Naar de inhoud

Romenu

Over literatuur, gedichten, kunst en cultuur
akke.beakke.be

Berichten van 2 november 2017 tot 3 november 2017

Joe Queenan, Oodgeroo Noonuccal, Jan Boerstoel, André Malraux, Ann Scott, Dieter Wellershoff, Hanns Heinz Ewers, William Cullen Bryant, Laura Accerboni

De Amerikaanse schrijver, humorist en criticus Joe Queenan werd geboren op 3 november 1950 in Philadelphia, Pennsylvania. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Joe Queenan op dit blog.

Uit: Closing Time

“Next door to us lived a man my father always called Tex because he was tall, fat, blustery, and not terribly quick on the draw, though he was not actually from Texas. I suppose it was Tex who provided transport. My father's mutilated fingers got patched up; he was given some painkillers; he returned home in great pain. He had been drinking heavily before he caught his fingers in the door, and he was certainly drinking heavily afterward.
At the time, my father was employed as a truck driver for a company called Bachman Pretzels. His job was to deliver boxes of potato chips, pretzels, and other savory snacks to supermarkets and grocery stores all over the Delaware Valley. The job didn't pay well and wasn't leading anywhere, but it was better than the ones he had held recently, and much better than the ones he would have later. His salary, which amounted to slightly more than the minimum wage, was not enough to support a family of six, which is why my mother, after a sixteen-year hiatus, would soon return the workforce, corralling a job as a credit manager at the hospital, where my father had been treated. This was the hospital where I had been born thirteen years earlier, the year the Reds invaded South Korea.
Every workday, my father would rise at six-thirty in the morning, shave, dress, then grab a trolley and two buses to the company warehouse several miles away. There he would load his truck and set out on his travels. His route was picturesque and varied, though not especially glamorous. A good number of his accounts were the wholesome, reliable A&P supermarkets that could then be found on half the street corners in America. He also serviced a number of tiny, not especially profitable independent grocery stores in South Philadelphia and several of the cavernous Center City automats operated by the Horn & Hardart company, an iconic chain that was once ubiquitous but is now forgotten. His job was to replace packages that had been sold since his last visit, remove merchandise that had passed its expiration date, and use guile, subterfuge, charm, or whatever delicate forms of intimidation he could muster to persuade his clients to give exotic new products a try. One of these cutting-edge novelties was the now-famous cheese curl, an audacious midcentury innovation whose triumph over entrenched municipal resistance to anything " hoity-toity" was by no means a foregone conclusion at the time.”

 

 2088682-645b4c29f31451bd268414d6458579ab.jpg
Joe Queenan (Philadelphia, 3 november 1950)

 

 

De Australische dichteres en schrijfster Oodgeroo Noonuccal (eig. Kathleen Jean Mary Ruska) werd geboren op 3 november 1920 in Minjerribah (Stradbroke Island) in Moreton Bay. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Oodgeroo Noonuccal op dit blog.

 

Son of mine
To Denis

My son, your troubled eyes search mine,
Puzzled and hurt by colour line.
Your black skin as soft as velvet shine;
What can I tell you, son of mine?

I could tell you of heartbreak, hatred blind,
I could tell you of crimes that shame mankind,
Of brutal wrong and deeds malign,
Of rape and murder, son of mine;

But I'll tell you instead of brave and fine
When lives of black and white entwine,
And men in brotherhood combine-
This would I tell you, son of mine.

 

 

White Australia

Since God's good world began,
Not God but godless man
Made barrier and ban,
And reared each frontier wall.
Brothers, when shall we see
Selfless democracy?
Life is for liberty,
And earth was made for all.

Let little kiplings rant,
Narrow and arrogant,
Their chauvinistic cant
That white is nobler birth.
The best of every race
Should here find welcome place;
The colour of his face
Is no man's test of worth.

 

 2088682-472556f30ed43bb3801371c71aab058c.jpg
Oodgeroo Noonuccal (3 November 1920—16 September 1993)
Portret door Clif Pier 1965

 

 

De Nederlandse dichter en schrijver Jan Boerstoel werd geboren in Den Haag op 3 november 1944. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Jan Boerstoel op dit blog.

Uit: Acht kroegverzen

 

Filosofie

Ik ken het klappen van de zweep,
ik ken de regels van het spel,
ik ken de zin van het bestaan,
maar als ik drink dan gaat het wel.

 

Check up

De dokter balt een boze vuist
en ziet de Dood al naar mij wenken.
Ik moet van hem eens na gaan denken.
‘Maar dokter, daarom drink ik juist!’

 

Voor Gerard Reve

De dag doet mij de dampen aan,
maar ’s avond met de lampen aan
maakt Koning Alcohols bewind,
dat ik het niet zo erg meer vind.

 

 2088682-b3d6aec261e6e74824902a2454a0b032.jpg
Jan Boerstoel (Den Haag, 3 november 1944)

 

 

De Franse schrijver en kunstfilosoof André Malraux werd geboren op 3 november 1901 in Parijs. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor André Malraux op dit blog.

