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Berichten van 14 juli 2016 tot 15 juli 2016

Jean Christophe Grangé, Driss Chraïbi, Iris Murdoch, Richard Russo, Jacques Rivière, Walter Benjamin, Rira Abbasi

De Franse schrijver Jean Christophe Grangé werd geboren op 15 juli 1961 in Parijs. Zie ook alle tags voor Jean Christophe Grangé op dit blog.

Uit: Congo Requiem

« L’ÉROPORT DE LUBUMBASHI, Congo-Kinshasa.
A L’embarquement avait des allures de foire d’empoigne.
L’avion avait été peint à la va-vite. L’odeur de kérosène empoisonnait l’air. Au pied de l’appareil, une pagaille d’hommes noirs et de ballots blancs. Des cris. Des gesticulations. Des boubous. Des cartons. Devait-on voir dans cette lutte une simple tradition locale ? ()u un stupéfiant exemple de régression sociale
Depuis longtemps, Grégoire Morvan ne se posait plus la question. Il savait qu’on vendait en bout de piste des morceaux de viande humaine à déguster en famille. Que le pilote recevait son fëticherur dans le cockpit avant le décollage. Que la plupart des pièces de rechange avaient déjà été fourguées afin d’être adaptées sur des moteurs rafistolés. Quant aux passagers...
Morvan ne prendrait pas ce vol. Il était venu effectuer les dernières vérifications en vue de son propre départ le lendemain – un Antonov spécialement affrété pour l’occasion, entièrement financé de sa poche. Il avait arrosé les officiers des douanes, les agents de l’immigration, les responsables militaires, sans oublier les « protocoles », innombrables parasites rôdant dans l’aéroport et se nourrissant exclusivement de bakchichs. Il avait fourni les documents nécessaires : plan de vol, immatriculation, contrats d’assurance, brevets, autorisations... Tout était faux. Ça ne dérangeait personne : au Congo il n’y a pas de modèle, seulement des copies.
Avec son fils Erwan, ils avaient atterri à Lubumbashi deux jours plus tôt après un bref transfert à Kinshasa. Neuf heures de vol pour atteindre la capitale de la République démocratique du Congo, quatre de plus pour gagner celle du Katanga, la province la plus riche de la RDC, toujours menacée par la guerre. Rien à signaler.
Ils voyageaient ensemble mais pas pour les mêmes raisons.
Erwan voulait tisonner les cendres du passé. Remonter, dans le détail, l‘enquête que Morvan lui-méme avait menée quarante ans auparavant sur un tueur en série qui s‘attaquait aux filles blanches de Lontano, une ville minière du Nord-Katanga."

 

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Jean Christophe Grangé (Parijs, 15 juli 1961)

 

 

De Marokkaanse schrijver Driss Chraïbi werd geboren in El Jadida op 15 juli 1926. Zie ook alle tags voor Driss Chraïbi op dit blog.

Uit: L'Homme qui venait du passé

« - Argh ! Fit-il. Khkhkh ! La face rouge et les yeux exorbités, deux ou trois minutes durant il ne fit rien d'autre qu'émettre des borborygmes et autres bruitages intraduisibles en quelque langue que ce soit, même en marocain du bled. Il toussa. Il cracha. Quelques miettes de nourriture atterrirent sur la photo de Saddam Hussein qui ornait la une du journal - des "dommages collatéraux", pour employer les termes civilisés qui n'entrent pas dans la ligne de mes références -.
Revenons à notre inspecteur. Il but un verre de thé, d'un seul trait, afin de faire descendre ce qui restait coincé dans sa gorge malgré lui. Il alluma une cigarette de sa confection, moitié tabac moitié kif. Il tira bouffée sur bouffée, à toute vitesse. La fumée lui sortait par les narines. C'était bon. La vie était belle. Ce n'est qu'après avoir écrasé son mégot dans une soucoupe qu'il rendit grâces à Dieu. Il dit :
- Allah akbar ! Je ne le ferai plus. Je suis un musulman de fraîche date.
Dans le bol, il n'y avait plus que des noyaux d'olives. Mais il restait un rescapé : un beignet, un seul. Ali le regarda, le scruta comme s'il se fût agi d'un suspect, d'un "mis en examen". Après mûres réflexions, il le partagea en deux, puis en quatre. Il dit avec une espèce de désespoir tranquille :
- Mâche, Ali ! Mâche, comme te l'avait recommandé ta maman, que Dieu repose son âme en son saint paradis !
Et il se mit à mastiquer consciencieusement. Il fallait ce qu'il fallait. Mais il ne fallait pas ce qu'il ne fallait pas.
"Bagdad. De notre envoyé spécial. Extraits du discours du Président Saddam Hussein. "Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux ! Frappez les ennemis de la nation arabe et de l'Islam ! Combattez-les, car ce sont des agresseurs maléfiques maudits par la Providence. Ne leur donnez aucune occasion de souffler, jusqu'à ce qu'ils se retirent, bredouilles et défaits, des terres des musulmans. Vous serez les vainqueurs et ils seront les vaincus. Celui qui est tué sur les terrains du combat sera récompensé par un paradis éternel. Saisissez donc cette chance d'éternité, ainsi qu'il est écrit dans le Saint Livre..."

