Roch Carrier, Alphonse Daudet, Franz Michael Felder, Jacob Haafner

De Canadese schrijver Roch Carrier werd geboren op 13 mei 1937 in Sainte-Justine, Quebec. Zie ook mijn blog van 13 mei 2007.
Uit: La guerre, yes sir!
"Joseph ne haletait pas. Il venait comme l'homme qui marche vers son travail. Sur la bûche, mettrait-il sa main droite ou sa gauche ? Sa main droite était plus forte, travaillait mieux. Sa main gauche était forte aussi. Joseph étendit les cinq doigts de sa main gauche sur la bûche. Il entendit une respiration derrière lui. Il se retourna. C'était la sienne. Ses autres doigts, son autre main, saisirent la hache. Elle s'abattit entre le poignet et la main qui bondit dans la neige et se noya lentement dans son sang."
(..)
— Comveau est plutôt notre premier enfant que les gros nous arrachent Les gros, moi, je leur chie dessus. Ils sont tous sem-blables et je leur chie dessus. Ils sont tous semblables : les Alle-mands, les Anglais, les Français, les Russes, les Chinois, les Japons ; ils se ressemblent tellement qu'ils doivent porter des costumes différents pour se distinguer avant de se lancer des grenades. Ils sont des gros qui veulent rester gros. Je chie sur tous les gros mais pas sur le bon Dieu, parce qu'il est plus gros que les gros. Mais il est gros. C'est tous des gros. C'est pourquoi je pense que cette guerre, c'est la guerre des gros contre les petits. Corriveau est mort. Les petits meurent. Les gros sont éternels."

De Franse schrijver Alphonse Daudet werd geboren in Nîmes op 13 mei 1840. Zie ook mijn blog van 13 mei 2007 en ook mijn blog van 13 mei 2008.
Uit: Notes sur la vie
„Un Songe d’Alphonse Daudet
Le Calvaire dans les cerises. – Une montagne noire ; une aube blanche illuminant le haut ; sur ce fond blanc, à la cime extrême du mont, un grand cerisier, un cerisier sauvage, chargé de milliers de cerises, de ces petites cerises noires avec lesquelles on fait le kirsch. Et, de ces cerises, il y en avait des millions, des milliards de mille. Seulement, les oiseaux en mangeaient beaucoup, et les paysans, pour leur faire peur, avaient mis dans le cerisier trois croix, et, sur ces trois croix, des simulacres du Christ et des deux larrons, simulacres faits de haillons avec de grossiers visages en terre blanche.
Et les petites cerises pendaient par grappes sur ces croix, le vent les faisait danser en agitant les haillons. Mais les oiseaux n’avaient pas peur : il en venait, il en venait... le ciel en était criblé ; ils picoraient, et les cerises qu’ils becquetaient rendaient un suc d’un rouge noir, tellement que le Christ et les deux larrons étaient tout éclaboussés d’une lie, comme tachés de sang.
Et tout cela flottait, dansait sur le fond blafard du ciel, avec une horrible couleur vineuse qui me faisait peur, et cela s’appelait : le Calvaire dans les cerises.
Le jour, j’avais assisté à un enterrement avec musique noire, procession, Christ au fond du chœur dans les cierges. Le soir, j’avais causé au café avec B.... nous avions bu du kirsch, j’avais raconté mes voyages dans les Vosges, parlé des cerisiers sauvages et des myrtilles.“

Buste in Fontvielle
De Oostenrijkse schrijver Franz Michael Felder werd geboren op 13 mei 1839 in Schoppernau. Zie ook mijn blog van 13 mei 2007.
Uit: Reich und arm
„Mit aller möglichen Pracht und Herrlichkeit ward am Karsamstag abends in der Auer Pfarrkirche die Auferstehung des Herrn gefeiert. Unzählige Lichter erhellten die überall verhängte Kirche und beleuchteten das unter Singen und Glockenläuten hinter dem Heiligen Grabe in die Höhe gezogene Auferstehungsbild. Kurz, es war himmlisch, göttlich, flüsterten hernach die aus der Kirche kommenden Weiber und Mädchen einander zu, während sie sich die von der Tageshelle erschreckten Augen rieben. Sogar die zarten, schneeweißen Hände der armen Stickerinnen legten rasch einen Taglohn auf den Teller, welcher zur Aufnahme freiwilliger Beiträge für das neuerrichtete Heilige Grab vor der Kirchentür angebracht war. Die roten Kupferkreuzer, die sich wie recht verdächtige Kerle hinter breiten Sechsbätzlern versteckten, waren wohl nur aus engen Lederhosentaschen herausgelangt worden. Wenigstens war nicht zu leugnen, daß fast alle Männer das »Schauspiel« etwas kühl aufnahmen; sogar einiges Kopfschütteln war zu bemerken. Auf dem Platz neben der Kirche stellten sie sich schweigend zusammen. Jeder schien warten zu wollen, bis das rechte Wort zur Beurteilung der etwas teuern »neuen Mode«, die zwar alles in die Kirche lockte, doch keine Andacht in derselben aufkommen ließ, gefunden sein würde. Lächelnd schauten sie hinauf zu den glühenden und leuchtenden Bergen oder hinaus über den schon etwas dunkeln, geheimnisvoll rauschenden Schnepfauer Wald, neben welchem die Ach den bereits zu Wasser gewordenen Winter laut scheltend hinaustrug. Rechts ob dem Wald erhob sich die stolze Liggsteinpyramide, die kühn emporragte zum blauen Himmel, welchen links neben der Ach die Kanisfluh zu tragen schien.“

Tentoonstelling in het museum van Schoppernau
De Duits-Nederlandse schrijver Jacob Gottfried Haafner werd geboren op 13 mei (volgens anderen op 13 maart) 1754 in Halle an der Saale. Zie ook mijn blog van 13 mei 2007.
Uit: De werken van Jacob Haafner
„Worden de beide Indiën niet al sedert lange tijd als het rasphuis van Europa aangemerkt en gebruikt? alle boeven, alle misdadigers, die het zwaard en de straffe van den regter ontvlugt zijn, of zich voor dezelve zoeken te verbergen, alle deugnieten, gevoegd bij luijaards, ledigloopers, vagebonden, avonturiers en bankeroutiers; allen ijlen zij derwaarts (vervuld met de hoop en de brandende begeerte om zich te verrijken) als naar een algemeenen roof; als verscheurende en uitgehongerde wolven, die de barre winter uit het gebergte jaagt, vallen zij onder de onschuldige en zachtzinnige Indianen. Niets is hun heilig, voor niets staan zij, alles zullen zij ondernemen, om maar hunne zakken te kunnen vullen. (-) Van de tien die vandaar rijk terugkomen, hebben er gewis negen hun buit op die manier verkregen. (-) En terwijl zij aan den eenen kant alle hunne boosheden en geweld tegen de ongelukkigen uitoefenen, zwerven aan de andere zijde hunne zendelingen bij deze volken rond, om hen tot het aannemen van het geloof en de gebruiken dezer wreede tirannen over te halen. Zag men ooit zulk eene tegenstrijdigheid? zulk eene huichelarij? zulk eene openbare bespotting van God en godsdienst?”

























































