Uit: La condition humaine

"Sinon par vous, n’est-ce pas, par un autre. C’est comme si un général disait : avec mes soldats, je puis mitrailler la ville. Mais, s’il était capable de la mitrailler, il ne serait pas général… D'ailleurs, les hommes sont peut-être indifférents au pouvoir... Ce qui les fascine dans cette idée, voyez-vous, ce n'est pas le pouvoir réel, c'est l'illusion du bon plaisir. Le pouvoir du roi, c'est de gouverner, n'est-ce pas ? Mais, l'homme n'a pas envie de gouverner : il a envie de contraindre, vous l'avez dit. D'être plus qu'homme, dans un monde d'hommes. Échapper à la condition humaine, vous disais-je. Non pas puissant : tout-puissant. La maladie chimérique, dont la volonté de puissance n'est que la justification intellectuelle, c'est la volonté de déité : tout homme rêve d'être dieu.
Ce que Gisors disait troublait Ferral, mais son esprit n’était pas préparé à l’accueillir. Si le vieillard ne le justifiait pas, il ne le délivrait plus de son obsession :
- A votre avis, pourquoi les dieux ne possèdent-ils les mortelles que sous des formes humaines et bestiales ?
Ferral s’était levé.
- Vous avez besoin d’engager l’essentiel de vous-même pour en sentir plus violemment l’existence, dit Gisors sans le regarder.
Ferral ne devinait pas que la pénétration de Gisors venait de ce qu’il reconnaissait en ses interlocuteurs des fragments de sa propre personne, et qu’on eût fait son portrait le plus subtil en réunissant ses exemples de perspicacité.
- Un dieu peut tout posséder, continuait le vieillard avec un sourire entendu, mais il ne peut pas conquérir. L’idéal d’un dieu, n’est-ce pas, c’est de devenir homme en sachant qu’il retrouvera sa puissance ; et le rêve de l’homme, de devenir dieu sans perdre sa personnalité…"

 

 2088682-16e36c8cf218b38392ec8ae0c03d7ee4.jpg
André Malraux (3 november 1901 – 23 november 1976)
 

 

 

De Franse schrijfster Ann Scott (pseudoniem) werd geboren op 3 november 1965 in Boulogne-Billancourt. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Ann Scott op dit blog.

Uit: Cortex

“Ils ne veulent pas savoir. Ils viennent du monde entier, ils viennent réaliser leur rêve et, rivés aux hublots de leurs Boeing qui amorcent leur descente sur LAX1, ils ne veulent pas entendre que cette brume dorée qui enveloppe la ville chaque matin n'est qu'une chape de gaz d'échappement qui a la couleur de la fin du monde. C'est un dimanche après-midi de fin février à Los Angeles, 24 degrés sous un ciel azur éclatant, pas le moindre frémissement dans les feuilles des palmiers qui bordent les trottoirs, et Burt Levine pourrait reconnaître n'importe quel touriste de n'importe quel pays ; son cerveau malade fonctionne à la manière d'un transistor dont l'aiguille sillonnerait d'elle-même les ondes du spectre radiofréquence où chaque signal capté entre deux grésillements produirait un fragment visuel instantané et condensé d'un ADN émotionnel : une simple intonation dans une voix qui demande où acheter un pack de six, et Burt sait que le type était vierge à son entrée en fac ou que sa mère alcoolique le nourrissait de crackers trempés dans des boîtes de soupe froide. Mais pour l'instant le soleil tape sur son front dégarni, ses quinze kilos de trop débordent de son smoking devenu trop petit et il est seul, entièrement seul sur ce boulevard figé comme un décor désaffecté car le quartier est bouclé. Les rames de métro traversent les stations sans s'arrêter, aucune voiture ne circule, les magasins sont fermés et les trottoirs sont vides. La plupart des gens sont déjà installés devant leur téléviseur, d'autres se sont regroupés dans des cafés munis d'écrans, d'autres encore cherchent un lien de streaming et, d'est en ouest, aussi loin qu'on peut voir, Hollywood Boulevard est désert.. Burt marche au milieu de la chaussée, se tenir à distance des trottoirs lui épargne son reflet dans les vitrines, les coutures de sa veste lui scient les aisselles, le bouton attaché pour cacher le haut du pantalon qu'il n'a pas pu fermer lui comprime l'estomac ; sa barbe ne suffit même plus à masquer l'épaisseur de son cou, et s'il a un jour été fier de ressembler à John Belushi qu'il vénérait à treize ans, à quarante-sept il en est devenu une caricature si grotesque, si inutile, qu'il en vient presque à espérer que la douleur qui irradie dans sa poitrine est un symptôme réel de l'infarctus tant redouté ces derniers mois. »

 

 2088682-abbcf0d9810ad167f2ffdbcf38ffcf49.jpg
Ann Scott (Boulogne-Billancourt, 3 november 1965)
De Notre-Dame de Boulogne in Boulogne-Billancourt

 

 

De Duitse schrijver en essayist Dieter Wellershoff werd geboren op 3 november 1925 in NeussZie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Dieter Wellershoff op dit blog.

Uit: Der Liebeswunsch

„Dann wechselte die Ampel auf Grün, und angestoßen von der Bewegung um mich herum ging ich weiter in der einmal eingeschlagenen Richtung, Schritt für Schritt weg von dem sich ebenfalls entfernenden Anlaß meiner Halluzination.
Nach zwanzig, dreißig Schritten hatte ich den Impuls, umzukehren und der nun schon ein großes Stück entfernten Frau nachzueilen. Ich wollte ihr ein Stück folgen, um festzustellen, worin sie Anja glich und ob die Ähnlichkeiten oder die Unterschiede überwogen. Das sei wichtig, damit die ins Wanken geratene Wirklichkeit sich wieder festigte, sagte ich mir. Doch eigentlich verstand ich diesen Gedanken nicht.
Ich wußte ja, daß ich mich getäuscht hatte. Deshalb brauchte ich jetzt nicht noch hinter der Frau herzulaufen. Es sei denn|. . . Ja, es sei denn, daß dies nur ein Vorwand war, hinter dem sich der entgegengesetzte Wunsch verbarg, den ich mir zögernd eingestand: Wie ein Schläfer, der, hinausgefallen aus einem unabgeschlossenen Traum, noch einmal die Augen schließt, hatte ich gehofft, daß sich die Täuschung noch einmal wiederholte.
Ich hatte mir vorgenommen, ins Kino zu gehen, und obwohl ich keine Lust mehr verspürte, war ich zu schwerfällig, mich anders zu entscheiden. Dies war mein erster freier Nachmittag nach einer Reihe von anstrengenden Arbeitstagen mit vielen schweren, und wohl nur zum Teil erfolgversprechenden Operationen. Ein Patient, ein 76jähriger Mann, bei dem ich, zusammen mit einem dicken, runzligen Karzinom, Magen, Bauchspeicheldrüse, Milz und Querkolon und alle Lymphdrüsen der Umgebung herausgenommen hatte, war mir noch auf dem Operationstisch gestorben. Es war der Abschluß einer schrecklichen Woche. Ich hatte mich danach flau und abgenutzt gefühlt und das Bedürfnis gehabt, mir für zwei Stunden im Dunkel eines Zuschauerraums aus dem Weg zu gehen, zuverlässiger als es mir in meinem Apartment mit Lesen, Musikhören und Telefonieren gelungen wäre. Aber schon als ich die Eintrittskarte löste – bei einer etwas schwammig gewordenen Schönheit, die als ein mit Goldkettchen und Amulett behangenes Brustbild in dem Kassenhäuschen saß und mir mit einer trägen Handbewegung Billett und Wechselgeld zuschob –, und dann noch mehr, als ich den dünn besetzten Zuschauerraum betrat, in dem gerade die letzten Werbespots über die Leinwand liefen, hatte ich das Gefühl, etwas Falsches zu tun. Ich hatte mir das falsche Medikament, die falsche Behandlung verordnet, weil ich nicht wußte, was mir fehlte.“