 

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Driss Chraïbi (15 juli 1926 – 1 april 2007)

 

 

De Iers-Britse schrijfster en filosofe Iris Murdoch werd geboren in Dublin op 15 juli 1919. Zie ook alle tags voor Iris Murdoch op dit blog.

Uit: The Black Prince

“I felt that this tribute would be some amends to Arnold for former criticisms which he had perhaps resented. Then on reading the novel with more care I decided regretfully that I detested it just as much as I detested its numerous confrères, and I found myself writing a review which was in effect a general attack upon Arnold's whole œuvre. What to do? I did not want to offend the editor: one does sometimes want to see oneself in print. And should not a critic simply speak out fearlessly? On the other hand Arnold was an old friend.
Then the front door bell (already too long delayed by my rambling narrative) rang.
The person who stood outside (within the front door of the house, but without my subsidiary front door) was strange to me. He seemed to be trembling, perhaps from the recent attentions of the wind, perhaps from nerves or alcohol. He wore a very old blue raincoat and a stringy fawn scarf of the throttling variety. He was stout (the raincoat failed to button) and not tall, with copious greyish longish frizzy hair and a round face and a slightly hooked nose and big very red lips and eyes set very close together. He looked, I later thought, rather like a caricature of a bear. Real bears, I believe, have eyes rather wide apart, but caricatured bears usually have close eyes, possibly to indicate bad temper or cunning. I did not like the look of him at all. Something significantly ill-omened which I could not yet define emanated from him. And I could smell him from where he stood.
Perhaps I might pause here yet again for a moment to describe myself, I am thin and tall, just over six feet, fairish and not yet bald, with light fine silky rather faded straight hair. I have a bland diffident nervous sensitive face and thin lips and blue eyes. I do not wear glasses. I look considerably younger than my age.
The smelly person on the doorstep began talking at once very fast, saying things which I could not hear. I am a trifle deaf.
‘I am sorry, I cannot hear what you are saying, what do you want, speak up, please, I cannot hear you.’
‘She's back,’ I heard him say.
‘What? Who's back? I do not understand you.’
‘Christian's back. He's dead. She's back.’

 

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Iris Murdoch (15 juli 1919 – 8 februari 1999)

 

 

De Amerikaanse schrijver Richard Russo werd geboren op 15 juli 1949 in Johnstown, New York. Zie ook alle tags voor Richard Russo op dit blog.

Uit: Nobody's Fool

“Upper Main Street in the village of North Bath, just above the town's two-block-long business district, was quietly residential for three more blocks, then became even more quietly rural along old Route 27A, a serpentine two-lane blacktop that snaked its way through the Adirondacks of northern New York, with their tiny, down-at-the-heels resort towns, all the way to Montreal and prosperity. The houses that bordered Upper Main, as the locals referred to it-although Main, from its "lower" end by the IGA and Tastee Freez through its upper end at the Sans Souci, was less than a quarter mile-were mostly dinosaurs, big, aging clapboard Victorians and sprawling Greek Revivals that would have been worth some money if they were across the border in Vermont and if they had not been built as, or converted into, two- and occasionally three-family dwellings and rented out, over several decades, as slowly deteriorating flats. The most impressive feature of Upper Main was not its houses, however, but the regiment of ancient elms, whose upper limbs arched over the steeply pitched roofs of these elderly houses, as well as the street below, to green cathedral effect, bathing the street in breeze-blown shadows that masked the peeling paint and rendered the sloping porches and crooked caves of the houses quaint in their decay. City people on their way north, getting off the interstate in search of food and fuel, often slowed as they drove through the village and peered nostalgically out their windows at the old houses, wondering idly what they cost and what they must be like inside and what it would be like to live in them and walk to the village in the shade. Surely this would be a better life. On their way back to the city after the long weekend, some of the most powerfully affected briefly considered getting off the interstate again to repeat the experience, perhaps even look into the real estate market. “

 

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Richard Russo (Johnstown, 15 juli 1949)

 

 

De Franse schrijver Jacques Rivière werd geboren op 15 juli 1886 in Bordeaux. Zie ook alle tags voorJacques Rivière op dit blog.

