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Verder dan Rome loopt de weg.

Ervaringen van een pelgrim.
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HISTOIRE DU TENNIS DE TABLE . Chapitre 1.

Le tennis de table est devenu un sport important, qui à quelques semaines des Jeux Olympiques 2012 compte des millions d'intéressés dans toutes les parties du monde. C'est un jeu amusant qui permet au débutant, homme ou femme, enfant ou vieillard, de bien se distraire, d'améliorer la condition de tout le corps y compris le cerveau. Pour ceux qui le jouent à plus haut niveau, c'est une passion, un art, un métier, qui voit s'affronter des champions qui consacrent tout à leur sport. Car bien plus que d'aucuns pensent  le tennis de table demande beaucoup de qualités physiques et mentales qui ne peuvent être acquises que par la pratique quotidienne depuis le plus jeune âge et par le travail plus que par les dons naturels.

Dès les premières civilisations les êtres humains avaient inventé des jeux de balle. C'est loin dans le passé qu'il faut situer l'origine d'un sport dans lequel une petite balle est si importante. Mais, ni une personne ni un endroit peut être associé à ce début lointain. Dès 1555,  il y avait en Europe des artisans qui fabriquaient et des marchands qui vendaient des balles ainsi que des bois spéciaux pour frapper sur ces balles. Un document de 1576 démontre la grande popularité du jeu de la courte paume à Anvers où 'il y avait déjà des compétitions avec des balles et des 'pala' , qui étaient donc des palettes. Les guerres de religion effacèrent le jeu de paume médiéval . Intéressant est de savoir qu'à Paris vers 1780, pour amuser les grands du monde, il y avait 250 salles et manèges, où  divers sports étaient pratiqués y compris des jeux avec des balles. Ces endroits avaient été détruit  à peu d'exceptions près pendant La Révolution ! .

Il faut donc bien  admettre que c'est après 1870 dans l'Angleterre de la reine Victoria, lorsqu'il y a eu un 'boum ' pour les activités sociales et pour la culture physique en plein air, que la naissance du ping pong a également eu lieu. Pendant que les fermiers, les artisans, les commerçants et les ouvriers travaillaient, la bourgeoisie, l'intelligentsia, les militaires et la noblesse, avaient bien le temps, les espaces et surtout les moyens pour faire du sport. Le tennis sur gazon devint à la mode dans leurs milieux. Mais bientôt on se réalisa que le mauvais temps et la tombée de la nuit étaient incompatibles avec l'activité sportive. Entre quatre murs, sous un toit, bien chauffé, bien éclairé, en sécurité, avec à proximité de la nourriture et des boissons à volonté, il était bien plus agréable de se rencontrer pour le jeu, le plaisir et le sport. Dérivés du tennis sur gazon on vit ainsi grandir le badminton et le tennis en chambre. Ces jeux, pratiqués par les gens les plus riches, étaient les bienvenus dans les plus illustres salles, salons, hotels et cafés. Ce tennis sur la table plaisait beaucoup aux jeunes filles émancipées, et celles-ci accompagnées par des gentlemen faisaient vite la gloire d'une activité qui cherchait encore son matériel, sa réglementation, ses dirigeants, ses champions, et même son nom. Le développement industriel intense de l'époque s'adressait bien vite à cette clientèle qui avait besoin de tables, de filets, de balles, de palettes, de locaux, et c'est dès 1884 que diverses patentes d'inventeurs furent enregistrées pour le matériel nécessaire. Selon les pays des noms différents furent donnés par les fabriquants. Le pingue pongue commença en ce temps-là sous le nom de Gossima en Angleterre, Whiff-Waff aux Etats-Unis, Flim-Flam en Allemagne, ou encore Pim-Pam en France et Pom-Pom au Japon.

Un fait important s'est déroulé au Cavendish Club de Londres en 1890 lorsqu' un match de cricket a été annulé à cause d'intempéries et que des sportifs très adroits avec des battes de bois et des balles se sont bien amusés au Gossima . Ces fameux cracks du cricket dégoutés de leur propre sport ont décidé alors la fondation du premier club de pingpong de l'histoire THE CAVENDISH  TABLE  TENNIS  CLUB. Leur jeune association fut enregistrée sous le numéro 19070. En cette même année  1890 le fabricant d'articles de sport DAVID FOSTER déposa la patente Tennis de Salon  pour le nouveau jeu dont la High Society parlait de plus en plus à Londres. En 1891 un autre fabricant John Jaques de Croydon, appelé aussi Jacques Gossima, améliorait un peu le matériel et donnait le nom Gossima au nouveau jeu bien aimé.

Le développement du jeu de balle le plus rapide au monde ne s'est pas déroulé en Asie Orientale à la fin du XIXe siècle mais certainement en Angleterre où il y a certitude que dès 1884 quelques firmes ont produit des formes d'un jeu de socièté appelé  'Miniature Indoor Tennis Game' destiné à être pratiqué au-dessus du sol sur des tables dans les salons, les halls d'entrée et les salles de jeu. Il faut connaître l'ensemble de la fascination pour leurs sports que ces gentlemen, ces sportsmen anglais avaient. Une figure comme le Baron Pierre de Coubertin qui les cotoyait, avait trouvé sa vocation en ces années. Ces Anglais presque fous ou extravagants parfois qui faisaient du sport outdoor ou indoor, qui étaient entourés de belles ladies, qui avaient des chevaux et des bicycles à haute roue, étaient aussi des voyageurs et des touristes.  Un d'entre-eux, l' ingénieur James GIBB, revenait des Etats-Unis avec une nouvelle matière, la celluloïd, matière obtenue en plastifiant la nitrocellulose par le camphre. Mister Gibb cherchait à remplacer les balles de billard en ivoire par des balles d'un coût beaucoup plus bas. C'est lui développa la balle de pingpong toujours existante aujourd'hui. Les anciennes balles en caoutchouc, liège ou autre matière, furent remplacées par la nouvelle balle de Gibb. Il fit enregistrer son invention. Ce fut la firme américaine PARKER BROTHERS qui se mit à fabriquer et à distribuer les balles.  D'autres gentlemen ont fait voyager le virus du table tennis. Encore avant la fin du siècle des sportifs anglais l' importèrent dans leurs nombreuses colonies. Le bruit musical du ping et du pong de la balle en celluloïd devint populaire auprès des adultes et des enfants, et le succès de ce jeu simple, convivial, pas cher, fut très rapide. 

Les débuts du tennis de table.



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JamesMcClure et  Marty Reisman (USA) , Guy Amouretti (France) , furent  des stars du pingpong vers 1950. Aujourd'hui leur sport retrouve la grande vitesse dans leurs pays.


 



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Les grands sportifs de Chine respectent beaucoup notre Jean-Michel Saive qui sera en vedette aux prochains J.O. !

Dans les capitales de l'Empire Austro-Hongrois, surtout à Budapest, une autre race de joueurs pratiquant le même jeu s'était entretemps développée. Des étudiants y louaient les tables dans les caves et les salles situées derrière les cafés où ils consommaient le verre de l'amitié en grandes quantités. Le jeu qu'ils pratiquaient était plus viril. Certains joueurs étaient des joueurs d'échec réputés qui amenaient la tactique, d'autres des acrobates et des gymnastes, d'autres encore des tricheurs ou des grossiers personnages qui criaient ' merde' lorsqu'ils perdaient le moindre point . Ces étudiants jouaient de jour et de nuit. Leurs parties interminables décidaient qui paierait la location et les consommations à la buvette.  Mais dès 1897 un championnat de très haut niveau rassembla des concurrents qui avaient déjà incontestablement  'la tête et les jambes' .
Entretemps en Angleterre de nombreuses firmes vendaient tout ce qui était nécessaire pour pratiquer le nouveau jeu de table, y compris des vêtements. Car les belles dames n'allaient pas jouer au ping sans avoir quelque chose à se mettre pour la circonstance.  A partir de 1901 tout y changea brusquement. Les règles, lois et obligations, étaient fixées pour la compétition, par la fédération nouvelle dans le OFFICIAL HANDBOOK. Le dynamisme très grand des fondateurs anglais provoqua la création de clubs, et ce non dans des endroits médiocres, mais dans les annexes de hotels, de bâtiments d'exposition, de casernes de pompiers, et dans les clubs de tennis en de cricket déjà existants. La balle inventée par l'ingénieur James Gibbs était désormais fabriquée à bon prix et en quantité énorme. Six tonnes de celluloïd étaient chaque semaine transformées en 2.500.000 balles de ping pong. Un premier tournoi à Westminster fut un beau succès, directement suivi par d'autres organisations. En 1902  l'Empire entier de sa Majesté la Reine d'Angleterre était envahi par LA FOLIE DU PINGPONG . Toutes les familles nobles jouaient le Tennis Indoor Game, mais il a été écrit aussi que même des simples travailleurs, avec leurs épouses et enfants adultes, après leur travail et après le repas du soir, transformaient la table de leur living pour s'entraîner de 18h à 24h  en vue de prochaines compétitions. Dès cette année-là, il était déjà compréhensible que pour les débutants et les amateurs le plaisir seul comptait pour eux dans le pingpong,  mais que d'autres plus ambitieux, voulaient pour la gloire et pour les prix pratiquer un nouveau sport bien sérieux qu'ils nommaient avec insistance tennis de table. En vue des Jeux Olympiques 2012 les Anglais ont largement expliqué aux Asiatiques  que ce fut in the City of London que le pingpong a connu sa plus tendre jeunesse et nulle part ailleurs  ... !


 Pingpong or Table Tennis,  that's the question  ?  Mais flegmatiques comme ils étaient,  les Londoniens répondaient : " Don't worry how you say it ! - Just play it ! " . Le  'Boom' de cette année 1902  était la cause qu'il y avait bientôt partout plùs de balles de celluloïd dans les familles anglaises que des oeufs pour le breakfast!  La création fulgurante de nombreux clubs à Londres et dans tout le pays continuait. Une publication hebdomadaire informait les pratiquants. Elle portait le joli nom de THE WEEKLY JOURNAL FOR TABLE TENNIS AND PINPONG PLAYERS. et dans d'autres journaux une rubrique quotidienne était prévue. Pour illustrer l'énorme popularité du nouveau sport, qui s'explique par l'absence des loisirs d'aujourd'hui et par une période économique exceptionnelle en Angleterre, il faut citer que dans le club du Crystal Palace  (à comparer avec le Heysel à Bruxelles) on avait limité le nombre de membres à 500, parceque dans leur salle située dans une énorme serre il n'y avait que 200 tables qui étaient occupées tout le temps.  Je continue en donnant quelques noms d'autres clubs et places où l'on a joué beaucoup  : Apollo Club, Saint Pancras Ping Pong and Tennis Club, The Pigtail Pingpong Club, Wilfried Lawson Hotel ,The Hottentots, The Royal Aquarium, Royal Victoria Station Hotel, Alexandra Palace; The Ping Pong Saloon, Queens Hall Battersea, YMCA Hall, etc....  .  Le nombre de tournois surprend dès cette année 1902.  Sur un même mois 22 tournois avaient lieu dans différents endroits, et certains de ces tournois duraient pendant 4 jours. On constate par exemple l'inscription de 322 joueurs dans un tournoi, et aussi l'organisation d'un tournoi à Boulogne-sur-Mer (France) où beaucoup de V.I.P.'s  prennent leurs vacances. Il y avait dans les clubs des  'ladies night', soirées uniquement pour le sexe faible. Une championne venue de l'Isle de Man  et une autre venue de Dublin y connurent des heures de gloire.

Fait intéressant. Découverte importante. Premier joueur de matériel. Un joueur passionné mais souvent battu de justesse par la malchance ( Oui, il y en avait déjà de ceux-là à cette époque  ...) allait acheter des aspirines  (tentative de dopage ...? ) à la pharmacie pour son mal de tête ( il avait bourlingué le jour précédent). E.C.GOODE était son nom. En voyant le petit tapis en caoutchouc sur lequel la monnaie lui était remise par la caissière, il eut une idée lumineuse. On ne sait plus s'il avait reçu le petit tapis, ou s'il l'avait acheté ou volé, mais il est certain qu'il est retourné à la maison avec. A domicile il a découpé ce tapis à picots et il l'a collé sur la surface en bois de sa palette. Avec sa palette ainsi transformée Goode commençait à gagner tous ses matches.  C'est lui le père de la première véritable palette de compétition.

Au bout de 4/5 années ce rush du pingpong s'est arrêté. Cela se calmait à Londres et ailleurs. Beaucoup ont entretemps compris qu'ils ne seront jamais des champions . La vie de ceux qui ne gagnent presque jamais est trop triste. Les quelques-uns qui gagnent toujours sont trop fiers, ils ne parlent même plus avec les anciens camarades restés trop maladroits et petits. Aujourd'hui encore cela se passe ainsi. 

Le tennis de table indoor étant devenu démocratique, les gens de la haute socièté qui n'aiment guère se mélanger au peuple ordinaire, quittent et recherchent d'autres plaisirs. Dès 1907, sur les marchés anglais, dans les braderies et les brocantes, une masse de matériel déclassé arrive, et même dans les  poubelles on retrouve partout des palettes cassées. Le feu s'est déjà éteint vers 1910. La période était aussi caractérisée par les débuts des sports moteurs et de nombreux gentlemen y trouvèrent leur nouveaux  plaisirs.  Jusqu'en 1914 c'est au music-hall qu'un seul champion existe encore : le showman Laszlo Hartmann, artiste de variété. Il  retourne en clown les balles ou et les expédie dans un verre de champagne ( ou de l'eau selon les endroits). Seul lui gagne sa vie et trouve encore sa place dans la presse anglaise. Par temps de pluie ou de brouillard il n'y avait plus que ceux, qui ne tournaient pas autour des femmes, ni jouaient au bridge, ni étaient des ivrognes, qui continuaient à taquiner la petite balle de celluloïd  et il faut ajouter que c'étaient des jeunes ou des timides qui étaient écartés des tables dix ans plus tôt.

Si le tennis de table était joué beaucoup dans les milieux anglais et chez les militaires du Commonwealth casernés dans les colonies, il se développait déjà aussi en Corée, au Japon et en Chine, sur des tables un peu moins larges .

A Berlin, en ces années le flamboyant Roman Najuch jouait au tennis et au tennis de table. On y comptait les points de la même façon d'ailleurs pour ces deux sports, mais bientôt le déclin est également un fait certain . Les Sports Moteurs, La Grande Guerre, suivie par l'épidémie de la Grippe Espagnole, et la dévalution du mark, les dommages de guerre à payer, enlevait l'envie et les  possibilités pour pratiquer un sport comme le tennis de table. encore petit et non organisé sur le plan international,  
                                                                                            *  *  *

Au début du XXe siècle, les anglais et les divers habitants des pays de l'Europe Centrale avaient découvert un sport de palette, table et petite balle. Ce sport avait pratiquement disparu à la sortie de la guerre vers 1920, mais dans un monde où les sacrifices humains et matériels avaient été terribles, une nouvelle génération de personnes se mit à reconstruire ce qui auparavant en temps de paix avait été utile, agréable, intéressant, bon pour la santé et pour le commerce, ouvert à tous et pacifique. D'éminents penseurs d'Oxford, de Cambridge et du Pays de Galles trouvaient que pour reconstruire la vie sociale et terminer le deuil dans les familles, le sport et certainement aussi le tennis indoor devrait être pratiqué à nouveau dans tout l'Empire Brittanique vainqueur de la Grande Guerre. Nostalgiques des riches heures anglaises de leur jeunesse connues vers 1905, ces hommes allaient provoquer la renaissance mais aussi le départ d'un développement qui au fil du temps fera passer le tennis de table d'un jeu de défense lent au sport d'attaque très rapide connu actuellement dans le monde entier, et organisé par 212 fédérations nationales pour plus de 70.000.000 joueurs de compétition.

Le Revival s'exprima dès 1922 par la réorganisation de la fédération nationale anglaise, l'établissement des règlements sportifs, la standardisation des matériaux utilisés. Les tables étaient sorties dessous la poussière des annexes, caves et greniers et retrouvaient leurs anciens emplacements dans les locaux destinés à la pratique du sport. Un grand monsieur se fit remarquer durant cette période, Ivor Montagu. Il était d'une famille très riche, propriétaire d'un journal, producteur de cinéma, et il était fasciné par tennis de table.