 

 2088682-f8eeaddbd40f5ea315a9b92d14d73414.jpg
Dieter Wellershoff (Neuss, 3 november 1925)

 

 

De Duitse schrijver, filmmaker en cabaretier Hanns Heinz Ewers werd geboren op 3 november 1871 in Düsseldorf. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor Hanns Heinz Ewers op dit blog.

Uit: Die traurige Geschichte meiner Trockenlegung

„Durch lange Lebensjahre habe ich der Ansicht gelebt, dass »Trockenlegung« der Menschen, wenn auch allgemein erwünscht, dennoch eine Sache rein privater Natur für jedes einzelne Individuum sei. Ich nahm, sehr irrig, an, dass sie nur in zartestem Kindesalter mit erst mangelhaftem, dann immer sicherem und durchschlagenderem Erfolge durchgeführt zu werden pflegte und dass sie eine Angelegenheit sei, die die Seele des Menschenkindes gar nichts angehe – sondern nur dessen Leib. Und auch den nur halb – vom Nabel abwärts.
Dies Verfahren, das in der für das menschliche Geschlecht ebensosehr, wie für das hundliche und katzliche erstrebenswerten sogenannten Stubenreinheit seinen idealen Zweck sieht, ist bei mir, wie ich mit Stolz behaupten darf, mit schönstem Erfolge angewendet worden. Ich habe mich, wenn mich meine Erinnerung nicht täuscht, durch wohlgemeinte Klapse auf mein ach so rosiges Babypopochen bald genug überzeugen lassen, dass – äusserlich – der Zustand der Trockenheit dem der Nässe vorzuziehen sei, habe dann zunächst durch kräftiges Schreien die liebe Mutter und die gute Kinderfrau darauf aufmerksam gemacht, dass meine Überführung aus dem nassen in den trockenen Zustand wünschenswert erscheine und habe schliesslich selbst auf ersteren Zustand zugunsten des letzteren endgültig verzichtet. Ich habe in dieser Beziehung mit der Zeit strenge Grundsätze entwickelt, denen ich fürderhin sehr treu geblieben bin.
So glaubte ich, als harmloser Europäer, nun für alle Zukunft über das Problem der Trockenlegung hinaus zu sein.
Das aber war, leider, leider, ein schwerer Irrtum. Man hat, als ich längst ein völlig ausgewachsener Mensch war, noch einige Male zwangsweise Trockenlegungsversuche mit mir vorgenommen – drüben in Amerika. Und diesmal war es nicht eine rein äusserliche Angelegenheit, sondern eine sehr innerliche, die noch dazu ebensosehr meinen Leib, wie meine arme Seele in Mitleidenschaft zog. Nicht plötzlich freilich, mit einem Ruck, o nein, vielmehr sehr menschenfreundlich, amerikanisch-human ging man vor. So in der Art, wie es dem Köter erging, der einen so mitleidigen, zartbesaiteten Herrn hatte. Der wollte ihm – schönheitshalber und um die Sache kurz zu machen – den Schwanz abschneiden, doch konnte er's nicht übers Herz bringen, dem armen Vieh den ganzen langen Prachtwedel auf einmal abzuhacken.“

 

 2088682-69e1defa26307a65949171172a5d0974.jpg
Hanns Heinz Ewers (3 november 1871 – 12 juni 1943)

 

 

De Amerikaanse dichter, journalist en jurist William Cullen Bryant werd geboren op 3 november 1794 in Cummington, Massachusetts. Zie ook mijn blog van 3 november 2010 en eveneens alle tags voor William Cullen Bryant op dit blog.

 

The Twenty-Second Of December

Wild was the day; the wintry sea
Moaned sadly on New-England's strand,
When first the thoughtful and the free,
Our fathers, trod the desert land.

They little thought how pure a light,
With years, should gather round that day;
How love should keep their memories bright,
How wide a realm their sons should sway.

Green are their bays; but greener still
Shall round their spreading fame be wreathed,
And regions, now untrod, shall thrill
With reverence when their names are breathed.

Till where the sun, with softer fires,
Looks on the vast Pacific's sleep,
The children of the pilgrim sires
This hallowed day like us shall keep.

 

 

I broke the spell that held me long

I broke the spell that held me long,
The dear, dear witchery of song.
I said, the poet’s idle lore
Shall waste my prime of years no more,
For Poetry, though heavenly born,
Consorts with poverty and scorn.

I broke the spell–nor deemed its power
Could fetter me another hour.
Ah, thoughtless! how could I forget
Its causes were around me yet?
For wheresoe’er I looked, the while,
Was Nature’s everlasting smile.

Still came and lingered on my sight
Of flowers and streams the bloom and light,
And glory of the stars and sun; –
And these and poetry are one.
They, ere the world had held me long,
Recalled me to the love of song.

