paleta si Planeta' , l'histoire du tennis de table en 340 pages, édité en 1997 et 2003. Il devint Citoyen d'honneur de Cluj-Napoca, Maestro Emeritus des Sports, honneurs qui toutefois n'étaient pas accompagnés d'avantages financiers qui tenaient compte de la dévalution de la monnaie roumaine. Il était très pauvre mais heureux à la fin de sa vie. 

Finalement, ce fut surtout par le metteur en scène Steven Spielberg  ( voir Schindlers List) que le vieil as de la palette sera connu encore loin dans le futur. En effet, sous un de ses noms qu'il avait réellement employé, Arpad Sos, il est la voix et le visage dans un documentaire très émouvant fait par le célèbre Spielberg  A Holocaust Szemei  (1999) . Ce film d'une heure explique aux juifs et aux autres, aux générations futures, ce qui s'était passé en Europe Centrale entre 1936 ét 1946, quand il était un beau garçon de 72 kilos, un magnifique champion de pingpong mais qui ne peserait plus que 38 kilos à la fin de la guerre.
Ce film important est tourné tous les jours pour les écoliers et les touristes .  Ne manquez  d'aller le voir lors de votre prochain voyage aux USA .

THE UNITED STATES HOLOCAUST MEMORIAL MUSEUM  OF WASHINGTON D.C. 


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Arpad Sos   et  Paneth Farkas    sont deux identités pour un seul homme  !






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Geschreven door Papoum om 17:04 Reageer op dit bericht

Ons volk vergeet haar wielerkampioenen niet.

ODILE DEFRAYE  1912.           

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Odilon Franciscus DEFRAYE, zoon van Camiel en Sidonie, werd te Rumbeke geboren op 14 juli 1888 ( Quatorze juillet-  Fête Nationale Française). Tijdens de jaren die de verschrikkelijke oorlog 1914-1918 voorafgingen was hij een pedaalkunstenaar uit Vlaanderen die voor het rijwielmerk ALCYON grote sportprestaties leverde. Nadat hij in 1911 wegkampioen van België bij de beroepsrenners was geworden, bereikte hij zijn toppunt door met nooit eerder geziene klasse DE RONDE VAN FRANKRIJK te winnen. Hij was de eerste Belg die dat deed. Een eeuw later zijn nog altijd maar tien van onze illustere wielerkampioenen in staat geweest van de grootste wielerkoers te winnen. In de zomer 2012 wordt wijlen Odile Defraye daarom ook op diverse manieren herdacht in Vlaanderen.

Vanaf zijn vroegste stappen tussen de volwassenen liet de kleine borstelmaker Odile Defraye zich opmerken in het Zuiden van West-Vlaanderen door gemakkelijk de prijzen in zijn zak te stoppen die toen te verdienen waren tijdens stratenkoersen voor de velorijdende jongeren. Vanaf 1908 rijdt hij nog veel meer want hij mag per fiets van zijn werkgever Vandekerckhove pakjes en brieven op bestemming brengen. Deze dagelijkse bezigheid en aanvullende oefenritten bedroegen soms meer dan 200km. Wanneer 'Frayke' van het borstelfabriek uit Izegem deelneemt aan Tour de Belgique pour amateurs wint hij gemakkelijk. Op het begin van de volgende lente probeert hij zich te laten opmerken door Cycles La Française in Parijs-Roubaix (14de plaats) en zelfs in de eerste rit van de Tour de France 1909. Bijna zonder enige steun bereikt hij Roubaix in de wielen van Garrigou, Trousselier en Galetti zodat hij in de eerste zware rit van deze Tour veel beter was dan bekende wegrenners. In de tweede rit over 398 km naar Metz moet de jonge renner afstappen. Voor hem is het dan nog te zwaar omdat hij militair met speciaal verlof is. De pechvogel Odiel Defraye had op de lottrekking van 1908 immers een slecht nummer gekozen en was te arm om de afkoopsom te betalen. Te Koolskamp in Het Kampioenschap van Vlaanderen eindigt hij tweede in 1909 en eerste in 1910. Dat gebeurde niet tegen Janneke en Mieke, maar tegen de flandriens van toen zoals Ritten Van Lerberghe, Leon en Marcel Buysse. Naast zijn nationale titel te Bastenaken veroverd tegen  Masselis en Van Hauwaert, scoorde hij nog in de Ronde van België ( 6de) , in Parijs-Tours ( 17de) en te Izegem (3de) . 