Uit: Un roman d’aventure : Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier

« C’est ici que commence l’aventure. De Meaulnes on ne sait plus rien pendant trois jours. La voiture dans laquelle il est parti a été ramenée par un paysan qui l’a trouvée vide et errante au gré de son cheval. Meaulnes rentre enfin au bout de trois jours, harassé, fripé, sali, farouche ; il ne répond à aucune question.
Cependant Seurel finit par lui arracher son secret. Meaulnes s’est endormi dans la voiture et s’est perdu. Après une nuit passée dans une bergerie abandonnée et une journée où il a marché à travers champs sans rencontrer personne, il est arrivé dans un domaine à demi-ruiné, où se donnait juste à ce moment une fête étrange. Les enfants y faisaient la loi ; dans l’attente des fiancés en l’honneur de qui elle se donnait, ils avaient organisé mille jeux pleins de fantaisie et toute une mascarade démodée. Dans la chambre où il s’était glissé par la fenêtre pour dormir, Meaulnes a trouvé tout ce qu’il lui fallait pour se déguiser en jeune élégant de 1830. Sous ce costume il a pu se mêler à la fête et, au cours d’une promenade en bateau sur l’étang, il a rencontré une jeune fille merveilleusement belle dont il s’est épris. Il a pu échanger quelques mots avec elle. Mais comme si le charme en avait été mystérieusement rompu, voici que la fête tout à coup s’est débandée. Les fiancés n’arrivant pas, les invités, pris d’une sorte de panique ont commencé à s’en aller. Le hasard met Meaulnes brusquement en présence d’un jeune homme. C’est le fiancé ; il est rentré en cachette tout seul, la jeune fille qu’il aimait n’ayant pas voulu croire en lui ni le suivre vers cette fête qu’elle a prétendue impossible. Il ne fait que passer par le domaine ; Meaulnes seul l’y aura revu, car il s’enfuit. Devant cette débâcle, il ne reste à Meaulnes qu’à partir lui aussi. Une voiture le ramène à travers la nuit jusqu’aux environs de Sainte-Agathe. Mais comme il s’y est endormi de fatigue, quand elle le dépose, il ne sait pas plus qu’à l’aller par quel chemin il a passé.
Désormais tout l’intérêt du roman va consister dans la recherche de ce chemin perdu. Meaulnes et Seurel, unis par leur secret, mettent en oeuvre toute leur ingéniosité pour le retrouver. Un instant la fortune semble vouloir les favoriser et leur rendre la piste. Des bohémiens sont venus à Sainte-Agathe. L’un d’eux est un étrange garçon qui révolutionne tout le bourg. Il organise avec l’aide des gamins du pays contre Meaulnes et François une sorte de guerre. Un soir avec sa troupe il donne à la maison d’école un simulacre d’assaut que la venue d’un paysan le force d’interrompre. Mais François et Meaulnes sortis pour poursuivre les assaillants tombent dans une embuscade."

 

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Jacques Rivière (15 juli 1886 – 14 februari 1925)
Cover

 

 

De Joods-Duitse schrijver en cultuurfilosoof Walter Benjamin werd geboren op 15 juli 1892 in Berlijn. Zie ook alle tags voor Walter Benjamin op dit blog.

Uit: PAPIER- UND SCHREIBWAREN

„PHARUS-PLAN. Ich kenne eine, die geistesabwesend ist. Wo mir die Namen meiner Lieferanten, der Aufbewahrungsort von Dokumenten, Adressen meiner Freunde und Bekannten, die Stunde eines Rendezvous geläufig sind, da haben ihr politische Begriffe, Schlagworte der Partei, Bekenntnisformeln und Befehle sich festgesetzt. Sie lebt in einer Stadt der Parolen und wohnt in einem Quartier verschworener und verbrüderter Vokabeln, wo jedes Gässchen Farbe bekennt und jedes Wort ein Feldgeschrei zum Echo hat.