 

 2088682-3b0fcf63df856cb3227bcec619fe0a23.jpg
William Cullen Bryant (3 november 1794 – 12 juni 1878)
Portret door Daniel Huntington, 1866

 

Zie voor bovenstaande schrijvers ook mijn blog van 3 november 2007 en ook mijn blog van 3 november 2006.

 

Onafhankelijk van geboortedata

De Italiaanse dichteres Laura Accerboni werd in 1985 geboren in Genua, waar zij Moderne Letterkunde studeerde. Haar eerste bundel, “Attorno a ciò che non è stato”(Rondom dat wat niet was), verscheen in 2010. In 2015 volgde “La parte dell'annegato” (Het spel van het verdrinken). Accerboni is naast dichter en fotograaf redacteur van het literair tijdschrift Steve. Samen met Elio Grasso vertaalde ze werk van de Amerikaanse dichter Taje Silverman. Haar werk is gepubliceerd in een groot aantal tijdschriften, waaronder Italian Poetry Rewiew, Poesia, Specchio della Stampa, Gradiva, Steve en Loch Raven Review.

 

The lights

The lights.
You have to turn out the lights.
Otherwise
the veins show up too much,
they throb from the heat
they no longer flower.
But don’t you see the exact point
where the wire germinates?
It’s only a bare wire . . .
You blame the outlet
that’s always on your wrist
but it’s not beating
it’s blue
deep down
it’s always blue
but it’s not beating.

 

Vertaald door George Tatge

 

 

Gisteren stopte de grootste jongen

Gisteren stopte de grootste jongen
een steen
tussen zijn tanden
en begon te kauwen.
Hij toonde
zijn moeder
wat een mond vermag
die tot het uiterste gedreven wordt
en dat een vernield huis
niet méér is dan een vernield huis.
Gisteren hebben alle grotere jongens
hun vijanden uitgehongerd
en hun speelgoed haastig bij elkaar gezocht.
Ze hebben hun moeder
de orde
en de tucht van de doden getoond
en zijn daarna snel
hun handen gaan wassen
en gaan luisteren
naar het nieuws
in de vorm van wiegeliedjes.

 

Vertaald door Frans Denissen en Hilda Schraa

 

 2088682-271b042dccf2aaff892320c161ba454b.jpg
Laura Accerboni (Genua, 1985)

Geschreven door Romenu om 18:26 Reageer op dit bericht

Koen Frijns

De Nederlandse dichter, schrijver, performer en bassist Koen Frijns werd geboren op 3 november 1993 in Eindhoven. Frijns studeerde in 2016 af aan ArtEZ Creative Writing in Arnhem. Hij maakte verschillende solovoorstellingen als “De Parkieten Kwetteren Harder”, over de gevolgen van tinnitus, en meest recent: de afstudeervoorstelling “De Man van Klei”, die tot stand kwam i.s.m. productiehuis Generale Oost. In deze voorstelling ging Koen op zoek gaat naar zichzelf aan de hand van een krantenartikel over zijn oudoom, die in 1951 overleed door een kleiverschuiving.

Uit: De Parkieten Kwetteren Harder

Mijn opa hoorde Noorwegen met 300 kilometer
per uur voorbij komen op een boot.
Een wind, een storm zo hard dat golven tegen
de masten klapten. De bemanning overboord,
de passagiers op de kade.
Daar stond hij, voorovergebogen op de reling,
met de handen in de zakken, te kijken naar hoe
een boot sneller zinkt zonder levens dan met.

Hij dreef twee dagen met zijn gezicht
naar de wolken, met zijn oren onder water.
Hij hoorde in een zacht gebrom
de motor van het gezonken schip
pruttelen, het gastfornuis branden en
champagneglazen kapot barsten
tot het anker door de grond zakte.

Mijn oma, zo klein en zachtmoedig,
zwom voorzichtig naar hem toe.
Ze duwde zijn hoofd boven water
en fluisterde:
'Mick, kom naar boven',
en trok hem aan zijn kraag
naar de oever.
Zwemmen deed hij niet meer
maar vulden met zijn vingers zijn oren.

Hij had niks.
Geen schram, geen beurse plek
of breuk.
Hij liet aftershave, alcohol zijn neus in glijden,
om het brommen te laten stoppen.

'De wind, het ronkt, het stampt mijn oren plat,'
schreeuwde hij.

Dagenlang zat hij op de trap,
's nachts als hij niet kon slapen van het geluid.
Hij maakte van zijn vingers een pistool
en drukte deze door zijn
trommelvlies, gehoorhaartjes, hersenen,
tot ze bij zijn verstand aankwamen
Daar greep alles hem vast te stoppen,
zijn kinderen, zijn vrouw, de gedachte aan zijn
kleinzoons.

Pas toen, toen hij zijn ogen opende,
ging hij naar boven, de trap op.

 

 2127781-afb0ee79f938d9f6797aacf0a8b09656.jpg
Koen Frijns (Eindhoven, 3 november 1993)

Geschreven door Romenu om 00:00 Reageer op dit bericht

Allerzielen (Annie Salomons)

 

Dolce far niente – Bij Allerzielen

 

 2088311-a89feb5525e5fbc35dc8df1d9719e09d.jpg
Allerzielen door Marianne von Werefkin, 1930

 

 

Allerzielen

En lange stoeten van zwarte vrouwen
Gaan langs de graven en weenen, weenen….
De lange sluiers van zware rouwe
Schuren jamm’rend-schril op de kille steenen….

Veel lange stoeten van doode droomen
Gaan spokig-zacht langs m’n oogen heene,
De blaren vallen van bruine boomen,
Mist hangt op de aarde te weenen, weenen.

 

 2088311-d05d8c5ebe880d1ee449051880fe23c2.jpg
Annie Salomons (26 juni 1885 – 16 januari 1980)
De Laurenskerk in Rotterdam, geboorteplaats van Annie Salomons

 

 

Zie voor de schrijvers van de 2e november ook mijn vorige blog van vandaag.