Wiederaufleben aussi entretemps à Berlin, après la destruction de l'Empire Allemagne-Autriche-Hongrie, où toutes les choses devaient aussi être relançées après la catastrophe de la défaite. Des étudiants sportifs, spécialisés notamment en droit et relations internationales, sous la conduite du Dr Georg Lehmann y rejouent déjà au Tischtennis et vont faire naître le 8/11/1925 la DTTB. Poursuivant sur leur lançée ces juristes, passionnés de ping, vont créer la Fédération Internationale de Tennis de Table  le 15/1/1926 à Berlin. Comme membres fondateurs il y a  l'Angleterre, l'Autriche, la Suède, la Hongrie, et l'Allemagne, auxquels se sont joints rapidement la Tsjecho-Slovaquie, le Pays de Galles, le Danmark, l'Inde et les Etats-Unis d'Amérique. Cette année 1926 est cruciale car tous vont se retrouver sur invitation des anglais quelques mois plus tard à Londres pour les premiers championnats du monde de tennis de table et pour le premier Congrès ITTF.  Ivor Montagu y sera élu comme président . Cet homme restera en place durant 41 ans. 

Sous Montagu en 1932 fut établie une définition importante sur le statut des joueurs qui décida qu'en tennis de table il n'y avait en aucun cas deux catégories, c.a.d. des professionnels et des amateurs. Considérés comme des  'Ni viande ni poisson' face à l'esprit olympique les pongistes voyaient les Jeux Olympiques fermés pour eux durant 45 ans. Seulement en 1977  à Birmingham que l'ancienne défition du conservateur Montagu fut annulée .

En Hollande, dés 1930, la fédération régionale d'Amsterdam avait été fondée. Cette fédération était acceptée dans les rangs de l'ITTF jusqu'en 1935, et après fusion avec deux autres fédérations régionales elle devint fédération nationale néerlandaise. En 1936 sous son président Henk Kappelhoff elle regroupe 300 joueurs dont déjà le champion Cor du Buy.

En 1930, aux USA, il y a deux fédérations. Les uns jouent uniquement avec le matériel distribué par Parks Brothers et les autres sont de la American Pingpong Association. En 1933 vint la National Table Tennis Association. Ces trois fédérations se sont fixées ensemble en 1935. Le tennis de table devint en ce moment-là très populaire avec en prime l'existence de quelques superstars qui ne sont pas encore oubliés aujourd'hui et sur lesquels internet a remis beaucoup de lumière. Le tennis de table se joue beaucoup dans les milieux juifs de la  Côte Est et dans les villas de Hollywood où  le président Montagu,  au bord des piscines  où la table de pingpong ne manque jamais, rencontre les grands du cinéma comme Charly Chaplin, Ginger Rogers, Bob Hope, Walt Disney, Sergei Eisenstein. et des starlettes talentueuses .

Il faudra attendre jusqu'en  1953 pour découvrir aux Championnats Mondiaux de Bucarest les Chinois de la Chine Populaire . C'est les début du duel Chine Populaire -Reste du monde qui caractérise ce sport de nos jours. Mais il faut signaler qu'en 1923 déjà à Shangaï et à Nankin on jouait au Takayu sur des tables moins larges (1,42 m)  disputant des sets qui n'allaient que jusqu'à 11, alors que ailleurs 21 était la règle anglaise. Avec étonnement les joueurs des autres races découvrirent qu'en Asie les joueurs tenaient leurs palettes avec cette étonnante prise porte-plume. Il a fallu donc se mettre bien d'accord. Tout au long des nombreuses années les dirigeants des fédérations et des clubs ont pensé à cela. Bravo d'ailleurs pour le résultat obtenu.

En France la fédération nationale voit le jour en 1927. La FFTT organise en 1928 son premier championnat de France, suivi en 1932 par ses Open Internationaux de France. La Suède organise en janvier 1928 une assemblée générale et les championnats du monde.

L'interbellum est pour tous les historiens une période très intéressante en Allemagne. Le tennis de table sous la conduite de Georg Lehman s'y était détaché du tennis pour devenir un sport très différent et bien acceuilli par toutes les classes sociales dans les nombreuises régions. La  DTTV prenait le départ en 1925 avec 25 clubs. En 1931 il y avait déjà 180 clubs. Vint alors une explosion générale du sport dans ce pays suite aux J.O. 1936 à Berlin.  En 1934 il y avait 510 clubs  et en 1938  on y avait organisé 850 Tischtennisvereins.

Dans les prochains chapitres sur la Golden Era 1930-1940,  et  Les Sponge Rubbers 1955-1975, des nombreux champions et championnes auront leur petite place dans mon Histoire du Tennis de Table, mais je vous illustre comme apéritif déjà deux cracks qui ont transformé leur sport en un véritable art.  

Viktor BARNA (1911-1972)  qui s'appelait en fait d'abord Gyozo Braun. Ce juif hongrois a été un gentleman qui  fascinait  amis et adversaires à toutes les tables. Il prit comme Victor la nationalité anglaise après avoir été pendant la guerre volontaire et parachutiste pour l'Angleterre. Cinq fois champion du monde en simples-messieurs 1930-35 Victor Barna est le Eddy Merckx de son sport et de son époque. La palette hardbat developpée par lui chez Dunlop, la Barna Classic, a été produite en un million d'exemplaires et ne fut jamais égalée en qualité selon beaucoup d'anciens.Il était inbattable lorsque jouant en double avec
 Miklos Szabados, qui devint australien
. 

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Barna fut un champion exceptionnel qui avait fait progresser son sport considérablement . Voici cette  palette  qui  porte son nom . Elle est interdite maintenant puisqu'il faut noir et rouge pour les côtés. 


Fred PERRY (1909-1995), fils d'un politicien Labour, fut d'abord en 1929 champion du monde en tennis de table. Ensuite il se met surtout à jouer au tennis. Il gagne comme premier joueur tous les grands slams et trois fois Wimbledon. Le plus grand champion anglais devint très célèbre par ses exploits sportifs et très riche par la vente de vêtements pour le sport. Qui ne connaît pas son logo avec les lauriers, marque de standing et de qualité. Tous les joueurs de tennis de table ont joué en blouses Fred Perry de couleur car le blanc ètait réservé longtemps aux players de tennis sur gazon. !


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Zang Jike champion du monde Rotterdam 2011 - Deux filles du Nigeria qui ont gagné leur sélection pour les Jeux Olympiques 2012.

La petite balle de pingpong unit races et pays !
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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

Il y a déjà dix ans que le poète est mort.

Gilbert Becaud:
Quand il Est Mort le Poete

Quand il est mort, le poète,
Tous ses amis,
Tous ses amis pleuraient.

Quand il est mort le poète,
Le monde entier,
Le monde entier pleurait.

On enterra son étoile,
Dans un grand champ,
Dans un grand champ de blé.

Et c'est pour ça que l'on trouve,
Dans ce grand champ,                                      1083480-6d5079e2a3550239ba9fe10fdd1b7685.jpg
Dans ce grand champ, des bleuets.



François Silly werd geboren te Toulon in 1927, hij leerde piano te Nice, moest als weerstander onderduiken in de oorlogsjaren. Hij trok naar Parijs waar hij pianist was in schamele bars en samenwerkte met de liedjesschrijver Vidalin en de zangeres Marie Bizet. In 1950 krijgt hij een vaste stek in het orkest van Jacques Pills die met Edith Piaff samenwerkt. Zij inspireert hem om als Gilbert Bécaud zelf zijn liedjes te zingen en dat begint echt aardig te lukken vanaf 1953.  Zijn nooit eerder gezien energiek optreden bezorgt hem de bijnaam  Monsieur 100.000 Volts. Op een dag breken zijn jonge fans alle stoelen van het zangtheater waar hij zingt. De zanger Gilbert Bécaud scoort overal hoog in de zalen, in de radioprogramma's, in films, met de verkoop van zijn platen, en weldra ook op het nieuwe media televisie. Zijn muziek wordt overgenomen door belangrijke Engelstaligen. Louis Amade en Pierre Delanoé schrijven voor hem parels van liedjes.  In de sixties is Gilbert Bécaud de succesrijkste Franse zanger, een onsterfelijke van het chanson.  De Olympia te Parijs is zijn thuishaven , maar de grote Bécaud is onvermoeibaar en viert triomfen in vele landen. In 1973 moet hij omwille van zijn gezondheid het kalmer aan doen.
De kunstenaar herwerkt en werkt nog veel aan zijn muziek. Af en toe ziet het publiek hem nog in de zalen, op televisie, in de muziekwinkels met nog ongekend werk, terwijl onvoltooid werk ongetwijfeld nog in de XXIe eeuw zal verschijnen op voorwaarde dat zijn erfgenamen daar voor willen zorgen. Gilbert Bécaud stierf langzaam door de kanker en sloot de ogen op 18 december 2001. Hij woonde tijdens zijn laatste jaren op een woonboot op de Seine te Parijs.  Zijn graf kan bezocht worden op  het kerkhof Père Lachaise .

Eind december 2001 bevond ik mij te Havana op Cuba  in het huis van een winkelierster die ook beweerde dat zij ingewijd was in de santeria, alhoewel ik daaraan twijfelde. Nadat ik enkele US dollars had afdedokt begon die echte of onechte zwarte priesteres in wit kleed onverstaanbare woorden te prevelen, kaarsen te branden, rum te spuwen op een vreemd meubel van haar living , en op een speciaal voor de gelegenheid uitgerolde mat moest ik samen met haar op mijn knieën gaan zitten.  Toen gooide zij een dozijn schelpjes op die mat  en bestudeerde ernstig hoe deze dingen op de mat waren gaan liggen. Vermits één enkele schelp van die mat bijna was afgerold  beweerde de dikke negerin dat iemand die me dierbaar was onlangs reeds onze wereld had verlaten of op dat ogenblik aan het sterven was.
Toen ik op 1 februari 2002 , na mijn weken op Cuba, begon  met het lezen van een grote hoop kranten en tijdschriften ontdekte ik dra dat mijn geliefde zanger was overleden.  Dat was een grote slag op mijn kop, maar ook het feit dat die zwarte Madame van het santeria geloof me de dood van een vriend, een familielid , of een weldoener had voorspeld, deed me echt duizelen. Na een grote tas sterke koffie begon ik toen te luisteren naar  vele  liedjes van Gilbert Bécaud die ik  al zolang en zo dikwijls had gedraaid, want steeds bestaat er van deze zanger een chanson dat als balsem kan dienen voor eender welke pijn van het hart of van de ziel.

In  2012  ben ik nog altijd een grote fan van die unieke Fransman die zong over NATHALIE, ET MAINTENANT, MADEMOISELLE LISE,  QUAND IL EST MORT LE POETE, LE PIANISTE DE VARSOVIE, en nog veel meer  ...  !

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Geschreven door Papoum om 04:22 Reageer op dit bericht

Il neige sur Liège - Jacques Brel .

Il neige il neige sur Liège
Et la neige sur Liège pour neiger met des gants
Il neige il neige sur Liège
Croissant noir de la Meuse sur le front d'un clown blanc
Il est brisé le cri
Des heures et des oiseaux
Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve traverse sans bruit

Il neige il neige sur Liège
Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu'on ne sait plus s'il neige s'il neige sur Liège
Ou si c'est Liège qui neige vers le ciel
Et la neige marie
Les amants débutants
Les amants promenant
Sur le carré blanchi
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve transporte sans bruit

Ce soir ce soir il neige sur mes rêves et sur Liège
Que le fleuve transperce sans bruit
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Geschreven door Papoum om 21:53 Reageer op dit bericht

La Bataille de Steppes du dimanche 13 octobre 1213.

Je n'avais pu choisir l'endroit où j'étais arrivé sur cette terre. Mais au bout de presque 25.000 journées d'existence je réalise que j'ai eu de la chance d'avoir vu le jour dans une famille bien fixée sur les terres où les provinces belges actuelles du  Limbourg, de Liège et du Brabant-Flamand se rencontrent en un seul point. A l'âge de cinq ans dèjà mon père m'avait amené en haut d'une colline, dans les champs immenses, près des sept sources,  et il m'avait montré les splendeurs et les raretés de notre village . Peu de temps après avec mes jambes maigres j'étais infatigable et j'allais à la découverte des haies, des arbres, des ruisseaux, des prairies, des bois, des chemins profonds et des tumuli de la Hesbaye. Car je me prennais à l'époque pour Winnetou, le chef des Apaches, et ma course à travers champs était celle d'un jeune lièvre bienheureux. A l'âge de mes dix ans, pour la joie de ses enfants mon père avait acheté un âne.  Il attendait de ma part que  d'une ferme de Montenaken je ramènerais à la maison ce nouveau membre de notre famille. La vieille bête, qui avait passé presque toute son existence au fond d'un charbonnage, avait une bonne corde autour du cou et cela devrait me permettre de la conduire sur cinq kilomètres à travers ces chemins de terre que je connaisais si bien à cause de mes vagabondages à pied ou à bicyclette. J'avais mis beaucoup d'heures pour rentrer chez nous. Cette ânesse avait Bella comme prénom et c'était une vieille jeune-fille stérile. Ce jour-là cela avait été un dur combat pour se mettre bien d'accord au sujet de qui serait l'homo sapiens et qui l'asinus aux oreilles trop longues. Mon duel de dressage s'était passé exactement dans la campagne de Steppes où au début du treizième siècle  avait eu lieu la grande Bataille de Steppes.

Il y a eu plus de cinquante batailles importantes sur le territoire actuel du Royaume de notre Belgique, et dans mon village nous étions fiers que cet évènement du dimanche 13 octobre 1213 s'y était déroulé. Toutefois  peu d'habitants actuels de la région s'intéressent encore à ce glorieux dimanche d'un passé si lointain, et c'est pourquoi j'ai pris la liberté de me documenter un peu pour une modeste présentation sur mon blog. Vous êtes en train de la lire et j'espère que cela ne vous laissera pas indifférent.

Reculons dans le temps vers cette Europe de l'Ouest de 1212 qui était partagée selon les historiens entre trois forces principales : le Saint Empire , la France, et l'Angleterre. Sur un plan plus régional les dés étaient dans les mains de la Flandre, du Brabant, et de la Principauté de Liège.  On peut presque dire que cela ressemblait à aujourd'hui. C'est exact et c'est aussi faux, car si les noms sont identiques, les intérêts en jeu sont différents, les frontières des territoires ont bien changé, et les innombrables familles nobles de jadis sont moins puissantes et surtout remplacées par d'autres forces capitalistes et politiques. Ce qui dominait la situation au Moyen Age était la voie commerciale qui mène de Bruges ( Mer du Nord) à Cologne ( Rhin). La politique était dictée par les relations entre les grandes familles nobles et s'exprimait par un multiple de mariages et d'héritages, mais elle se modifiait également par les affrontements armés violents et sauvages,  par les alliances et les traités. Il faut ajouter qu'en 1212 on était encore aux temps des croisades, des pélerinages, de la construction des cathédrales, des abbayes, de l'Eglise unique superpuissante de Rome,  et 
au temps de la naissance d'une troisième force nouvelle composée par les citoyens de nos villes, artisans et commerçants organisés en gildes, métiers, confréries et milices.

Il n'a pas été possible à bien d'autres que moi d'expliquer exactement l'importance historique de La Bataille de Steppes. Les témoignages directs écrits de l'époque sont très rares et trop différents les uns des autres, selon qu'ils viennent du côté de nos ancètres Limbourgeois, Liègeois, ou Brabançons. Il y a aussi des textes qui datent d'autres époques, y compris la nôtre, venant d'historiens religieux ou laïques, d'écrivains, d'étudiants, ou de Cercles d'Histoire, et qui dans leur ensemble prouvent un mélange de vérités, de légendes, mais aussi d'impossibilités et de doutes .