De poort van de Tour de France was in 1912 nog niet voor hem open in de ploeg van Alcyon. Maar Bonte, de verdeler van dat merk voor West-Vlaanderen, ging te Parijs met zijn vuisten op tafel gaan slaan bij sportdirecteur Ludovic Feuillet om voor Odile Defraye toch het rugnummer 10 te bekomen. Bonte dreigde van een bestelling van 15.000 Alcyon fietsen te annuleren. De Tour 1912 wordt gekenmerkt door de aanwezigheid van 10 ploegen van 5 renners die de faam verdedigen van een veloconstructeur. Zij zijn ' de gegroepeerden' . Verder worden ongeveer 100 andere renners voorzien die de Tour de France als ' geïsoleerden' mogen meerijden. Zelfs renners van éénzelfde ploeg mogen mekaar niet helpen. De grote baas Henri Desgrange wil dat iedereen individueel doorheen de ritten moet proberen te komen om te bewijzen hoe goed de fiets wel is die hij gebruikt. Het algemene klassement is op een puntensysteem gebaseerd volgens de optelling van de plaatsen behaald in iedere rit. Deze tiende jubileum-editie met een totale lengte van 5319 km, draait rond Frankrijk in de richting van de wijzers van een uurwerk, en duurt van 30 juni tot 28 juli. Er zijn veertien rustdagen en er zijn vijftien ritten .

In de periode na de verkiezingen van 2 juni 1912 zijn er politieke rellen te Luik en te Verviers. De arbeiders protesteren tegen de te lage lonen en de te lange werkdagen. De beroepsrenner Odile Defraye wordt als soldaat weer opgeroepen door de nationale overheid om daar in Wallonië zijn laatste dienstdagen te vervullen. Alcyon besluit dat zo'n militair niet zal kunnen starten in de komende Franse rittenkoers en het fietsenfabriek vervangt daarom Defraye die zou moeten helper spelen voor Garrigou, de nummer één van toen. Defraye mocht slechts in extremis en door de tussenkomst van de Belgische verdelers van het merk Alcyon toch starten, maar meer dan een hulpje ( un domestique ) voor Garrigou was hij niet aan de startlijn van die Tour 1912.

Zoals dat toen vaak is gebeurd vlogen de azen van de weg er al vlug in om kaf en koren te scheiden. Na een demonstratie van de regionaal Charles Crupelandt in de eerste rit, en de sabotage door het strooien van spijkers, en om zich te wreken op alle pech die hij daar reeds in Noord-Frankrijk had gekend, wil Odile Defraye tijdens de betwisting van de 388 km in richting van Longwy tonen hoe groot zijn sterkte is. Hij bekoort door zijn sierlijke stijl de sportdirecteur Ludovic die hem een dikke premie aanbiedt om kopman Garrigou, de winnaar van de Tour in 1911, toch maar niet te lossen, hem te sparen en hem op sleeptouw te nemen. Te Longwy haakt Garrigou zich nog altijd vast. Op een bijna platte band wint Defraye daar gemakkelijk zijn eerste zege. Wat een slagveld echter ! Vele belangrijke deelnemers komen vermoeid en met grote achterstand binnen. Maar volgens het reglement worden zij toch maar op weinig punten gerangschikt. In de derde rit over 331 km, met bestijging van de Ballon d'Alsace, stopt bijna de hele kopgroep om van wiel te draaien en om zo op kleiner verzet te  klimmen. Defraye stopt niet, neemt grote voorsprong, maar moet dan nabij de top toch ook van zijn zadel afstappen. Hij vervolgt de rit met Faber, Christophe, Garrigou en wordt tweede te Belfort. In de rit Belfort-Chamonix 344 km komt de Rumbekenaar ten val door in bergaf van de Aravis tegen een hond te rijden. Hij bezeert zijn knie, voelt geen pijn, en eindigt na Faber op de derde plaats. Dat is zelfs nog beter dan mannen als Lapize, Buysse, Heusghem,Thys, Lambot .... . Dertig renners  konden de eindstreep niet bereiken.  De  knie van Odiel is gezwollen, zijn lichaam is gehavend, zijn spieren zijn stijf, wanneer zij na rustdag aan de rit Chamonix-Grenoble 366 km beginnen. Er bestaan geen woorden om te beschrijven hoeveel de kleine man van Alcyon tijdens de beklimming van de Col du Galibier heeft geleden. Hij had zijn eigen lippen kapot gebeten en was besmeurd door bloed. Hij strompelde te voet verder en minstens twintig keren wou hij opgeven, doch Monsieur Ludovic die hem is beginnen te bewonderen, zorgde dat hij toch verder geraakte. Plots kwam Firmin Lambot in omgekeerde richting aangereden. Deze landgenoot uitkomend voor Le Globe was helemaal zijn weg kwijt en hij was blij van terug een gezel te ontmoeten. Bloed, zweet en tranen,veel pijn, en toch krasselden zij samen nog 90 km verder doorheen het ruige landschap, mekaar de nodige  moed bezorgend. Het ongelooflijke gebeurde. Op het einde van die verschrikkelijke fietstocht waren zij terug in staat van met een hoog tempo de stad Grenoble te naderen. Tien renners gaven onderweg op, maar Defraye tot zijn eigen verwondering werd toen nog negende geklasseerd. Eugène Christophe had drie ritten op één rij gewonnen  maar voor het klassement met de punten betekende dat maar weinig. De kranten en de toeschouwers protesteerden omdat de rugnummers 10 en 39, twee Belgen, mekaar te veel hadden geholpen, iets wat door het sportief fatsoen en de sportreglementen niet was toegelaten.