Geschreven door Romenu om 11:18 1 reactie Reageer op dit bericht

E. du Perron, Désanne van Brederode, Kees van den Heuvel, Charlotte Mutsaers, Odysseas Elytis, Augusta Peaux, Thomas Mallon, Bilal Xhaferri, Leo Perutz

De Nederlandse dichter, schrijver en criticus Charles Edgar (Eddy) du Perron werd geboren op 2 november 1899 in Jatinegara (West Java). Zie ook mijn blog van 2 november 2010 en eveneens alle tags voor E. du Perron op dit blog.

 

Sonnet van burgerdeugd

De trammen tuimlen door de lange straten;
Al 't leven buiten, en de ramen dicht;
Wat thee voor ons en de avond te verpraten.
De lamp streelt rustig ons voornaam gezicht.

Inbrekers, wurgers, rovers en piraten,
En de eerste Zondvloed en het laatst Gericht -
Elke onrust heeft ons deugdzaam hart verlaten.
O thee! o vriendschap! o kalmerend licht!

Straks 't koesterende donker; morgen lopen
Wij opgefleurd te kopen of verkopen:
Tragedie blijft tragedie, klein of groot.

Genoeg vermoeienis om 's nachts te slapen;
Alle overgangen tussen lach en gapen;
En aan het eind, de Liefderijke Dood.

 

 

Een grote stilte

De stilte zwelt uit de ingeslapen nacht
En zuigt ons gans en onweerstaanbaar binnen.
Een hoornstoot gilde alsof een wilde jacht,
losbarstend als een onweer, zou beginnen -

En toen niets meer: de ondragelijke vracht
van tè veel jaren, 't koele en donkre linnen
van de eeuwge stilte op onze wankle wacht.
De vijand zal ons altijd overwinnen!

Wij kruisen de armen op onze enge borst,
zwelgend het duister met de dikke dorst
van wie om water kreunde eer hij verstomde.

En deze vracht, dit groot benauwen wordt
voorsmaak van het gebeente dat verdort
onder het marmer, in de rèchte tombe.

 

 

Een mannetje alleen

'k Sta aan mijn venster. Het is laat.
Ik kijk neer op de stille straat.
In duisternis. Waar niemand gaat.

Van nergens komt meer één geluid.
'k Sta met mijn hoofd tegen een ruit.
Wanneer gaat die lantaren uit?

Eén lichtkring op wat vunzigheid.
Dat goor is met die gloor in strijd.
Daar gaat zelfs geen verloren meid.

In mij is net zo'n stille straat.
Waar niet één lamp te branden staat.
Waar sedert lang geen mens meer gaat.

 

 2088301-528b47945e7ce8a334ab5335770b2543.jpg
E. du Perron (2 november 1899 – 14 mei 1940)
In de jaren 1920 in Parijs

 

 

De Nederlandse schrijfster Désanne van Brederode werd op 2 november 1970 in Utrecht geboren. Zie ook alle tags voor Désanne van Brederode op dit blog.

Uit: Vallende vorst

“Waar hadden ze ’s avonds gegeten? En wat? Hoe was de avond verlopen, welke kleren had hij gedragen, hoe had de stof aangevoeld, hoe was het gesteld met zijn huid, met zijn haren? Plakten ze? Roken ze naar zeewater, zweet of chloor? Had hij voor het slapengaan nog gedoucht? Was het op een bepaald ogenblik gaan onweren, was hij tot zijn spijt toch even angstig geweest, had hij de slaap niet kunnen vatten door geluiden uit de buurtuinen, het blaffen van een hond, het zoemen van een mug, dicht bij zijn gezicht?
Het was de veertienjarige Caspar er niet om te doen geweest zich de stemming, de essentie van een hele zomervakantie voor de geest te halen. Evenmin om het terugvinden van een speciale dag die hij wilde blijven onthouden. Het had hem simpelweg een geruststellende gedachte geleken dat hij midden in de winter, rond Kerstmis, een voorbije dag in juli, begin augustus, van ’s morgens vroeg tot ’s avonds laat kon herbeleven, van uur tot uur, zonder daarbij aantekeningen of foto’s nodig te hebben.
Hij bouwde de verdwenen dag zelfstandig weer op, en vooral: vrijwillig. Er moest enige denkinspanning bij komen kijken, en het resultaat diende verwant te zijn aan een film, een documentaire, eerder dan aan een impressionistisch schilderij. Levensecht. Geloofwaardig. Niet uitsluitend mooi of aangenaam. Dus zeker geen idylle, geen idealisering achteraf.
Na deze kleine nachtmeditatie had hij zijn verbeelding de opdracht gegeven om in één moeite door vooruit te blikken, in de richting van een zomerdag in het jaar dat op het punt van aanbreken stond. Kon hij met dezelfde precisie, dezelfde feitelijkheid, een dag die nog zou kunnen komen... verzinnen? Zonder zich geremd te voelen door het ontbreken van kennis over de vakantieplannen van zijn ouders – en zonder zelfcensuur toe te passen daar waar zijn fantasie ruimschoots de grenzen van al het mogelijke en waarschijnlijke overschreed?
Kon hij zich zichzelf voorstellen, liftend door de woestijnachtige binnenlanden van Spanje (het rauwe, zongeblakerde koninkrijk van de omgevallen vraagtekens) en daarna woest verliefd kussend, met een donkerharige danseres, gekleed in zo’n wijde flamencojurk met zwarte en bloedrode stroken die hij kende van de verpakking van de scherp ruikende Maja-zeepjes in het badkamerkastje bij zijn oma? Kon hij zich ook de meest absurde situaties inbeelden met dezelfde ernst waarmee hij nog geen kwartier ervoor zijn geheugen aan het werk had gezet?”

 

 2088301-5360791e14ce58e2ec45a95684230393.jpg
Désanne van Brederode (Utrecht, 2 november 1970)

 

 

De Nederlandse dichter en vertaler Kees van den Heuvel werd geboren op 2 november 1960 in Mill. Zie ook mijn blog van 2 november 2010 en eveneens alle tags voor Kees van den Heuvel op dit blog.