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Les pas qui allaient conduire aux pires horreurs dans les campagnes d'Hesbaye avaient pris leur départ en 1197 à cause d'un testament fait par le comte Albert de Moha-Les Waleffes en faveur de Henri Duc du Brabant et de Louis Comte de  Looz, en échange d'une grosse somme d'argent, testament modifié ensuite en faveur du prince-évêque. Durant les années du début du XIIIe siècle de grosses tensions existaient entre les pays du Brabant et les pays de Liège à cause de cet héritage. Mais la naissance inattendue de Gertrude von Dachsberg, fille de Mathilde de Moha, enleva tout espoir aussi bien aux Brabançons (Ouest) qu'aux Liègeois (Est), car après avoir changé plusieurs fois ses accords avec ses voisins Belges, Duc et Prince-Evêque, le médiocre Comte de Moha donna sa toute jeune fille en marriage à un voisin du Sud, Thierry de Lorraine .

Albert III de Moha décède. Il a beaucoup de dettes et c'est manu militari que les uns et les autres vont essayer de se faire rembourser. Fin avril 1212 le Duc du Brabant arrive dans sa nouvelle place forte Landen. Il arrive à la porte de sortie de son duché avec plus de 300 chevaliers en armure. Les jours suivants toute une armée auxiliaire le rejoint et l'affrontement politique se transforme en épreuve de force militaire.

Depuis des siècles des hommes s'étaient installés dans les vallées avec microclimat et sur les bonnes terres au Nord-Ouest de Huy. Le Comté de Moha avait été beaucoup plus grand, mais compte
en 1212 toujours 22 villages, 5000 hectares de terres agricoles. Le Duc Henri est sans scrupules, sa volonté d'étendre sans cesse ses frontières ne stoppe jamais, il est selon ses projets à la fois l'ami ou l'ennemi de n'importe qui. Ainsi Hugues de Pierrepont de Liège est le parrain de son fils, et via Philippe, le comte de Namur, il a signé un traité de paix avec les Liègeois.  Le Duc a recruté mille mercenaires à Liège et en Hesbaye qu'il a placés ensemble avec des troupes à lui dans un campement au Nord de Bruxelles en vue de participer à une future guerre entre la Flandre et la France.  Mais il est lié en affaires avec Otton IV Empereur, mais excommunié par Rome, à qui il a promis de corriger une bonne fois les hommes d'église de Liège. Ce vilain Duc du Brabant joue sur tous les tableaux !
Le Duc veut s'emparer de Moha . Le prince-évêque déplace ses forces de Liège à Huy et laisse la cité ardente quasi sans défense ! Il n'y a ni hommes ni murs pour défendre cette grande cité qui pensait être sans ennemis. Car qui oserait s'attaquer à une ville sacrée qui compte tant d'églises et de couvents. Qui oserait avec des pieds impurs envahir le Palais du Prince-Evêque ?
Les chevaliers du Brabant ne descendent pas vers la Burdinale et la Mehaigne, mais dans la brume matinale à pas rapide ils prennent le chemin vers le soleil levant qui mène à Liège.

( selon Coussement )  - Henri Ier le Guerroyeur, duc de Brabant, voulant se venger du prince-évêque de Liège, Hugues de Pierrepont, qui lui avait disputé avec succès la possession des seigneuries de Moha et de Waleffes, situées au nord de Huy, vint fondre à l'improviste sur la ville de Liége, où l'on n'avait pris aucune mesure pour résister à cette attaque inattendue. Les habitants s'enfuirent de l'autre côté de la Meuse; leurs maisons furent livrées aux soldats et le pillage dura quatre jours.

Le prince-évêque voulait quitter Huy pour défendre ses biens, mais ses conseillers étaient informés sur l'impossibilité de reprendre possession de leur ville à cause de la terreur inhumaine qui y règnait . C'est pourquoi Hugues de Pierrepont s'est mis en sécurité à Dinant.

Le  SAC DE LIEGE  de ce mois de mai n'était pas moins terrible que dans d'autres villes frappées à l'époque par le malheur de la guerre. Des milliers d'hommes sans pitié, avec une brutalité sans limite, volaient, incendiaient, violaient, tuaient, buvaient, cassaient ...  et il faut signaler que ce n'étaient pas les chevaliers et fantassins qui étaient les plus actifs après les combats, mais leurs divers compagnons temporaires qui n'étaient que des voyoux et des aventuriers. Vers ce Liège blessé ils allèrent en vue de profiter de la situation. Le Duc du Brabant était visiblement le chef d'orchestre de toutes les atrocités. Heureusement que quelques notables étrangers présents en ville purent intervenir auprès de lui  et ainsi des enfants pris en otage furent rendus à leurs parents, les églises et la ville échappèrent à la destruction totale par les flammes. Le dimanche tous les hommes d'église devaient jurer fidélité devant Dieu à leur Suzerain l'Empereur Otton IV et les survivants devaient signer un Traité de Paix qui les déshonorait. Le duc si rusé faisait comme s'il était venu à Liège sur ordre de l'empereur. Le lendemain l'armée du Brabant avec un butin maximum quittait Liège, s'empara de Les Waleffes, mais fatigués ils préféraient ensuite rentrer à la maison sans encore continuer la guerre à Huy en à Moha , où des défenseurs très coriaces les attendaient.

  

Suite à cette dévastation de la Cité de Liège, les mois suivants le prince-évêque se mit en action. En cette période de grand deuil il améliora son armée, et poussa les Liégeois à finir les fortifications autour de leur ville, et surtout il faisait des bonnes collectes partout. Son rôle comme chef religieux n'était pas moins important. Henri le Guerroyeur, pour toute une population devint pire que le diable. Sa demande d'excommunication au pape était sollicitée. Un deuil général pour les victimes du Sac de Liège fut proclamé. Dans toutes les eglises des actions avaient lieu visant la damnation du Duc du Brabant. Sur le plan politique le prince-évêque pouvait s'entourer de nombreux amis importants, une coalition contre laquelle Henri I n'était plus capable de se battre. Mais au lieu d'affrontrer ses ennemis groupés,  le duc et ses nobles demandaient le pardon pour leurs crimes. Ils allaient à confesse et remboursèrent de fortes amendes en promettant de laisser Moha à d'autres. Le Duc Henri, temporairement répenti, admettait avoir très mal agi en attaquant un prince-évêque de sa propre dynastie. L'armée hétérogène qui était prête contre lui est dissoute vers la fin de l'année. Le comte Ferrand de Flandre, fin diplomate en ces heures, fut l'artisan d'une courte période heureuse sans vives luttes qui suivit.

Mais, après l'hiver, déjà en avril 1213 Henri du Brabant change de camp. Il abandonne les Guelfes, son associaton allemande. En se mariant avec la fille du roi de France il devient un joueur des Franco-Staufen. Ceux-là sont en guerre contre les Anglais de Jean-sans-Terre, allié de la Flandre. Celle-ci alors a peur du duo France-Brabant, et pour avoir plus de force elle fait union avec Liège. Dès mai 1213 ces  concurrents s'affontent déjà dans une autre guerre qui ne fait pas partie directement de ce qui nous intéresse en vue de l'affrontement de Steppes, mais c'est un conflict dont il faut savoir l'existence à la même époque  .

Malgré les bonnes relations de Henri I du Brabant avec les chanoines de Liège, Hugues de Pierrepont et Ferrand de Flandre veulent attaquer le Brabant le 10/10/1213. Au lieu d'attendre pour cette action commune, les guerriers flamands campent déjà avant cette date convenue autour de Bruxelles où ils n'avaient pas le droit de se trouver, et les voilà alors également en guerre et opposés à la couronne de France.  Mais Henri I est au courant des plans pour une grande explication Brabant-Liège. Il attaque lui-même avant le jour convenu, l'attaque étant souvent la meilleure défense selon les experts militaires. Ses troupes s'emparent de Les Waleffes, Tourinne-la-Chaussée et de Waremme, localités situées sur la vieille chaussée romaine. Henri le Guerroyeur passe la nuit à Waremme et continue vers Tongres, ville bien fortifiée.  Le duc diabolique va espionner lui-même la situation à Liège. Il voit des murs et beaucoup de défenseurs. Il se réalise ainsi qu'un deuxième Sac de Liège ne sera pas possible. Il retourne à Tongres et établit son camp sur les bords du Geer. Le samedi après quelques manoeuvres de diversion et des pillages à Tongres, Xhendremael, Donceel, Omal, où il se repose un peu, car en fin de soirée le duc Henri oblige ses hommes à une marche rapide pour passer la nuit sur une hauteur à Steppes, située entre Cras-Avernas, Montenaken, et Houtain l'Evêque, endroit qu'il trouve stratégiquement intéressant et où il y avait bonne eau pour hommes et animaux . Il faut savoir qu'en juillet 1203 aux mêmes endroits un plus petit affrontement armé d'une durée de 8jours avait déjà existé entre les mêmes adversaires.

IN LOCO QUI STEPS DICITUR.

Entretemps, les forces du prince-évêque, se rassemblent et partent de trois points, de Borgloon, de Liège, et de Huy. Ces trois forces armées, après un déplacement nocturne, vont s'unir au lever du jour à Montenaken, le dimanche 13 octobre 1213. Selon les principes de la chevalerie chrétienne, le jour du seigneur, le dimanche, il devait y avoir trève pour permettre aux combattants des deux camps chrétiens opposés d'assister aux cérémonies religieuses, pour des obligations familiales, et pour soigner les blessés. Mais ce dimanche 13 octobre, légende ou vérité, les 'bons' seront les Liègeois et les ' mauvais' les Brabançons, car comme leur chef Henri a été frappé d'excommunication, il est non-chrétien, barbare, hors-la-loi.
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QUELQUES HEROS QUI ONT COMBATTU POUR LIEGE A LA BATAILLE DE STEPPES DE 1213.

( Borgloon était une ville importante en ce temps-là, capital d'un comté qui allait jusque Tessenderlo et Hasselt. Pour être protégés contre l'expansionisme du Brabant ces Limbourgeois s'étaient bien associés aux Liègeois.)  

Le Comte Louis II de Looz, qui venait de la forteresse de Brustem avec 300/400 chevaliers du Pays de Borgloon dont Henri III Comte du Limbourg lié par mariage au Duc du Brabant. - Didier de Walcourt, seigneur important des Ardennes, propriétaire à Walcourt, Rochefort,Clermont,Esneux,Dinant. C'est un ami de Hugues de Pierrepont. Il commande des chevaliers, et des citoyens de Dinant et de Fosse.-  Hugo de Florennes, qui possède beaucoup de terres à Liège, Namur,Hainaut, Flandres.- Arnold de Morialmé , seigneur de Fosse-la-ville, n'est pas très ami des Liègeois ni avec les curés, mais c'est un grand militaire qui aime la bataille. - Hendrik le provost de Notre Dame de Maastricht, entouré de quelques fidèles, prêts à une croisade contre le mal incarné par ce duc excommunié.
Guillaume de Pietershelm, Otto von Born, Herman van Elslo, Guillaume van Rekem,Godefroid le Lion, Rase de Kortessem,Willem van Gothem,Walthère de Millen,Diederik van Loon, Lambert de Duras, Marin de Corswarem, et beaucoup d'autres chevaliers, sans oublier Lambert de Huy, et Anselme de Fléron qui perdra la vie durant le combat.
De nombreux seigneurs de la Hesbaye, dont les puissants Dommartin, ne participent pas  parceque 150  d'entre-eux sont en Flandre pour la guerre contre la France. D'autres sont trop âgés ou préfèrent protéger la moisson entassée dans les granges de leurs fermes et chateaux.

LIEGE  =  700/800  chevaliers   et  3000/4000 infanteristes.

LE BRABANT ETAIT REPRESENTE  PAR :

Il faut distinguer les chevaliers  qui étaient très mobiles, ce qu'expliquent leurs mouvements durant les journées
avant la bataille, et venant derrière ces hommes et ces chevaux, des bandes de piètons, mal armées, ne faisaient rien de bon en route. Cette armée était surtout peuplée par des habitants de Leuven et de Lier. Des mercenaires de toutes les nationalités faisaient partie des troupes du Duc du Brabant.-Guillaume de Perwez , demi-frère du duc Henri I. -Henri de Huldenberg , conseiller du duc Henri I. Il était habillé comme le chef suprème pour faire croire que c'était lui le terrible Henri Le Guerroyeur.- Guillaume Longue Epée et Thibaut de Bar, Comte de Clève, des chefs de mercenaires.
BRABANT  =   400/500  chevaliers  et 3000/4000 infanteristes. 
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Pics, lances, épées, couteaux, masses ( goedendags fabriqués par leurs amis de Flandre),cognées de bucherons , lourdes haches des abattoirs'Ardenne, casque  et cottes de mailles, voilà l'équipement dont disposaient les Liègeois. Ils ne portaient pas de boucliers, et on ne signale pas la présence d'arcs .

Les deux armées se regardant de près au pied de la colline de Steppes, les minutes s'égrènaient lentement tandisqu'un soleil pâle se levait. Les Limbourgeois, les Liègeois, les Hutois et les Dinantais, voyaient dans leurs rangs passer de nombreux moines et prêtres qui bénissaient, distribuaient des communions, entendaient des confessions  et ni plus ni moins que le Prince-Evêque organisait une procession et des prières, transportant vers le champ de bataille une statue de la Sainte Vierge et un reliquaire de l'Abbaye de Saint-Lambert. Dans le silence avant le début des combats mortels si les uns étaient occupés avec des exercices de la foi chrétienne, la plus grande partie des autres, chevaliers et fantassins qui formaient les rangs de Liège, restait concentrée et vigilante en vue de l'affrontement militaire. Cela amusait l'armée du Brabant. Ces mécréants espèraient qu'avant le combat déjà la peur allait pousser les milices communales à prendre la fuite, car ils étaient trop jeunes et sans expérience. S'ils faisaient appel à des réligieux à cette heure-là , il était clair qu'ils pensaient déjà que la fin de leur vie terrestre était arrivée. Pour énerver ceux qui étaient en bas de la colline ceux qui étaient plus haut criaient des injures et des grossièretés. Il y en avait aussi qui employant leurs épées comme leviers bombardaient les lignes opposées avec des déchets, de la terre, des excréments d'humains et d'animaux, des fruits et des objets volés le jour précédent.  La tension était montée. La violence devait éclater. Le Bon Dieu qui voyait tout cela avait pitié des morituri, et le Diable ricanait tout en ouvrant déjà les portes de son enfer où les mécréants étaient attendus .

Soudain le ( faux) Duc du Brabant mit feu à la bataille en galoppant en armure flamboyante sur son cheval blindé en direction de ses ennemis. Pas plus d'une seconde après déjà le Comte de Looz cria Loon, Loon, Loon, ... le terrible cri de guerre des Limbourgeois. Cette réaction immédiate à fait échouer le plan des chefs Brabançons, car ceux-ci avait prévu une perçée fulgurante qui aurait dû massacrer Louis II Comte de Looz  dès début du combat. Dans ce but cinq mercenaires d'une force physique énorme avaient attaqué le flanc droit des Liègeois. Mais bienque face à ce terrible escadre de la mort pointé spécialement sur lui et dirigé par le vrai Duc du Brabant camouflé en seigneur de moindre importance, le Comte de Looz se retrouva sur le sol rapidement tandis que toute la pression des attaquants écasait sa position sur le flanc gauche du champ de bataille. De justesse, il fut sauvé par la souplesse et le courage des jeunes seigneurs qui étaient autour de lui et qui tous risquérent leur vie pour le protéger, pour le remettre sur un autre cheval. Un bon mouvement des chevaliers de Didier de Walcourt coupa rapidement l'ensemble des belligérants ennemis en deux parties séparées. Il est certain que ce furent des chefs habiles qui allèrent remporter la victoire, des meneurs d'hommes qui ont su calmer les uns et faire combattre les autres au bon endroit et au bon moment. 