In de zesde rit Grenoble-Nice 323 km, na een deugddoende rustdag, na goede verzorging van Defraye, verkeken de tegenstrevers zich op de kleine Belgische wonderboy. Octave Lapize , de zo beroemde renner van toen, was van plan om te bewijzen dat hij en niemand anders die tiende editie van de Tour de France zou winnen en zeker niet dat onbekende mannetje uit Vlaanderen. Met op het dagmenu Col d'Allos en Col de Vars zou de ineenstorting van Defraye niet lang meer uitblijven. Het ongelooflijke gebeurde  echter. Er was maar één mannetje dat Lapize vlot kon volgen in de beklimmingen en dat was precies pluimgewicht Defraye.  Lapize won die rit en klopte Defraye slechts omdat deze op het einde bandbreuk leed. Alzo was de puntenrangschikking te Nice  geworden : Defraye ( 31) - Lapize (31)- Christophe (33).

Tijdens de zevende rit,  tussen Nice en Marseille, zou de ongenadige tweestrijd uit de zesde rit zorgen voor verslapping, weerbots, inzinking.  Ja, ook de kleine man uit Rumbeke had plots geen krachten meer. Gelukkig reden al zijn tegenstrevers toen in gesloten rangen, aan laag tempo, maar toch kon Odile niet meer volgen. René Vandenberghe rijdend voor  Thomann, zou de redder worden van zijn kameraad Odile Defraye. Deze VDB moedigde Defraye aan, maar die zag zwart voor zijn ogen toen ene Fransman ten aanval trok en de snelheid omhoog duwde. Maar de andere renners hielden zich kalm, zelfs Christophe, Lapize, Faber, en Buysse, en misschien betekende dit wel dat ook zij slappe benen hadden. Aan de controle stonden gelukkig de verzorgers met champagne, water, brood en suiker. Een twintigtal km duurde het nog, en toen volgde het mirakel van de herwording. Odile kon het wiel van René verlaten. Hij ijlde vooruit en begon iedereen in te halen die voor hem op de weg reed. Hij kon weer goed eten en drinken. Hij liet enkele ' boerkens' en at al zijn boterhammen op. Met nog 70 km te gaan kwam hij terug postvatten in de kopgroep, en hij verhoogde daar weldra het tempo zodat de wegloper Godivier nog werd teruggepakt. Met zes gingen ze naar de meet na 334 km . De formidabele Defraye won de sprint met vier lengten voorsprong. !  - Wel, moet hier worden geschreven dat deze rit 7 km  werd ingekort omdat te Marseille zatte mensen, betogers, warmbloedige supporters zonder manieren, de aankomstzone belegerden. Vrachtwagens moesten daarom  renners en fietsen na aankomst naar de hotels brengen.