 

Brommen

Ik zit hier tussen gangsters, maniakken
Ontvoerders, valsemunters, boevenpak
Het wemelt van de zware criminelen
Het is bepaald geen pretje in de bak

Ik moet de hele dag door zakjes plakken
En ondertussen klinkt maar steeds muzak
Daarna mag ik me rustig gaan vervelen
Het is bepaald geen pretje in de bak

Ik ben voorzien van alle ongemakken
Het tocht, het galmt, het stinkt (ammoniak)
Zelfs ratten willen deze cel niet delen
Het is bepaald geen pretje in de bak

Justitie heeft me vreselijk te pakken
Ik zweer het: ik zal nooit meer iemand kelen
Het is bepaald geen pretje in de bak.

 

 

Zelfbeheersing

Ik voel zo af en toe
Een vreselijke lust
Waarmee ik maar niets doe
Vanwege het taboe
Dat op het vleselijke rust

 

 2088301-b43f6064bdf60b7ecd50a7ec2574bb15.jpg
Kees van den Heuvel (2 november 1960 – 11 januari 2010)

 

 

De Nederlandse dichteres, schrijfster, essayiste en kunstschilderes Charlotte Jacoba Maria Mutsaers werd geboren in Utrecht op 2 november 1942. Zie ook alle tags van Charlotte Mutsaers op dit blog.

Uit: Harnas van Hansaplast

“Vlak voor Oudjaar, op 29 december 2001, werd mijn broer Barend dood op zijn bed gevonden in een gloednieuw pyjamajasje zonder broek. Geen gewone dood (voor zover een dood ooit gewoon kan zijn); hij was pas eenenvijftig en slechts omringd door grote stapels porno. Kort daarvoor had ik een krantenbericht gelezen over een man die dood was aangetroffen onder aan een Spaanse rots, met blote pik en een kip zieltogend aan zijn voeten. Ook zoiets.
Ze zeggen wel eens dat iemand het leven heeft verlaten. Maar het ligt omgekeerd. Het leven verlaat ons, en meestal niet gracieus. Het sluipt uit je weg zonder afscheid te nemen, vraagt nooit of het schikt en laat je barsten te midden van de shit. Elk leven is qualitate qua een Unvollendete; voltooide levens bestaan niet.
Jarenlang heb ik getracht een boek over mijn broer te schrijven, maar ik kreeg het niet uit mijn pen. Grote lappen tekst zagen het levenslicht en werden met onevenredige snelheid weer verworpen. Dat had alles te maken met de spreuk die er op het gymnasium bij ons was ingehengst: De mortuis nil nisi bene (Over de doden niets dan goeds), een sympathiek gebod waaraan ik niet wou tornen. Maar zo edel en verstandig ben ik niet, waardoor ik mezelf er meer en meer onder werkte. Ga er maar van uit dat zoiets slopend is.
En hoe ik dan met de dood op mijn hielen rondjes trok door de Amsterdamse binnenstad, die me groter voorkwam dan het ganse heelal. Hoe ik om mij heen de smakkende bevolking en boven mijn hoofd de grijnzende bewolking zag, die me steeds dezelfde vraag leken te stellen: ‘Wat moet jij nou, kleine vlo. Lekker leven of lekker schrijven? Het een of het ander.’ Alsof ik de keus had. Alsof ik niet van nature alles begeerde wat leuk, lief en lekker was. Waarna ik dan maar weer een warme kroket van Oma Bob uit de muur trok en me genietend tussen de smulpapen naar huis begaf, met vette lippen en het besef dat mijn guilty pleasure me alvast volmaakt met de mensheid verbond en verbroederde. Laat ik de vergeefse uren maar niet optellen.”

 

 2088301-1ece52cfd9309bc8ffc36442e77e2d8c.jpg
Charlotte Mutsaers (Utrecht, 2 november 1942)
Cover

 

 

De Griekse dichter Odysseas Elytis (pseudoniem voor Odysseas Alepoudhelis) werd op 2 november 1911 te Iraklion op Kreta geboren. Zie ook mijn blog van 2 november 2010 en eveneens alle tags voor Odysseas Elytis op dit blog.

 

What do you want

What do you want what do you look for
where is the meaning that fell from your hands
The music you alone hear and the naked
Feet that shift earth like a dancer’s
While the comet of her hair tosses and a spark
Falls before you on the carpet
Where you watch the truth deceive you.
Where are you going what sorrow what burning
Dress is this that detaches your flesh what
Transformed ancient spring to make you give oracles
Thus leaf by leaf and pebble by pebble
Youth kneeling in the transparent deep
The more I sleep and dream the more I see you rise
With a basket of green shells and seaweed
Bitting as if a coin the same sea that
Gave you the very shining the very light the meaning you seek

 

 

We walked in the fields all day

We walked in the fields all day
With the women, the suns, our dogs
We played we sang we drank water
Fresh as it leapt out from the centuries
In the late afternoon for one moment we sat
And we looked each other deeply in the eyes.
A butterfly flew from our breasts
It was whiter
Than the small white branch of the edge of our dreams
We knew that it was never to be extinguished
How it had no memory of what worms it pulled

In the evening we lit a fire
And we sang around and around:

Fire beautiful fire don’t pity the logs
Fire beautiful fire don’t reach to the ash
Fire beautiful fire burn for us
tell us life.

We call her life, we grab her by the hand
We look at her eyes which look back at us
And if what intoxicates us is a magnet, we recognize it

 

Vertaald door Jeffrey Carson en Nikos Sarris

 

 2088301-4579ead3eab4448b4a0560209d99fa03.jpg
Odysseas Elytis (2 november 1911 – 18 maart 1996)

 

 

De Nederlandse dichteres Augusta Guerdina Peaux werd geboren in Simonshaven op 2 november 1859. Zie ook alle tags voor Augusta Peaux op dit blog en ook mijn blog van 2 november 2010

 

Een verbena

Een bloem bloeit aan de wegen
bleek in een zon van jaren her,
rood - haar laaft de regen
die viel in een zomer, al ver.