WUNSCHBOGEN. »Tut ein Schilf sich doch hervor - Welten zu versüßen - Möge meinem Schreiberohr - Liebliches entfließenl« das folgt der »Seligen Sehnsucht« wie eine Perle, die der geöffneten Muschelschale entrollt ist.

TASCHENKALENDER. Für den nordischen Menschen ist weniges so bezeichnend als dies, dass, wenn er liebt, er vor allem einmal und um jeden Preis mit sich selber allein sein muss, sein Gefühl vorerst selbst betrachten, genießen muss, ehe er zu der Frau geht und es erklärt.

BRIEFBESCHWERER. Place de la Concorde: Obelisk. Was vor viertausend Jahren darein ist gegraben worden, steht heut im Mittelpunkt des größten aller Plätze. Wäre das ihm geweissagt worden - weicher Triumph für den Pharao! Das erste abendländische Kulturreich wird einmal in seiner Mitte den Gedenkstein seiner Herrschaft tragen. Wie sieht in Wahrheit diese Glorie aus? Nicht einer von Zehntausenden, die hier vorübergehen, hält inne; nicht einer von Zehntausenden, die innehalten, kann die Aufschrift lesen. So löst ein jeder Ruhm Versprochenes ein, und kein Orakel gleicht ihm an Verschlagenheit. Denn der Unsterbliche steht da wie dieser Obelisk: er regelt einen geistigen Verkehr, der ihn umtost, und keinem ist die Inschrift, die darein gegraben ist, von Nutzen.“

 

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Walter Benjamin (15 juli 1892 - 27 september 1940)
Cover

 

 

Onafhankelijk van geboortedata

De Iraanse dichteres, schrijfster en vredesactiviste Rira Abbasi werd geboren in 1962 in Khorramabad, Iran. Zie ook alle tags voor Rira Abbasi op dit blog.

 

The "Call" of Iran’s Poetry

I have no right to write poetry
Leaves fall off my shoulder
There comes a voice
I have no right to write
Do you still not believe that leaves do fall?
I said I am in silence
that my tongue...
Look now
on the other side of the street is silence
leaves fall
bad leaves, worse leaves
I have no right to write poetry
the tongue is surrounded with teeth
and the lifted neck of this “call”
is a bullet for goodbye!

Mourning of what gun?
We die
They go on

I could draw a dove entailed to Picasso
and destroy it with Cubism
So that it turns out to be a bull
with fatal horns

To peace,
to release is the share of this field
One must either merge or ravage it

Vertaald door Maryam Ala Amjadi

 

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Rira Abbasi (Khorramabad, 1962)

 

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 15e juli ook mijn blog van 15 juli 2013 deel 1 en eveneens mijn blog van 15 juli 2011 deel 1 en ook deel 2.

Geschreven door Romenu om 17:57 Reageer op dit bericht

Irving Stone, Volker Kaminski, Natalia Ginzburg, Jacques de Lacretelle, Gavrila Derzjavin, Béatrix Beck, Arthur Laurents

De Amerikaanse schrijver Irving Stone werd geboren op 14 juli 1903 in San Francisco. Zie ook alle tags voor Irving Stone op dit blog.

Uit: Uit: Lust for Life

“The fields that push up the corn, and the water that rushes down the ravine, the juice of the grape, and the life of a man as it flows past him, are all one and the same thing. The sole unity in life is the unity of rhythm. A rhythm to which we all dance; men, apples, ravines, ploughed fields, carts among the corn, houses, horses, and the sun. The stuff that is in you, Gauguin, will pound through a grape tomorrow, because you and the grape are one. When I paint a peasant labouring in the field, I want people to feel the peasant flowing down into the soil, just as the corn does, and the soil flowing up into the peasant. I want them to feel the sun pouring into the peasant, into the field, the corn, the plough, and the horses, just as they all pour back into the sun. When you begin to feel the universal rhythm in which everything on earth moves, you begin to understand life….”
(…)

“I don’t know myself,” he said. “I sit down with a white board before the spot that strikes me, and I say, ‘That white board must become something!’ I work for a long time, I come back home dissatisfied, I put it away in the closet. When I have rested a little I go to look at it with a kind of fear. I am still dissatisfied because I have too clearly in my mind the splendid original to be content with what I have made of it. But after all, I find in my work an echo of what struck me. I see that nature has told me something, has spoken to me, and that I have put it down in shorthand. In my shorthand there may be words that cannot be deciphered, there may be mistakes or gaps, but there is something in it of what the woods or beach or figure has told me. Do you understand?” “No.”