De volgende rit en tijdens de rustdagen gebeurde er weinig . Het zou in de negende rit Perpignan-Luchon over 289 km zijn dat Odile Defraye zijn grootste prestatie leverde , die van hem een topper maakte, die iedere sportman vandaag nog bewondert. De flandrien Marcel Buysse en de ijzeren man Eugène Christophe waren ontsnapt tijdens de frisse ochtenduren. Halfkoers werd gemeld dat die beide kleppers zowat één uur voorsprong hadden, zo erg hadden zij er de pees op gelegd. Lapize en Defraye, de aanvoerders van de rangschikking, begrepen dat zij wat moesten beginnen. Die twee gingen in de tegenaanval. Eerst vlotte dat prachtig, maar dan vertraagde Lapize plots. Was het een list ?
Op één km van waar de uitreiking van eten en drank zou gebeuren, te Saint Girons, spurtte Defraye daarom weg.  De West-Vlaming  greep vlug zijn etenszakje, zijn bidons, en stormde verder. Op de lange Col de Port was Lapize niet in staat van terug te komen. Hij stapte toen plots tandenknarsend uit de wedstrijd en begon de Belgische renners te betichten van combines  en van verboden praktijken. De volgende dag weigerden ook zijn twee overblijvende ploegmakkers nog verder te rijden. Met 26 minuten achterstand op het duo  aanvallers begon Defraye aan de Portet d'Aspet, een steile klim op slecht wegdek. Hij vloog werkelijk die Col op zonder van zijn fiets te komen, terwijl Christophe en Buysse daar nog amper met veel moeite te voet wat vooruitkwamen. Nog voor de top reed hij de twee vluchters voorbij. Odile Defraye kwam als een superheld alleen toe te Luchon. Onbeweeglijk in het zadel, al was hij aan het wandelen, klom hij over de cols. Hij was zo gemakkelijk over het gebergte gereden dat bijna niemand hem op dat uur reeds verwachtte te Luchon. De toeschouwers waren nog niet op hun plaatsen toen hij als een Caesar uit glorierijke tijden de aankomst  bereikte. Dit was, zoals hij later vaak heeft verteld aan de bezoekers van zijn brasserie, of tijdens het babbelen met een pint bier in de hand, de sterkste prestatie uit zijn sportloopbaan. Hij was geen knoestige kerel met veel spieren, maar fraaie wielrijder , een 'pédaleur de charme', die zich vederlicht van op zijn zadel bewoog.
Twee dagen later volgden de 326 km tussen Luchon en Bayonne, met de vier klassieke bergen. Door regen en koude was die tocht onmenselijk, een lijdensweg die veertien, vijftien, zestien uren duurde voor de deelnemers. Op de Peyresourde strompelden ze nog met zes samen naar boven. De sterkste koereurs van de éénenzestig die vroeg op die werkdag , in de duisternis nog,  waren gestart. De ' man van ijzer'  Louis Mottiat uit Bouffioulx , Marcel Buysse uit Oost-Vlaanderen,  Eugène Christophe uit Malakoff nabij Parijs, Jean Alavoine de populaire wielrenner uit Roubaix,  Gustave Garrigou, de grote wegrenner uit dat tijdperk, en ook nog de leider van de rangschikking, de gevleugelde klimmer, Odile Defraye. Het regende pis en azijn tijdens die hele lange dag in dat gebergte. Zij werden gefolterd en zouden de pijnen levenslang moeten onthouden. Onverstoorbaar was Christophe, ijzersterk Mottiat, kermend reed Garrigou verder. Defraye volgde Christophe en Mottiat op 20 minuten, maar met een derde plaats te Bayonne verbeterde hij toch nogmaals zijn puntentotaal. Na de achtste rit had Desgrange het algemeen klassement  hercijferd door alle opgevers uit zijn berekeningen te halen. Deze goocheltruk herhaalde hij ook nog op de voorlaatste dag.  Bovendien kregen opeens zij die in éénzelfde groepje eindigden allemaal evenveel punten.