Spokende zomergnomen
mengen de beker en breken het brood;
haar drenken verre dromen,
zij bloeit zo bleek, zo rood.

 

 

Als toen

Wat blauw en wat wolken die blank staan
stil boven de duinenlijn,
de bogen van duinhelm die rank gaan
rijzen uit wiegend gedein.
In 't voetpad de zandige sporen
van 't karrenwiel, breed en zo diep;
ver over de velden de toren
een wachter en toch of hij sliep.
In greppels het geelbruine water
al wazig van 't kiemende groen....
de wilgen, de velden, het water,
de zon en de wind - zoals toen.

 

 2088301-71150f6fc195e516564f98d4c80a662f.jpg
Augusta Peaux (2 november 1859 - 23 februari 1944)
Cover

 

 

De Amerikaanse schrijver en criticus Thomas Mallon werd geboren op 2 november 1951 in Glen Cove, New York. Zie ook alle tags voor Thomas Mallon op dit blog en eveneens mijn blog van 2 november 2010

Uit: Yours Ever

“It embarrasses me to admit that I began writing this book when a first-class stamp cost twenty-nine cents. Well, here we are, the price half again as much and I a third again as old, and my excuses no better than what one usually offers when finally answering a letter that’s been under the paperweight for ages longer than one ever meant it to be.
But a person can’t adequately procrastinate without at least one semi-valid rationalization, and so here’s mine: if this book had come out, as it was supposed to, around 1997, it would have appeared just as e-mail was reaching Everyman and beginning to kill, or revive (there are both schools of thought), the practice and art of letter writing. Whichever the case, the book would have come ashore just as a sea change was making the waters even more interesting.
Letters had always defeated distance, but with the coming of e-mail, time seemed to be vanquished as well. It’s worth spending a minute or two pondering the physics of the thing, which interested Charles Lamb even early in the nineteenth century. Domestic mail was already a marvel—“One drops a packet at Lombard Street, and in twenty-four hours a friend in Cumberland gets it as fresh as if it came in ice”*—but in his essay “Distant Correspondents” (1822), Lamb seemed to regard remoteness and delay as inherent, vexing elements of the whole epistolary enterprise. Considering the gap between the dispatch and receipt of a far-traveling letter, he wrote: “Not only does truth, in these long intervals, unessence herself, but (what is harder) one cannot venture a crude fiction, for the fear that it may ripen into a truth upon the voyage.”
In Lamb’s view, sentiment, unlike revenge, “requires to be served up hot . . . If it have time to cool, it is the most tasteless of all cold meats.” He even imagines poor sentiment being “hoisted into a ship . . . pawed about and handled between the rude jests of tarpaulin ruffians.”

 

 2088301-7058c53ca99baffc583af4896dcd8f9b.jpg
Thomas Mallon (Glen Cove, 2 november 1951)

 

 

De Albanese dichter en schrijver Bilal Xhaferri werd geboren op 2 november 1935 in Ninat bij Konispol. Zie ook alle tags voor Bilal Xhaferri op dit blog en ook mijn blog van 2 november 2010

 

Ballade tchame

L’arc-en-ciel, comme un salut aux larmes d’adieu,
disparut au loin,
sur des langues de flammes,
sous la pluie...

Loin disparut, enflammée, la Tchameria
et tous les chemins mènent vers le nord.
Hurle le vent de la Méditerranée sur les anciennes contrées épirotes,
sur nos chères contrées ancestrales.

Sur les pâtures abandonnées paissent les éclairs.
Les oliveraies non cueillies tonnent comme des vagues sur les collines.
Et partout la terre tchame,
couverte de nuages,
soupire noyée de sang et de larmes,
restée déserte,
sans patron.

Nous montrent la direction les balles, qui sifflent dans le noir.
Nous éclairent le chemin les flammes, qui ont envahi toute la terre
Derrière nos épaules la tempête bat les portes détruites des maisons
et les routes s’allongent en suivant le vent.

Nous, peuple muhajir **, nous marchons sous la pluie...
Adieu, Tchameria !

 

 2088301-0b7040f86d039a73e21416d268f2861a.jpg
Bilal Xhaferri (2 november 1935 – 14 oktober 1986)
Ninat

 

 

De Oostenrijkse schrijver Leo Perutz werd geboren op 2 november 1882 in Praag. Zie ook mijn blog van 2 november 2010 en eveneens alle tags voor Leo Perutz op dit blog.

Uit: Zwischen neun und neun

„Das Gespräch drehte sich um das Mißgeschick, das der Frau Püchl mit einer aus Ungarn bezogenen Sendung Brimsenkäs zugestoßen war. Und in diesem Gespräch wurden sie durch das Erscheinen Stanislaus Dembas unterbrochen, eben jenes Herrn Stanislaus Demba, dessen merkwürdiges Verhalten den beiden Frauen noch wochenlang reichlichen Gesprächsstoff bot.
Demba war dreimal an der Tür vorbeigegangen, ehe er sich entschloß, einzutreten, und hatte jedesmal einen scheuen Blick in das Ladeninnere geworfen. Es sah aus, als suche er jemanden. Auch die Art, wie er eintrat, war auffallend: Er drückte die Klinke nicht mit der Hand, sondern mit dem linken Ellbogen nieder, und bemühte sich sodann, mit dem rechten Knie die Tür aufzustoßen, was ihm nach einigen Versuchen auch gelang.
Dann schob er sich in den Laden. Er war ein großer, breitschultriger Mensch mit einem kurzen, rötlichen Schnurrbart in einem sonst glattrasierten Gesicht. Er trug seinen hellbraunen Überzieher zu einer Art Wulst gewickelt, in welchem seine Hände staken, wie in einem Muff. Er schien einen langen Weg hinter sich zu haben, seine Stiefel waren schmutzig, seine Hosen bis zu den Knien hinauf mit Straßenkot bespritzt.
»Ein Butterbrot, bitte!« verlangte er.
Frau Püchl langte nach dem Messer, ließ sich aber vorerst in ihrem Gespräch mit der Trafikantin nicht stören.
»Also schon das hat mir net g'fall'n: Wie das Kistl ankommt, wiegt's vierasiebz'g Kilo, und i hab' doch von dem Brimsen fünfasiebz'g Kilo b'stellt. Na, und wie i erst den Deckel aufmach', – na also, i sag' Ihna, der Brimsen hat ausg'schaut, da ß ma'n hätt' glei auf a Sommerfrisch'n schicken können zur Erholung. Alles wach, alles zerlaufen. Was bekommt der Herr?«
Stanislaus Demba hatte in seiner Ungeduld mit dem Fuß mehrere Male heftig gegen den Ladentisch gestoßen. »Ein Butterbrot, bitte, aber rasch. Ich habe Eile."