Le fait que des nuages ont empêché les Brabançons de profiter d'une bonne visibilité, que leurs chevaliers en panique ont écrasé certains de leurs auxiliaires à pied, qu'ils ont laissé passer en se retrouvant encerclés des adversaires qui parlaient la même langue qu'eux, et d'autres points néfastes pour ceux qui allaient perdre, sont des bonnes causes qui décidèrent qu'en moins de trois heures la VICTOIRE DE LIEGE était certaine. A 15 heures dèja sur La Place Saint Lambert le moine Jonatos informa toute la cité  . De suite, la joie y était indescriptible. Dans toutes les églises et chapelles les cloches, pourtant silencieuses depuis mai 1212, étaient sonnées au maximum pour informer les populations de l'évènement extra-ordinaire, et le  'Te Deum ' était chanté en de nombreux endroits pour remercier le Bon Dieu ...  !
Effectivement cela ne c'était pas encore vu alors que des citoyens amateurs avaient eu tellement de courage et d'ardeur qu'ils avaient écrasé une armée féodale de mercenaires professionels. Toutefois dans leur joie les Liègeois ont minimisé sans doute les mérites de leurs alliés qui avaient accompli du travail menant à la victoire sur leurs deux flancs .
Que ce soit dans les chroniques célèbres et sérieuses, comme DE TRIUMPHE SANCTI LAMBERTI  IN STEPPES  de Renier, prieur des Bénédictins de Saint-Lambert, ou dans les simples récits populaires racontés depuis 27 générations de père en fils  (ceux qui avaient formé la population de la Principauté de Liège ) , ou aussi ailleurs encore pour ceux qui insistent et cherchent , il est possible de trouver d'autres faits concernant le dimanche 13 octobre 1213  et les dix jours qui suivirent.

Ainsi, certains mercenaires Brabançons se seraient entretués au moment de fuire avec du butin rassemblé le jour précédent ... !  D'autres, des régionaux, des aventuriers, des mendiants, des voleurs et des valets, trainaient comme des vautours dans les parages, sans faire partie d'une des deux armées, mais dès que la victoire souriait aux Liègeois comme des braves ils se mirent à se salir les mains inutilement avec le sang des Brabançons. Si la cavalerie du Brabant avait par deux fois renversé et blessé leurs propres hommes à pied, il avait été vrai aussi que des Hutois avaient tué des alliés Limbourgeois parcequ'ils parlaient une langue proche de celle qu'on parlait à Louvain, et pourtant les eaux du Geer coulaient dèjà vers la Meuse en ce temps-là !   Ils combattaient ensemble mais ils ne se connaissaient pas assez bien !

Mais j'ai rencontré quelque part ceci et ce ne fut pas sans conséquence. Henri III , noble Limbourgeois de mauvaise réputation avait deserté parcequ'en fait à cause de son mariage il ne pouvait faire partie d'un des deux camps. Ce chef en fuite rencontre vers l'heure de midi une trentaine de cavaliers encore frais qui viennent de la forteresse de Brustem , des hommes d'armes qui arrivent de territoires situés de nos jours hors de la Belgique et ce pour renforcer encore l'armée du Comte de Looz. Ces hommes ayant raté le début de la bataille sont friants de savoir ce qui se passe à Steppes. Le seigneur déserteur explique que les Liègeois sont dans de très mauvais papiers et leur conseille de rentrer à Brustem, endroit calme et sans risque, car ainsi son oncle Duc du Brabant resterait encore leur ami, ce qui serait bien plus intelligent que d'aller mourir pour une cause perdue tard dans l'après-midi  d'un triste jour d'automne ...   ! 
Ces trente cavaliers venus de loin font demi-tour et attendent à Brustem, où vers 23h00 ils se rendent compte qu'ils ont été trompés car ce menteur de Henri III qui était un fils d'une soeur d'Henri I du Brabant . Aussitôt ils remettent le cap sur Montenaeken et y rejoignent encore dans la nuit ceux qui  épuisés, blessés, en désordre, couverts de joie et de gloire, s'enivrent en chantant des chants de victoire . Mais quand le lundi se pointe les Liègeois et leurs amis auxiliatores, ayant satisfait leur besoins de manger, de boire, de dormir,  s'organisent à nouveau et s'occupent des blessés, des prisonniers, des cadavres. Le prix payé pour l'immense victoire était lourd : 27 chevaliers et plus de 300 combattants à pied sont morts.
Les Brabançons ont reculé sur Avernas et Hannut, vers l'Ouest et le Sud-Ouest, en fuite et en désordre, mais ils ne sont pas encore bien loin. Les traces de la fuite de leur cavalerie se retrouvent à Grand-Hallet, Chapeauveaux, Tirlemont, et sur la vieille chaussée de Nivelles. Toutefois il est déjà clair qu' ils ne vont pas revenir dans les arènes pour une seconde mi-temps, comme s'il y aurait eu match Standard - Anderlecht  !

(Selon de Gerlache) - Le lendemain de bonne heure ils atteignirent les terres du Brabant et rendirent avec usure aux malheureux habitants de cette contrée toutes les horreurs de la guerre que le duc avait fait peser sur leur pays. Ils pillèrent et brûlèrent Hannut et la forteresse de Leeuwes; puis, pendant dix jours de suite, et sans rencontrer aucune résistance, ils dévastèrent une quantité de bourgs et de villages, tant du Brabant wallon que du Brabant flamand.


La Bataille de Steppes était terminée le dimanche soir . La sainte victoire triomphale que Dieu,  Saint-Lambert, et selon certaines légendes aussi Saint Odile,  prirent des Brabançons en la Warde de Steppes , pour la vengeance des Liègeois, fut tellement signifiante qu'elle a écarté un ennemi traditionnel pour toujours et qu'elle a rendu un peuple fier et libre pendant des siècles. A partir de la victoire de Steppes les habitants et les chefs de cette ville libre n'avaient plus peur de personne  !
Vu le rôle important donné à Hugues de Pierrepont lors de cette bataille à la Custodia , au poste de garde du Pays de Liège, la suite et le souvenir ont donné lieu à des processions, à des pélerinages, à une journée de fête à Liège, au respect des Teutons de l'énorme Empire Germanique pour la vieille cité sur la Meuse. Tout cela est une longue et belle histoire qui va jusqu'en 1795, et une histoire qui nous raconte aussi les conflicts internes qui opposaient à Liège éternellement les bourgeois, les ouvriers, et les religieux. 

Le lundi 14 octobre 1213 les trente jeunes chevaliers qui étaient venus en retard et quelques autres militaires de rang moyen se remettent en route à la chasse des Brabançons . Ils sont très mobiles sur leurs chevaux et rencontrent bientôt des groupes de battus. Ceux-ci n'opposent que peu de résistance, laissent tomber armes et autres biens et se rendent acceptant déshonneur et défaite. Cette première vague de l'armée du lundi se retrouve en soirée en la forteresse de Hannut ( alors Brabant) qui laisse la porte ouverte. A Hannut hommes d'armes et civils prétendent qu'ils sont des amis. C'est pourquoi d'ailleurs que les chevaliers et certains fantassins Liègeois y passent la nuit, après avoir bien mangé et bien bu comme à chaque fois qu'une armée passait par ce carrefour en Hesbaye . Le jour suivant les trente chevaliers continuent leur nettoyage et leur poursuite, ce pour bien finir comme d'excellents professionnels une guerre ancienne qui est en fait le combat pour la conquète de la grande voie commerciale qui mène de Bruges à Cologne en passant par Maastricht.
Entretemps des bandes de Liègeois, appartenant à la milice de la cité, des jeunes costauds équipés avec leurs lourdes haches de boucher forment une deuxième vague qui se déploit dans la campagne. Ces hommes ne se contrôlent plus et sont sans chefs. Ils se souviennent trop bien encore des horreurs de mai 1212 lorsque Brabançons avaient pillé leur ville, incendié leurs maisons, violé et tué leurs femmes, leurs soeurs et leurs filles. Ils n'ont qu'un seul but  : LA VENGEANCE  SANS LIMITE !
Si dans les récits transmis jusqu'à nous par les moines, le Saint Esprit lui-même sous la forme d'une colombe blanche avait visité Steppes lors des moments historiques   et que dans les couvents de Liège, de Saint Trond, de Les Waleffes, les bonnes soeurs avaient prié beaucoup , ... le comportement de ces solides fils de bouchers à la hache lourde est compréhensible mais pas très chrétien . Cette deuxième vague se conduit comme tous les autres qui avant et après se rendirent coupables de crimes et d'horreurs en temps de guerre. Mais il est très difficile à accepter que,  même dans les vertes campagnes que l'on aime tant, que de telles atrocités se soient passées. La deuxième vague , 89 années avant Les Matines Brugeoises, va se venger à fond du Sac de Liège de 17 mois auparavant. Habitués de voir du sang dans les abattoirs ces Liègeois et autres de la même profession  se mettent à couper les pieds, les mains, les langues, les oreilles, les organes sexuels, de tous ceux qui ressemblent à des Brabançons coupables . 
Une des raisons qui va faire s'enflammer l'horreur est que des habitants de Hannut se sont emparés de chariots qui venaient de Huy et qui étaient chargés avec tout le ravitaillement des troupes alliés. Cela fit de façon inattendue de Hannut une forteresse ennemie et traitre qui pour le jeu de cette guerre sera détruite encore ce même jour-là.  
Mais c'est la cause aussi que les folles horreurs vont grandir et frapper tout l'Est du Brabant, avec la destruction de Hoegaerden, Landen, Zoutleeuw, et 28 autres hameaux, fermes et villages. Une troisième vague destructrice va en même temps passer.  Il s'agit de non-combattants de Montenaeken qui viennent nettoyer les champs et y ramassant armes, vêtements, chaussures et cuirs, armures, boissons, vidanges, nourritures, objets de valeur, meubles pillés ailleurs et abandonnés par ceux qui étaient en fuite. Ces mêmes personnes n'avaient pas peur de sortir leurs couteaux  pour obtenir ce qu'elles voulaient. Ensuite par le soin de moines et d'hommes chrétiens les morts inconnus seront rassemblés et entérrés en fosse commune.  Le récit est terrifiant . Souvent nus et mutilés, les cadavres attirent loups et chiens sauvages. Des membres de leur famille, des amis, des compagnons d'armes, retournent les morts connus vers leurs paroisses où en terre sacrée ils sont enterrés . Des chroniqueurs ont chiffré le nombre de ces cadavres entre 800 et 2000 . 
Une quatrième vague de partisans de la victoire et de profiteurs se mit en route à partir de Saint-Trond, de Brustem, et même de Huy. Des commerçants et artisans allaient chercher comme butin de guerre tout ce que leurs concurrents de Zoutleeuw possédaient, alors que leurs milices communales n'avaient pas été opposées en combat militaire à Steppes. Zoutleeuw,  ville où le commerce international était très florissant , transformée en ruïnes suite à une incendie, devint cette semaine-là une ville martyre à cause de la jalousie  de ses concurrents commerciaux.Comme il était écrit dans la Bible beaucoup se prenaient pour les bons Juifs qui avaient pu avec la permission divine massacrer la race maudite des Amalecites .

Le Comte de Flandre, Ferrand de Portugal, allié de Liège en octobre 1213, constate que les français qui ont pris connaissance de la situation  en Hesbaye, ne sont plus très motivés .C'est pourquoi dès la fin de la semaine il commande à une partie de ses hommes de traverser le Hainaut pour menacer Henri le Guerroyeur dans ses territoires les plus à l'Ouest. Le dimanche 20 octobre 1213  le puissant Duc Henri est etranglé par les deux fronts contre lui, et il doit accepter la défaite.Humblement il demande qu'on lui prépare les conditions pour la paix. Il se présente à Liège le 28 février 1214  pour en prendre possession. Entretemps comme garantie ses fils Henri et Godefroid sont pris en otage et gardés par le Comte des Flandres. Pour les Sac de Liège de 1212 , l'énorme somme  de 15.000 marks est fixée comme amende. Le duc est fauché  et c'est seulement 29 août 1227 que par un paiement de 27.100  livres il pourra rembourser en principal et intérêts . Ses deux fils retrouvèrent déjà la liberté après la belle victoire du Roi de France à la Bataille de Bouvines le 27 juillet 1214 ( échange de prisonniers). Une serie de places fortifiées séparera bientôt la Principauté de Liège du Brabant , et une paix de longue durée a suivi .

Le 23 octobre 1212, Liègeois, Limbourgeois, Hutois, Flamands et autres alliés, à pied ou à cheval , retournent tous chez eux. Ainsi ils permettent aux habitants des villes et villages du Brabant de retrouver une vie normale et de  reconstruire ce qui avait été détruit. 

Le Prince-Evêque Hughes de Pierrepont était le chef des vainqueurs . Sa gloire fut de courte durée . Rapidement il a des différends avec les chanoines de Saint Lambert qui lui reprochent qu'il avait été bien trop gentil  avec ceux du Brabant.  Beaucoup d'argent et d'or était passé entre ses mains, mais sa comptabilité n'était pas très en ordre. Sa popularité diminua rapidement . Il fut écarté de son poste. Cet homme important, héros parmi les héros de Steps, est parti en pélerinage à Saint-Jacques de Compostelle , où effectivement il était noté comme un pélerin des plus importants  ayant accompli  le long chemin bénéfique depuis Liège.


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Sur un théatre plus modeste mais non moins intéressant , avec cent ans presque d'avance , les journées  de guerre féodale décrites annoncent déjà cettte Bataille de Courtrai  de 1302. Elle est semblable mais quotée plus importante par nos historiens officiels. Mais, le gamin de Houtain- l'Evêque que j'étais et que je suis resté continue à croire qu' à   'Hachez-Bouchers'  le sang avait coulé bien plus qu' à Groeninghe.  Tout en respectant la dévotion populaire de nos ancètres , je ne prétends pas comme les abbés Boonen et Kaudt de Montenaeken au XIXe siècle ou d'autres clercs et moines auparavant, ont écrit ou publié que la Saint Vierge aurait été présente lors d'un miracle pendant les combats meurtriers à Steppes en ce lointain  dimanche 13 octobre 1213.
Je certifie cependant qu'une procession en groupe vers Steppes, avec les gens d'un même village à travers les champs, les chemins de terre profonds, entre les cérisiers, de chapelle en chapelle, ont jadis fait la joie et la foi de beaucoup de personnes dans cette région.  Que ce fut au mois vert de mai ou au mois brun-jaune d'octobre, la tarte était bonne à Montenaeken. L'église, la place du marché et les cafés y étaient remplis. En ajoutant que les filles étaient belles, et que l'après-midi il y avait course cycliste et sortie de la fanfare, je ne dois pas vous expliquer plus, qu' à pied ou à bicyclette je suis allé souvent en pélerinage à  Notre Dame de Steps.  .
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Toen er in Wallonië veel wielerkampioenen waren.

Beste sportliefhebbers, vrienden van het kromme stuur, vroegere dopingzondaars en hedendaagse filosofen aan de toog of achter het computerscherm, mannen van het grote verzet of van het kleine verzet,  laten wij eerlijk zijn. Wie terug wil gaan, niet naar die ellendige septemberdagen van 2001 maar naar die september uit de goede oude tijd toen de Spaanse Griep net was voorbij getrokken in 1921 en de wereld terug op tempo kwam te draaien, die zal daar Louis Mottiat tegen komen.
Louis Mottiat uit Bouffioulx in Henegouwen, dorp nabij de Samber bekend door de pottenbakkers die daar woonden, was bijgenaamd DE MAN VAN IJZER , omdat hij een atleet was met enorm uithoudingsvermogen. Geboren op 6 juli van het jaar 1889 begon hij vanaf 1910 zich internationaal te tonen als sportman van hoog niveau. Hij was een joviale kerel, die door wispelturigheid en vrolijke levensstijl niet alle dagen alles kon geven met de pedalen en hij was nogal traag van eindsprint. Door de Eerste Wereldoorlog werd zijn sportieve loopbaan gedurende vijf jaren onderbroken. Vooral in lange marathons, ritten in de Tour, en ééndagskoersen, de verschrikkelijk ultraproeven van toen die omwille van hun onmenselijkheid niet meer worden betwist in de moderne wielersport, kon Louis Mottiat een mooi aantal grote overwinningen behalen. Alcyon- La Sportive betaalde het maandloon en de kosten van deze beroepsrenner die in Wallonië leefde tot in 1972.

Hierna het verhaal van één van die kanjers van wielerkoersen op de weg die op het palmares staan van  " Louis Mottiat, le plus grand des As de la Route, un pédaleur dont les performances n'ont jamais été égalé par les générations qui ont fait du vélo après lui, par les champions de notre pays, qu'ils aient été des provinces de Flandre, de Bruxelles, de nos régions francophones ou allemandes, ou par tous les autres résidents ou  immigrés pratiquant le noble art de la bicyclette en Belgique."  

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Vrije hedendaagse vertaling geplukt uit Miroir des Sports van 8 september 1921.