 

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Irving Stone (14 juli 1903 – 26 augustus 1989)
Kirk Douglas als Vincent van Gogh in de film “Lust for Life” uit 1956

 

 

De Duitse schrijver Volker Kaminski werd op 14 juli 1958 in Karlsruhe geboren. Zie ook alle tags voor Volker Kaminski op dit blog.

Uit: Söhne Niemands

„Am Tag heulen die Motorsägen. Wir wühlen uns durch einen Dschungel aus Fleisch, Fett und glitschigen Sehnen. Mein Platz ist weiträumig, hinter mir greife ich ins Leere, eine lange, hohe, gekachelte Halle. Geräuschvoll werden die Tiere hereingefahren, ich muß mich beeilen, meine Säge zum Einsatz zu bringen. Am Ende des Förderbands wartet Bastian, der alles auf die Waage wirft, was ich ihm übriglasse.
Zuerst kriecht mir am Morgen der Geruch von rohem Fleisch in den Magen. In meinen Händen Haut, Blut und Knochen, ein frisch halbierter Schweinskopf - wie gemalt. Wir tragen weiße Schürzen und helle Hosen, sehen, ohne etwas unterscheiden zu können. Wir erkennen nichts als eine glasige Dunsttraube.
Gila ist die einzige Frau weit und breit; mit ihren blau verfärbten Fingern betastet sie die Eingeweide. Ich kann mir keinen Tag vorstellen, an dem sie fehlt. Wenn sie sich über einen Behälter mit Innereien gebeugt hat, tritt sie erst zwei Schritte vom Band zurück, bevor sie die darüber hängende Keule stempelt. Unsere Arbeit muß fließend, ohne Unterbrechung vor sich gehen, doch ihre Zwischenschritte gehören dazu.
Ich blicke auf meine Armbanduhr, die wie eine Fessel um mein schweißnasses Handgelenk liegt und mir die Zunge zeigt. Um halb drei verlasse ich meinen Posten, löse mich aus der Umarmung mit dem Stier. Hinter mir tobt die Arena, die zweite Schicht hat angefangen; von jedem speckig glänzenden Pflasterstein im Hof perlt noch das Blut und dampft die Wärme der Tiere.
Ich träume davon, in Syrien zu leben, mit Archäologen in der Wüste nach alten Schätzen zu graben. Tagsüber ist mein Traum schwächer als in der Nacht. Ich frage mich, wie bringt man es fertig, sich einer archäologischen Expedition anzuschließen. Sicher sind Kenntnisse, Zähigkeit und Mut erforderlich - so etwas besitze ich nicht.
Doch ich bin ein Glückskind und finde Syrien an der nächsten Straßenecke.“

 

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Volker Kaminski (Karlsruhe, 14 juli 1958)

 

 

De Italiaanse schrijfster Natalia Ginzburg werd geboren op 14 juli 1916 in Palermo. Zie ook alle tags voor Natalia Ginzburg op dit blog.

Uit: It'S Hard to Talk About Yourself (Interview met Marino Sinibaldi)

“SINIBALDI And this experience of being in prison? For your father, yourbrother. . .
GINZBURG My fathercame back. Well, he came back afterfifteen or twenty days, rather happy.
FULVI Invigorated by it all, so your stories say.
GINZBURG Yes . . . yes, he was very happy; but in the meantime we had gone through some frightening days, very frightening days. Plus an article had come out that said,
“Group of Turin Jews conspire with the anti-Fascists, with Paris exiles,” and my mother was terrorized by this word conspire.”
SINIBALDI [He laughs] Anotherof those words that make up the things this family used to say.
FULVI Yourmotherwould soon remembereven those incredibly dramatic moments with a certain nostalgia, because tedium was one of hergreatest dislikes.
GINZBURG Yes. She would say, “Life has gotten boring again.”
SINIBALDI You have spoken of some of the characters, the figures in Turin . . . in the streets, the houses. You
’ve mentioned Pajetta, Vittorio Foa; then there was Salvatorelli, there was the distant figure of Guglielmo Ferrero, there was Cesare Pavese, Leone Ginzburg, Einaudi, Felice Balbo. I’m mixing up different eras.
GINZBURG Yes, different times. I didn
’t know Pavese then.
SINIBALDI What I meant was that as faras these names are concerned, these names that today are so revered, you depict them with a strange kind of distance . . .
GINZBURG . . . there was Carlo Levi.
SINIBALDI There
’s a kind of irregularity in the way they are depicted, seen through a child’s eyes with detachment, so that some of these characters seem almost squashed, too familiar.
GINZBURG Yes ... yes, yes.”