De terugkeer naar Parijs begon twee dagen later. Een peleton vermoeide renners sleepte zich verder via La Rochelle (379km), Brest  ( 470km) , Cherbourg (405km) Le Havre (361km) en Parijs  ( 317km). De baas van de Tour de France kloeg over het gebrek aan strijdlust. Omdat de renners door pas ingevoerde technologie teveel ' freewheelden'   besloot hij dat de langste rit van de volgende Tour in 1913   Brest-La Rochelle  470 km zou moeten betwist worden met de aloude ' pion fixe' !   
Het meesterschap, de onoverwinnelijkheid, van Odile Defraye bleef overdonderend tot op de laatste rechte lijn van die Tour 1912. Hij verdedigde ook de derde positie van Garrigou tijdens de laatste ritten van die maand juli. Een andere Belg, de glimlachende Philippe Thys, bijgenaamd 'le basset' omdat hij nogal korte benen had, eindigde de Tour 1912 met veel overblijvende krachten. Deze Brusselaar won reeds in 1911 een grote Franse rittenkoers  ( Circuit Peugeot).  Veel minder elegant dan Odile Defraye maar met zijn vele aangepaste kwaliteiten, was het toen duidelijk dat deze renner in een nabije toekomst de volgende Belgische winnaar van de Tour de France zou worden. Odile Defraye werd door ontelbare Belgen opgewacht toen hij uit Parijs terugkeerde. Hij was op één maand tijd een beroemd en rijk man geworden. Deze nationale sportheld bracht arm en rijk, Vlamingen, Brusselaars en Walen samen . Iedereen bewonderde deze kleine Belg !

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In het voorjaar van 1912 won Odile Defraye ook vier ritten en het eindklassement van de Ronde van België. Alhoewel in Franse ogen deze Ronde niet veel betekende won Odile er toch 3.165 franken  en omdat hij enkele bekende Franse renners klopte werd hem een plaats beloofd in de topploeg van Alcyon  Tour 1912 . Hij was toen ook 3de van l'Etoile de Charleroi (verdwenen koers)  en 5de van Parijs-Roubaix waar hij de sprint meemaakte in de kopgroep , Langs de wegen werd hij aangemoedigd door 100.000 toeschouwers, meestal Vlamingen die hun dorpen hadden verlaten om te Robays naar de koers te gaan zien tot wanhoop van de pastoors die op Paasdag moesten preken in lege parochiekerken.
In 1913 won hij Milaan-San Remo.
Tour de France 1913  :
rit 1 - Paris-Le Havre 388 km : zevende
rit 2 - Le Havre - Cherbourg 364 km : derde
rit 3 - Cherbourg - Brest 405km  : tweede
rit 4 - Brest - La Rochelle 470 km : tweede
rit 5 : La Rochelle - Bayonne 379 km : zevende
rit 6  : opgave
In 1914 won hij de 6de rit van de Ronde van België
Tour de France 1914
rit 1 - Paris - Le Havre 388 km : dertiende
rit 2 - Le Havre - Cherbourg 364 km : vierde
rit 3 - Cherbourg Brest 405 km : vierde
rit 4- Brest - La Rochelle 470 km : zestiende
rit 5 - La Rochelle - Bayonne - 379 km : tweede
rit 6 - Bayonne - Luchon 326 km : achtste
rit 7 - Luchon - Perpignan 323 km : zesde
rit 8 - Perpignan - Marseille 370 km : vijftiende
rit 9 - Marseille - Nice 338 km : achtenveertigste
rit 10 - opgave
Op 1 augustus 1914 moesten alle weerbare manspersonen onder de wapens, ook Odiel Defraye !