MIJN OVERWINNING  -  LOUIS  MOTTIAT  LEGT HET ONS UIT     !

Toen ik de start heb genomen, met mijn kameraden, aan de Westelijke uitgangspoort  van Parijs , Porte Dauphine, op vrijdag 2 september was ik er van overtuigd dat ik de koers zou winuen . Laten we echter goed verstaan dat ik toch ook wel besefte dat ik zou kunnen beperkt worden door eventuele ongelukken, door het lot of door pech en door het onverwachte dat zelfs de dapperste van de wielerhelden in onmacht kan brengen. Zo werd ik al vlug minder zeker , nog voor het bereiken van Dreux, want tussen Houdan en daar moest ik tweemaal  bandbreuk repareren. Dat zou later tijdens de eerste dag van deze Parijs-Brest-Parijs me nog drie andere keren doen stoppen. Uiteraard was het te verwachten dat mijn concurrenten iedere keer vleugels kregen om hun tempo op te drijven !  Uiteindelijk doorspartelde ik nog in goede staat, ondanks die platte banden, de eerste 600 km . Goesting om te slapen overviel me en bleef me tergen. Door mijn zadel heb ik veel pijn gehad aan mijn zitvlak. Ik heb veel dorst geleden. Maar ik kon dit alles verdragen en ik bleef volhouden ! Toen wij te Brest mochten draaien, met nog vijf sterke mannen in de kopgroep, heb ik al begrepen dat ik zou kunnen winnen. Slechts Eugène Christophe bezorgde me nog wat vrees en dat is de waarheid .  Hij is immers een man van staal !

Na de tweede nacht voelde ik me bekwaam van met aangehouden inspanning het tempo omhoog te drijven. Mijn onzekerheid verdween, ik geloofde in mijn eigen kunnen. Ik twijfelde nog alleen maar om te beslissen waar en wanneer ik Christophe, Heusghem, Masson, en Sellier , zou kunnen losrijden. Ik voelde dat zij bij de eerste gelegenheid zouden afhaken. Later is gebleken dat mijn zelfvertrouwen niet overdreven was. De heren sportjournalisten zullen zich nog wel herinneren dat ik nabij Tillières, een halfuur alvorens ik uit de kopgroep ben weggestormd, ik hen nog ben gaan zeggen dat zij moesten wakker blijven in de wagens van  Miroir des Sports, want dat ik niet lang meer zou wachten om wat te laten zien dat waardig was om over te schrijven.  'De anderen denken dat ik moe ben', heb ik gezegd, 'maar let op want weldra ga ik beginnen te dansen op mijn manier, en dan zullen zij moeten lossen.'
Toen mijn landgenoot Felix Sellier met zijn vervelende schermutselingen de kopgroep bleef pijnigen, heeft hij kermis in de  brouwerij gebracht.  Ik had maar één kans nodig. Die kwam er nadat onruststoker Sellier het meerdere keren probeerde . Ik was hem in zijn wiel gevolgd . We twijfelden toen de anderen terug schenen te zullen komen, maar dan sloeg ik alleen ten aanval, boog mijn hoofd en kromde mijn rug , zodat ik op volle snelheid  bleef vorderen. Alles wat in mijn spieren en in mijn hart nog was heb ik er toen uitgewrongen.

Er bleven me nog 100 km af te leggen. Ik vloog zodat de laatste 50 km eigenlijk korter leken  dan alle vorige 50 km die we eerder onder de wielen hadden gekregen, want vele toeschouwers juichten me toe. Zij schreeuwden me op het laatste vooruit !
Niet wetende wat zich nog in de koers achter mij aan het afspelen was, overviel plots nog een soort paniek me. Ik was zo bang dat zij met hun verenigde krachten en samenwerking terug aan het naderen waren op mijn achterwiel.   Toen ik echter duidelijk te weten kwam dat de sterke Sellier door een bandbreuk langs de weg stilstond  en hoe echt groot de voorsprong was die ik had genomen, was ik  zeer verwonderd. Dit veranderde weldra in een gevoel van geluk en tevredenheid.  Ik wilde deze belangrijke klassieker winnen en heel Parijs was op mij aan het wachten. Dit is het hoogste voor de grote wegrenners. Deze koers winnen  maakt van een wielerkampioen een onsterfelijke held  ! 
Ik ben zeer gelukkig met mijn overwinning, vooral omdat deze werd veroverd tegen  die vier duivels sterke kerels die ik heb kunnen kloppen  ! .
Mijn dank wil ik ook betuigen aan die tienduizenden supporters, mensen die ik niet ken maar van wie het sportieve hart voor mij heeft geklopt . Hun aanmoedigingen en hun vrolijke lach maakten het mij tijdens deze zware dagen mogelijk door te gaan tijdens de onbeschrijfelijk  inspanningen die hier aan een winnaar worden gevraagd .

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INDRUKKEN  TIJDENS  DE  1200 KM  TUSSEN  PARIJS  EN  BREST.

Wie zo'n zeer lange koers bij dag en bij nacht volgt, verzamelt in zijn memorie vele merkwaardige beelden , en het is moeilijk daar eentje van tussen uit te halen en daar dan iets voortreffelijk over neer te pennen. In ieder geval was het me duidelijk dat de eindpaal door de deelnemende wielrijders slechts kan worden bereikt na bewijs van uitzonderlijke weerstand.
Mottiat, die vorig jaar heen en weer op weg naar Bordeaux reeds een groot winnaar was, en de vandaag bij leven reeds legendarische Christophe, waren terecht de favorieten die niemand hebben ontgoocheld. Voegen we daar ook de heren Sellier en Masson bij omdat zij ons hebben bekoord tijdens hun schone prestaties en zij behoren ook tot het ras van de allergrootste kampioenen. Alavoine reed dit seizoen teveel en kwam reeds vlug door vermoeidheid te kort.  Dat was ook het geval bij Barthélemy en Scieur die door maagproblemen moesten lossen. Wie tijdens het rijden niet veel kan eten en goed verteerd is immers kansloos tijdens zo'n  marathon. Ook de vele andere deelnemers zorgden voor mooie sportdagen. Zij zijn dappere mannen die ik bewonder. Halfweg reeds sneuvelde de grote Firmin Lambot wegens ziekte en nog eerder zagen wij Leonard, Steux, Anseeuw, in de gracht gaan liggen en opgeven. Aan het keerpunt met als eerste aan de controle Sellier was even voor zaterdagmiddag geworden. Tijdens de passage van Morlaix, waar Christophe een bad nam en van kledij wisselde, bleven vijf renners samen in een eerste peletonnetje en zij werden onder de stralende zon herkend als zijnde Christophe, Mottiat, Sellier, Masson en Louis Heusghem. Hun schone pedaalstoten waren het bewijs dat zij nog fris waren, zij reden sneller dan het voorziene uurrooster, doch een streling voor ons oog was vooral het soepele benenwerk van Mottiat.
Emile Forestier, de Touriste-Routier op dat ogenblik aan de leiding , botste tegen een koe . Er was schade aan dat beest, aan de fiets, maar niet aan de man die dapper weer vertrekt. De zenuwachtige Sellier was zijn tochtgenoten voortdurend aan het testen en ook aan het pesten, doch hij deed dit ook toen het tempo te laag was, omdat hij op zijn fiets in slaap riskeerde te vallen.  Met daarna Masson aan de leiding was de vaart van het quintet regelmatiger en ook hard, maar toen brak deze koptrekker zijn wiel, verloor veel tijd en krachten. Te St-Brieuc tekende hij wel terug samen met de vier leiders en dat betekende dat hij veel energie had opgebruikt en sedert Guigamp elf minuten rapper had gereden dan de eerste vier. Dit gebeurde in een Bretoense mist die het zicht van allen beperkte tot 20 m. 
Te St-Brieuc komt Ernest Paul te voet aan met afgebroken pedaal. De voormalige prof  herstelt dit met moeite en verliest zo meerder uren. Gedurende duizend kilometers zaten die wielrijders op hun zadel, afwachtend, etend, vechtend tegen de slaap, en dat moet zo volgens de taktiek in deze wegkoers van lange adem. Mottiat kon dit , want reeds vanaf Alençon werd gevoeld dat de beslissende stoten van hem zouden komen. Met zijn koelbloedige aanvalsdrift animeerde Sellier nog altijd het gebeuren. De anderen konden steeds een antwoord geven. De vijf vluchters hielden mekaar voortdurend in het oog en niemand toonde zwakte. Om middernacht stopten zij lang om te eten te Rennes aan km 845 . Forestier, Trippier en Hudsyn volgden daar al met 5 uren achterstand, terwijl nog 5 uren later een groepje met Dorfeuille komt. Deze man zou nadien betrapt worden terwijl hij zich aan een auto vastklampte. De hoop van Frankrijk lag weer bij Christophe. Hij lachte en beweerde krampen te voelen.' Waarom is er toch geen betere coureur in mijn land dan de oude man die ik ben geworden ?' dat riep hij met luide stem !  Maar toch zou de Oude Galliër nog tweede worden in deze superkoers  !

Het gebeurde op de helling van Tillières-sur-Avre . Daar sloeg de kampioen Mottiat toe. Hij had wat eerder zelfs de volgers in de wagens verwittigd dat hij dat zou gaan doen.  Na de zoveelste mislukte poging van Sellier, die andere grote kampioen uit België die een uur later en dichter bij de meet nog veel pech zou krijgen, profiteerde hij van enige aarzeling . Hij spurtte weg als een gek en weldra had hij enige boogscheuten voorsprong. Het was al te laat toen we enige organisatie bij de achtervolgers konden vaststellen. Louis Mottiat was reeds op de lange weg in de verte een punt geworden. Tussen Versailles en Parijs reed hij tussen een dubbele haag sportliefhebbers. Soms liet de menigte in delirium hem amper nog wat plaats om verder naar het Prinsenpark te razen. Auto's en fietsen volgden Mottiat, hetgeen achter hem voor stofwolken zorgde.

Van alle koersen is het duidelijk  Parijs-Brest-Parijs  die de mensen het meeste boeit. Op alle uren van de dag en van de nacht, in Normandië, in Mayenne, in Bretagne, wachtten zowel de inwoners, burgers en arbeiders van de steden als de boerenfamilies op het platteland, op de doortocht van de geliefde wielrenners. Zelfs jagers met geladen geweer verkozen van naar de auto's en de velo's te blijven kijken. Er waren oude mensen die eerbiedig hun hoofd bogen en God bedankten omdat zij dit nog eens mochten zien op het einde van hun leven. Hele klassen schoolkinderen werden door leerkrachten of door nonnetjes opgesteld met tricolore vlaggetjes om de dappere wielerhelden  en de volgers  te verwelkomen.  Ja, het is duidelijk dat zelfs in het diepste landelijke Frankrijk een gelukkige nieuwe tijd is aangebroken !

Tijdens de duisternis zorgden de versterkte lampen van de gemotoriseerde vierwielers van de volgers voor licht en veiligheid. Verder naar achteren in deze koers reden de amateurs-wegtoeristen meestal individueel met slechts een kleine lamp op hun tweewieler. Deze dapperen reden nog veel langer dan de beroepsrenners en volgden op vele uren, zelfs op dagen.  Dat betekende dat na halfweg de deelnemers die al uit Brest terugkwamen nog zeer lang de achterblijvers die ook probeerden het keerpunt te bereiken, kruisten en aanmoedigden. Onbegrijpelijk is zeker na  hen gedurende zo lang te hebben gevolgd,  hun inspanningen en hun lijden te hebben gade geslagen, kilometer na kilometer, dat zulke wielrenners wanneer zij met hun voeten in hun lichte schoenen naast je staan, dat zij eerder magere mannetjes zijn, gewone stervelingen gemaakt  uit vlees, been, vel, bloed en andere lichaamsvochten, helemaal niet de supermannen die zij eigenlijk toch wel zijn gezeten op hun stalen paard, met zulke moed en volhouding die zij al rijdend aan ons tonen.

Zij die beweerd hadden dat door zo'n veel te lange afstand het maar een slaperige bezigheid zou worden tussen Parijs en Brest kregen volledig ongelijk. Want die ongelooflijk sterke kerels, na non-stop  1.100 km zonder slaap noch rust, reden nog met de beste benen een finale zoals er nooit eerder werd gezien in de wielersport. Zij reden, hoe is het mogelijk, nog  35 km per uur toen zij bergop hun beslissende strijd uitvochten. Met oneindige energie en brio verdedigden zij hun kansen tot wanneer ultieme vermoeidheid zichtbaar werd, na 55 uren en meer arbeid, alsof het ging voor een koersje van 200 km .

Mottiat ging onbesuisd te werk, menend dat zijn achtervolgers nog niet verslagen waren en dichtbij op zijn hielen volgden. Hij reed zijn laatste 100km met recordsnelheid. Dat was alleen mogelijk door zijn schitterende forme, vaardigheid, stielkennis.  Omdat hij de vorige dag in die omgeving vijfmaal platte band leed, gebruikte hij zorgvuldig de diverse verharde wandelpaden en stoepen langs de grote steenweg. Hij zwiepte voorbij hindernissen en gaten, gleuven en scheuren.
Wat is het bestaan erg moeilijk zo gezeten op een hard en smal  lederen zadel, in de zon, regen, wind, en in het stof en het vuil van de wegen. De kille vochtige ochtendmist in Bretagne, de lage temperaturen in het diepst van de nacht, niets kon deze Azen van de Wielersport klein krijgen.

Ja, inderdaad, wij hebben wel gezien dat ook zelfs Mottiat het nodig vond van zichzelf te beschermen. De sterke Louis droeg bij momenten een regenjasje en ook wollen knielappen. Zijn laatste drinkbussen waren gevuld met gesuikerde wijn. Het vettige en vieze laagje vuil en snot dat op zijn gelaat plakte veegde hij af en toe weg met zijn vingers en dat ook nog dicht bij de meet om er een beetje fatsoenlijker uit te zien. Zoiets was toch eigenaardig voor zo'n barbaarse gladiator, een wildeman, een stier, die zo vreselijk met de pedalen op zijn fietsketting had getrokken. Hij was zelfs nog een beetje koket, gentleman voor de dames . Nadat hij het vuil had weggeveegd herontdekten wij zijn eeuwige hartveroverende glimlach. Wat een kerel  !  Zijn kop was zo zwart als die van een neger uit Ouagadougou, maar alle mensen die hem hebben gezien bij zijn aankomst te Parijs tijdens zijn triomftocht zullen een onuitwisbare herinnering bewaren.

Rond de 666 m lange wielerbaan Parc des Princes wachten 20.000 wielerliefhebbers om de winnaar van Parijs-Brest-Parijs te zien binnenrijden. De stayerswedstrijd die het publiek amuseerde wordt afgevlagd.  Plots weerklinkt het geschal van militaire trompetten. Het is zowat 17h  op de eerste zondag van september 1921  en Louis Mottiat komt de velodroom binnengereden.  Alle toeschouwers staan recht en feliciteren zo goed mogelijk de superkampioen uit  België.  Het is alsof donder en bliksem op het XVIe arrondissement van Parijs vallen. Louis geniet en lacht zijn tanden bloot. Een grote pet, een zware stofbril, twee banden rond zijn nek, een volgepropte stuurtas, maar hij laat zich zachtjes uitlopen want voor de premie voor de snelste laatste ronde, laat hij het genoegen aan de mannen die 22 minuten na hem zullen arriveren.  Nadat Christophe deze premie  ( 333  franse franken van toen) heeft gewonnen volgt een overrompeling van de piste door de wielerfans. Alle toeschouwers willen immers de Goden van Parijs-Brest-Parijs benaderen. 

Dat betekent dat de brave Louis Heusghem die velodrome niet meer binnen geraakt ! Een van zijn broers (Pierre) had in 1911 deze koers gewonnen als Touriste-Routier. 
 
Mijn vraag om te eindigen :  Is er ooit een grotere  flandrien geweest dan de Waal  Louis Mottiat  ?


Christophe        
                                            Sellier                                        Masson père
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ENKELE  TECHNISCHE GEGEVENS  OVER PARIJS-BREST-PARIJS  1921 :

Het gaat over de vierde uitgave van deze wedstrijd die slechts iedere 10 jaren was voorzien?