 

 2088301-f339e5dc510837ed70d11d11ce13611e.jpg
Leo Perutz (2 november 1882 – 25 augustus 1957)
Monument bij de Wolfgangsee in Ried bij St. Wolfgang

 

Zie voor alle bovenstaande schrijvers eveneens mijn blog van 2 november 2008, mijn blog van 2 november 2007 en ook mijn blog van 2 november 2006.

Geschreven door Romenu om 11:18 Reageer op dit bericht

Hera Lind

De Duitse schrijfster Hera Lind werd geboren op 2 november 1957 in Bielefeld als Herlind Wartenberg. Na het behalen van haar gymnasiumdiploma aan de Hans-Ehrenberg-school in Bielefeld-Sennestadt, studeerde ze katholieke godsdienstleer en germanistiek aan de universiteit van Keulen met het doel om lerares te worden. In 1981 behaalde ze haar eerste staatsexamen. Vanwege haar vocale talent volgde zij ook vanaf 1979 aan de Hochschule für Musik in Keulen een opleiding tot concertzangeres, die ze in 1989 met succes voltooide. Ze was lid van het omroepkoor van de Westdeutsche Rundfunk en nam deel aan concertreizen als vocale soliste. In 1988, tijdens haar eerste zwangerschap, werd zij gedwongen te stoppen met zingen; ze gebruikte de tijd om haar eerste roman “Ein Mann für jede Tonart” te schrijven, die een groot succes werd. Er volgden in de jaren negentig andere romans die bestsellers werden; Veel van deze boeken zijn ook verfilmd. Haar latere publicaties waren minder succesvol. Tot op heden hebben haar boeken, die zijn vertaald in verschillende talen, echter een totale oplage bereikt van meer dan twaalf miljoen verkochte exemplaren. Vanaf 1995 presenteerde Hera Lind in het ZDF de talkshow Hera Lind & Leute, die hoge kijkcijfers behaalde. In 1997 verhuisde ze naar ARD, waar ze niet kon voortbouwen op het succes van ZDF met de show Herzblatt; zij presenteerde de show tot 1998.

Uit:Ein Mann für jede Tonart

“Ein Brummen und Summen ging durch den Probensaal, man redete, lachte, begrüßte sich, scherzte, manch einer stimmte auch angelegentlich sein Instrument oder gab eine Passage aus dem Notenblatt zum besten. Jürgen saß versunken auf seinem Stuhl und liebkoste sein Oboenmundstück. Emsig, mit feuchten Lippen und Preßgrübchen im Gesicht. Das Mundstück gab gequälte Laute von sich, die Oboe selbst lag teilnahmslos herum. Ich könnte mal hingehen und sagen, ich höre dir so gern beim Mundstückeinweichen zu, dachte ich erbost. Ich mag deine Oboe auch ohne Mundstück. Oder so was. Vielleicht würde er merken, wie blöd er vorhin war. Aber der gekränkte Ritter würdigte mich keines Blickes.
Warum auch. Wer sich zum Chor umdreht oder lacht, kriegt den Buckel vollgemacht.
Als der Maestro kam, klopfte man gönnerhaft Beifall aufs Pult. Ein angesehener Meister des Taktstocks. Man kennt ihn. Wenn auch nur vom Plattencover oder aus dem Radio.
Der Meister zupfte sich seine strähnigen, fettigen dünnen Haare in den Hinterkopf, wo er sie mit einer Spange befestigte. Dann schüttelte er dem ersten Geiger kräftig die Hand. Dienstfertiges Aufspringen. Heftiges Schütteln seinerseits. Was sie sich an Herzlichkeiten sagten, konnte ich nicht verstehen.
Mit überraschend dünnem Stimmchen verkündete der Maestro: »Takt zwanzig, Damänchärän, bittä Ruhä, wir sind doch nicht im Kindergartän.«
Da hatte er nicht unrecht. Wir rissen uns zusammen. Dienst ist Dienst.
Im Saal lungerten einige Leute herum. Irgendwelche Gönner und Kunstkenner und Insider und Besserwisser. Also vielleicht Inspizienten und Chordirektoren und Korrepetitoren und Notenkofferschlepper oder Stimmgabelträger, was weiß ich. Wichtige Persönlichkeiten jedenfalls. Ich versuchte, mich auf die Probe zu konzentrieren.
»Takt dreizehn auf der drei bitte sforzato, und ab Takt sechzehn beginnendes Diminuendo.«
Aha. Allgemeines Bleistiftzücken und Kopfnicken.
Ich überlegte, was ich nach dem Diminuendo, also heute abend, machen würde. Essen gehen? Mit Kollegen? Das hatten wir doch schon so oft.
Allein? Kino? Oder ins Hotelzimmer und bieder sein? Fernsehen? Heile Welt mit Thekla Carola Witta Meisel? Sicherlich das Beste und Gesündeste!
Jürgen stand nicht zur Debatte. Dann lieber Bobby Ewing.”

 

 2088565-9c0635e35a0ddd256a6a8e45a5c132be.jpg
Hera Lind (Bielefeld, 2 november 1957)

Geschreven door Romenu om 00:00 Reageer op dit bericht

Meer van Romenu

↑ Terug naar de berichten