Aanvankelijk begon het wielerjaar 1913 wegens het riant salaris dat hij toen kreeg van Alcyon, de schone startpremies, onkostenvergoedingen, en een fortuin dat hem werd beloofd voor een nieuwe overwinning in de Tour de France. Met winst in Milaan-Sanremo bewees de nieuwe halfgod van het Vlaamse volk dat hij van zijn rang en inkomen waard was. Wie had in zo'n korte tijd immers zulke schone pluimen op zijn hoed mogen steken ?. Maar tijdens de Primavera kreeg hij zoveel vuil in zijn ogen dat hij bijna blind werd door de ontstekingen die volgden. Voor de onklopbare gevleugelde kampioen van Alcyon stopte de zonneschijn plots .
Hij was op training gevallen. Zijn afgebroken rem was toen als een vuil mes in zijn been gestoken  en zijn blessures wilden maar niet genezen. Toch wilden allen hem zien presteren, alhoewel hij lichamelijk niet in orde was. Hij beulde zich op training af in plaats van zich te laten genezen en te laten observeren door een bekwame dokter. De Tour 1913 werd opnieuw betwist met eindklassement volgens de tijd zoals in 1903 en 1904, en zoals het vanaf toen ongeveer steeds zou verder gaan. Te Bayonne telde Odiel op kop van de algemene rangschikking  4'55" voorsprong op Eugène Christophe en 10'05" op Marcel Buysse, twee renners die voor het fietsenmerk Peugeot reden. Maar in het gebergte kon hij plots niet meer verder.  Door klem(*) blokkeerde één van zijn benen. In 1914 werd hij maandenlang geplaagd door dikke zweren en kon hij nooit normaal op zijn zadel zitten. Zijn fijn raderwerk was kapot, zijn prachtig organisme pruttelde tegen. Om de Tour in 1914 te winnen had Alcyon toch veel geld gebruikt om met een sterke ploeg Belgische kopmannen en helpers op te treden, maar dit werd een mislukking.

(*)Tetanus, ook wel kaakklem genoemd, wordt veroorzaakt door de bacterie Clostridium tetani, die algemeen in aarde en straatvuil (vroeger speelde paardenmest hierin een belangrijke rol) voorkomt. De spore van de bacterie kan bij een verwonding in het lichaam komen en zich daar gaan vermenigvuldigen. Dat gebeurt vooral in kleine, diepe wonden, (trappen in een roestige spijker) ook bij beten door dieren kan men tetanus krijgen, omdat de tetanusbacterie het best groeit in een zuurstofarme omgeving.

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Toen werd alles anders in West-Vlaanderen door de verschrikkelijke oorlog 1914-1918 . De arme borstelmaker die als wielrijder ons land op stelten had doen staan, zonk weg in een levensverhaal waarvan het vervolg niets meer betekende voor wielergekke supporters die andere idolen aanbaden.  Op drie jaren tijd had  ' Frayke'  als geliefde sportman  zoveel verdiend als een andere werknemer kon verdienen in veertig jaren. Hij belegde zijn geld vrij goed door een huis te bouwen, alsook een café waarachter een kleine wielerbaan was. 
Tijdens de oorlogsjaren had hij een niet gevaarlijke dienst bij het zesde linieregiment. De Spaanse griep ging aan hem voorbij. Hij probeerde het nog in de Tour tegen de nieuwe generatie renners . In 1919 waren er al 42 opgevers geweest tijdens de eerste drie ritten, toen hij nog met rugnummer 50 één van 25 vertrekkers was in Brest- Les Sales d'Olonne 412 km. Hij hoopte dat met rugnummer 7 het geluk hem weer zou toelachen in de Tour 1920. Hij bereikte na 388 km Le Havre een beetje na Sellier maar toch reeds 1u30' na Mottiat. Te Cherbourg na nog eens 364 km eindigt hij maar 8 minuten na Thys. Opgave in de derde rit ergens diep in Bretagne. In 1924 had hij voldoende motivatie om het weer te proberen, maar hij werd vernederd omdat de Tourdirectie hem niet inschreef als rijder van klasse 1. Het was in die Ronde dat sportjournalist Albert Londres het begrip De Dwangarbeiders van de Weg heeft uitgevonden. Defraye  op de plaatsen 38,45,35,41,43, kon in de lange vlakke ritten nog goed mee, maar in Bayonne-Luchon ,waarin hij sneuvelde in 1913, liet hij Bottechia, Frantz, e.a. zonder hem verder rijden, maar toen waren 50% van de deelnemers reeds uit die koers.  Maar den Odiel uit 1912 , gehuldigd en bezongen, bestond niet meer.
De mens Odiel Defraye kwijnde weg. Hij kon en mocht vanaf 1926 nooit meer in de zonne van de zege , in de zonne van de glorie staan. De held van iedereen verdween plots naar het diepe Frankrijk in de Bourgogne . Hij kwam terug om aan onze kust als hotelbaas zijn brood te verdienen.   Hij had een drankprobleem.  Hij doofde helemaal  uit, maar dat duurde toch tot in 1965  toen hij als 77-jarige onbekend en onbemind overleed in een tehuis voor ouderlingen te Bierges in Waals-Brabant.
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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

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