1891  :  1. Charles TERRONT 
1901 :   1. Maurice GARIN 
1911 :   1. Emile GEORGET                

Aantal deelnemers :
A.  Coureurs de vitesse =  44  profs  - zwarte rugnummers .
B.  Touristes-Routiers   =  62 amateurs - rode rugnummers .

Gangmakers verboden , helpers, verzorgers, alleen toegelaten in de controleposten.
Profs mogen van fiets veranderen, amateurs niet. Profs mogen eventueel profs helpen, maar amateurs mogen dat niet. Vaste controle km 80 - km 156 - km 215- km 280- km 351- km 451- km 536- km 596 (Brest)-en op de terugweg op dezelfde plaatsen  zijnde dan km 660- km 745- km 845- km 981- km 1040- km 1116-   en ook nog vliegende controles zoals aan  km 1136 .  De  afstand  bedraagt precies 1196 km .    Start  vrijdagvoormiddag 9h 53 .

EEN ORGANISATIE VAN HET DAGBLAD     L'Auto-Vélo .

UITSLAG  PROFS   (10 geklasseerden)  :

1.  Louis MOTTIAT    1196 km in  55h07'06"    gemiddelde 21,698 km/u.
2.  Eugène CHRISTOPHE     op 23'27"
3.  Emile MASSON  (vader)  op  23'32"
4.  Louis HEUSGHEM         op  31' 16"
5.  Félix SELLIER                op  1h 20'54"
6.  Robert CONSTANTIN      op 7 h00'
7.  Charles PAREL
verder nog Pierre HUDSYN, Camille BOTTE, Maurice PESNIN .
en disqualificatie van Etienne DORFEUILLE en Jean KIENLEN

UITSLAG TOURISTES - ROUTIERS (49 geklasseerden ) :

1.  Ernest PAUL   (halfbroer François FABER) in  62 h 12'  
2.   Emile FORESTIER   op 4h30'
3.   Etienne CHERET
12.  Julien LOOTENS  - alias SAMSON op 39h53'.

Dit zou de fiets geweest zijn van Mottiat.
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Le nouveau Phinney est arrivé.



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De benen en het hoofd .  Taylor Phinney geboren op 27 juni 1990 te Boulder ( Colorado) - 1m93  en 82 kgr .

Ondanks het slechte weer op deze zomermaandag mogen de wielerliefhebbers toch weer glimlachen, want na een schone Tour de France ging vandaag de ENECO TOUR van start , de belangrijke rittenkoers op het grondgebied van Nederland en van België.  Deze 8ste dag van de 8ste maand van 2011 zal volgens velen, en volgens de senior-wielerfanaat die ik ben, in de sportgeschiedenis als een mijlpaal staan. We zagen op onze televisieschermen één jonge kerel in minder dan zeven minuten de 5,7 km lange proloog winnen. Ja, we kenden al wel zijn naam, maar dat hij zo'n toptalent is dat wisten we niet.  Welkom Taylor Phinney !   We zullen voortaan uw prestaties graag volgen en meeleven als supporters want wij geloven in U als nieuwe superkampioen . Tijdens de komende dagen hopen wij dat deze koers bijzonder aantrekkelijk blijft en volgende donderdag gaan we zeker langs de weg op een helling staan tijdens de zware rit van Heers naar Andenne.

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Jasmine Vangrieken overhandigt  de bloemen aan de sterke Taylor wellicht een toekomstige opvolger van haar Johan  als winnaar van Parijs-Roubaix.  Op de andere foto staan de echtgenoten Phinney- Carpenter als fiere ouders van Taylor tijdens de Olympische Spelen 2008.

De moeder van Taylor Phinney :
Geboren te Madison in Wisconsin op 26/02/1957 beoefent Connie Carpenter het snelschaatsen en reeds als jong meisje verovert zij in 1972 te Sapporo (Japan) een ereplaats tijdens de Olympische Winterspelen. Veel sterker en nationale kampioene blesseert zij zich echter vier jaren later. Om te revalideren begint zij te fietsen en dat vindt zij weldra toffer dan schaatsen. Op de weg en op de wielerbaan verovert zij spoedig zes nationale titels. Als studente aan de Universiteit van Berkeley munt zij ook  uit in het roeien , want in 1980 wint zij een nationale titel. Deze vrouw met vele talenten wordt in 1983 wereldkampioene in de achtervolging . Op de weg wint zij in eigen land de Olympische Wegkoers 1984 en dat betekende onsterfelijke sportroem. Ondertussen was zij de echtgenote geworden van de in de USA bekende wegrenner Davis Phinney. Dit gezin telt een zoon en ook een dochter die als sport aan langlaufen doet.

De vader van Taylor Phinney :
In de schaduw van de wonderboys Greg LeMond en Andy Hampsten lukte Davis Phinney een mooie loopbaan in de wielersport want hij was een sterk sprinter. Een paar honderd overwinningen in kleine USA koersen tijdens zijn jeugd, bezorgen hem eerst een selectie voor de Olympische Spelen 1984 in Los Angeles, en nadien gaan de deuren van het team van 7-Eleven voor hem open. Afkomstig  uit Boulder (  ° 10/7/1959 ) maakt hij naam in de Coors Classic en in de Ronde van Texas. Hij neemt in Europa ook  deel aan de Giro en viermaal aan de Tour de France. Davis veroverde er twee dagzeges en een tweede plaats voor de groene trui in 1988 ( geklopt door Eddy Planckaert). Nadat op veertigjarige leeftijd bij hem de ongeneeslijke Ziekte van Parkinson werd vastgesteld, begint hij zeer dapper aan een nieuw levensdoel. Hij zoekt fondsen voor het Wetenschappelijk Onderzoek op het gebied van deze ziekte.  

De zoon van Davis en Connie, die de broer is van Kelsey.
Begenadigd baanspecialist , niet vies van een veldritje, fantastische tijdrijder op de korte afstand, en nog aan het leren op gebied van langere wegritten, won de 21-jarige Phinney nu reeds vijf titels van wereldkampioen, en vier titels van nationale kampioen.  Achter hem staat een ervaren raadgever en dat is niet zijn vader, maar wel  good old Max Sciandri  die de internationale wielerwereld toch zo goed kent. Een jaar geleden lokte Lance Armstrong de jonge Taylor naar RadioShack, maar dan plots tekende Phinney een contract bij BMC tegen voorwaarden die nog géén enkele neoprof ooit kreeg.

Taylor Phinney won bij de juniors reeds de Tour de l'Abitbi in Canada in 2007 en bij de Beloften in 2010 won hij in Nederland de vermaarde Olympia Tour. Voor ons Vlamingen klinkt echter nog beter dat hij zowel in 2009 als in 2010  Parijs- Rouibaix voor Beloften heeft gewonnen.
Wat hij tot gisteren had gewonnen is al niet meer belangrijk want het leven loopt snel door.  Morgen start Taylor Phinney in goede forme in de leiderstrui van de ENECOTOUR  en hij heeft nu de kans om te tonen wat hij waard is .  Edvald BOASSON-HAGEN,  Philippe GILBERT, Nick NUYENS, Lars BOOM, Thomas DE GENDT, Johan VANSUMMEREN,  Stijn DEVOLDER, Geraint THOMAS,  Bert HERMANS, André GREIPEL, Tom STAMSNIJDER, Jurgen ROELANDTS, om er maar een dozijn te noemen, zullen deze nieuwkomer niet zo maar toelaten aan de tafel met de schoonste taarten.  Vrijdag te Roermond over 14,7 km komt de tweede tijdrit  waarin de jonge kampioen uit Colorado zijn kunde nogmaals kan laten zien.  
Te Sint-Willebrord, Ardooie, Andenne, Genk   en Sittard-Geleen liggen de vijf andere eindstrepen .  Mooie wielersport in plaats van mooi weer, waarom niet  .... !

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Davis Phinney , bijgenaamd Thor in Colorado. 

Mama Phinney had echte mooie en sterke sportbenen.    In het midden Connie en Maria Cannins.
 
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ACHTERVOLGEND naar COMPOSTELA.

Wilfried Journée en Renaat Grandry.

Vijftig jaren geleden waren het slechts zotten of zonderlingen die te voet naar Compostela stapten. Dat was de mening in het grootste gedeelte van Spanje. Ook bij ons bij de pastoors en de hoger geplaatsten in de Kerk was dat zo. Slechts enkele tientallen 'pélerins' trokken nog langs La Route de Saint-Jacques. Uiterst rechtse Fransen met hun  Société des Amis de Saint-Jacques bewaarden het uitzonderlijk erfgoed uit wat werd genoemd  ' de duistere Middeleeuwen ' en maakten er een Franse aangelegenheid van.

In 1980 legden twee bekende wielertoeristen uit Antwerpen de historische pelgrimstocht af via Vezelay. Een kleine maar zeer goede reisgids werd over hun fietstocht gepubliceerd. Plots begonnen meerdere sportieve kerels uit het Vlaamse land dezelfde route te volgen. Al deze herontdekkers van de oude boeteweg kwamen met schone verhalen en zelfs met wild enthousiasme terug, en niet zelden waren zij persoonlijk zeer diep onder de indruk van wat zij hadden ervaren.

Vanaf 1946 werd in het baanwielrennen de discipline ' achtervolging ' ingevoerd .  Namen van grote wielerkampioenen sieren deze vorm van competitie. Ongetwijfeld is het duel over de 5 km tussen Gerrit Schulte en Fausto Coppi  een bijzonder hoogtepunt geweest in 1948. Persoonlijk was ik in 1963 een van de Belgische supporters die te Rocourt voor de wereldtitel bij de internationale amateurs over 4 km, zeer hard had geschreeuwd om onze Jan Walschaerts te helpen winnen tegen de vertegenwoordiger van de Sovjet-Unie. Ja, achtervolging op de wielerbaan, dat was vaak de moeite waard. Ik  noem geen andere namen van renners of rensters die vroeger hoog hebben gescoord in de achtervolging. Vandaag wordt er te weinig aandacht geschonken in ons land voor het gebeuren op de wielerbaan. Maar het is nog altijd de waarheid dat bijzonder sterke wielrenners op het podium komen van de grote tornooien in de achtervolging.  Ik onderlijn wel dat Bradley Wiggins, de kopman van Team Sky voor de komende Tour,  een grote achtervolger was en dat de huidige wereldkampioen in de achtervolging Taylor Phinney is, de grote belofte van BMC .

Het was geen waanzin, maar louter toeval of misschien ook wel de wil van de Apostel, hetgeen nu in de komende paragrafen volgt. Op Hemelvaartdag 31 mei 1984, na 2 jaren mentale en fysieke voorbereiding, goed gedocumenteerd  over oude verhalen van pelgrims van weleer, alsook na het uitpluizen van wegkaarten en via het nieuwe boekje van zijn vriend Wilfried Wyn, de pionier van de moderne Vlaamse pelgrims, vertrok Renaat , de anonieme wielrijder op een mistige morgend voor een rit van 2.200 km op de Ruta Xacobea. Terwijl vandaag het oppassen is geblazen om niet op  hielen te trappen van zij die net voor je lopen, of om niet door een valpartij te sneuvelen wegens zigzaggende vermoeide zwakkelingen die de weg versperren, was dat op het begin van de hooimaand in 1984 zeker niet hetzelfde. Er was toen nog bijna niemand op die lange pelgrimsroute naar Compostela, en er waren meer torens van oude kerken dan authentieke peregrinos uit onze tijd. Ik beweer niet dat mijn cijfers de juiste zijn, de boekhouding werd in dat jaar nog niet goed bijgehouden, maar er zouden te paard, per fiets of te voet nog niet meer dan 470 pelgrims geweest zijn, terwijl dat in 2010 meer dan 200.000  zou worden. Bovendien bezoeken in de XXIste eeuw nu jaarlijks ook, komende met gemotoriseerde tuigen, in de wolken, op de zee, in de treinen, en op de snelwegen, minstens 4 miljoen toeristen-pelgrims de stad Santiago de Compostela.
 
Op 25 mei 1984, eveneens op de route via Vezelay uit het kostbare handboek van Wilfried Wyn , was een andere Wilfried vertrokken uit de Pepijnstad, bakermat van de Karolingers. Op 1 juni 1984 fladderde deze Wilfried Journée, na zijn wegvergissing van de vorige dag, weg uit Aigurande. Op zaterdag 9 juli 2011 zal daar de achtste rit van de Tour de France starten. Op 1 juni 1984 gleed Renaat verder van uit Signy l'Abbaye.  Grote vraag  :  Zou  de sterke eenzame Antwerpenaar, lid van de vermaarde Koninklijke Antwerpse Wielrijdersclub, vereniging met meer dan 200 leden, de solo-rijdende Landenaar, lid van miniclubje  Black Diamond Cyclo Association, met slechts 2 leden, na een lange achtervolging kunnen inhalen ?

Die ene fietsende pelgrim wist helemaal niets af van het bestaan van die andere fietsende pelgrim, maar toch werden zij, tijdens het afknabbelen van de kilometers, tijdens dorst, tegenwind, bergop,  en zadelpijn voortdurend gekweld door vragen zoals dit  :  ' Ik ben maar een deeltje van een lange ketting !  Wie rijdt of wie stapt juist voor mij ?  Wie zijn die vele anderen geweest die mij zijn voorafgegaan, iets wat al gedurende duizend jaren is gebeurd,  en ook wie zal de man zijn die me binnen een uur ,of een dag,of een week, zal inhalen, een andere eenzaat op een Brooks-zadel die sterker is dan ik, die gemakkelijker over de bergen zal geraken, die minder lang zal stoppen onderweg  ... !   Wie is hij die ik volg, die ik misschien zal inhalen, en wie is hij die na me komt  ? Zullen, in de eeuwen der eeuwen, er nog velen  na mij komen op deze route vol voelbare energie en mysterie ?  Heb ik in een vorig leven , eeuwen geleden, toen iedereen de Apostel eerde of vreesde, ook al niet deze pelgrimstocht gemaakt, want soms kom ik op plaatsen, doorheen landschappen, aan waterlopen, waar ik het vreemde gevoel heb dat ik daar al eerder was, alhoewel dat nooit kan gebeurd zijn volgens de normale logica die nog in mijn kop zit  ?


Op 4 juni , precies op de veertigste verjaardag van Wilfried, zijnde W.J. en niet W.W. , komt de Antwerpenaar voor het eerst te weten dat er een andere pelgrim niet in gedachten, niet in het boekje, maar in de werkelijkheid ook aan het vorderen is op weg naar de Donejakue Bidea.
Vele jaren later kunnen we nog lezen wat Renaat Grandry in die dagen optekende .

cfr. blz 21- Dagboek van de hedendaagse pelgrim :
Neuilly-en-Dun. Marie-Claude die goed van tongriem is gesneden heeft haar naam zelf gezien in het boek dat werd geschreven. door de Antwerpse pelgrim die vier jaar eerder bij haar kwam schuilen. Want verleden week kwam hier nog een fietser pelgrim en die had het boek bij zich. Wie is deze eenzame fietser die vijf dagen voor me uitrijdt  ?  Zal ik hem inhalen of zal ik hem later ooit ergens op Vlaanderens mooie wegen ontmoeten ?

cfr. blz 42- Dagboek van de hedendaagse pelgrim :
Tierra de Campos . Misschien vind ik daar de fietsende pelgrim die bij Marie-Claude overnachtte. We zouden dan een eindje samen door deze uitdrogende hitte kunnen rijden. Enkele kilometers maar want hij zal ook wel een individualist zijn. Veel zullen we met mekaar niet praten want we weten van elkaar hoe lastig het soms was met die verdomde regen in Frankrijk, maar ook hoe mooi het is iedere dag een overwinning op jezelf te halen. Hem nu ontmoeten zou heerlijk zijn. Verder fietsen, verder mijmeren. Ontmoeting met Mme Simone Hauterive die zijn drinkbus met Vichywater vult. Zo geraakt hij op zinderend asfalt toch in Olmillos de Sasamon, zonder zijn vriend de fietsende pelgrim die hij als in een fatamorgana even voor zich uit zag rijden nabij een meer dat onbestaande was !

cfr. blz 43 - Dagboek van een hedendaagse pelgrim :
Meson de Villalcazar de Sirga. Vier maal wordt mijn glas gevuld door Don Pablo. Hij en zijn vrienden vertellen me dat verleden week ook een fietser pelgrim voorbijkwam, ' tambien de Belgica'. Als ik hen mag geloven moet het een reus geweest zijn , wel twee meter lang en zeker honderd kilo zwaar en met een zwarte baard. Hij zal niet door de knieën gegaan zijn van vier glazen Sangria of Liquor del Peregrino. M'n onbekende vriend zal zeker de Apostel al omarmd hebben in Santiago, waar hij misschien op me wacht. Mijn stuurtas werd volgepropt met fruit en gebak, en tientallen mensen kwamen mij omhelzen.

cfr. blz 50- Dagboek van een hedendaagse pelgrim :
El Acebo. Op de vlucht uit de enge ruimte van onze stopkontaktenmaatschappij wil ik aan het bronnetje van Manjarin mijn drinkbus vullen, maar het water is niet zuiver en daarom moet ik zonder drank verder. In de verschrikkelijke bergaf probeer ik elders water te vinden, maar ik struikel en val languit neer. Zo ontmoet ik een herder die onder de beschutting van een boompje een dutje doet. De tandenloze man  wijst me de 'Fuente de la Trucha' met haar kristalhelder water. De herder vertelt mij over een  'peregrino de Belgica' die hij ontmoette in de nacht van Pinksterenzondag. De Vlaamse pelgrim werd lastig gevallen door zijn hond. Als ik zijn Spaanse woordenvloed goed begrijp heeft hij het over dezelfde pelgrim die me in Neuilly-en-Dun en Villa-Sirga gesignaleerd werd. Wie ben jij Peregrino Flamenco, zullen we elkaar ooit ontmoeten ?

