« Lorsque vous observez le vol d’une mouche, vous vous demandez peut-être ce que peuvent signifier ces figures qui s’entrecroisent et où il est difficile de trouver un embryon de logique.
Imaginons une civilisation ayant trouvé refuge sur un grain de sable. Pour cette civilisation, la découverte du vol de la drosophile serait un véritable casse-tête et les scientifiques de ce monde minuscule auraient bien du mal à construire une théorie cohérente pouvant expliquer et la mouche et son comportement à la seule vue de ces évolutions.
Je crois qu’actuellement, malgré certaines études poussées, fruits de quelques scientifiques isolés, nous en sommes encore, en matière d’ovni, au stade du « vol de la mouche ».
C’est du moins l’impression que l’on retire de la lecture du matériel dont disposent, sous forme de témoignage et les journalistes spécialisés.
Ces objets ont des formes très diverses. Les observations les concernant sont généralement très brèves (bien que certaines d’entre-elles durent parfois une heure ou même davantage). Leurs manœuvres sont incompressibles, en contradiction avec les lois les plus élémentaires de la physique. Ils sont, par essence, imperméables à l’étude et déroutent le monde scientifique.
Les lecteurs assidus des livres et publications spécialisées dans l’étude des ovnis, de même que les chercheurs possédant des archives sur les vagues des années 50 et 70, reconnaîtront sans peine qu’il est difficile de constater une franche évolution dans le comportement de ces mystérieux objets célestes qui hantent, depuis trente années très exactement, les couloirs de la science.
Ce sont toujours les mêmes évolutions incompréhensibles, les mêmes couleurs incroyables, les mêmes apparitions éphémères pour des objets aux formes connues qui vont du cigare à la soucoupe en passant par le triangle ou le carré, quand ce n’est pas le croissant ou… la banane ! si l’on fait abstraction du nombre d’observations qui, lui, semble avoir augmenté, le phénomène OVNI reste toujours aussi insaisissable qu’au premier jour. Que sont-ils, D’où viennent-ils ? Nous ne le savons pas… Ce qui n’empêche pas les « soucoupistes » du monde entier d’émettre à ce propos un nombre impressionnant de théories souvent plus abracadabrantes les unes que les autres…
L’une de ces théories veut que le phénomène ait une finalité bien précise. Les preuves de cette finalité résideraient dans des atterrissages ou dans des prétendus « contact » qu’auraient régulièrement les occupants des soucoupes volantes avec des représentants privilégiés. Bien entendu, ces théoriciens sont près à nous prouver, chiffres et récits à l’appui, que le nombre des « contactés » ne cesse d’augmenter. Par conséquent, disent-ils, on finira bien par aboutir à une reconnaissance officielle du phénomène.
Ce type d’argumentation est apparu à toutes les époques de grandes observations et, bien sûr, il n’a encore jamais été vérifié. Si la théorie des « contacts » était exacte, comment expliquer que nos visiteurs extraterrestres se comportent en 1977 comme s’ils se comportaient déjà… disons en 1921 ! Car les témoignages de « contactés » abondent à toutes les époques. Et à chaque fois les occupants des soucoupes se comportent comme s’ils débarquaient pour la première fois sur notre planète, sans tenir compte des expériences qu’on leur attribue, déjà, dans le passé. Le lecteur pourra d’ailleurs s’en apercevoir au cours des pages qui vont suivre : lorsque l’on aborde ce problème que l’on se réfère à témoignage de 1954 ou de 1974, on retrouve les mêmes descriptions chez les témoins que séparent, pourtant vingt années.
Tandis que certains sont persuadés de la réalité du contact avec des entités extraterrestres, pour d’autres, ces objets volants aux ressources fabuleuses et inconnues ne sont que la manifestation moderne d’un inconscient collectif. Il y a un siècle, il s’exprimait par le biais des siècles spirites, au Moyen Age par celui des lutins et des fées et sous l’antiquité par l’intermédiaire des dieux et des déesses, ces époques projetant à leur manière les angoisses et les espoirs de l’âme.
Entre ces deux tendances extrêmes, intéressantes parce qu’elles démontrent bien la première avec la théorie de la présence du contact l’aspect matériel de l’observation, la seconde en s’apparentant aux troubles de l’âme à caractère philosophique, il doit exister une vérité qui justifie ces deux aspects, apparemment contradictoires.
Cette vérité ne saurait percer que par l’étude des faits. C’est pourquoi il me paraît essentiel d’éviter, dans ce domaine, toute interprétation par trop anthropomorphique. Seul l’examen minutieux du témoignage doit guider l’enquêteur. Quand aux grandes théories philosophiques que ce phénomène engendre parfois, il me semble judicieux de s’en tenir écarté.
Les auteurs de la plupart des ouvrages consacrés aux OVNIS ne se plaisent à retenir généralement que ce qui est susceptible de confirmer leurs propres théories. Si jamais un témoignage entre en contradiction avec ces théories, on l’écarte tout simplement.
C’est ainsi que se sont crées une littérature du « pour » et une littérature du « contre » dont la seule caractéristique commune est de s’ignorer mutuellement sans qu’il soit question de chercher chez l’autre un quelconque élément d’information positif (2). Dans ces conditions, il paraît peu probable que l’on aboutira un jour à une théorie unique rassemblant les actuels partisans et adversaires de la soucoupe sous la seule bannière de la vérité.
Car pourquoi en trente années (1) d’enquêtes, on n’est pas parvenu à progresser dans ce domaine ? Entre autres raisons, parce que l’information circule mal. La plupart des livres traitant de ce sujet ont été écrits par des inconditionnels de la soucoupe dont les théories pour le moins discutable font fuir les gens sérieux qui, sans cela, consentiraient sans doute volontiers à se pencher sur le problème. Par conséquent, les livres sérieux qui, déjà, n’existent qu’en tout petit nombre, passent totalement inaperçus et ne connaissent pratiquement aucunes publicités. De plus, ils sont souvent l’œuvre de scientifiques dont le jargon s’avère difficilement accessible au simple mortel. Alors ?
Alors, il devient urgent, aujourd’hui, de présenter toutes les pièces du dossier pour remédier à la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il fait entendre le témoins sérieux dont l’histoire parait incroyable, écouter l’observateur consciencieux qui confond satellite et OVNI, suivre avec attention toutes les pistes qui conduisent au canular, analyser, enfin, enquêtes et déclarations officielles des responsables militaires et scientifiques. En un mot, il faut faire l’instruction du dossier en tentant d’y inclure une notion élargie du témoignage. Cette notion élargie nous incite à restituer la totalité des faits se rapportant aux OVNIS dont nous avons connaissance. C’est pourquoi on ne se contentera pas de préciser au lecteur des observations exceptionnelles tant en raison de la nature de l’objet que de celle de l’observateur. Il existe, en effet, une grande quantité d’ouvrages recensant les observations de ce type et cela ne fait pas beaucoup avancer a recherche. »
1 : Dates avancées de l’époque (texte écris en 1970)
2 : Il est évident que ces deux catégories de littérature est la plus abondante, les soucoupes volantes, étant, aujourd’hui encore, une source de profit appréciable.
Je pense qu’une fois qu’on aura répondu a ces questions, on eput envisager un contact… là on aura fait preuve d’intelligence…


'I'M NOT A MOLE' - Former MoD man's shock statement amid claims 'he covers up UFO truth'











