 

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Natalia Ginzburg (14 juli 1916 – 7 oktober 1991)

 

 

De Franse schrijver en letterkundige Jacques de Lacretelle werd geboren in Cormatin (Saône-et-Loire) op 14 juli 1888. Zie ook alle tags voor Jacques de Lacretelle op dit blog.

Uit:Silbermann

« Entendant quelques élèves protester contre l'empressement excessif de Silbermann, le professeur l'interrompit et le félicita. Silbermann s'assit. Il était heureux ; je le remarquai à un petit souffle qui faisait palpiter ses narines. Mais ce souffle, me demandai-je, n'est-ce pas plutôt l'âme d'un génie mystérieux qui habite en lui ? Cette idée plut à mon imagination puérile, qui était encore près du fantastique ; et comme je le contemplai longuement au point d'être fasciné, il me fit songer, avec son teint jaune et sous le bonnet noir de ses cheveux frisés, au magicien de quelque conte oriental qui détient la clef de toutes les merveilles.
Nous nous adressâmes la parole quelques jours plus tard, un dimanche matin, en des circonstances dont j'ai bien gardé la mémoire.
J'avais été au temple avec ma mère ; puis, à la sortie, je l'avais laissée. Je ressentais toujours quelque exaltation après le service religieux ; mais cette exaltation, je trouvais délicieux de l'user à des choses profanes. J'aimais me promener seul, dans le Bois, et, encore ému par le bourdonnement grave de l'orgue, excité par l'allégresse des cantiques, j'aimais me livrer, en cet état d'ivresse spirituelle, à une activité toute animale : courir, bondir à travers les buissons, aspirer l'odeur de la terre et des feuilles, me laisser toucher par les vivants effluves de la nature. Puis, ayant levé par hasard les yeux vers le ciel, je m'arrêtais, non pas calmé mais comme frappé d'amour. La vue d'un nuage voguant dans l'azur avait réveillé ensemble mon cœur et mon imagination. Tout frémissant, je soupirais vers un sentiment très doux, de qualité très noble, et je rêvais aux aventures où il m'entraînerait. Le plus souvent, ce sentiment se cristallisait sous la forme d'une amitié, où se mêlaient indistinctement une alliance mystique, une entente intellectuelle et un dévouement de toute ma chair.
J'éprouvais cette disposition confuse, ce matin-là, au Ranelagh, lorsque je vis avancer, dans la même allée, Silbermann. Il était seul. Il marchait à pas courts et précipités, remuant fréquemment la tête ; il semblait plein de pensées inquiètes ; on l'eût dit poursuivi. Il m'aperçut de loin mais n'en montra rien et ouvrit un livre qu'il avait à la main. Au moment qu'il allait passer, il leva vers moi des yeux incertains, esquissa un sourire, puis, comme je lui répondis par un bonjour très cordial, changea brusquement de physionomie, accourut et exprima sa joie de la rencontre."

 

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Jacques de Lacretelle (14 juli 1888 – 2 januari 1985)
Cover 

 

 

De Russische dichter Gavrila Romanovitsj Derzjavin werd geboren in Kazan op 14 juli 1743. Zie ook alle tags voor Gavrila Derzjavin op dit blog.

 

The Bullfinch

Why do you strike up songs military
Fife-like, o, bullfinch, my friend?
Who'll take the lead in our fight with Hell's forces?
Who will command us? What Hercules?
Where is Suvorov, strong, swift and fearless?
Now Northern thunder lies dead in the grave.

Who will ride fiery, ahead of the legions,
Nag for a steed, and crusts for meal,
Temper his sword in the heat and in ice storms,
Sleep on straw pallets, labor 'til dawn,
Bring down the armies, the walls and the forts
With but a handful of stout Russian men?

Who will excel in unwavering courage,
Conquering fate with a prayer and with faith,
Evil with bayonets, envy with jests?
Capturing scepters, remaining a slave,
Who will keep striving for valor alone,
Live for our Tsars, while consuming himself?