De Compostelane van Grandry werd overhandigd op zondag 17 juni en die van Journée op 13 juni. Zondag 17 juni 1984 was een speciale datum vermits er toen voor het eerst Europese Verkiezingen waren. De twee achtervolgende pelgrims hebben mekaar dat jaar niet leren kennen noch op de Camino noch in de straten van Santiago omdat de Landenaar reeds op vrijdag de trein naar Irun nam, waarna hij tot zondagavond nodig had om per fiets Bordeaux te bereiken. Een nachtelijke treinrit bracht hem tot Parijs, vanwaar hij in drie dagen terug Haspengouw bereikte. Grandry nam de trein naar Antwerpen en was op maandagavond reeds weer thuis, terwijl zijn onzichtbare tochtgenoot pas op woensdagavond zijn pelgrimsavontuur afvlagde en in het gewone leven terug moest instappen.

Zij ontmoetten elkaar voor het eerst tijdens een bijeenkomst in de Sint-Andriesabdij van Zevenkerken nabij Brugge, en later kwamen zij mekaar zelfs soms tegen op zondagochtend wanneer zij broodjes gingen kopen bij dezelfde bakker. Hun vriendschap duurde nog jaren. Grandry werd echter ongeneeslijk ziek en stierf op het einde van 2001. Toen reed Journée naar Vung Tau  ( Cap Saint- Jacques) in Vietnam. De Wilfried uit de Pepijnstad schreef van uit het Verre Oosten, van nabij de zee waar de zon opkomt, toen nog in een brief aan Renaat in Edegem dat hij deze keer op weg naar de eeuwigheid, naar  'Costa da Morte', en 'In finibus Terrae', naar de ondergaande zon, maar even na hem aan het rijden was.  Hoeveel dagen dat zal zijn wist op dat ogenblik zelfs ' the apostle Saint James' nog niet .
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SANTIAGO DE COMPOSTELA.

    Fils du tonnerre
    Lumière de notre historia
  Gloire de la Galice
Patron de l'Espagne
Tu as semé la foi
Sur notre noble terre
Et ton épée conduit la charge
Contre l'envahisseur
Par toi féconde
l'Espagne fut
La mère des nations
et dans le monde le peuple d'Espagne
lumière resplendissante d'amour .

( composé par J.Perez )



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Op 13 juni 1984 ontving ik mijn eerste Compostelane.

Wilfredo sacratissum Templum pietatis causa devote visitasse.



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D. Antonius M-  Ronco Varela  hujus Almae Apostolicae et Metropolitanae Ecclesiae Compostellanae Dignitas Decani et sigilli Altaris Beati Jacobi Apostoli custos, ut omnibus Fidelibus et Peregrinis ex toto terrarum Orbe, devotionis affectu vel voti causa, ad limina Apostoli Nostri Hispaniarum Patroni ac Titularis SANCTI JACOBI convenientibus, authenticas visitationis litteras expediat, omnibus et Singulis praesentes inspecturis, notum facio :  ........... Dr-  JOURNEE Wilfried ( Landen) ... hoc sacratissimum Templum pietatis causa devote visitasse.  I quorum fidem praesentes litteras, nomine meo subscriptas et sigilo ejusdem Sanctae Ecclesiae munitas, ei confero.
Datum Compostellae die  13 mensis junii anno  Dni  1984 .

DEL EXMO.DEAN Y CABILDO
DE LA STA APOPST.METROP. IGLESIA
DE SANTIAGO
                                                    
                                      con boligrafo azul por el secretario
( Ronde stempel met Santiago Matamor)
                                                                                                      Canonicus Deputatus pro Peregrinis
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Naer Sente Jacobs in Galissiën.

    ( vlaams pelgrimslied uit vroegere tijden)

     Ons keelgat is vol stof gevloghen
     van seer te gaen
     so laet ons hier terwijl wij moghen
     wat stille staen
     Laet ons voor dat drooch stof en sant
     ons keelgat spoelen
     al met den roomer in de handt
     den drooghen dorst vercoelen.
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Reeds op het einde van het eerste millenium trokken ontelbare gelovigen, boetelingen, avonturiers, bedelaars, huurlingen, artiesten van alle soorten, naar de plaats die werd beschouwd als de verst bereikbare van de toen gekende wereld. Daar in het verre Westen waar de zon ondergaat was volgens de beweringen van belangrijke mannen het graf herontdekt van de apostel Jacob de Meerdere. De voetstappen van de miljoenen pelgrims die zich naar dat verre oord hebben begeven lieten langs die weg sporen en tradities na die nooit werden uitgewist.

In juni 1984 zwierf ik met mijn fiets langsheen de aloude route via Vezelay en Roncevalles tot  Padron waar de schelpen werden gevonden.  Ik kon veel ontdekken en ontmoeten. Ik had mijmeringen doch ook diepe gedachten en ik leerde mezelf beter kennen tijdens mijn tocht van 29 dagen. Mijn droge keel heb ik gespoeld met koele landwijn en mijn lege maag werd gevuld met wat voor de voorbijganger door de Apostel werd voorzien. Toen ik terug thuis was gekomen, begon ik boeken te zoeken over Compostela en te doorbladeren, in alle talen die ik in die tijd machtig was, en ik noteerde veel in mijn schrijfboeken.  Ik had het grootse plan van zelf een dik boek te schrijven over wat ik had gevoeld en meegemaakt tijdens mijn pelgrimstocht. Ik geraakte niet zo ver, want het onderwerp was voor mij te groot geworden nadat ik meer kennis had vergaard. Werk, familie, sport, stoorden voortdurend mijn concentratie om over de Camino een ernstig en waardevol werk af te ronden.  Op zekere dag las ik het volgende :

'  L'essentiel vous ne savez pas le dire . Parfois immobile dans votre lit, les yeux grands ouverts sur la nuit, il vous semble encore être sur le chemin comme un chien endormi devant l'atre et qui fait en revant le simulacre de poursuivre quelque gibier superbe. A ces moments-là, quand le chemin vous reprend dans sa houle, quelque chose vous étreint le coeur. ' 

Later vond ik ook dit lied  :
' Devoir des Pélerins - La Grande Chanson des Rossignols de Valenciennes'   
                         
                            Qui fait ce saint voyage
                            peut beaucoup mériter
                            mais si d'esprit volage
                            il s'en voulait vanter
                            ne lui prête l'oreille
                            corrigeant doucement
                            soit qu'il veuille ou ne veuille
                            son coeur très promptement.

Deze twee oude Franse raadgevingen  deden mij afzien van te grote plannen, van een avontuur in de boekenwereld. Maar toen het weer tijd was om in 1986 mijn bijdrage te schrijven voor  Het Open Venster , het tijdschrift van de Kring van Kunst en Kennis van het personeel van mijn werkgever de ASLK  , leverde ik echter wel dit kortverhaal af dat onder volgende lijn komt :
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14 januari 1402. Te Lier wordt Jan Bluds wegens  ' onsede en sammenheyt ' veroordeeld door de rechters tot pelgrimage naar  ' Sente Jacobs '. Vermits hij niet beschikt over de 14 geldstukken die hem kunnen vrijkopen , moet hij voor de derde zonsopgang na dit vonnis definitief uit de stad zijn verdwenen, zoniet zal de beul zijn grote teen afhakken.
Uitgedreven door zijn geboortestad, uit zijn gilde, een doorn geworden in het oog van iedere klerk, handelaar en vakman, heeft Jan Bluds geen andere keuze dan als banneling zich te laten meedrijven op de mensenstroom die in die jaren van stad tot stad trok tussen Vlaanderen en Bourgondië. Hij schuilt zich tussen de reizigers, de bedelmonniken, de meisjes van plezier, de zwermen zwervers allerhande. Het duurt enkele weken eer hij zijn draai kan vinden tussen dat volk van daklozen. Weldra kent ook hij zijn rol, want op de lange voetweg is hij een pelgrim, een beetje vroom, een plantrekker, een ontdekker van nieuwe oorden, andere talen, vreemde mensen. Te Vezelay, waar de kruisvaarders zich vroeger groepeerden, vereert hij de schone Maria-Magdalena, en daar leert hij andere stervelingen kennen die een schelp op hun hoed dragen. De lente ging voorbij en Jan is onderweg. Zijn hoedeken is diep over zijn kop getrokken, zijn palster, zijn scerpe, zijn leerse, slijten met de dag.  Er is nu eelt op zijn voeten. Er zijn geen pijnlijke blaren meer op zijn tenen zoals tijdens het stappen van de eerste dagen. Zon, open ruimte en lucht deden zijn longen goed. Hij voelt zich vederlicht en sterk. Hij is nooit alleen want de natuur is zijn vriend. Hij leert elke dag nieuwe woorden, schone en lelijke, uit vreemde talen. Soms blijft hij wat langer in een boerderij of in een klooster, wanneer hij er wat drank kan verdienen of goed mag eten, na wat werken op het veld, in de stallen, in de keuken, op de daken. Doch, zoals dat moet op strafbedevaart, blijft hij nooit langer dan drie dagen op dezelfde plek. Hij probeert steeds om mee te gaan met een groep andere pelgrims. Zo loopt hij niet op verkeerde wegen, bereikt hij betere slaapplaatsen, en wordt hij niet gepest of bestolen. 

In het Baskenland krijgt hij een ongevaarlijke maar pijnlijke messteek van een struikrover. Razend door het zien van eigen bloed verdrinkt hij die malle kerel bijna in de rivier. Te Pamplona  wint hij op de jaarmarkt een prijs in een wedstrijd  paalklimmen.  Te Estella helpt hij een boerendochter tijdens de verkoop van haar geiten. Te Burgos dobbelt en drinkt hij met de tempeliers.  Maar zijn voornaamste zorg is telkens op het einde van de dag ergens te kunnen rusten en wat te eten. Dit is  voor de pelgrims van de Camino Frances mogelijk in de passantenhuizen, hospitalen, herbergen, kloosters, alhoewel het bij de boeren, bij de herders, of onder de blote hemel ook soms leuk en heerlijk kan zijn.  Het gebeurt bij te warm weer ook  dat hij gewoon de hele nacht verder stapt, onvermoeibaar, kloek en jong, onder de sterren van de melkweg. Het kan ook wel eens gebeuren dat een paar geldstukken in zijn hand worden gestoken. Hij moet dan kaarsen branden, een gebed doen, in kerken die op zijn weg volgen en hij mag daarmee ook brood, kaas, en wijn kopen voor zichzelf. Hij ontmoet vrome zielen, maar hij ziet ook galgen en brandstapels . Terwijl hij zijn bierbuikje is kwijt geraakt en als een gezond beest over de vele hellingen geraakt, moet hij soms tochtgenoten meeslepen tot aan het volgend hospitaal , en in de ergste gevallen moet hij ze zelfs begraven. 

In een groot land waar zovele bedden leeg zijn omdat de krijgers niet terugkwamen, vermist of gedood tijdens kruistocht of reconquista, werd hem soep en brood aangeboden aan de blonde jongeling uit het Noorden. Soms was daarbij ook vlees in de pan of onder de lakens. Het ging zelfs zo ver dat hij meegetrokken werd naar een bruiloft, een dansfeest, een vrolijke romeria. Zoals zijn landgenoot Uylenspiegel moest Jantje Bluds dan ook meer dan eens bij dageraad stiekem met zijn  leerse in de hand vertrekken, omdat hij anders nooit in Compostela zou zijn geraakt. Maar het was niet altijd feest, want dikwijls kwelde de honger zijn maag en waren de nachten ijskoud in de bergen, of pikten zijn ogen van het vuile stof van de weg, of was zijn huid rood gebakken door te veel zonnewarmte of door ongedierte gebeten. Meer dan eens vielen lelijke magere honden hem aan, die hij met moeite kon doen weglopen na flinke meppen te hebben uitgedeeld met zijn puntige wandelstok. De nachten, de avonden, waren soms te lang, op rottend stro liggend, of tijdens regenbuien in een stinkende schuur ergens in een van God verlaten oord, in onaangenaam gezelschap van vuile onbekenden.  Dan waren er ook nog die vieze venten uit Navarra die lustgevoelens kregen zowel bij het zien van een vrouw, als van een schaap of een muilezel, als van een jonge buitenlander .

Vandaag is de Spaanse zon en zijn de Spaanse hoogvlakten zeer mooi. Met zijn geoefende pas vordert Jan Bluds langsheen de Sint -Jabobsweg. Meer dan vijf maanden reeds verliet hij zijn Netestad in Boergondisch Vlaanderen.  Rode klaprozen sieren de rand van zijn weg. Voorbij zijn de dorre landschappen van de Cebreiro, de akkers van de Bierzo, want daar in de verte daagt op het groene land van Galissiën. Zou dit reeds de zeelucht zijn van Finis Terrae die hem de neusgaten prikkelt ? Santiago, de zeer goede en heilige stede, kan niet ver meer zijn. Hij stapt tussen de huizen van Arzua voorbij. Pelgrims, zeer veel pelgrims, voor en na hem, gaan vooruit met hoog tempo. Een zanger uit Hagetmau laat een prachtig liet over de Camino klinken. Een man staat boven op een tafel langs de weg  en speelt op een doedelzak. Vrouwen kijken naar de voorbijgangers en geven water of wijn aan zij die daar nood aan hebben.  Volgens wat Jan ziet zijn er op dat ogenblik wel duizend voetgangers op de weg, en daarom versnelt hij zijn pas. Weldra voert hij met wel twee boogscheuten de hele bende aan van de voetgangers van Santiago .

Jan arriveert als eerste te Lavacolla, waar de klokken beginnen te luiden. Daar wordt hij verplicht door enkele paters en assistenten om zijn vuile kleren, zijn ransel, zijn hoed, zijn stok, af te geven .  Naakt zoals hij op deze wereld kwam, plonst Jan in de rivier  en hij wordt weldra proper geschrobd door zwaarlijvige nonnen die zelfs zijn hoofdhaar, zijn baard, zijn schaamhaar, en de nagels van zijn handen en zijn voeten knippen, waarna zij hem ook nog met iets uit een welriekend flesje besprenkelen.  Hij krijgt nieuw ondergoed,  nieuwe sokken , en zo moet hij een paar uren lang gaan zitten op harde houten banken, luisterend naar sermoenen die door welsprekende geestelijken worden gegeven , meezingend met de groepen die daar ook plaatsnemen. Ondertussen krijgt hij wel een natje en een droogje van jonge nonnetjes die hem hebben opgemerkt.

