Scott Oden, Ernesto Sabato, Yves Bonnefoy, Kurt Kusenberg

Uit: Memnon
“Unlike the rest of the villa, this suite of rooms had an aura of cleanliness, of elaborate maintenance. An artist’s brush had touched up the wall mural, this one an Arcadian glen where the Muses performed for their father, Zeus; thick rugs strewed the floor, and colorful carpets from the heart of what was once Persia. A fire crackled in the hearth. The smell of wood smoke mingled with that of incense. A breeze from the open window ruffled the sheer linen panels circling the bed. The old Egyptian clucked as he shuffled over and drew the shutter closed.
"Mistress, you’ll catch a chill."
"I wanted to smell the ocean, Harmouthes." The woman in bed coughed, struggling for breath. "One last time."
"You will have many more opportunities for such pleasures, mistress. For now, though, I’ve brought you a guest. The young scholar I told you about."
She craned her neck, peering at Ariston with eyes darker than a moonless night. "Bring him closer."
Before the old man, Harmouthes, could say anything, Ariston stepped to the edge of the bed and bowed. The gesture brought a wan smile to the woman’s lips. Ariston reckoned that she had been sick for some time, long enough that he could not fathom her age, though in the flush of health she must have been an incomparable beauty: olive-skinned with lustrous black hair and the delicate features of Persian nobility. Still, her illness-ravaged body bore a measure of its old fire, though muted, as if seen through Death’s gossamer veil.
"Your eyes speak too clearly," she said, her Greek tinged with a light Persian accent.
"Pardon?" Ariston blinked, taken aback.
"You’re thinking how cruel are the Fates for making the only offer of patronage you’ve had this winter come from the shriveled breast of a dying woman. You’re thinking of how best to preserve your reputation." She glanced at Harmouthes. "Leave us, my old friend."
Harmouthes bowed and left the room.“

De Argentijnse schrijver Ernesto Sabato werd op 24 juni 1911 geboren in Rojas, een dorp in de provincie Buenos Aires. Zie ook mijn blog van 24 juni 2007 en ook mijn blog van 24 juni 2008 en ook mijn blog van 24 juni 2009.
Uit: Le Tunnel d'Ernesto Sábato (prélude à celui de William H. Gass)
„Le Tunnel d'Ernesto Sábato est le premier volet d'une trilogie romanesque qui comprend Héros et tombes (une première fois traduit sous le titre Alejándra) et L'Ange des ténèbres; lors de sa publication française en 1956, il fut salué par Albert Camus (1) et Graham Greene. À sa parution, en 1948, dans son pays d'origine qui est l'Argentine, Sábato a trente-sept ans. Écoutons-le évoquer ses années de formation, lorsqu'il affirme : «Je me suis formé à l'époque où Borges était déjà un écrivain très important. Et au même moment, mais de l'autre côté, il y avait un autre écrivain moins connu, Roberto Arlt, mélange de Dostoïevski et de Paul de Kock. C'était un existentialiste “hors la lettre”, un écrivain excentrique qui s'était formé à partir de traductions indirectes de classiques européens, un écrivain d'une force exceptionnelle, célèbre pour ses chroniques noires et ses reportages sur le monde du football... Ma littérature est donc née d'une certaine hybridation entre ces deux courants : celui des écrivains “aristocratisants” de la revue Sur et celui des écrivains dits populaires du type Arlt»
Le Tunnel est l'histoire d'un meurtre, dont l'intrigue éventuelle, propre à ravir l'amateur de romans policiers, est annulée dès la première ligne de l'ouvrage : «Il suffira de dire que je suis Juan Pablo Castel, le peintre qui a tué María Iribarne; je suppose que le procès est resté dans toutes les mémoires et qu'il n'est pas nécessaire d'en dire plus sur ma personne» (3). Ce roman pose sans ambages la question de la félicité dans le Mal, question qui ne semble plus guère devoir étonner le lecteur familier des diaboliques créatures peintes par Barbey, question qui n'est même pas rangée, par un geste de pudibonde moralité, dans l'enfer de ces auteurs malades ou névrosés que le XIXe siècle finissant saupoudrait commodément de l'épice décadente, pour les dédouaner de leur frénésie. Tout au plus, ce bonheur proscrit nous étonne-t-il, bien incapable désormais, parce qu'il n'est plus qu'un cliché littéraire, de nous faire mesurer la profondeur d'ennui dans laquelle nous sombrons, de nous livrer intolérablement cette platitude pourtant scandaleuse : je tue et je suis heureux.“

De Franse dichter, schrijver en vertaler Yves Bonnefoy werd in Tours geboren op 24 juni 1923. Zie ook mijn blog van 24 juni 2006 en ook mijn blog van 24 juni 2007 en ook mijn blog van 24 juni 2008 en ook mijn blog van 24 juni 2009.
Uit: Les Planches courbes
“L'homme était grand, très grand, qui se tenait sur la rive, près de la barque. La clarté de la lune était derrière lui, posée sur l'eau du fleuve. A un léger bruit l'enfant qui s'approchait, lui tout à fait silencieusement, comprenait que la barque bougeait, contre son appontement ou une pierre. Il tenait serrée dans sa main la petite pièce de cuivre.
'Bonjour, monsieur', dit-il d'une voix claire mais qui tremblait parce qu'il craignait d'attirer trop fort l'attention de l'homme, du géant, qui était là immobile. Mais le passeur, absent de soi comme il semblait l'être, l'avait déjà aperçu, sous les roseaux. 'Bonjour, mon petit, répondit-il. Qui es-tu ?
- Oh, je ne sais pas dit l'enfant.
- Comment, tu ne sais pas ? Est-ce que tu n'as pas de nom ?'

De Duitse schrijver en criticus Kurt Kusenberg werd geboren op 24 juni 1904 in Göteborg. Zie ook mijn blog van 24 juni 2009.
Schlafschule
Direktorin: Ja, dann nehmen Sie mal Platz, Herr...
Vater: Krause. Und Sie?
Direktorin: Was - und ich?
Vater: Ich meine, wie ist Ihr Name
Direktorin: Klose. Frau Direktor Klose. Ich leite diese Schule.
Vater: Gar nicht so unähnlich - Klose und Krause. Nur ein paar Buchstaben sind anders.
Direktorin: Ich finde die Ähnlichkeit nicht groß.
Vater: Groß vielleicht nicht, aber beträchtlich.
Direktorin: Lassen wir das. Was führt Sie zu mir?
Vater: Ein Anliegen. Ein kleines Anliegen.
Direktorin: Nichts zumachen. Ich kaufe nichts. Ich bestelle nichts. Ich abonniere nichts.
Vater: Ich will Ihnen auch nichts verkaufen - jedenfalls nicht meine Tochter. Ich will Sie Ihnen nur anvertrauen, wenn das geht.
Direktorin: Ach, die Kleine ist Ihre Tochter? Sie sieht Ihnen nicht ähnlich.
Vater: Meiner Frau auch nicht. Sie sieht meinem Nachbarn ähnlich. In der Biologie nennt man das Umwelteinflüsse.
Direktorin: Interessant. Wie heißt die Kleine denn? Und wie alt ist sie?
Vater: Ja, wie heißt sie bloß? Ich vergesse das immer.