Glorious heroes like this one are gone now
Bullfinch cease singing your songs military!
Music of war brings us no more enjoyment.
Sad laments everywhere sound from the lyres:
Heart of a lion and wings of an eagle
Now and forever gone-how will we fight?

 

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Gavrila Derzjavin (14 juli 1743 - 20 juli 1816)
Borstbeeld in Sint Petersburg

 

 

De Franse schrijfster van Belgische origine Béatrix Beck werd geboren in Villars-sur-Ollon op 14 juli 1914. Zie ook alle tags voor Béatrix Beck op dit blog.

Uit: La Petite Italie

« La jeune Alia Frescati, tirant par la main son petit frère Nicola, ponctuait d’éclats de rire les marches manquantes dans l’ascension de leur escalier branlant.
Faubourg surnommé la Petite Italie. Aux fenêtres, linge multicolore, voilures prêtes à prendre le large. Sur les rebords, risquant d’estourbir en cas de vent les passants dont l’heure avait sonné, des plantes arrosées de vin rouge, café noir et jus de chiques.
Les uns faisaient venir les autres de leurs fins fonds où, dans des fioles transparentes, frémissait pour leur fête le sang des martyrs mais Eusebio, le pére d’Alia, connaissait. lui, la vraie lumière, venue de l’est. Arrivé jadis sans savoir un mot de français, il réussissait pourtant à prêcher la bonne parole athée : un signe de croix suivi d’un étirement de la paupière inférieure par l’index ou les mains jointes se dénouant pour un bras d’honneur.
Travail et piaule trouvés, écrivit à Alida, sa fiancée, croyante quoique belle. Pétrissant elle-même les pâtes. Toutes. Lavait le plancher les pieds nus connue les enfants au bord de la mer qui s’amusent dans la frange d’écume. Faisait la lessive avec des cendres et la pitance avec des orties. D’tm pinceau trempé dans du lait de chaux, efiaçaitj les ombres sur les murs.
Alia poussa la porte de ce qu’elle appelait la maison, une carrée tapissée de papier journal.
Le lit conjugal, caparaçonné de satinette feu à volants, mangeait la moitié de la place.
De l’autre côté de la magnifique cuisinière noire aux cuivres étincelants, le matelas où
Alia dormait avec ses frères Giorgio et Nicola. Les deux adolescents, séparés par le cadet, se muchaient le plus loin possible l’tm de l’autre, Alia serrant Nicola dans ses bras. Mon oursom mon grigri, mon bouclier. L’ enfant, en dormant, murmurait non.
Gabinetto dans la courette commune avec l’immeuble du fond. Dépavée pour cultiver des légumes répartis entre les familles suivant les règles du kolkhoze.
Parfois les hommes en venaient aux mains pour trois courgettes. Leurs épouses essayaient de les séparer avec les supplications, imprécations, embrassements du grand opéra. Parfois les femmes se volaient dans les plumes pour deux tomates et les maris assistaient au spectacle avec intérêt, tifosi allant jusqu’à exciter leurs moitiés comme des chiens : « Attaque, attaque ! », « Mords-la », « J e mets cent sous sur Fallela."

 

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Béatrix Beck (14 juli 1914 - 30 november 2008)
Hier met haar dochter (rechts) in 1952

 

 

De Amerikaanse schrijver, scenarioschrijver en regisseur Arthur Laurents is geboren in New York op 14 Juli 1918.Zie ook alle tags voor Arthur Laurents op dit blog.

Uit: West Side Story

„ALL:
The Jets are in gear.
Our cylinders are clicking
The Sharks'll stay clear
'Cause ev'ry Puerto Rican
's a lousy chicken!
Here come the Jets
Like a bat out of hell
Someone gets in our way
Someone don't feel so well
Here come the Jets
Little world, step aside
Better go underground,
Better run, better hide
We're drawin' the line,
So keep your noses hidden!
We're hangin' a sign,
Says "Visitors forbidden"
And we ain't kiddin'!
Here come the Jets,
Yeah! An' we're gonna beat
Ev'ry last buggin' gang
On the whole buggin' street!
On the whole ever-mother-lovin' street!”

 

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Arthur Laurents (14 juli 1918 - 5 mei 2011)
Scene uit een theateruitvoering in Kaapstad, 2015

 

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 14e juli ook mijn blog van 14 juli 2013 deel 2.

Geschreven door Romenu om 18:17 Reageer op dit bericht

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