Eindelijk krijgt hij zijn eigen kleren terug. Deze werden in kuipen gekookt, gestoomd, en gestreken, van alle vlooien en bacillen ontdaan. Het is bijna avond als hij de top van de Monte del Gozo , de berg van de vreugde bereikt.  Na tweeduizend driehonderd kilometers staat hij boven op die heuvel, en inderdaad, daar in de verte zijn de torens van de legendarische stad met de welluidende naam zichtbaar voor zijn ogen. Hij kan het niet geloven. Wat een schok !  Zoals vele andere pelgrims stort hij van emotie in mekaar. De simpele ongeschoolde jongeling die hij is, komt pas terug op bewustzijn op een ligplaats in de slaapzaal  waar hij werd gebracht door onbekenden.  

25 juli 1402.  Het is de grote feestdag van Santiago, patroon van Spanje, overwinnaar van de Islam, apostel, neef en tochtgenoot van Jezus Christus. Tussen de menigte wringt Jan Bluds zich een weg naar de Portico. Er vallen slagen en zelfs stampen, maar onze Jan komt er. Hij laat zich zo dicht bij de kathedraal niet meer wegdrungelen , na vijf maanden avontuur . Met een kniestoot velt hij een Fries die hem nog wilde pesten en zo kan hij in vrede devoot neerknielen in de biechtstoel voor pelgrims uit Polen en Bohemen  - dat was wel een verkeerde keuze -   maar niet erg want de pater van dienst was eigenlijk afkomstig uit  Gent, sprak negen talen, en schonk de algemene vergiffenis in het Latijn.  Nog diezelfde dag benadert Jan Bluds het echte Graf van de Heilige Apostel Jacob de Meerdere, volgt verschillende erediensten, ziet de Botafumeiro door de ruimte zwieren.  Hij bemachtigt daadwerkelijk de belangrijke Compostelane, het officiële certificaat , bewijs van godsvrucht en volharding, die zijn pelgrimstocht bekroont, die van hem terug een waardig en goed man maakt .

Jan voelt zich als de Lotto-winnaar van de laatste trekking. Zijn heel leven is nu plots geslaagd. Want in die dagen waren goud, diploma's, partijkaarten, en kapitaal, nog niet zo belangrijk als heden. Nog niet verblind door zovele onnodige dingen, vonden de mensen de hoogste rijkdom nog op spiritueel en godsdienstig vlak.  Dag na dag , blijft Jan de kathedraal bezoeken, telkens nieuwe wonderen ontdekkend, en hij is aanwezig tijdens plechtige missen opgedragen door kardinalen en prelaten. Hij stapt ook mee in processies en volgt rituelen die hij niet begrijpt, maar die schoon en belangrijk zijn.  Op het einde van de week heeft hij in zijn bezit bewijzen van drie volledige aflaten, en dan ook nog tweeduizend dagen aflaat, deelbaar door tien. De jonge geslaagde pelgrim van Compostela is een gelukkige kerel. Hij veroverde wat belangrijke mannen nog niet bezaten.  Hij de kleine deugniet, de brouwersgast, die te vaak zat was en dan niet meer wist wat hij uitrichtte, die nooit mocht misdienaar zijn, en zelfs nooit zijn plechtige communie mocht doen, noch het vormsel krijgen, had nu een ransel gevuld met volle aflaten. 

Na zes maanden op de lange Camino de Santiago, afgeschuurde zolen, een gepolijste ziel, liep hij  even terug naar Lavacolla waar hij als eerste was aangekomen . Daar mocht hij zijn familienaam veranderen.  Hij koos voor  Jean Leroy.  Het was immers ook toen reeds zo dat  wie promotie maakt in het leven niet meer zijn Vlaamse moedertaal gebruikt. Van die Jean Leroy werd verder nooit nog iets vernomen . Zeker is wel dat  Jan Bluds nooit terug te Lier arriveerde. Onder welke naam ook bleef deze pelgrim ergens plakken op een plaats waar hij nog lang en gelukkig heeft geleefd.

Een kort verhaal zoals dit, over de lange pelgrimsweg, over een succesvolle pelgrimage, werd van mond tot oor graag verteld en gehoord  in de prachtige tijden van vroeger. Deze verhalen waren niet altijd echt waar, maar ongetwijfeld toch schoon en goed verteld, en onze voorouders hebben er van gehouden. Het geloof van onze voorvaderen was enorm . Langsheen de pelgrimsweg, in het centrum van onze oude steden, op vele plaatsen in Europa, liggen nog vele bewijzen van de vroegere betekenis van de Heilige Jacobus de Meerdere. Wie gefascineerd wordt door de tocht naar Galissiën en door de studie van dat verleden, geraakt er nooit meer van los !

Eens, 27 jaren geleden al, was ik een enkeling die van het voorrecht mocht genieten , me los te maken van thuis, van mijn werk, van mijn lasten en zorgen, en ik legde de aloude weg af die mijn lichaam veredelde, mijn geest heeft verruimd, en wat betreft mijn ziel weet ik dat ik mag tellen op de Heilige Jacobus om die zaak in orde te brengen . 


Na lang en doelbewust zwerven, zal de hedendaagse pelgrim , in de schaduw van San Martin de Fromista of elders, tijdens het nuttigen van een banaan en een homp brood, wellicht ook beseffen  dat Jan Bluds daar eigenlijk nog niet zo lang geleden was voorbij gekomen, want in de Rio Arga weerspiegelde de Puente nog steeds als in 1402. Naast zijn bestofte rugzak, zijn vuile fiets, krijgt ook nu deze moderne pelgrim wellicht dat eigenaardig gevoel , dat kortstondig inzicht in het tijdloze, in de eeuwigheid.  Dat gebeurt niet omdat hij te lang in de Spaanse zon heeft gewandeld of gefietst.   

1986. 
Jacobus, U die zoveel eer werd aangedaan, waarom zijn we U vergeten ?

Santiago de Compostela, Spaans galjoen met zoveel rijkdom,
hoe diep ben je gezonken in de oceaan van de onverschilligheid van deze tijd ?

Journée Wilfried.      

( aangepaste versie uit 2011 van wat in 1986 werd gepubliceerd in  Het Open Venster )
  
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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

A new guy in our bicycle races . Who is that ?

Matthew BUSCHE

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                                                   Ik ben Johan Bruyneel eeuwig dankbaar.
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In de Verenigde Staten werden de wielerkampioenschappen voor profs op de weg in 2011 verschoven van september naar het laatste weekend van mei. Eén week na de sterk aan belang winnende Amgen Tour of California zijn de eliterijders van de USA in forme, is er meer aandacht van media, sponsors, publiek , en ligt de economische bedrijvigheid stil ter gelegenheid van Memorial Day ( maandag 30 mei - de dag van herinnering aan allen die hun leven gaven in militaire dienst), zodat de overheid vlotter wielerkoers toelaat op de openbare weg.
Voor de titels, individueel tijdrijden en wegkoers in omlopen, werd er gestreden te Greenville City in South-Carolina gelegen in het Zuidoosten. Dit is de thuishaven van George Hincapie. Deze wielerkampioen is door ons allen goed gekend. Hij reed 16X de Ronde van Vlaanderen, 14 X  Gent-Wevelgem, en 14 X Parijs-Roubaix . Hij betwistte 15 X de Tour de France, als meesterknecht van Lance Armstrong.  Hincapie nam ook deel aan 5 Olympische Spelen. Greenville hoopte dus zeker dat haar George in eigen stad voor de vierde maal de belangrijke trui zou in zijn bezit nemen. Een andere bekende from Greenville is de  zeventigjarige dominee Jesse Jackson, voorvechter voor mensenrechten, die tweemaal in de running was voor president van de USA .

Op zaterdag werd de tijdrit gewonnen door specialist David Zabriskie (zesde titel), voor Tom Zirbel op 31", en voor Matthew Busche  en Brent Bookwalter op 59".  Nazicht van de chrono's en de computers bewees dat Busche  één tiende van een seconde minder nodig had om de 33,3 km af te leggen. Hij kreeg de bronzen medaille.
Precies één week eerder in de finale van de voorlaatste rit van de Ronde van California , tussen Claremont en Mt Baldy, op een klim van  8,9 % ,  hadden de laat opblijvende wielerfanaten zoals ik op Eurosport Televisie gezien hoe ene ' Bou-Shaye' plots met  ' amazing good legs'  het tempo verhoogde van de kopgroep  zodat de koers werd beslist ten voordele van zijn kopmannen Horner en Leipheimer. Zelfs de klimmer Andy Schleck werd uit de wielen gereden. Wie is die ' Bou-Shaye'  ?  Wel , in beschaafd niet-Amerikaans is dat Busche ! 

Matthew Busche heet die man. Mogen deelnemen als knecht in het grote Radioshack Team aan de Ronde van California was een enorme ' boost' voor deze wel speciale figuur die in het wielrennen van het hoogste niveau nu pas is verschenen. In de vroegere amateurtijden van de sport was het al een gewoonte geworden dat één jaar voor de Olympische Spelen uit het enorme menselijk potentieel, dat aanwezig is op Amerikaans grondgebied en nog altijd wordt verbeterd door de immigratiegolven van nieuwe witte, bruine, zwarte, en gele jonge mensen, er plots uit het niets als het ware, althans voor ons met de weinige info die we kregen op onze sportbladzijden, uit het universitair milieu plots een lange gespierde slungel verscheen die zeer  'cool and clever '  wereldrecords begon te evenaren of te verbeteren, in het lopen, het springen, het zwemmen, het boksen, het scoren voor een dreamteam.

In de tijden van vandaag  kunnen wij de sport  ' life' volgen op TV en op PC. Als er een nieuw mannetje of  vrouwtje verschijnt tussen de winners, de revelaties, de ontdekkingen in de bonte sportwereld, dan weten wij het nu direct ook. We houden echter toch altijd nog even het hout van onze tafel vast wanneer we nieuwe prestaties zien die buiten het normale liggen.  Het spook van de doping en omkoperij blijft immers in de hedendaagse sporten rondfladderen. Ik ben nog iermand die gelooft  in de echtheid van alle uitslagen en dit zolang deze niet worden gewijzigd door mensen die dat kunnen en mogen.

TEAM  RADIOSHACK .    (  www.teamradioschack.com )
The ' Boss' Armstrong en de manager Bruyneel bouwden vanaf eind 2009 een internationaal PRO-TEAM  samen met de internationaal  bekende ploegleiders Demol, Gallopin, Azevedo, Ekimov,   
Beppu,Bewley,Brajkovic,Busche,Cardoso,Deignan,Hermans,Horner,Hunter,Irizar,King,Kloden,Kwiatkowski,Leipheimer,Lequatre,
Machado,McCartney,McEwen,Muravyev,Oliveira,Paulinho,Popovych,Rast, Rosseler.Rovny,Selander,Sergent,Zubeldia, zijn de renners uit alle continenten die in 2011 de kleuren van dit team verdedigen.
De Texaanse sponsor RADIOSHACK is een keten van 4.400 winkels waar de consumenten alle grote en kleine electronische toestellen kunnen kopen . Vroeger dan het jaar 2000 was de naam TANDY.

Matthew Busche, geboren op 9 mei 1985, 1m77 en 70 kgr, was reeds als student intens bezig met duursport, maar dan niet met fietsen maar wel met lopen. Hij deed niet zo maar aan wat jogging, maar hij won tweemaal het nationale kampioenschap in het veldlopen en in de 3000m steeple op de piste werd hij  in de nationale ploeg geselecteerd. Problemen met een knie in 2005 verplichtten hem echter van minder te lopen en zo begon hij voor de conditie te fietsen terwijl hij ook vorderde met zijn studies. Met een diploma op zak begon M.B. op het einde van 2007 meer en meer met vrienden te rijden. Deze duwden hem weldra in de koersen voor amateurs. Het talent en de inzet van Busche was zo groot dat hij in twee jaren omhoog jumpte van wielertoerist tot de beste Elite z/c van Wisconsin. Op 14/8/2009 kreeg Busche een telefoontje van Jonas  Carney met de vraag of hij als stagiaire vier dagen in de Tour of Utah wilde rijden voor de ploeg Belly Benefits.  Daar toonde M.B. zijn kwaliteiten als tijdrijder en als klimmer door het behalen van een zevende plaats tussen schoon volk.  Drie maand later kreeg M.B. terug een telefoontje van iemand met een buitenlands accent, blijkbaar een Belg, die zo maar vroeg of hij niet voor Lance Armstrong wilde rijden.  Matthew dacht dat het een studentengrap was van één van zijn vrienden die graag imiteert.  Het bleek achteraf toch de waarheid. Johan Bruyneel viste deze renner uit het niets op en bood hem een profcontract, een ongelooflijke kans.

EEN OVERWINNING DIE EEN LEVEN WIJZIGT .

Het was vochtig en warm, ' a soaring temperature'  toen de renners van start gingen, reeds 90° Fahrenheit ( 32,2 C°). Goed eten en drinken, zich afkoelen met wollen sokken waarin ijsblokjes steken, was vitaal in zulke omstandigheden en werd aangeraden door de medewerkers van het Team Radioshack. De moeder en de vrouw van Busche zorgden langs het parkoers voor extra-drinkbussen. Jason McCartney was mee in de vroege vlucht, zodat de twee andere vertegenwoordigers van de ploeg , de titelverdediger Benjamin King en Matthew Busche rustig in de wielen bleven. De koers bedroeg 115 miles ( 186 km) verdeeld over 4 grote rondes van 22,5 miles doorheen het National Paris Mountain Park waar telkens een stevige helling werd beklommen, en daarna volgden 3 kleine rondes van 4,2 miles. Ondanks de hitte werd er 16 minuten sneller gereden dan voorzien op het snelste schema. Toen de vroege vluchters ' the breakaway fellows' even voor in de laatste klim allen werden terug ingelopen kon Jason Mc Cartney nog hulp bieden aan ploegmakkers die volgden, zodat Tejay Van Garderen werd geneutraliseerd op het gepaste moment toen er nog 30 kanshebbers overbleven .
In het land waar eens de Cherokee Indianen woonden bereikten twee renners samen de rode vod , de ene was in dit sprookje de haas en de andere de schildpad. Het was duidelijk dat Hincapie de begeerde trui met de Stars and Stripes zou gaan winnen. Maar op die magische dag van mei had de Grote Manitoe beslist dat ' Bou-Shaye' mocht winnen. Voor die ongewone sportman werd Memorial Day onvergetelijk, 'with this career-changing and life-changing victory !.)  . Hij beloofde dat hij zijn kampioenentrui nog veel eer zal aandoen; Wel, ik vind dat het de moeite waard is om die Matthew Busche voortaan met interesse te volgen .

Laten wij nu eens lezen wat hijzelf schreef op zijn leuke blog in het vliegtuig op weg naar Europa :

http://matthewbusche.blogspot.com
We sprinted down the right side of the road, tight to the barriers. The crowd noise was deafening. I remember seeing the meter signs coming by for 200, 150, 100 and then 50 meters to go. The line was approaching way too fast. I moved left and sprinted with everything I had left. It came down to a bike throw and neither George or I knew who had won. I waited anxiously to hear the results. Time seemed to stand still. I stood in the middle of the road as the cameras and press began to swarm. I watched as others finished. Time passed soooo slowly until finally the radio crackled through with the numbers of the top three racers. Two, thirteen, thirty two... I had won! I had beaten the legendary, three time US pro champion George Hincapie to win my first US national title. Wow !

UITSLAG USPRO'11 
(Roadrace).

1. Matthew BUSCHE , 2. George HINCAPIE, 3. Ted KING op 2", 4. Tejay VAN GARDEREN op 7", 5. Kyle WANSLEY op 29" , 6. Alex CANDELARIO, 7. Kenneth HANSON, 8. Ben KING, 9. Brent BOOKWALTER, 10. Chase PINKHAM, 11. Danny PATE , 12. Christopher JONES, 13. Oscar CLARK, 14. Jeff LOUDER , 15. Lucas EUSER,  16. Frank PIPP, 17. Tyler WREN, 18. Matthew COOKE, 19. Bernard VAN ULDEN , 20..Timothy DUGGAN  ......
Er waren 44 finishers, en 66 opgevers ( waaronder Leipheimer, Horner, Farrar, Danielson, Talansky,Zabriskie,Phinney, ...) .

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In de Tour of California werd ik een veel beter renner.


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De nipte finish tegen George Hincapie.


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Geschreven door Papoum om 00:00 Reageer op dit bericht

Meer van Verder dan Rome loopt de weg.

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